Maurice Richard

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Maurice Richard

Description de l'image  Maurice richard profile.jpg.
Surnom(s) Le Rocket
La Comète
Mr Hockey[1]
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Né le 4 août 1921,
Montréal (Canada)
Mort le 27 mai 2000,
Montréal (Canada)
Entraîneur chef
A entraîné Nordiques de Québec (AMH)
Activité 1972 – 1973
Joueur décédé
Position Ailier droit
Tirait de la Gauche et droite
A joué pour Canadiens de Montréal
Carrière pro. 19421960

Temple de la renommée : 1961

L'honorable Joseph Henri Maurice Richard, C.P., O.C., O.Q. (né le 4 août 1921 à Montréal au Québec — mort le 27 mai 2000 à Montréal), surnommé le Rocket ou encore la Comète, est un joueur de hockey sur glace professionnel québécois.

En tant que membre des Canadiens de Montréal de la Ligue nationale de hockey (LNH) de 1942 à 1960, il est l'ailier droit de la Punch Line avec Elmer Lach au centre et Hector « Toe » Blake à l'aile gauche et permet à son équipe de remporter huit Coupes Stanley, dont cinq consécutives de 1956 à 1960.

Il marque son premier but dans la LNH le 8 novembre 1942 et est le premier joueur à marquer 50 buts en 50 matchs lors de la saison 1944-1945, à une époque où la LNH est constituée de six franchises qui disputent un calendrier de 50 parties. Richard inscrit son 325e but le 8 novembre 1952 ; en 10 ans, jour pour jour, il dépasse la marque de 324 buts, record de la LNH établi par Nels Stewart. Il est également le premier joueur à marquer 500 buts dans la LNH le 19 octobre 1957 en déjouant Glenn Hall des Blackhawks de Chicago.

Parallèlement, par le biais d'articles de journaux, il incite les dirigeants de la LNH à éliminer leurs comportements discriminatoires vis-à-vis des joueurs de langue française[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son enfance et ses débuts[modifier | modifier le code]

Maurice Richard naît le 4 août 1921 d'Alice Laramée et Onésime Richard[4],[5]. Il est le fils aîné d'une famille de huit enfants et grandit dans le quartier de Bordeaux à Montréal[5],[6]. Comme de nombreux enfants de son époque, il apprend à patiner sur un lac gelé aux environs de ses cinq-six ans[4] mais joue également au baseball[5] et fait ses études dans l'école Saint-François-de-Laval[7]. Par la suite, il rejoint l'école technique de Montréal pour tenter de devenir mécanicien. Au cours de sa première année, il joue avec plusieurs équipes différentes : l'équipe de son école, l'équipe juvénile des Paquette du parc Lafontaine, l'équipe junior B de Lachine et le junior B de Bordeaux. Il joue soit sous nom de Richard soit sous celui de Rochon au parc Lafontaine[7], club dans lequel il arrive sous l'impulsion de Georges Norchet, un ami de l'école technique. C'est à cette époque qu'il fait la connaissance de la sœur de Georges Norchet, Lucille[4], qui est plus jeune que lui de quatre ans[8]. Lors de la saison 1938-1939, il inscrit 133 des 144 buts marqués par son équipe des Paquette puis rejoint les Maple Leafs de Verdun[4]. L'équipe est entraînée par Arthur Therrien qui lui conseille de rejoindre les Canadiens Seniors. En 1940-1941, il se fracture une cheville dès son premier match et ne joue plus de la saison. Pour sa deuxième saison, il ne joue qu'une dizaine de matchs avant de se casser le poignet[4]. En raison de ses blessures, il se fait réformer de l'armée en 1942 mais quelques mois plus tard, il est invité au camp d'entraînement des Canadiens de Montréal de la Ligue nationale de hockey (LNH)[4] en septembre 1942 et rencontre l'entraîneur des Canadiens, Dick Irvin[8]. Le premier jour, il se fait remarquer par les autres joueurs et Ray Getliffe immortalise son surnom en déclarant : « Attention, voilà le Rocket[7],[9] ! » Il signe son premier contrat avec Montréal le 25 octobre 1942[10] pour un salaire de 5 000 dollars par année et une prime de 1 000 dollars[7] malgré les réticences de Thomas Gorman, directeur général de la franchise, qui voit en Richard un joueur trop fragile pour jouer dans la grande ligue[8].

Des débuts difficiles puis la Coupe Stanley[modifier | modifier le code]

"Photographie de l'équipe en octobre 1942."
Les Canadiens de Montréal, octobre 1942
(Richard : rangée du fond, 2e à partir de la droite).

Maurice Richard joue son premier match dans la Ligue nationale de hockey lors de la saison 1942-1943, deux jours après avoir signé son contrat. La rencontre oppose les Canadiens aux Bruins de Boston dans le Forum de Montréal et Richard inscrit son premier point sur le premier but en faisant une passe décisive à Tony Demers au bout d'une trentaine de secondes de jeu[11],[12],[13]. Il inscrit son premier but dans la Ligue nationale de hockey lors du troisième match de l'équipe de la saison, son deuxième match personnel, lors d'une victoire 10 à 4 contre les Rangers de New York le 8 novembre[14]. Il ne joue cependant que seize matchs dans la saison car il se brise une cheville le 27 décembre de la même année[6] et amasse en seize rencontres onze points[NH 1].

Richard débute la saison suivante sur le banc de l'équipe sans qu'il ne puisse prouver à son équipe qu'il est en meilleure condition et prêt à jouer. Finalement, son envie de jeu lui fait gagner sa place et il joue son premier match de la saison contre les Bruins de Boston et inscrit un but[8]. Il participe à quarante-six matchs dans la saison aux côtés de Elmer Lach au centre et Hector « Toe » Blake. La ligne des trois joueurs est surnommée la Punch Line en référence à leur capacité à inscrire des buts. Ainsi, lors du dernier match du calendrier, les Canadiens l'emportent 11 à 2 contre New York et les joueurs de la Punch Line combinent pour récolter huit points. L'équipe ne concède pas une seule défaite de la saison dans le Forum pour trois parties nulles et vingt-deux victoires[NH 2]. D'un point de vue personnel, Richard totalise trente-deux buts ; il est le quatrième joueur de l'histoire des Canadiens à dépasser la barre des trente buts après Joe Malone, Édouard « Newsy » Lalonde et Howie Morenz[15].

Les Canadiens jouent le premier tour des séries éliminatoires 1944 contre les Maple Leafs de Toronto. Le 23 mars, au cours du deuxième rencontre de la série, Richard inscrit les cinq buts de son équipe lors de la victoire 5-1 ; il reçoit alors les trois étoiles du match[16],[NH 3]. Les Canadiens battent les joueurs de Toronto, remportent la série quatre matchs à un et jouent la finale de la Coupe Stanley contre les Black Hawks de Chicago, dernière équipe qualifiée pour les séries. Les joueurs du Québec s'imposent en quatre rencontres sans concéder de défaite alors que lors du deuxième match, Richard inscrit un tour du chapeau[NH 4]. Les joueurs de la Punch Line inscrivent quarante-huit points lors des séries dont douze buts par le numéro neuf de l'équipe[NH 4], le meilleur total de la LNH[17]. Malgré la victoire en finale de la Coupe Stanley, seul le gardien de l'équipe Bill Durnan est sélectionné dans la première équipe d'étoiles de la LNH alors que Richard, Émile Bouchard et Elmer Lach sont sélectionnés dans la seconde[18].

