Attigny (Ardennes)

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Attigny
Canal des Ardennes à Attigny
Canal des Ardennes à Attigny
Blason de Attigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Vouziers
Canton Attigny
Intercommunalité Communauté de communes des Crêtes Préardennaises
Maire
Mandat
Noël Bourgeois
2014-2020
Code postal 08130
Code commune 08025
Démographie
Population
municipale
1 234 hab. (2011)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 42″ N 4° 34′ 42″ E / 49.4783333333, 4.57833333333 ()49° 28′ 42″ Nord 4° 34′ 42″ Est / 49.4783333333, 4.57833333333 ()  
Altitude Min. 77 m – Max. 133 m
Superficie 11,46 km2
Localisation

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Attigny

Attigny est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Haut Moyen Âge, Attigny a une certaine importance, puisqu'elle abrite une résidence royale depuis Clovis II qui y construisit un palais en 647. Elle fut également résidence impériale carolingienne et la présence de Charlemagne y est citée à de nombreuses fêtes de Noël ou de Pâques. Charles II le Chauve résida de nombreuses fois au palais.

Le duc saxon Wittekind, ennemi principal de Charlemagne pendant ses guerres contre les Saxons (772-805), y reçut le baptême en 786 par Charlemagne. Il s'y tint plusieurs conciles, comme le Concile de 765 ou bien encore celui de 822 dans lequel Louis le Débonnaire fit pénitence publique, dite pénitence d’Attigny.

En 880, la bataille d’Attigny oppose une coalition carolingienne à une armée de Boson, roi auto-proclamé de Provence.

Charles le Simple en 916 fait transporter à Attigny des reliques de sainte Walburge et y fonde une chapelle desservie par douze chanoines[1] et son intention est que cette chapelle soit soumise à l’abbaye Saint-Corneille de Compiègne[2].

Les Carolingiens abandonnèrent la résidence avant 931, et le palais disparut après le Xe siècle. Attigny était aussi un domaine royal et le resta lorsqu'il cessa d'être une résidence royale des carolingiens. Il englobait au début du Xe siècle au moins trois mille cinq cents hectares. Les donations de terre faites à l'Église restèrent limitées. Le domaine passa ainsi à peu près intact dans le maigre domaine royal capétien. Il constitua la dot de la fille de Philippe Ier, Constance, lors de son mariage avec le comte de Champagne, Hugues, vers 1093. Il fut démembré par ce prince, en particulier au profit de l'église de Reims, et est à l'origine des seigneuries ecclésiastiques d'Attigny et de Sainte-Vaubourg[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une maladrerie est citée au XIVe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville fut très endommagée par les deux guerres mondiales.

Du 14 mai au 10 juin 1940, le 18e régiment d'infanterie de Pau combat vaillamment à Attigny. Pendant 25 jours consécutifs, il repousse victorieusement les attaques d’un ennemi supérieur en nombre et en moyens. Il quitte sa position sur ordre, ses flancs étant menacés par l'avance allemande.

Ville détruite en 1914 et 1940, Attigny est titulaire de deux Croix de Guerre. Un monument au 18e régiment d'infanterie est inauguré le 20 septembre 1947 près du pont du canal. Une plaque célébrant la réconciliation franco-allemande y est ultérieurement apposée par les Amicales du 18ème R.I. et du 20ème Infanterie Regiment de Ratisbonne. Ce régiment faisait partie des forces allemandes assaillantes à Attigny.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2006 en cours
(au 3 avril 2014)
Noël Bourgeois UMP Conseiller général
Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 234 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
921 1 007 1 046 1 006 1 162 1 258 1 365 1 415 1 416
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 611 1 827 1 873 1 879 1 863 1 886 1 797 1 723 1 682
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 721 995 1 436 1 453 1 450 1 210 1 425 1 525 1 536
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
1 445 1 265 1 216 1 200 1 181 1 184 1 226 1 234 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d’Attigny

Les armes d’Attigny se blasonnent ainsi :

d’or à l’aigle bicéphale de sable, becquée, lampassée et membrée de gueules[9].

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Photo Croix de guerre recto.jpg
Croix de guerre 1914-1918 : 4 septembre 1920

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://books.google.fr/books?id=izE-AAAAcAAJ&pg=PA257 Abbé Louis Archon, Histoire de la Chapelle des rois de France, tome I, p. 257
  2. Histoire de Compiègne, Edition des Beffrois, 1988, p.44.
  3. Barbier 1982
  4. « Noël Bourgeois sera le maire de « tous les habitants » : Noël Bourgeois a remporté les élections à Attigny dès le premier tour face à Georges De Kocker avec un score de 73,50 %. », La Semaine des Ardennes, no 238,‎ 3 avril 2014, p. 25 (ISSN 0753-3454)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Notice no PA00078335 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00078334 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Banque du Blason