20e division d'infanterie (France)

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20e division d'infanterie
Insigne de la 20e division d'infanterie
Insigne de la 20e division d'infanterie

Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale

Seconde Guerre mondiale

Batailles 1914 - bataille de Charleroi
1914 - bataille de Guise
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille des Deux Morins)
(Bataille des Marais de Saint-Gond)
1914 - 1re bataille de l’Aisne
1914 - 1re bataille d’Artois
1915 - 2e bataille de Champagne
1916 - bataille de la Somme
1917 - 2e bataille de Verdun
1918 - 3e bataille de l'Aisne
1918 - 4e bataille de Champagne
1918 - 2de bataille de la Marne

La 20e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale.


Chefs de corps[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

5 - 13 août

Transport par V.F. dans la région Attigny, Le Chesne : stationnement et couverture sur la Meuse, vers Sedan.

13 - 24 août

Mouvement, par Vendresse et Rocroi, vers la Sambre, atteinte à l’est de Charleroi.
22 et 23 août, engagée dans la bataille de Charleroi : combats dans la région de Wagnée.

24 août – 6 septembre

Repli, par Chimay et Hirson, sur Guise.
29 août, engagée, vers Audigny dans la bataille de Guise.
À partir du 30 août, continuation du repli, par Sissonne, Épernay et Vertus, sur Sézanne.

6 – 13 septembre

Engagée dans la 1re bataille de la Marne ; du 6 au 10, bataille des Deux Morins et bataille des Marais de Saint-Gond : combats vers Sézanne, le Thoult-Trosnay, Corfélix et Bannay
À partir du 10, poursuite par Bergères-lès-Vertus et Épernay en direction de Sillery.

13 – 18 septembre

Engagée dans la 1re bataille de l’Aisne : combats dans la région du fort de la Pompelle ; le 16 septembre, occupation du fort de la Pompelle ; stabilisation du front.

18 – 25 septembre

Retrait du front ; mouvement vers le nord-ouest de Reims.
Engagée à nouveau, les 19 et 20 septembre (combats aux Cavaliers de Courcy).
Puis retrait du front et mouvement vers la région de Muizon.

25 septembre – 2 octobre

Mouvement vers Verberie.
À partir du 29 septembre, transport par V.F. dans la région d’Amiens, puis mouvement par le nord.

2 – 6 octobre

Engagé dans la 1re bataille d’Artois : combats vers Neuville-Vitasse, Mercatel et Beaurains.

6 octobre 1914 – 26 juillet 1915

Occupation d’un secteur vers Agny et Blangy, étendu à gauche, le 14 novembre, jusque vers la Maison-Blanche :
22 - 31 octobre, attaques allemandes sur Arras.
17 décembre, attaque française sur Saint-Laurent-Blangy.
25 avril 1915, front réduit, à gauche, jusqu’à Saint-Laurent-Blangy.
À partir du 20 mai 1915, mouvement de rocade vers le nord et occupation d’un nouveau secteur vers Ecurie et Roclincourt :
30 mai - 16 juin, violents combats.
6 juillet, front étendu, à gauche, jusqu’au Labyrinthe.

1915[modifier | modifier le code]

26 juillet – 10 août

Retrait du front ; repos vers Amiens.
À partir du 31 juillet, transport par V.F. dans la région de Revigny.

10 août 1915 – 23 juin 1916

Mouvement vers le front et occupation d’un secteur de la Houyette et l’Aisne, réduit à gauche, du 14 au 26 septembre, jusqu’à la route de Binarville.
25 septembre, éléments engagés dans la 2e bataille de Champagne, devant Servon-Melzicourt.

1916[modifier | modifier le code]

23 juin – 12 juillet

Retrait du front vers Sainte-Menehould et à partir du 26 juin, transport par V.F. dans la région de Saint-Omer-en-Chaussée ; repos et instruction au camp de Crèvecœur-le-Grand.

12 – 16 juillet

Mouvement vers Grivesnes ; repos.

16 juillet – 12 novembre

Mouvement vers le front et occupation d’un secteur entre le nord de Maucourt et la voie ferrée d’Amiens à Chaulnes, étendu à droite, le 19 août, jusqu’au sud de Maucourt.
Engagée, à la fin d’août, dans la bataille de la Somme : les 4, 5 et 6 septembre, attaques françaises; prise de Chilly

12 – 30 novembre

Retrait du front et repos vers Maignelay.

30 novembre 1916 – 2 janvier 1917

Mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers le sud de Pressoire et la voie ferrée d’Amiens à Chaulnes.

1917[modifier | modifier le code]

2 janvier – 7 février

Retrait du front et mouvement vers Ailly-sur-Noye, puis, à partir du 10 janvier, vers Crèvecoeur-le-Grand ; instruction au camp.

7 février – 21 mars

Occupation vers Beuvraignes et le sud d’Armancourt, réduit à gauche, le 27 février, jusque vers Popincourt.
À partir du 17 mars, poursuite des troupes allemandes suite à leur repli sur la ligne Hindenburg : prise de Margny-aux-Cerises (17 mars), de Dury (19 mars), de Tugny (20 mars) et d’Happencourt (21 mars).

21 mars – 24 avril

Retrait du front ; mouvement, par Breteuil et Meaux, vers Athis, puis vers le front.