50 buts en 50 matchs[modifier | modifier le code]

Photographie de six joueurs des Canadiens de Montréal
Six joueurs des Canadiens de Montréal dont les joueurs de la Punch Line au premier rang : Richard, Elmer Lach et Toe Blake.

Richard débute la saison 1944-1945 comme il a terminé la saison précédente. Ainsi, le 28 décembre 1944, il marque cinq buts et trois passes lors d'une victoire 9-1 face aux Red Wings de Détroit, alors qu'il a passé toute sa journée à déménager[16],[NH 5].

Le 1er février 1945, Conn Smythe veut faire venir le Rocket dans son équipe des Maple Leafs, ce qui en ferait le premier joueur francophone à rejoindre l'équipe de Toronto ; Smythe propose même la somme de 25 000 dollars aux Canadiens pour leur joueur plus 1 000 dollars pour la personne qui arriverait à conclure le transfert pour lui[19]. Richard refuse de rejoindre Toronto et préfère rester à Montréal, dans sa ville où il est un symbole pour tous les francophones ; Smythe n'oubliera jamais cet affront[20]. Le 15 février 1945, Maurice Richard égale le record de quarante-quatre buts en une saison détenu jusque là par Joe Malone et ceci depuis la première saison de la LNH[NH 6],[21].

Le 18 mars 1945, les Canadiens de Montréal jouent le cinquantième et dernier match de leur calendrier contre les Bruins de Boston et Richard comptabilise jusque là quarante-neuf buts après avoir eu un but refusé la veille au Forum de Montréal par l'arbitre et ancien joueur King Clancy[NH 7]. Finalement l'attaquant du Québec inscrit son cinquantième but de la saison contre Harvey Bennett Sr. alors qu'il reste min 15 s de jeu dans la partie et devient le premier joueur de la LNH à inscrire 50 buts en 50 matchs[NH 7],[22]. Il faut attendre seize saisons pour voir un autre joueur inscrire cinquante buts lors d'une saison par Bernie Geoffrion qui atteint la marque en soixante-dix matchs en 1960-1961[23] ; Mike Bossy est le deuxième joueur de l'histoire de la LNH à inscrire 50 buts en 50 matchs au cours de la saison 1980-1981[NH 7]. Des voix s'élèvent pour affirmer que la majorité des bons joueurs se sont engagés dans la Seconde Guerre mondiale et que Maurice en profite pour être la vedette de la LNH[19]. Le joueur du Québec a en réalité lui même essayé de s'engager mais a été réformé à deux reprises car jugé trop fragile[19].

Les Canadiens terminent la saison à la première place de la LNH mais ils sont surpris lors du premier tour des séries en perdant quatre rencontres à deux contre les Maple Leafs de Toronto. Lors du cinquième match de la série, le 29 mars 1945, les Canadiens s'imposent 10-3[24] alors que Richard marque trois buts et fournit une passe lors de la troisième période. Il est le premier à inscrire quatre points au cours d'une période de séries éliminatoires[25]. Cette saison, les Canadiens sont mis en avant par la LNH en prenant cinq des six places de la première équipe des étoiles par l'intermédiaire de Durnan, Bouchard, Blake, Lach et Richard[NH 8].

Le Trophée Hart[modifier | modifier le code]

Toe Blake et Maurice Richard dans les vestiaires des Canadiens de Montréal
Richard et Toe Blake dans les vestiaires des Canadiens de Montréal.

L'équipe 1945-1946 est toujours menée par la Punch Line, Blake terminant avec cinquante points, deux de plus que Richard et trois de plus que Lach[NH 9]. Richard est le sixième pointeur de la LNH, classement qui est dominé par Max Bentley de Chicago[26]. Les Canadiens jouent les séries éliminatoires et éliminent les Black Hawks au cours du premier tour sur le score de quatre matchs à zéro. Ils remportent par la suite leur sixième Coupe Stanley, la deuxième pour Richard, en battant les Bruins en cinq rencontres alors que la série se joue au meilleur des sept matchs[Note 1] ; à la suite de cette conquête, Richard est une nouvelle fois nommé sur la première équipe d'étoiles de la LNH[NH 9].

Après une collecte de vingt-sept buts lors de la saison 1945-1946, Richard retrouve son rythme de 1944-1945 et compte au cours de la saison 1946-1947 quarante-cinq buts en soixante matchs ; il termine la saison avec soixante-et-onze points à une seule longueur de Bentley meilleur pointeur de la LNH pour la seconde année consécutive[26]. Premiers une nouvelle fois de la saison régulière[26], les Canadiens battent en demi-finale de la Coupe les Bruins de Boston en cinq rencontres et jouent la finale contre Toronto[NH 10]. Les joueurs de Montréal remportent la première rencontre sur le score de 6-0 mais les Maple Leafs prennent leur revanche lors de la deuxième partie avec un blanchissage[Note 2] 4-0[NH 10]. Après quatre autres matchs plus disputés, se sont finalement les joueurs des Maple Leafs de Toronto qui remportent la Coupe Stanley quatre matchs à deux[NH 10] ; avec onze points en dix rencontres, Richard est le meilleur réalisateur des séries[27]. Il est mis en avant par la LNH quand il est nommé dans la première équipe d'étoiles de la ligue[18] mais il reçoit aussi le Trophée Hart remis depuis 1924 au meilleur joueur[Note 3] de la saison régulière[28].

La saison 1947-1948 est une saison mitigée pour les Canadiens ; Lach finit meilleur pointeur de la saison[26] alors que Richard joue avec un genou abîmé et termine deuxième pointeur de l'équipe derrière Lach et septième de la ligue[NH 11]. Avec seulement vingt victoires au cours de la saison les Canadiens manquent les séries éliminatoires[NH 11]. Victime d'une mise en échec violent en janvier 1948, Blake met fin à sa carrière, ce qui met fin à la Punch line[NH 11]. Les joueurs de Montréal retrouvent les séries lors de la saison suivante mais ils sont éliminés en demi-finale en sept rencontres par les Red Wings de Détroit, meilleure équipe de la saison régulière[NH 12]. Richard compte vingt buts et dix-huit passes décisives pour finir deuxième pointeur des Canadiens derrière Billy Reay[NH 12]. Le 15 janvier 1949, il marque son 200e but, contre Jim Henry des Black Hawks de Chicago[29],[30]. Il atteint cette marque à sa 308e partie, comparativement à la 340e pour Nels Stewart[30]. Le 2 mars 1949, il marque son 400e point dans la LNH[31].

Maurice Richard est le meilleur pointeur de son équipe lors de la saison 1949-1950 en comptant quarante-trois buts et vingt-deux passes décisives ; il est également le quatrième pointeur de la LNH vingt-trois points derrière les soixante-dix-huit réalisations de Ted Lindsay vedette de Détroit[26]. Deuxièmes du calendrier, les Canadiens sont favoris face aux Rangers de New York mais Pentti Lund, joueur finlandais des Rangers, réalise un marquage efficace sur Richard tout au long de la série ne lui laissant inscrire qu'un seul but[32] alors que les joueurs de New York s'imposent quatre matchs à un[NH 13].

