Les Avenières

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les Avenières
Vue des Avenières depuis le parc de Walibi
Vue des Avenières depuis le parc de Walibi
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Canton de Morestel
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Couleurs
Maire
Mandat
Daniel Michoud
2014-2020
Code postal 38630
Code commune 38022
Démographie
Gentilé Avenièrants
Population
municipale
5 437 hab. (2011)
Densité 170 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 09″ N 5° 33′ 45″ E / 45.6359, 5.562545° 38′ 09″ Nord 5° 33′ 45″ Est / 45.6359, 5.5625  
Altitude Min. 200 m – Max. 260 m
Superficie 32 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
Les Avenières

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
Les Avenières

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Les Avenières

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Les Avenières
Liens
Site web Lesavenieres.fr

Les Avenières est une commune française située dans le département de l’Isère en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Avenières est une commune située dans la région Rhône-Alpes dans le département de l'Isère (38). Elle longe le fleuve du Rhône la séparant du département de l'Ain (01) et se situe non loin de la rivière du Guiers (petit affluent du Rhône) marquant la séparation du département de l'Isère avec celui de la Savoie. Cette commune se compose de trois sections : Ciers, Buvin et Curtille, qui sont les noms des villages qui la composent. Aujourd'hui le nom de « Ciers » est presque totalement tombé en désuétude, le village principal est communément nommé « Les Avenières » (mais on parle encore de la « salle des fêtes de Ciers »).

La ville « Les Avenières » se situe sur une butte avec des altitudes allant de 200 mètres à 289 mètres, permettant d'offrir une vue remarquable sur les monts du Bugey au Nord, la plaine du Bouchage-Morestel à l'Ouest et enfin la Chartreuse et la Dent du Chat au loin à l'Est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom des Avenières découle du francoprovençal avena, qui signifie «avoine»[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Néolithique final au Bronze moyen[2] :
la région est habitée par des agriculteurs. Une faucille à bouton de la région des Avenières est conservée au Musée de Vienne. C'est la seule preuve d'une occupation antérieure aux Gallo-Romains, au confluent de la Bièvre et du Rhône.

Époque romaine[3][modifier | modifier le code]

En 1989, des travaux de remembrement effectués au quartier de « La Cour du Pont » ont permis la découverte de deux pieux en chêne à 2 m de profondeur. Une étude au carbone 14 menée par le centre de datation de l’université Claude Bernard Lyon I (CNRS) a attribué à la période 39 av. J.-C. à 120 apr. J.-C. Il pourrait éventuellement s’agir de pieux appartenant à un pont gallo-romain servant à franchir le lit du Rhône entre les Avenières et Thuellin.

Moyen Âge et Les temps modernes[4][modifier | modifier le code]

  • En 1330, Aigline de Gerbais, épousa Louis de Rivoire, chevalier, seigneur de Romagnieu, Domessin, la Bâtie-Montgascon, Villeneuve de Ciers (les Avenières), Bruzolo en Piémont.
  • Notes et pièces qui prouvent qu'Humbert de Baternay a été lésé lors de la cession et transport qui lui furent faits par le roi Charles VIII en 1496 de la terre de Dolomieu et de celle des Avenières.
  • Octobre 1496. Lettres patentes de Charles VIII portant cession et transport au s' de Baternay des terres de Dolomieu et des Avenières.
  • 22 janvier 1560. Copie de lettres accordées par le roi Charles à René de Baternay au sujet de la terre d'Ornacieux, de Dolomieu et des Avenières.
  • 8 octobre 1609. Vente des terres et seigneurie des Avenières, Brangues et baronnie de Bouchage à M. de Granieu et de Dorgeoise par dame Gabrielle de Baternay, veuve de Gaspard de la Chastre.
  • Juillet 1523. Lettres de François I" contenant maintenue des terres de Dolomieu et des Avenières obtenues par Kené de Baternay. Arrêt du Conseil du Roi portant que René de Baternay sera remis en possession des terres de Dolomieu et des Avenières.
  • 15 mars 1642. Mémoire et instructions au sujet de l'instance pendante au Conseil du Roi pour raison des terres de Dolomieu et des Avenières.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le quartier de la gare de l'Est, vers 1909 : au premier plan le dépôt des TDI, et à gauche la gare du Chemin de fer de l'Est de Lyon.

Le bourg est desservi, au début du XXe siècle, par deux lignes de chemin de fer secondaire : le chemin de fer de l'Est de Lyon vers Lyon et Aoste, et les Tramways départementaux de l'Isère, repris par les Tramways de l'Ouest du Dauphiné vers La Tour-du-Pin. Ce dernier circula de 1909 à 1935.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au premier tour des élections municipales de 2014, la liste « divers gauche » conduite par Daniel Michoud a obtenu 51,78 % des suffrages exprimés et l'autre liste « UDI » conduite par le maire sortant, Gilbert Mergoud, a obtenu 48,21 %, le taux d'abstentions était de 39,06 %. Le conseil municipal est donc constitué de 22 membres issus de la liste arrivée en tête et de 7 membres issus de la seconde liste[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Gilbert Mergoud    
mars 2014 en cours Daniel Michoud    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Avenièrants.


En 2011, la commune comptait 5 437 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 234 2 321 2 911 3 283 3 428 3 681 3 863 4 037 4 256
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 367 4 106 4 200 4 002 4 133 4 205 4 013 4 113 3 932
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 015 3 945 3 776 3 321 3 282 3 221 3 133 3 008 2 986
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 117 3 181 3 402 3 495 3 933 4 308 4 636 4 806 5 324
2011 - - - - - - - -
5 437 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de la circonscription IEN de La Tour du Pin.

La commune administre trois écoles dont un groupe scolaire pour un effectif total de 588 élèves (effectifs au mois de septembre 2011).

Le groupe scolaire du Mollard Bresson se situe dans le bourg centre (Ciers) et regroupe la maternelle et le primaire avec un effectif inférieur à 500 élèves. Les écoles des hameaux (2 classes) de Buvin (à 3,2 km à l’ouest du centre ville) et de Curtille (à 2 km à l’est du centre ville) regroupent les classes de cycle 2 et 3 pour des effectifs inférieurs à 50 élèves chacune.

Le département gère un collège depuis 1993.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Ciers, aux Avenières
  • Château Bertaudières
  • Château Cerisier
  • Château Eau-Morte
  • Église du XIXe siècle.
  • Stade André Moiroud (anciennement stade des Epinettes), fief du HOC

Zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs ZNIEFF de type I

Tourisme[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Aimé Bocquet, « Le problème de l'occupation palafittique au Nord du Bas-Dauphiné. Du Néolithique final au Bronze moyen », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. tome 64, no N. 2,‎ 1967, p. 501-516

Ulysse Robert, Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France : Départements, t. 41, Plon, Nourrit & cie (Paris),‎ 1903

Bleu Stéphane, « N2007-RA-0098 », sur http://www.adlfi.fr/SiteAdfi/index, Gallia,‎ 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Bouvier, Noms de lieux du Dauphiné, Éditions Bonneton, (ISBN 9782862531854)
  2. Le problème de l'occupation palafittique au Nord du Bas-Dauphiné. Du Néolithique final au Bronze moyen
  3. N2007-RA-0098
  4. Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France : Départements (1903). Tomme LXI
  5. « Résultats de l'élection municipales 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 28 avril 2014).
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. Le parc de Walibi, sur walibi-rhone-alpes.fr