24 avril – 25 mai

Occupation d’un secteur vers le mont Cornillet et la ferme des Marquises : 30 avril, attaque sur le mont Cornillet, puis progression dans le bois de la Grille (bataille des Monts).

25 mai – 15 juin

Retrait du front ; repos à l’ouest de Châlons-sur-Marne.

15 juin – 14 juillet

Transport par camions dans la région de Verdun ; travaux.

14 juillet – 8 août

Occupation d’un secteur vers la côte du Poivre et Louvemont : préparatifs d’offensive.

8 – 29 août

Retrait du front; repos et instruction dans la région de Verdun.
20 août, éléments engagés dans la 2e bataille Offensive de Verdun, vers la côte 344.

29 août – 20 octobre

Occupation d’un secteur vers Samogneux et la côte de Talou : 9 septembre, 2 et 6 octobre, attaques allemandes repoussées.

20 octobre – 6 novembre

Retrait du front ; repos vers Vanault-les-Dames.

6 novembre 1917 – 3 mars 1918

Transport dans la région de Verdun, puis occupation d’un secteur vers les Éparges et Haudiomont.

1918[modifier | modifier le code]

3 mars – 23 mai

Retrait du front, mouvement vers Sommedieue ; travaux.
À partir du 21 mars, occupation d’un secteur vers Bezonvaux et le bois le Chaume, étendu à gauche, le 26 mars, jusque vers Beaumont-en-Verdunois : 17 avril, combat au bois des Caurières.

23 – 27 mai

Retrait du front, mouvement vers Tannois ; repos

27 mai – 27 juin

Transport par V.F. ; au fur et à mesure de leur débarquement, les unités de la D.I. sont engagées dans la 3e bataille de l'Aisne, au nord, puis au sud de Jaulgonne.
Organisation du terrain vers Mézy et Tréloup.

27 juin – 15 juillet

Transport par camions dans la région de Dammartin-en-Goële (repos), puis le 5 juillet, dans la celle d'Orbais-l'Abbaye : travaux de 2e position au sud de Dormans.

15 juillet – 26 août

Mouvement vers le front.
Engagée dans la 4e bataille de Champagne, puis, à partir du 18 juillet, dans la 2e bataille de la Marne : défense du front Saint-Agnan, La Chapelle-Monthodon, Comblizy, Nesle-le-Repons ; contre-attaques sur le plateau de la Bourdonnerie.
À partir du 22 juillet, passage de la Marne et progression au nord.
3 août, franchissement de l’Ardre entre Savigny-sur-Ardres et Courville.
4 août, la Vesle est atteinte.
Puis organisation d’un secteur sur la rive gauche de cette rivière, vers Breuil-sur-Vesle et Magneux.

26 août – 1er novembre

Retrait du front, mouvement vers Igny-le-Jard ; repos.
13 septembre, transport par V.F. à Corcieux ; à partir du 17 septembre, occupation d’un secteur vers la Fave et la Chapelotte.
5 - 16 octobre, retrait du front et repos dans la vallée de la Meurthe.
À partir du 16 octobre, occupation d’un secteur vers la Fave et le Rabodeau.

1er - 11 novembre

Retrait du front et mouvement vers Bruyères ; repos.
À partir du 5 novembre, mouvement par étapes vers Corcieux, Arches et Thaon ; préparatifs d’offensive.

Rattachements[modifier | modifier le code]

Affectation organique : 10e corps d’armée, d’août 1914 à novembre 1918

1re armée :

13 – 17 avril 1917.

2e armée :

29 septembre – 4 octobre 1914
14 octobre – 8 novembre 1914
20 – 30 juillet 1915
15 juin 1917 – 26 mai 1918

3e armée :

31 juillet 1915 – 25 juin 1916
11 janvier – 7 avril 1917

4e armée :

18 avril – 14 juin 1917
28 mai 1918.

5e armée :

2 août – 8 septembre 1914
12 – 28 septembre 1914
20 juillet – 13 septembre 1918

6e armée :

26 juin – 10 juillet 1916
27 mai 1918
29 mai – 28 juin 1918
8 – 16 juillet 1918

7e armée :

14 septembre – 9 novembre 1918

9e armée :

9 – 11 septembre 1914
6 – 7 juillet 1918
17 – 19 juillet 1918

10e armée :

5 – 13 octobre 1914
9 novembre 1914 – 19 juillet 1915
11 juillet 1916 – 10 janvier 1917
8 – 12 avril 1917
29 juin – 5 juillet 1918
10 – 11 novembre 1918

L’entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

En cas d'intervention au Luxembourg, le groupe de reconnaissance de division d'infanterie de la 20e DI, le 31e GRDI, doit entrer dans ce pays en renforcement de la 3e division légère de cavalerie et de la 1re brigade de spahis pour y mener une action retardatrice[1].

Composition[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1940 la 20e DI, sous les ordres du général Corbe, est rattachée au 42e corps d'armée de forteresse qui est intégré à la 3e armée.

A cette date la 20e division d'infanterie se compose de :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Mary, La bataille des trois frontières : mai-juin 1940, Bayeux, Heimdal,‎ 2012, 471 p. (ISBN 978-2-84048-331-1), p. 144.
  • (fr) Ministère des Armées, État-Major de l'Armée de Terre, Service Historique, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Imprimerie « LA RENAISSANCE » — TROYES - Dépôt légal : 4e trimestre 1969 — N° 19.982

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

La 20° DI dans la bataille de l'Aisne (1917)