Des défaites en finale[modifier | modifier le code]

Au cours de la saison suivante, Maurice Richard est une nouvelle fois le meilleur pointeur de son équipe : avec soixante-six points, il est le deuxième de la LNH, vingt points derrière Gordie Howe de Détroit[26]. Le 6 janvier, il inscrit le 271e but de sa carrière et devient le meilleur compteur de buts de l'histoire des Canadiens[33]. Pour être devenu le plus grand buteur de l'histoire des Canadiens, une « soirée Maurice Richard » est mise en place le 17 février ; au cours d'une cérémonie où sont présents le premier ministre du Canada, celui du Québec, le maire de la ville et le président de la LNH, la famille Richard reçoit de nombreux cadeaux dont une voiture de marque DeSoto, une machine à coudre ou encore une montre[34]. Lors d'un des derniers matchs de la saison contre les Red Wings, Richard est exclu du match après avoir contesté une décision de l'arbitre, Hugh McLean ; alors qu'il se rend vers le banc des pénalités, il est nargué par Leo Reise et lui répond en lui donnant un coup de poing. Quand le juge de ligne, Jim Primeau, intervient le joueur québécois lui assène un coup de crosse. Le lendemain, les deux arbitres croisent Richard dans le hall de leur hôtel et Richard attrape McLean par la cravate avant que Primeau ne sépare les deux hommes. Pour ce geste et le coup de crosse, Maurice Richard se voit imposer par le président de la LNH une amende de 500 dollars[NH 14].

Troisièmes de la saison régulière, les Canadiens jouent les séries en étant opposés au premier tour à Détroit, meilleure équipe de la saison régulière[26]. Ils remportent le premier match sur le score de 3-2, le but vainqueur[Note 4] étant inscrit par Richard lors de la quatrième prolongation[NH 14]. Montréal s'impose également lors du deuxième match joué à Détroit, cette fois sur le score de 1-0 au bout de trois prolongations, Richard inscrivant le seul but de la rencontre[33]. Après deux victoires de Détroit dans le Forum de Montréal, les joueurs des Canadiens gagnent les deux dernières parties pour accéder à la finale de la Coupe Stanley contre Toronto ; ils remportent le deuxième match 3-2, Richard inscrivant un nouveau but vainqueur, mais il s'agit de la seule victoire de l'équipe du Québec, les Maple Leafs gagnant la série 4-1[NH 14]. Maurice Richard est pour la première fois depuis six saisons seulement sélectionné sur la seconde équipe d'étoiles de la ligue[18] alors qu'il termine meilleur pointeur des séries avec treize réalisations en onze matchs[NH 14].

En décembre 1951, Richard est honoré du titre de Personnalité de l'année par la British United Press et il est également nommé Athlète de l'année en Amérique par la Fondation Hickok de New York[35]. Il termine troisième pointeur de l'équipe à la fin de la saison 1951-1952 : il est devancé par Elmer Lach et par le joueur recrue[Note 5] Bernard Geoffrion[NH 15] Richard manque une vingtaine de rencontres lors de la saison en raison d'une élongation à l'aine[36]. Deuxièmes de la saison régulière derrière les inévitables Red Wings, les joueurs du Québec jouent en première ronde contre les Bruins de Boston. Après six rencontres jouées, le match décisif de la série a lieu le 8 avril au Forum de Montréal. Au cours de cette rencontre, Maurice Richard encaisse un coup vicieux par Leo Labine et il tombe à genou sur la glace, son visage venant s'écraser sur le genou de Bill Quackenbush[36]. Malgré six points de suture, il revient au jeu en troisième période et déjoue à deux reprises Jim Henry pour donner la victoire 3-1 à son équipe[33]. Contrairement à la saison passée, les Red Wings ne se laissent pas surprendre par les Canadiens et remportent la finale en quatre rencontres dont deux blanchissages de Terry Sawchuk et avec seulement deux buts pour Montréal en finale[NH 15].

La troisième Coupe Stanley[modifier | modifier le code]

Photographie de Jacques Plante avec un bonnet sur la tête
Jacques Plante (ici avec les Citadelles de Québec) rejoint les Canadiens de Montréal en 1953-1954.

Au début de la saison 1952-1953, le 8 novembre 1952, les Canadiens jouent contre les Black Hawks de Chicago et Richard marque le 325e but de sa carrière dix ans jour pour jour après avoir inscrit le premier but de sa carrière ; le Québécois joue alors son 530e match dans la LNH[NH 16]. Il dépasse ainsi le record détenu par Nels Stewart depuis 1940 et devient le meilleur buteur de l'histoire de la LNH[33],[37]. Avec soixante-et-un points à la fin de la saison, Richard est le premier pointeur de Montréal et il est un des deux seuls joueur de l'équipe avec Geoffrion à dépasser la barre des vingt buts[NH 17]. La LNH est toujours menée par Howe qui comptabilise quatre-vingt-quinze points, le plus haut total de points jamais atteint par un joueur[38], alors que Richard est le troisième pointeur du classement général[26].

Deuxièmes de la saison régulière, les Canadiens ont tout de même du mal à venir à bout des Black Hawks de Chicago qui après cinq rencontres mènent trois matchs à deux[NH 17]. Jacques Plante réalise un blanchissage lors du sixième match sur le score de 3-0 dont un but de Richard[39]. Finalement ce sont les Canadiens qui remportent leur billet pour la finale en battant Chicago sur le score de 4-1 lors du septième match[NH 17].

Cette finale se joue contre les Bruins de Boston et Montréal remporte la première manche sur le score de 4-2 ; les joueurs de Boston gagnent le deuxième match 4-1 mais concèdent deux nouvelles défaites sur leur glace[NH 17]. Le cinquième et dernier match de la série a lieu le 16 avril 1953 et après les trois périodes de jeu, ni Gerry McNeil ni Jim Henry n'ont concédé le moindre but. Après min 22 s dans la prolongation, Lach sur un service de Richard inscrit le but de la victoire et de la Coupe Stanley pour les Canadiens ; les deux joueurs se jettent dans les bras l'un de l'autre et sous l'impact, Lach se casse le nez[NH 18].

Au début de la saison 1953-1954, le 10 octobre, Richard devient le premier joueur de l'histoire de la LNH à inscrire 350 buts[40]. Il devient également chroniqueur pour l'hebdomadaire de Montréal Samedi-dimanche[6] ; au mois de décembre, Geoffrion reçoit deux coups de crosse de la part du défenseur des Rangers, Ron Murphy et Geoffrion lui répond en lui assénant un coup de poing qui lui casse la machoire. Le président de la LNH suspend Geoffrion pour les matchs futurs de Montréal contre New York[36]. La chronique de Richard de la semaine suivante déclare : « Si M. Campbell veut me virer de la ligue pour oser le critiquer, qu'il le fasse [...] Ne le laissons pas se faire de la pub en s'en prenant à un bon gars comme Geoffrion simplement parce qu'il est francophone. Ce dictateur se réjouit quand les Canadiens prennent un but » ; même si cette déclaration n'est pas écrite par Richard, il la valide ce qui ne plaît pas au directeur des Canadiens, Frank Selke, qui demande à Richard de s'excuser et d'arrêter sa chronique[36].

