Anaclitique

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L'adjectif anaclitique qualifie une chose ayant un rapport avec une inclinaison en arrière, un dépôt (au sens "action de déposer") ou encore avec un repli sur soi-même[1]. Ce terme a été introduit en psychanalyse par René Spitz[2] dans le sens de s'appuyer sur pour décrire un type de relation d'objet : pour vivre l'enfant a besoin de s'appuyer - au sens strict et métaphorique - sur sa mère. Il est aussi joint au mot dépression pour décrire la souffrance d'enfants séparés précocement de leur mère : c'est parfois ainsi qu'ils développent ce que l'on appelle une dépression anaclitique ou un hospitalisme. Il est utilisé notamment en psychopathologie psychanalytique pour les dépressions infantiles et comme typique des relations d'objet des cas-limites: ceux-ci se reposent sur l'objet de leur amour, dans une nécessaire relation de dépendance qui est toutefois teintée de l'ambivalence amour - haine. C'est Germaine Guex[3] puis Jean Bergeret[4] qui ont développé cette théorie.

Il ne faut pas confondre la relation anaclitique avec la relation fusionnelle du sujet psychotique, où la distinction soi/autre tend à s'effacer.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Etymologie
  2. René Spitz : De la naissance à la parole, Ed.: PUF 1993, (ISBN 2130527124)
  3. Germaine Guex : Le syndrome d'abandon, Ed.: P. U. F., 1973, ASIN B0000DNGTB
  4. Jean Bergeret : La dépression et les états-limites, Payot, 1992, Coll: Science de l'homme, ISBN 2228885975