Basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal

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Page d'aide sur l'homonymie Cette cathédrale et basilique ne doit pas être confondue avec une autre cathédrale de Montréal.
Basilique-cathédrale
Marie-Reine-du-Monde
de Montréal
Cathédrale Marie-Reine-du-Monde vue d'en haut
Cathédrale Marie-Reine-du-Monde vue d'en haut
Présentation
Culte catholique romain
Type basilique-cathédrale
Début de la construction 1875
Fin des travaux XIXe siècle
Architecte Victor Bourgeau
Alcibiade Leprohon
Joseph Michaud
Protection Lieu historique national du Canada.
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Commune Montréal
Coordonnées 45° 29′ 57″ N 73° 34′ 06″ O / 45.499203, -73.56840745° 29′ 57″ Nord 73° 34′ 06″ Ouest / 45.499203, -73.568407  
La cathédrale Marie-Reine-du-Monde
Vue la nuit

La basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal est le siège de l’archidiocèse de Montréal. C’est la troisième plus grande église du Québec après l’Oratoire Saint-Joseph et la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré. Elle est située au centre-ville de Montréal, dans l’arrondissement Ville-Marie, au 1085, rue de la Cathédrale, à l’angle du boulevard René-Lévesque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mgr Ignace Bourget, le deuxième évêque de Montréal, ordonna la construction d'une nouvelle cathédrale pour remplacer l'ancienne cathédrale Saint-Jacques de Montréal, qui avait été détruite dans le grand incendie de Montréal de 1852.

En 1857, à la faveur d'un séjour à Rome, Mgr Bourget décida de faire de sa future cathédrale une réplique réduite de la basilique Saint-Pierre-de-Rome. L'idée vint de son secrétaire, le chanoine Joseph-Octave Paré. Ce choix scellerait l'attachement et la vénération que Mgr Bourget portait au pape.

À Montréal, ce projet fut accueilli avec enthousiasme, ce qui créa un climat favorable à une campagne de souscription.

Elle fut construite dans l'ouest de la ville d'alors, là où se trouvaient les quartiers cossus, alors que l'ancienne cathédrale était située dans l'est.

Victor Bourgeau, l'architecte initial, estima (avec son collaborateur Alcibiade Leprohon), que la basilique Saint-Pierre était trop difficile à reproduire, même sur une échelle réduite. L'évêque, toujours déterminé à voir son projet se réaliser, envoya alors Fr. Joseph Michaud au Vatican. À ce moment, le Saint-Siège était menacé par les troupes de Victor-Emmanuel II, roi du Piémont, et l'expédition du prêtre vers Rome était une mission secrète. Le but de son voyage était d'étudier secrètement la basilique Saint-Pierre et d'en tracer des plans.

La construction débuta en 1875 et la nouvelle église fut consacrée à saint Jacques en 1894 sous le nom de cathédrale Saint-Jacques, lequel devint également le patron de la paroisse desservie par l'église. À l'époque, c'était la plus grande église du Québec. Benoît XV l'a proclamée basilique mineure en 1919. En 1955, elle fut reconsacrée à Marie, Reine du Monde par le pape Pie XII, à la demande du cardinal Paul-Émile Léger. En 1954, année mariale, le pape avait officialisé ce titre marial dans son encyclique Ad caeli Reginam et institué la fête liturgique de 'Marie, Reine du monde'.

Au sommet de la façade de la basilique Saint-Pierre de Rome, se trouvent des statues des douze apôtres, mais ici, le devant de l'église est embelli par les statues des saints patrons de treize paroisses montréalaises qui ont mis en commun leurs biens religieux. L'intérieur, également copié de la basilique Saint-Pierre, inclut un baldaquin à l'échelle de celui de Bernini. Ces dernières années, l'esplanade et le narthex de la cathédrale ont subi d'importantes réparations.

Devant l'église a été dévoilé le 24 juin 1903 le monument de l'évêque Ignace Bourget, œuvre de Louis-Philippe Hébert.

Elle est accessible par la station de métro Bonaventure, au centre-ville.

En 2000, un événement de vandalisme eut lieu lorsqu'un groupe du collectif autonome féministe brûla des croix devant le bâtiment, lança des objets et placarda des affiches à l'intérieur de l'édifice. Aucune accusation ne fut portée contre les membres du groupe.

Le 14 mai 2006, le gouvernement canadien, par l'entremise de sa ministre de l'Environnement, Rona Ambrose dévoilait une plaque confirmant ainsi sa désignation de lieu historique national du Canada.

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Notes[modifier | modifier le code]