Le 12 décembre, Richard fait également parler de lui mais cette fois en devenant le meilleur pointeur de l'histoire de la LNH au cours d'une soirée à trois points dont un but contre les Rangers de New York ; le joueur Québécois compte alors 611 points, soit un de plus que son coéquipier, Lach qui est alors blessé[40]. Les Red Wings de Détroit finissent une nouvelle fois en tête du classement de la saison régulière mais désormais avec seulement sept points d'avance sur les Canadiens, deuxièmes[NH 19]. Avec soixante-sept points, le Rocket termine meilleur pointeur de son équipe et est deuxième de la LNH derrière Howe de Détroit[26]. Les Canadiens ne font qu'une bouchée des Bruins en demi-finale des séries, remportant les quatre rencontres avec deux blanchissages et seulement quatre buts concédés contre seize inscrits[NH 19]. Détroit et Montréal sont opposés en finale de la Coupe et après quatre rencontres, les joueurs de Détroit sont devant avec trois victoires et une défaite. Les Canadiens retardent l'échéance en remportant les deux matchs suivants mais Détroit est sacré champion de la Coupe Stanley après le septième match et une victoire en prolongation 2-1[NH 19].

L'émeute « Maurice Richard »[modifier | modifier le code]

Photographie de Campbell avec la Coupe Stanley
Clarence Campbell suspend Richard pour la fin de la saison 1954-1955 et des séries et est à la base de l'Émeute Maurice Richard.
Article détaillé : Émeute Maurice Richard.

Lors de la saison 1954-1955, le 18 décembre, Richard atteint la marque des 400 buts au cours de son 690e match ; il est le premier joueur de l'histoire de la LNH à atteindre ce total[40]. La LNH est menée cette saison par trois joueurs des Canadiens : Geoffrion, Richard et Jean Béliveau finissent aux trois premières places du classement des pointeurs avec plus de trente buts chacun. Richard est proche de finir meilleur pointeur de la saison mais un incident vient gâcher la fin de sa saison[NH 20].

Le 13 mars 1955 à Boston, Maurice Richard reçoit un coup au visage par Hal Laycoe des Bruins de Boston et les deux joueurs en viennent aux mains. Le juge de ligne Cliff Thompson tente à trois reprises de maîtriser Richard, tandis que son adversaire continue à le frapper. À la troisième tentative, Richard est retenu par les épaules et le cou tandis qu'il reçoit des coups au visage. Il se retourne et frappe deux fois au visage Thompson qui l'avait mis dans une position dangereuse et le retenait au détriment du joueur bostonais qui continuait de le frapper sans que Richard puisse riposter[41].

Trois jours plus tard, le président de la LNH Clarence Campbell suspend le joueur des Canadiens pour le reste de la saison, trois parties, mais également pour toute la durée des séries éliminatoires ; Campbell affirme alors qu'il y a une différence entre se battre contre un joueur adverse et s'en prendre à un arbitre, donc à la LNH[41]. Les partisans des Canadiens ressentent cette sanction comme une injustice flagrante alors que la franchise de Montréal est à la lutte pour le titre de champion de la saison régulière avec les Red Wings de Détroit et avec seulement deux points d'avance sur ces derniers[42].

De nombreux Québécois sont alors persuadés que le joueur vedette est puni plus sévèrement parce qu'il est un canadien-français jugé par un arrogant Lord anglais[41]. De plus, deux jours avant d'entendre le témoignage de Richard et d'écouter ses arguments, Campbell rencontre au cours d'une réunion à New York les dirigeants de Red Wings et également Conn Smythe qui n'a toujours pas accepté le rejet de Richard dix ans plus tôt ; Smythe et les dirigeants de Détroit demandent à Campbell de punir lourdement Richard[43]. En dehors du monde du sport, dans le contexte de l'époque, les canadiens-français n'étaient pas respectés du tout par leurs employeurs anglophones[44] et parfois congédiés sans raison[2].

Le match suivant du calendrier des Canadiens a lieu le 17 mars 1955 au Forum de Montréal contre les Red Wings. La police de Montréal déconseille à Campbell de se rendre au match tellement la foule est remontée contre lui[43]. En effet, des milliers de montréalais se dirigent vers le Forum, certains pour assister à la rencontre et d'autres pour manifester à l'extérieur de la salle[45]. Campbell fait fi des conseils de la police et se rend au match accompagné de sa secrétaire, sous les huées du public[43]. Alors que les Red Wings mènent 4-1, les spectateurs du match jettent tout ce qu'ils peuvent en direction de Campbell[45] puis sur sa secrétaire[46]. Le président est agressé par des mécontents et finalement une bombe artisanale explose sur la glace forçant l'évacuation de la salle[45]. L'émeute explose dans le Forum puis se propage dans les rues de la ville[46]. Cette émeute est considérée par plusieurs comme le début de la Révolution tranquille au Québec[47]. Les dégâts de l'émeute s'élèvent à plus de 100 000 dollars alors que les environs de la patinoire sont saccagés et que six heures sont nécessaires à la police pour rétablir le calme[48]. La partie est concédée aux Red Wings par la marque de 4 à 1 après une période de jeu[49] ; les joueurs de Détroit remportent également par la suite la Coupe Stanley en battant Montréal en finale et en sept rencontres[NH 20].

Le calme ne revient qu'après une allocution radiophonique de Maurice Richard le soir du 18 mars[47]. Quelques jours plus tard, le grand journaliste québécois André Laurendeau signe dans Le Devoir un texte où il place les événements de la dernière semaine dans un contexte qui dépasse largement le sport :

« Or, voici surgir M. Campbell pour arrêter cet élan. On prive les Canadiens français de Maurice Richard. On brise l'élan de Maurice Richard qui allait établir plus clairement sa supériorité. Et cet « on » parle anglais, cet « on » décide en vitesse contre le héros, provoque, excite. Alors il va voir. On est soudain fatigué d'avoir toujours eu des maîtres, d'avoir longtemps plié l'échine. M. Campbell va voir. On n'a pas tous les jours le mauvais sort entre les mains ; on ne peut pas tous les jours tordre le cou à la malchance… »

— André Laurendeau, Le Devoir, 21 mars 1955[50]

La dynastie des Canadiens[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'Émile Bouchard avec les Canadiens de Montréal
Émile Bouchard joue pendant huit saisons avec Maurice Richard et les Canadiens de Montréal.

À l'automne 1955, son frère cadet Henri Richard rejoint les Canadiens de Montréal et il joue la saison 1955-1956 sur la deuxième ligne avec Bernard Geoffrion et Dickie Moore[NH 21]. Dans le même temps, l'entraîneur de l'équipe, Dick Irvin quitte l'équipe pour rejoindre Chicago[47] et il est remplacé dans ses fonctions par Blake[51]. Avec soixante-et-onze points, Richard est le deuxième pointeur de son équipe, derrière Béliveau alors que les Canadiens terminent premiers de la saison en ne concédant que quinze défaites[NH 21]. Plante, le défenseur Doug Harvey, Béliveau et Maurice Richard sont élus dans la première équipe d'étoiles de la LNH[52]. Les Canadiens jouent leur premier tour des séries contre les Rangers de New York qui gagnent le deuxième match, leur unique victoire dans la série[NH 21].

