Louis de Grandmaison

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Officier général francais 3 etoiles.svg Louis de Grandmaison
Naissance 21 janvier 1861
Le Mans
Décès 18 février 1915 (à 54 ans)
Soissons
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 18811915
Conflits Première Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de la Marne
Distinctions Légion d'honneur (Commandeur)
Palmes académiques (Officier)
Croix de la Valeur militaire
Famille Famille Loyzeau de Grandmaison

François, Jules, Louis Loyzeau de Grandmaison est un militaire français, né le 21 janvier 1861 au Mans et mort au combat, près de Soissons, le 18 février 1915.

Il est le fils de François (dit Alfred) Loyseau de Grandmaison, qui eut sept enfants, et le frère du théologien jésuite Léonce de Grandmaison (1868-1927).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est admis à l’école de Saint-Cyr en 1881, affecté en 1883, comme sous-lieutenant au 20e bataillon de chasseurs à pied basé à Rouen.

Il est promu lieutenant en 1886, au 24e bataillon de chasseurs à pied basé à Nice.

Capitaine le 29 décembre 1892, il passe au 1er régiment étranger basé à Sidi-Bel-Abbès ; mis hors cadre et détaché au Tonkin, il commande, de 1894 à 1895, le secteur de Dong-Dang, sur la frontière de la Chine, qu’il organise entièrement.

Nommé en 1896 au 131e régiment d'infanterie de ligne à Orléans, il est fait la même année chevalier de la Légion d'honneur. Il épouse à Paris, en mai de la même année Marie-Virginie-Julie Gillet. Admis à l’école supérieure de guerre, en 1898, il passe au 25e puis au 110e régiment d’infanterie.

Promu en 1900, chef de bataillon et maintenu dans ses fonctions, il est ensuite transféré à Annecy au 30e régiment en 1902, puis nommé, en 1905, à l’état-major de l’armée, sous-chef, puis, avec le grade de lieutenant-colonel (1908), chef du 3e bureau du ministère de la Guerre où s’organisaient la défense de la frontière de l’est et les grandes manœuvres annuelles. C'est dans ce poste qu'il fait connaître le concept d'offensive à tout prix[1] qui sera celui de l'armée française en 1914.

Nommé officier de la Légion d’honneur en juillet 1911 et la même année colonel du 153e régiment d'infanterie de ligne à Toul, un des régiments de la « division d'acier » destinée à protéger la frontière. Il se remarie, en avril 1912 avec Germaine Delambre, fille du général Delambre.

Six fois blessé à la tête de son régiment à Morhange, durant la bataille de Lorraine (19 et 20 août 1914), il reçoit ensuite le commandement de la 53e division et est promu, le 3 janvier 1915, commandeur de la Légion d’honneur.

Promu général pendant la guerre, il est tué à un kilomètre au nord de Soissons, d’un éclat d’obus dans la tête, le 18 février 1915 et inhumé à Paris le 22 février suivant, sans postérité.

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Commandeur ribbon.svg  Croix de la Valeur Militaire ribbon.svg  Palmes academiques Officier ribbon.svg  Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg  Ordre Royal du Cambodge Officier ribbon.svg  Ordre du Dragon d'Annam (par le Gouvernement Francais) Officier ribbon.svg  Order of Saint Anne Ribbon.png 

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L’Expansion française au Tonkin. En territoire militaire, Paris, Plon, 1898
  • Le Dressage de l’infanterie en vue du combat offensif, Paris, Berger-Levrault, 1908
  • Deux conférences aux officiers du Centre des hautes études militaires (CHEM), Paris, Berger-Levrault, 1911 (prix Alfred Née de l’Académie française)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bulletins des Armées de la République, no 76, 28 février-3 mars 1915, p. 3
  • La Mort du chef, extrait des Études, no du 5 mars 1915
  • Ste Croix [du Mans] au champ d’honneur, 1914-1915
  • Comte Jean de Morant, La Noblesse française au champ d’honneur, p. 108

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Duroselle, La Grande Guerre des Français 1914-1918, Perrin, 2002, p. 75.