Saint-Benoît (Ain)

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Saint-Benoît
Vue du village.
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Lhuis
Intercommunalité Communauté de communes Bugey Sud
Maire
Mandat
Guy Plantin
2014-2020
Code postal 01300
Code commune 01338
Démographie
Gentilé Benoitiens
Population
municipale
792 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 42″ N 5° 35′ 14″ E / 45.695, 5.5872 ()45° 41′ 42″ Nord 5° 35′ 14″ Est / 45.695, 5.5872 ()  
Altitude Min. 201 m – Max. 778 m
Superficie 21,65 km2
Localisation

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Saint-Benoît

Saint-Benoît est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Benoitiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le pont d'Évieu.

La commune de Saint-Benoît est composée d'un village principal (Saint-Benoît) et de plusieurs hameaux disséminés entre le Rhône et la montagne, dont le sommet principal (la Grayes) élève à 781 m d'altitude sa noire chevelure de sapins. La commune se situe dans la zone d'appellation contrôlée des vins du Bugey.

Saint-Benoît[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Benoît regroupe la majorité des services et des commerces de la commune. Il est situé à plus de 2 km du Rhône et s'allonge le long de la route D 19.

Glandieu[modifier | modifier le code]

Glandieu est un village divisé par le Gland et sa cascade : la partie nord appartient à Saint-Benoît, tandis que la partie sud relève de Brégnier-Cordon.

Évieu[modifier | modifier le code]

Évieu est un hameau de Saint-Benoît situé au bord du Rhône. On y trouve une maison fortifiée du XIIIe siècle. Le pont d'Évieu est le seul point de passage vers l'Isère entre Cordon au sud et Groslée au nord.

Neyrieu[modifier | modifier le code]

Le hameau de Neyrieu était autrefois le site d'une seigneurie, dont témoignent les vestiges d'un château du XIIIe siècle.

La Sauge[modifier | modifier le code]

Ce hameau est situé en bordure du Rhône et de la «Morte», site classé Natura 2000.

Les Marches[modifier | modifier le code]

Ce lieu-dit évoque par son nom la frontière entre les anciennes provinces du Bugey et du Dauphiné. À côté des quelques maisons du hameau s'élèvent les ruines d'un château important, que baignait jadis le Gland, dont il est aujourd'hui séparé par la route.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château des Marches

La terre et le château des Marches étaient une des seigneuries de la famille de Cordon. Les Cordons s'y sont succédé comme seigneurs, depuis 1200, jusqu'à Hercule de Cordon qui mourut sans enfant en 1571. Le château des Marches passe après cela par de nombreuses mains. Il est transformé en exploitation agricole. En 1912 ce château n'est pas une ruine comme la plupart des châteaux seigneuriaux de la région, il a une belle apparence… Par héritage, les Marches passe aux Jacquier. Vendu ensuite à M. Joany Moyroux, alors qu'il commençait à être en ruine, ce dernier vendit des éléments d'architectures : cheminées, montants et linteaux de portes et de fenêtres… une tour ronde avec son escalier à vis fut vendue à M. Delors pour être reconstruite au château de Grôlée. Puis nous trouvons aux Marches, M. Mozorick, M. Hartman qui n'y laisseront pas grand-chose.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 réélu mars 2008 Guy Plantin[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 792 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
972 1 030 1 112 1 165 1 221 1 200 1 268 1 260 1 326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 260 1 204 1 206 1 207 1 118 1 036 1 023 986 974
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
890 883 826 818 792 780 741 667 607
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
530 504 486 548 488 582 705 723 792
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château des Marches
Le château, cité en 1290, est la possession de la famille de Cordon.
  • Vestiges du château de Neyrieu ou Nérieu
Il est, en 1272, la possession du chevalier André de Groslée.
  • Maison forte d'Évieu
La maison forte, citée en 1286, est la possession des sires de Cordon.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs ZNIEFF de type I :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les personnages les plus célèbres ayant côtoyé Saint-Benoit dans l'Ain sont les frères Bourde.

  • (Adolphe) Elisée (Rosalie) Bourde (1859-1937), peintre. Son œuvre la plus célèbre est sûrement Les conseillers municipaux de Saint-Benoît-de-l'Ain actuellement exposé en salle du conseil de la mairie de Belley. Une reproduction se trouve également dans la salle du conseil municipal de Saint-benoit dans l'Ain.
  • Paul Bourde (1851-1914), journaliste et grand reporter au journal "Le Temps", fonctionnaire (directeur des contrôles civiles et des renseignements coloniaux et directeur de l'Agriculture à Tunis) et écrivain, il est l'auteur de pièces dramatiques sous le pseudonyme de Paul Anthelme ainsi que d’œuvres historiques sur la Révolution et la période napoléonienne, publiées sous son second pseudonyme : Paul Delion. Un buste réalisé par le sculpteur Yvonne Seruys le représentant est actuellement visible dans la Commune de Voissant (isère). Une reproduction de ce buste se trouve également au niveau de la place des Frères-Bourde à Saint-Benoit. (située à l'arrière de la salle des fêtes au niveau de l'espace de loisir).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]