La finale 1956 est une revanche de la finale de la saison précédente avec une confrontation entre Montréal et Détroit ; les joueurs de Montréal jouent les deux premières rencontres dans le forum et ils en profitent pour remporter les deux parties 6-4 et 5-1. Sur sa patinoire, Détroit répond en gagnant le match numéro trois mais les Canadiens retournent au Forum avec deux longueurs d'avance à la suite d'un blanchissage 3-0 de Plante lors de la quatrième date[NH 21]. La cinquième opposition de la série est jouée le 10 avril 1956 et elle voit les joueurs des Canadiens s'imposer sur la marque de 3-1 avec le premier but inscrit par Béliveau et le deuxième par Richard ; Geoffrion permet à son équipe de se mettre à l'abri d'un retour éventuel des Red Wings. Les Canadiens remportent ainsi leur huitième Coupe Stanley, la quatrième pour Richard[NH 22].

À la suite de cette nouvelle conquête de la Coupe, le capitaine de l'équipe, Émile « Butch » Bouchard, décide de prendre sa retraite en raison de plusieurs blessures venant lui gâcher son plaisir[53] ; Maurice Richard devient le quatorzième capitaine de l'équipe[NH 23]. Le nouveau capitaine de l'équipe manque sept rencontres au cours de la saison en raison de blessures[54] et termine deuxième pointeur de l'équipe avec soixante-deux réalisations, vingt-deux de moins que Béliveau ; il est tout de même sixième pointeur du classement de la LNH dominé une nouvelle fois par Gordie Howe[55]. Son équipe prend la première place aux Canadiens pour la dernière fois avant 1964-1965[NH 23].

Les Canadiens jouent au premier tour contre les Rangers de New York et ils en viennent à bout après cinq rencontres. Alors que tout le monde s'attend à ce que la finale de la Coupe oppose les Canadiens aux Red Wings, ce sont les Bruins de Boston qui sortent vainqueurs de l'autre demi-finale[NH 23]. Le premier match de la série tourne à l'avantage des Canadiens, le capitaine Richard montrant l'exemple en inscrivant quatre buts lors de la victoire 5-1 des siens[56]. Finalement, après cinq rencontres, les joueurs de Montréal remportent une deuxième Coupe Stanley consécutive[NH 24].

Le 19 octobre 1957, Maurice Richard marque son 500e but après 863 parties[57] alors qu'âgé de 36 ans, il est le joueur le plus âgé de la LNH[54]. Moins d'un mois plus tard, lors d'une rencontre contre les Maple Leafs de Toronto, il reçoit une mise en échec par Dick Duff de Toronto et quand les deux joueurs tombent sur la glace, le patin de Duff vient entailler quasiment entièrement le talon d'Achille de la vedette de Montréal[58]. Finalement, Maurice Richard ne joue que vingt-huit rencontres sur l'ensemble de la saison 1957-1958 et compte trente-quatre points[NH 25]. Richard est en grande forme pour les séries éliminatoires et participe à la qualification de son équipe contre les Red Wings en seulement quatre rencontres ; il inscrit ainsi deux buts et deux passes lors du premier match, une victoire 8-1[59], deux buts lors de la victoire 5-1[60], une passe décisive pour le troisième match[61] et enfin lors du dernier match le 1er avril 1958, il inscrit un coup du chapeau, dont le but de la victoire, alors que les Canadiens s'imposent sur le score de 4-3[62]. Après une victoire de chaque côté, les Canadiens gagnent le troisième match de la finale contre les Bruins de Boston 3-0 avec deux buts de Maurice Richard et le troisième par son cadet[63]. Les Bruins gagnent le quatrième match puis le capitaine des Canadiens donnent la victoire aux siens lors de la cinquième rencontre après six minutes de prolongation[NH 25]. Les Canadiens de Montréal remportent leur dixième Coupe Stanley, la sixième pour Richard, après une victoire 5-3 à Boston le 20 avril 1958[NH 26].

La saison 1958-1959 est encore une fois compliquée pour Richard qui manque une bonne partie du calendrier, ne jouant que quarante-deux rencontres sur soixante-dix pour trente-huit points inscrits[64]. Blessé à la jambe à la suite d'un lancer de son coéquipier Geoffrion[65], Richard manque la fin de la saison et en profite pour visiter Prague en Tchécoslovaquie, lors du championnat du monde de 1959 ; il reçoit en cadeau une voiture Škoda[66]. Dans un entretien au journaliste de La Patrie, il confie avoir des doutes de pouvoir jouer le premier tour des séries éliminatoires[66]. Il manque en effet une grande partie des séries, ne jouant que quatre rencontres sur les onze nécessaires aux Canadiens pour remporter une nouvelle Coupe Stanley après avoir battu Chicago puis Toronto[NH 27] ; au cours de ces séries, Marcel Bonin marque dix filets et termine meilleur buteur des séries de l'équipe alors qu'il joue avec les gants de son capitaine[NH 27].

Le 19 septembre 1959, pour la première et unique fois, les frères Maurice, Henri et Claude Richard évoluent ensemble lors d'un match de préparation de la saison 1959-1960 des Canadiens de Montréal[67]. Cette saison est une nouvelle fois compliquée pour Maurice Richard qui manque une vingtaine de rencontres à la suite d'une triple fracture d'un os de la joue[64],[65]. Le 20 mars 1960, lors du dernier match de la saison, le capitaine du tricolore inscrit son dix-neuvième but de la saison lors d'une défaite 3-1 contre Toronto[68] ; il s'agit alors de son 544e et dernier but dans la LNH au cours de la saison régulière[69]. Il déclare alors : « Je me retirerai quand je ne me sentirai plus capable de tenir mon bout [...] Si je joue mal, les gens parleront, et je veux laisser le hockey avant d'être critiqué »[69]. Comme depuis trois saisons, le club de Montréal termine à la première place de la LNH[55] ; seulement huit rencontres sont nécessaires aux joueurs des Canadiens pour mettre la main sur une douzième Coupe Stanley, la huitième et dernière pour le capitaine Richard qui joue l'intégralité des rencontres de son équipe[NH 28]. Au cours des séries, il inscrit un but, le trente-quatrième et dernière but de sa carrière en finale[NH 29].

La reconnaissance d'après carrière[modifier | modifier le code]

Statue de Maurice Richard à Gatineau (Québec).

Richard participe au camp d'entraînement de son équipe avant les débuts de la saison 1960-1961 ; néanmoins, le 15 septembre, après avoir marqué quatre buts et récolté trois passes lors d'une partie du camp d'entraînement, il annonce sa retraite de la compétition[70] en conférence de presse à l'hôtel Reine-Élizabeth[71]. Moins d'un mois plus tard, le 6 octobre 1960, il devient le deuxième joueur de l'histoire des Canadiens, après Howie Morenz, à avoir l'honneur de voir son chandail[Note 6], le numéro 9, « retiré »[Note 7] par le club de Montréal[NH 30].

