Le Chesne (Ardennes)

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Le Chesne
Mairie, église et la poste
Mairie, église et la poste
Blason de Le Chesne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Vouziers
Canton Chesne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise
Maire
Mandat
Benoît Singlit
2014-2020
Code postal 08390
Code commune 08116
Démographie
Population
municipale
968 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 52″ N 4° 45′ 54″ E / 49.5144, 4.76549° 30′ 52″ Nord 4° 45′ 54″ Est / 49.5144, 4.765  
Altitude Min. 143 m – Max. 227 m
Superficie 23,87 km2
Localisation

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Le Chesne

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Le Chesne

Le Chesne, appelé Le Chesne-Pouilleux durant l'Ancien Régime, Le Chesne-la-Réunion durant la Convention, puis Le Chêne-Populeux durant le XIXe siècle, est une commune française, qui est aussi un chef-lieu de canton des Ardennes, situé dans l'arrondissement de Vouziers. Son nom administratif est Le Chesne-Populeux. Ses habitants sont les Chesnois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Chesne
Louvergny Sauville Sauville
Montgon et Voncq du Chesne Tannay
Les Alleux Belleville-et-Châtillon-sur-Bar Belleville-et-Chatillon-sur-Bar
Le Chesne & ses environs, vers 1885

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Le Chesne est issu du gaulois cassanos, signifiant chêne[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Période antique[modifier | modifier le code]

Une voie romaine reliait Reims et Trèves. Il semble que Le Chesne y fut, à l'origine, une localité commerciale. Les traces de la voie romaine sont: l'emplacement actuel de la rue Notre-Dame et un profil du remblai et de l'assise de chaussée de cette voie, au lieu-dit le Chemin de Reims.

On trouve aussi, les traces d'un village agricole du IIIe siècle vers le lieu-dit les Fourches, et d'un diverticulum entre la voie romaine et ce village.

Moyen Âge et Époque moderne[modifier | modifier le code]

Il semble que le Chesne n'eut jamais de privilège, ni de ville franche, ni de commune, sous l'Ancien Régime. Les abbés de Saint-Remi de Reims y étaient seigneurs et maîtres.

Une légende mêle les habitants du Chesne aux origines du sacre des rois de France à Reims. Lors d'une guerre contre les Anglais, on y aurait retrouvé la Sainte Ampoule. Les bourgeois de la ville avaient ainsi le privilège d'être présents au sacre. C'est aussi pourquoi le blason actuel de la commune reproduit une colombe venue du ciel et portant l'ampoule.

On relève ainsi que par lettres patentes accordées par Henri III de France en 1575, le roi concède le 8e poinçon de vin et autres breuvages qui se vendent au Chesne, en considération du recouvrement de la Sainte Ampoule.

Durant le Moyen Âge, le Chesne est une étape dans le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce qui permet le développement commercial et religieux de la ville par la construction d'une église, et éveille l'intérêt des abbés de Saint-Remi pour la ville.

La ville est ravagée lors de la guerre de Cent Ans.

Depuis 1789[modifier | modifier le code]

En septembre 1792, l'armée des Ardennes, conduite par Dumouriez, repousse les armées prussiennes, menées par Brunswick barrant les passages des défilés de l'Argonne (celui du Chesne est le plus septentrional), provoquant la bataille de Valmy (et la proclamation de la première République).

Le canal des Ardennes, achevé en 1835, traverse le Chesne. Il est en partie alimenté par le lac de Bairon, situé sur le territoire de la commune.

Émile Zola, dans le roman La Débâcle, y fait passer une nuit à Napoléon III, peu avant la défaite de Sedan, vers le 28 août 1870.

Vers 1897 est ouverte une ligne de chemin de fer métrique reliant Raucourt à Vouziers. Il n'en reste qu'une gare.

La commune est occupée durant toute la durée du conflit de la Première Guerre mondiale par les troupes allemandes. En novembre 1918, les troupes allemandes en retraite emmènent toute la population, qui se retrouve le 11 novembre à Liège.

La ville fut détruite au cours des bombardements de mai 1940, lors de la percée de l'armée allemande à Sedan. L'ensemble des bâtisses du centre ville date de la reconstruction de la ville, qui dura environ 10 ans à partir de 1947. L'unité architecturale est frappante, et, dans le style de cette époque, la mairie et l'école sont assez réussies