En 1961, il est intronisé au Temple de la renommée du hockey sans avoir à attendre les trois ans classiques après la retraite d'un joueur[72] ; il est le deuxième joueur de l'histoire après Dit Clapper en 1947 à avoir cet honneur[73]. La même année, le 25 août 1961 – Inauguration de l'aréna Maurice-Richard à Montréal[74]. Six ans plus tard, il est fait Officier de l'Ordre du Canada[6].

Entraîneur des Nordiques de Québec[modifier | modifier le code]

En 1972, il revient dans le monde du hockey en prenant le poste de premier entraîneur des Nordiques de Québec, nouvelle équipe de l'Association mondiale de hockey ; il refuse d'abord la proposition de Fortier et de Maurice Filion, dépisteur de l'équipe, mais finalement pressé par sa femme, le « Rocket » accepte de se rendre à Québec et il signe son contrat avec la nouvelle équipe de l'AMH le 27 juillet 1971 pour une somme de 40 000 dollars et un bonus à la signature de 4 000 dollars[75]. Québec joue son premier match dans l'AMH le soir du 11 octobre 1972, une défaite 2-0 sur la glace des Crusaders de Cleveland[76].

À la suite de cette première défaite, Richard déclare à Fortier qu'il ne veut pas continuer et qu'il ne supporte pas la pression qu'engendre le poste d'entraîneur d'une équipe[77],[78]. Il accepte finalement de rester encore en place pour le premier match à domicile contre les Oilers de l'Alberta et une victoire 6-0 avec un blanchissage de Serge Aubry[76] mais encore une fois, Richard ne profite pas du match. En effet, Jean-Claude Tremblay fait tous les changements de ligne à sa place et l'ancien joueur doit même quitter le banc à plusieurs reprises, étant malade à cause du stress[78]. La direction de Québec annonce d'une manière officielle que Richard se retire pour une semaine pour des raisons de santé ; Filion prend la place d'entraîneur et Richard arrête sa collaboration avec les Nordiques[79]. Deux semaines plus tard, les Nordiques envoient son salaire à Richard qui le refuse et le renvoie, considérant qu'il ne devrait pas être payé puisqu'il n'a rien fait pour l'équipe de Québec[80].

Malgré ce passage raté avec les Nordiques, il est toujours apprécié et mis en avant au Québec. Ainsi, le 4 août 1977, une statue à son effigie est dévoilée à l'aréna Maurice-Richard[81]. 12 janvier 1985 – Il est nommé sur l'équipe d'étoiles de tous les temps des Canadiens de Montréal en compagnie de Jacques Plante, Doug Harvey, Larry Robinson, Aurèle Joliat, Dickie Moore et Jean Béliveau[82]. En 1979, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal crée le Prix Maurice-Richard pour honorer une personne qui s'est distinguée dans le domaine des sports et de l'athlétisme[83]. Il est nommé Officier de l'Ordre national du Québec en 1985[84].

Photographie de l'étoile en l'honneur de Richard sur l'allée des célébrités canadiennes
L'étoile en l'honneur de Richard sur l'allée des célébrités canadiennes

Le 25 mai 1991, Richard est intronisé au Panthéon des sports du Québec[85]. L'année suivante, le 1er juillet 1992, il est assermenté à titre de membre du Conseil privé dans le cadre des célébrations du 125e anniversaire du Canada[86].

Quatre ans plus tard, en 1996, une nouvelle ligue de hockey est créée au Québec : la Ligue nord-américaine de hockey. À la fin de chaque saison, le Trophée Maurice Richard est remis au meilleur buteur de la ligue[87]. En janvier 1998, The Hockey News nomme les meilleurs joueurs de tous les temps et Richard arrive en cinquième position derrière Wayne Gretzky, Bobby Orr, Gordie Howe et Mario Lemieux[82]. La même année, il est nommé Compagnon de l'Ordre du Canada[6]. Le 24 janvier 1999, les Canadiens de Montréal donnent à la LNH le Trophée Maurice Richard, trophée qui récompensera chaque année le meilleur buteur de la saison régulière[72]. En mai 1999, il dévoile l'étoile qui immortalise son nom sur l'allée des célébrités canadiennes à Toronto[88].

À Gatineau, le 27 juin 2001, une statue à son honneur est dévoilée dans le parc Jacques-Cartier de la ville[89].

L'impact de Richard[modifier | modifier le code]

Un symbole pour les Canadiens Français[modifier | modifier le code]

Épitaphe sur la pierre tombale de Maurice Richard

Pour les Canadiens français, Maurice Richard était un symbole qui dépassait le monde du sport. Phénomène de société, il représentait l'image du francophone dominant dans un monde anglophone. Malgré lui, ses exploits sportifs revêtaient un aspect politique pour plusieurs. Dans une société québécoise alors dominée politiquement et économiquement par des intérêts anglophones, à une époque aujourd'hui appelée la Grande Noirceur, il apparaissait aux yeux de beaucoup comme un symbole de réussite et de revanche[4].

Discret et timide en dehors de la patinoire, il a toujours affirmé n'être qu'un joueur de hockey qui s'efforçait de faire de son mieux à chaque partie et qui ne jouait au hockey que pour l'amour de ce sport. Fougueux et têtu sur la patinoire, quelques-uns de ses gestes lui ont valu des amendes de la part de la direction de la ligue, que ses partisans s'empressaient de payer au moyen de collectes.

Félix Leclerc écrit un poème à son propos[90] :

« Quand il lance, l'Amérique hurle.
Quand il compte, les sourds entendent.
Quand il est puni, les lignes téléphoniques sautent.
Quand il passe, les recrues rêvent.
C'est le vent qui patine.
C'est tout le Québec debout
Qui fait peur et qui vit.  »

Études sur la personne et son œuvre[modifier | modifier le code]

Photographie de Roy Dupuis
Roy Dupuis joue le rôle de Maurice Richard dans le film éponyme.

Une série télévisée intitulée Maurice Richard est diffusée en 1999, mettant en vedette Roy Dupuis pour jouer le rôle de Richard[91]. Six ans plus tard, Charles Binamé présente sa biographie filmée toujours avec Dupuis dans le rôle de Richard dans le film Maurice Richard. Dupuis est choisi car il possède un regard qui rappelle celui de Richard ; ainsi Denise Robert, productrice du film, déclare : « Roy et Maurice Richard se rejoignent par le silence. Tout ce que Roy Dupuis exprime, tout ce qu'il ressent passe d'abord par le regard, par les yeux »[92].

Lors du 27e Prix Génie de 2006, le film reçoit neuf prix dont celui de la meilleure réalisation pour Binamé et celui du meilleur acteur pour Dupuis ; Julie Le Breton qui joue le rôle de Lucille Richard reçoit le prix de la meilleure actrice alors que le rôle de Dick Irvin, joué par Stephen McHattie, est récompensé par le prix du meilleur acteur dans un second rôle[93].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Maurice Richard naît le 4 août 1921 d'Alice Laramée et Onésime Richard[4]. Il épouse Lucille Norchet le 12 septembre 1942 alors qu'il travaille dans les Ateliers Angus de la ville[6]. Leur premier enfant, Huguette, naît le 27 octobre 1943 ; elle pèse alors neuf livre et le soir même Richard demande et obtient d'Irvin de changer son numéro pour passer du 15 au 9[5]. La famille accueille par la suite sept enfants : Maurice Junior, Normand, André, Paul, Suzanne et Jean[94].

Le 14 février 1956, la mère de Maurice Richard, madame Alice Laramée est choisie par la ville de Boston, « Mère de l'année au hockey »[1].

Le 18 juillet 1994, la femme de Maurice Richard, Lucille Norchet, meurt[95]. Il épouse plus tard Sonia Raymond[95].

En 1997, alors qu'il est en vacances en Floride, il ressent un malaise ; de retour à Montréal, il lui est diagnostiqué un cancer aux reins et aux intestins[7]. Maurice Richard meurt trois ans plus tard, le 27 mai 2000 à 17 h 40 d'une insuffisance respiratoire alors qu'il souffre également d'un cancer et de la maladie de Parkinson à l'âge de 78 ans[95]. Des funérailles nationales ont lieu en la Basilique Notre-Dame de Montréal le 31 mai 2000, funérailles présidées par le Cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal.

Dates importantes[modifier | modifier le code]

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Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

  • Saison 1944-1945 - Les trois premiers rangs des compteurs en saison régulière sont occupés pas les trois membres de la Punch Line, Elmer Lach, Toe Blake et Maurice Richard, respectivement. Ils ont accumulé un total de 220 points et les trois sont admis dans la première équipe d'étoiles[96].
  • 1947 - Richard reçoit le trophée Cattarinich décerné au meilleur athlète canadien-français par la presse francophone[97].
  • 21 février 1952 – Camillien Houde, maire de Montréal, remet une plaque commémorative à Maurice Richard qui a remporté le titre de meilleur athlète de l'année 1951 en Amérique du Nord.
  • 25 janvier 1958 – « C'est la première fois que je suis l'objet d'une telle fête et j'en suis profondément ému », dit Maurice Richard qui, la veille, a été accueilli au Centre sportif de l'Immaculée-Conception par 500 enfants voulant célébrer avec lui son 500e but marqué le 19 octobre 1957.

Après carrière[modifier | modifier le code]

  • 15 mai 1964 - Une réorganisation importante dans la direction du Canadien est annoncée en conférence de presse à l'hôtel Reine-Elizabeth. On y apprend la nomination de Richard au poste honorifique d'adjoint au président David Molson[98].
  • Avant le début de la saison 1955-1966 – Richard démissionne du poste d'adjoint au président, insatisfait de son caractère purement honorifique qui ne lui donne l'occasion de contribuer directement à l'organisation, par exemple en exprimant son opinion sur ses joueurs. Il remarquera: « Je ne vois pas la nécessité de me rendre au Forum tous les jours pour me tourner les pouces[99]. »
  • 13 octobre 1983 – À l'occasion de son centenaire, le journal La Presse organise une rencontre entre deux personnalités qui ont marqué l'histoire nationale au cours du dernier siècle : Maurice Richard et Félix Leclerc. La rencontre a lieu à l'Île d'Orléans.
  • 4 décembre 1989 – Hommage rendu à Maurice Richard par plusieurs artistes québécois, dont Robert Charlebois. Le très respecté animateur Roger Baulu dira du Rocket: « Maurice est un Dieu avec le diable au corps. »
  • 11 mars 1996 – Lors de a fermeture du Forum de Montréal, les partisans du Canadien réservent une ovation debout de 16 minutes à leur héros, Maurice Richard pleure d'émotion. Quatre jours plus tard, il est une nouvelle fois ovationné lors de l'ouverture du Centre Molson.
  • 19 avril 1996 – Ouverture de l'exposition permanente « L'Univers de Maurice Richard » à l'aréna Maurice-Richard.
  • 11 mars 1998 – Red Fisher, chroniqueur au journal The Gazette, annonce que Maurice Richard est atteint d'un cancer[100].
  • 28 juillet 1998 – Publication de la biographie du Rocket, « L'idole d'un peuple ».
  • 27 décembre 1998 - Richard effectue la mise au jeu protocolaire en compagnie de Ted Kennedy, ancien adversaire et capitaine des Maple Leafs, lors de la dernière visite des Canadiens au Maple Leaf Gardens de Toronto.
  • 26 avril 1999 – Hommage rendu au Rocket lors de l'évènement « Il était une fois le hockey » au Casino de Montréal.
  • Saison 1998-1999 - La Ligue nationale de hockey institue le trophée Maurice-Richard pour récompenser le meilleur buteur de la Ligue en saison régulière[101]. Le premier récipiendaire est Teemu Selänne.
  • 30 mai 2000 – À la suite du décès du Rocket, la presse française le surnomme « Le Saint de glace ».
  • 5 juillet 2000 – La ministre Sheila Copps annonce que Maurice Richard aura sa place sur le sentier de l'héroïsme, sentier piétonnier de la région d'Ottawa.
  • 22 août 2001 – Un lac portera le nom du Rocket. Le lac Maurice-Richard est situé sur le territoire de la zec Boullé, dans la région de Lanaudière. Il est aussi question de nommer l'autoroute 50, Autoroute Maurice-Richard.
  • 10 avril 2002 – Hommage à Maurice Richard au Musée McCord.
  • 9 avril 2004 – Ouverture de l'exposition « Rocket Richard : Une légende, un héritage au Musée canadien des civilisations ».

Statistiques[modifier | modifier le code]

Pour les significations des abréviations, voir statistiques du hockey sur glace.

Au cours de sa carrière, il compte 544 buts, amasse 421 aides, pour 965 points en 978 parties en saison régulière. Il y ajoute 82 buts et 44 aides pour 126 points en 133 parties en séries éliminatoires.

En tant que joueur[modifier | modifier le code]

Statistiques par saison[64]
Saison Équipe Ligue Saison régulière Séries éliminatoires
PJ  B   A  Pts Pun PJ  B   A  Pts Pun
1937-1938 St-Francois-de-Laval High-QC
1938-1939 Montréal Paquette Midgets QAHA 46 133 7 140
1939-1940 Maple Leafs junior de Verdun LHJQ 10 4 1 5 2 4 6 3 9 2
Coupe Memorial - - - - - 7 7 9 16 16
1939-1940 Maple Leafs de Verdun QSHL 1 0 0 0 0
1940-1941 Canadiens de Montréal senior QSHL 1 0 1 1 0
1941-1942 Canadiens de Montréal senior QSHL 31 8 9 17 27 6 2 1 3 6
1942-1943 Canadiens de Montréal LNH 16 5 6 11 4
1943-1944 Canadiens de Montréal LNH 46 32 22 54 45 9 12 5 17 10
1944-1945 Canadiens de Montréal LNH 50 50 23 73 46 6 6 2 8 10
1945-1946 Canadiens de Montréal LNH 50 27 21 48 50 9 7 4 11 15
1946-1947 Canadiens de Montréal LNH 60 45 26 71 69 10 6 5 11 44
1947-1948 Canadiens de Montréal LNH 53 28 25 53 89
1948-1949 Canadiens de Montréal LNH 59 20 18 38 110 7 2 1 3 14
1949-1950 Canadiens de Montréal LNH 70 43 22 65 114 5 1 1 2 6
1950-1951 Canadiens de Montréal LNH 65 42 24 66 97 11 9 4 13 13
1951-1952 Canadiens de Montréal LNH 48 27 17 44 44 11 4 2 6 6
1952-1953 Canadiens de Montréal LNH 70 28 33 61 112 12 7 1 8 2
1953-1954 Canadiens de Montréal LNH 70 37 30 67 112 11 3 0 3 22
1954-1955 Canadiens de Montréal LNH 67 38 36 74 125 0 0 0 0 0
1955-1956 Canadiens de Montréal LNH 70 38 33 71 89 10 5 9 14 24
1956-1957 Canadiens de Montréal LNH 63 33 29 62 74 10 8 3 11 8
1957-1958 Canadiens de Montréal LNH 28 15 19 34 28 10 11 4 15 10
1958-1959 Canadiens de Montréal LNH 42 17 21 38 27 4 0 0 0 2
1959-1960 Canadiens de Montréal LNH 51 19 16 35 50 8 1 3 4 2
Totaux LNH 978 544 421 965 1 285 133 82 44 126 188