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
inconnue   Alain Groud    
inconnue   Pierre Reblé   Conseiller général
inconnue   Jacques Touzelet   Conseiller général
mars 2001 mars 2014 Gérard Deglaire[3]    
mars 2014 en cours Benoît Singlit    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 968 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
798 1 154 1 167 1 131 1 308 1 500 1 578 1 599 1 553
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 548 1 512 1 608 1 557 1 541 1 538 1 543 1 526 1 362
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 346 1 273 1 258 1 116 1 035 726 1 057 1 078 1 132
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 - -
1 047 1 041 974 939 971 981 968 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution de la population (en nombre et en % ) entre 1990 et 1999
Évolution de la population Le Chesne Ardennes Moyenne Nationale!
Population (1999) 939 290 124 58 518 395
Population (1990) 974 296 357 56 615 155
Variation de population 1990 - 1999 - 35 - 6 233 +1 903 240
Solde naturel 1990 - 1999 + 9 + 8 373 +0,36 % par an
Solde migratoire 1990 - 1999 - 44 - 14 600 +0,01 % par an
Taux annuel moyen de variation de la population 1990 - 1999 - 0,4 % - 0,17 % +0,37 %
Répartition par sexe – (en 1999)
Structure de la population Le Chesne Ardennes Moyenne Nationale
Hommes 49,6 % 49,23 % 48,6 %
Femmes 50,4 % 50,77 % 51,4 %
Répartition par âge - (en 1999)
Pyramide des âges Le Chesne Ardennes Moyenne Nationale
Plus de 75 ans 11,3 % 7,1 % 7,7 %
60 - 74 ans 17,1 % 14,25 % 13,6 %
40 - 59 ans 23,3 % 25,39 % 26 %
20 - 39 ans 21,4 % 26,81 % 28,1 %
0 - 19 ans 26,8 % 26,43 % 24,6 %
Population par taille de ménage (en 1999)
Ménages Le Chesne Ardennes Moyenne Nationale
Nombre total de ménages 385 113 320 23 810 161
Ménages de 1 personne 30,4 % 26,86 % 31 %
Ménages de 2 personnes 31,4 % 31,73 % 31,1 %
Ménages de 3 personnes 16,1 % 16,92 % 16,2 %
Ménages de 4 personnes 11,9 % 14,5 % 13,8 %
Ménages de 5 personnes 8,1 % 6,91 % 5,5 %
Ménages de 6 personnes ou plus 2,1 % 3,06 % 2,4 %

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Chesne compte :

  • une école maternelle et une école primaire, en regroupement scolaire avec les communes voisines.
  • un collège, en regroupement scolaire avec le collège de Vouziers, (qui menace de fermer).

Économie[modifier | modifier le code]

Le Chesne: église Saint-Jacques et canal des Ardennes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jacques, édifice des XIVe, XVe, XVIe et XVIIIe siècles, classée monument historique par arrêté du 23 juin 1922[6], restaurée après la Seconde Guerre mondiale.
  • La croix de pierre, une croix de carrefour ou monjoie du XIVe ou du XVe siècle, classée monument historique par arrêté du 23 juin 1922[7].
  • Le lavoir de la Barbonne, du XIXe siècle, simplement construit. Le ruisseau qui l'alimente prend sa source à quelques mètres puis disparaît dans son lit (sous-sol de calcaire karstique).
  • Un cimetière ainsi qu'une mairie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis de Monfrabeuf (1724-1792) militaire, puis écrivain, y est mort, à ferme de La Motte-Guéry.
  • Général de Mecquenem (1808-1875), général de brigade d´artillerie français, né au Chesne.
  • Général Simon Marie de Wacquant[8], né au Chesne le 30 floréal An VI (19 mai 1798), mort en service le 24 septembre 1857 à Poitiers.
  • Lucien Hubert, né le 27 août 1868 au Chesne[9], décédé le 18 mai 1938 à Charleville, député des Ardennes du 11 avril 1897 au 19 janvier 1912, puis sénateur des Ardennes jusqu'à sa mort.
  • Jules Courtehoux[10], né le 18 mars 1879 au Chesne, décédé le 4 juin 1957 à Tannay, député républicain-socialiste des Ardennes du 11 mai 1924 au 31 mai 1942.
  • Albert Callay (1822-1896), pharmacien à Le Chesne & botaniste, rédacteur du Catalogue raisonné et descriptif des plantes vasculaires du département des Ardennes (Charleville, éd. E. Jolly, 1900, 455 p.)
  • Philippe Christophe de Lamotte-Guéry (1769-1848), gendre de Louis de Monfrabeuf, fut le 1er baron du domaine de La Motte-Guéry.
  • Hubert Fontaine, journaliste célèbre sous le pseudonyme de « Hubert le Jardinier », y est né en 1956.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Chesne

Les armes de Le Chesne se blasonnent ainsi :

d’azur au chêne d’or posée sur un tertre du même, surmonté d’une colombe d’argent mouvant du canton dextre du chef d’une nuée aussi d’or et tenant en son bec la sainte ampoule de gueules[11].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henriette Walter, l'aventure des mots français venus d'ailleurs, page 44
  2. (fr) « Les maires de Chesne (Le) », sur www.francegenweb.org (consulté le 18 juin 2010)
  3. (fr) Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. « Notice no PA00078425 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00078424 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. (fr) « Général Simon Marie de WACQUANT », sur www.stehelene.org (consulté le 18 juin 2010)
  9. (fr) « Lucien Hubert (1868 - 1938) », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 18 juin 2010)
  10. (fr) « Jules, François, Joseph, Marie Courtehoux (1879 - 1957) », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 18 juin 2010)
  11. (fr) « Banque du Blason », sur www.labanquedublason.com.