En tant qu'entraîneur[modifier | modifier le code]

Statistiques d'entraîneur
Saison Équipe Ligue PJ  V   D   N  % V Séries éliminatoires
1972-1973 Nordiques de Québec AMH 2  1  1  0 50 % -

Trophées et honneurs personnels[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière, Maurice Richard remporte de nombreux honneurs et trophées de la LNH; cette liste est une synthèse des trophées qu'il reçoit dont la description détaillée est située avant dans l'article[72].

  • 1943-1944 :
    • meilleur buteur des séries éliminatoires
    • première Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal
    • sélectionné dans la seconde équipe d'étoiles
  • 1944-1945 :
    • meilleur buteur de la saison régulière
    • sélectionné dans la première équipe d'étoiles
  • 1945-1946 :
    • meilleur buteur des séries éliminatoires
    • deuxième Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal
    • sélectionné dans la première équipe d'étoiles
  • 1946-1947 :
    • joue le premier Match des étoiles
    • meilleur buteur de la saison régulière
    • meilleur buteur des séries éliminatoires
    • meilleur pointeur des séries éliminatoires
    • Trophée Hart du meilleur joueur
    • sélectionné dans la première équipe d'étoiles
  • 1947-1948 :
  • 1948-1949 :
  • 1949-1950 :
    • joue le Match des étoiles
    • meilleur buteur de la saison régulière
    • sélectionné dans la première équipe d'étoiles
  • 1950-1951 :
    • joue le Match des étoiles
    • meilleur buteur des séries éliminatoires
    • meilleur pointeur des séries éliminatoires
    • sélectionné dans la seconde équipe d'étoiles
  • 1951-1952 :
  • 1952-1953 :
    • joue le Match des étoiles
    • troisième Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal
    • sélectionné dans la seconde équipe d'étoiles
  • 1953-1954 :
    • joue le Match des étoiles
    • meilleur buteur de la saison régulière
    • sélectionné dans la seconde équipe d'étoiles
  • 1954-1955 :
    • joue le Match des étoiles
    • meilleur buteur de la saison régulière
    • sélectionné dans la première équipe d'étoiles
  • 1955-1956 :
    • joue le Match des étoiles
    • quatrième Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal
    • sélectionné dans la première équipe d'étoiles
  • 1956-1957 :
    • joue le Match des étoiles
    • cinquième Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal
    • sélectionné dans la seconde équipe d'étoiles
  • 1957-1958 :
    • joue le Match des étoiles
    • meilleur buteur des séries éliminatoires
    • sixième Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal
  • 1958-1959 :
  • 1959-1960 : huitième Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une série se jouant au meilleur des sept matchs implique qu'une équipe doit remporter quatre matchs pour remporter la série. Il s'ensuit qu'une série au meilleur des sept matchs compte un minimum de quatre match et un maximum de sept.
  2. Un gardien de but effectue un blanchissage quand il réussit à ne concéder aucun but durant tout le match. Il faut également qu'il soit le seul gardien de l'équipe à avoir joué.
  3. Le terme francophone de « meilleur joueur » correspond au terme québécois de « joueur le plus utile » et au terme anglais de « Most valuable player » - MVP.
  4. Lors d'un match de hockey, le but vainqueur est celui qui assure la victoire : par exemple, lors d'une victoire 5-2, le but vainqueur est le 3e de l'équipe gagnante.
  5. Le terme « recrue » désigne un joueur dans sa première saison professionnelle, le terme anglais utilisé est celui de « rookie ».
  6. Le terme québécois de « chandail » correspond au terme francophone de « maillot ».
  7. Une équipe peut rendre un hommage à un joueur en décidant de « retirer un numéro ». Ainsi, une réplique du chandail est accrochée dans l'aréna de l'équipe et nul autre joueur ne pourra jamais jouer un match de l'équipe avec le numéro en question dans le dos.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Michel C. Auger : Dans l'histoire...
  3. Maurice Richard, héros du peuple canadien français
  4. a, b, c, d, e, f, g et h « Maurice Richard, héros d'un peuple », sur archives.radio-canada.ca (consulté le 15 novembre 2010).
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  6. a, b, c, d, e et f Michel Vigneault, « Dictionnaire Biographique du Canada en ligne - Richard, Maurice », sur www.biographi.ca (consulté le 15 novembre 2010).
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  9. Bruneau et Normand 2003, p. 181
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Site historique des Canadiens de Montréal[modifier | modifier le code]

Description, photos, faits saillant, biographie et plus sur le site historique des Canadiens, Notre Histoire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bruneau et Léandre Normand, La glorieuse histoire des Canadiens, Montréal, Éditions de l'Homme,‎ 2003, 823 p. (ISBN 2-7619-1860-6)
  • Lance Hornby, Les grands moments du Hockey, Modus Vivendy,‎ 2005 (ISBN 2-89523-337-3)
  • Al Strachan, Cent ans de hockey, Hurtubise HMH ltée,‎ 2000 (ISBN 2-89428-439-X)
  • Benoît Melançon, Les Yeux de Maurice Richard : Une Histoire Culturelle, Les Éditions Fides,‎ 2008, 312 p. (ISBN 2762128943, lire en ligne)
  • (en) Dan Diamond, Total Hockey: The Official Encyclopedia of the National Hockey League, Total Sports,‎ 1998, 1879 p. (ISBN 978-0836271140)
  • (en) Michael McKinley, Putting a Roof on Winter: Hockey's Rise from Sport to Spectacle, Vancouver, Colombie-Britannique, Greystone Books,‎ 2000, 320 p. (ISBN 1-55054-798-4)
  • (en) National Hockey League, Official Guide & Record Book / 2010, Triumph books,‎ 2010, 664 p. (ISBN 978-1-60078-303-6)
  • Claude Larochelle, Les Nordiques - Dix ans de suspense, France-Amérique,‎ 1982 (ISBN 978-2-89001-151-9)
  • (en) Todd Denault, Jacques Plante: The Man Who Changed the Face of Hockey, McClelland & Stewart Inc.,‎ 2009, 336 p. (ISBN 978-0-7710-2633-1)
  • (en) Ed Willes, The Rebel League: The Short and Unruly Life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart,‎ 2004, 277 p. (ISBN 0-7710-8947-3)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]