Thérapie rationnelle-émotive

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La thérapie rationnelle-émotive est une pratique psychothérapeutique empirique et directive, à fondements philosophiques, qui vise à soulager les individus souffrant de difficultés psycho-logiques (émotion et comportement). C'est une des principales formes de psychothérapie cognitivo-comportementale. Elle a été développée par Albert Ellis à partir de 1956 sous le nom de « rational therapy »[1]. En 1959 cette méthode prit le nom de « rational emotive therapy » et en 1992 celui de « Rational Emotive Behavior Therapy » (REBT).

Le psychologue québécois Lucien Auger s'est efforcé de faire connaître la thérapie rationnelle-émotive au monde francophone depuis 1972 à travers nombre de publications qui touchent différents aspects de l'existence humaine[2]. Co-fondateur et Directeur du Centre Interdisciplinaire de Montréal, sa succession à titre de Directeur du CIM est maintenant assurée par M. Pierre Bovo, thérapeute, formateur et auteur d'orientation Émotivo-Rationnelle.

Description[modifier | modifier le code]

La thérapie rationnelle-émotive est un visuel explicatif de la principale cause des émotions adapté de l’ABC d'Éllis. Un schéma qui se veut simple et concret. L’expérience a démontré que cet outil permet une compréhension plus aisée de ce concept. Il existe un tableau schématique appelé OIECC pour Occasion, Pensée, Émotion, Comportement. Schéma créé par Estelle et Diane Borgia. En 2010 le schéma a été bonifié par Estelle Borgia pour devenir OIERC. O pour occasion, I pour Interprétation, É pour émotions, R pour réactions physiologiques et comportementales, et le C pour conséquences[réf. nécessaire].

Ce type de thérapie se concentre :

  1. sur la réduction des émotions désagréables incluant anxiété, colère, jalousie, honte, dévalorisation, découragement, tristesse, désespoir, culpabilité. etc ;
  2. sur la réduction des comportements néfastes incluant agressivité, isolement, repli sur soi, violence physique et verbale, autopunition, mauvaise alimentation, mensonge et manipulation, hypersensibilité, pessimisme, exigences envers soi et les autres, perfectionnisme démesuré, consommation d’alcool ou de drogue, procrastination etc. ;
  3. sur la réduction du stress et autres malaises physiques incluant nervosité, maux de dos, eczéma, indigestion, migraines, tensions nerveuses, engourdissements, étourdissements palpitations, insomnie, vertiges, diarrhée etc. ;
  4. sur la réduction des pensées obsédantes incluant :
    • idées d'un besoin d’approbation, d’amour, de reconnaissance, besoin de réaliser des performances, de se prouver, de réussir, besoin de se faire valoir, de bien paraître, de posséder des biens, idées de se venger, de mourir ou de tuer, obsédé par la peur du jugement ou de l’opinion des autres, du ridicule, d’avoir l’air fou, de faire rire de soi de mourir ou de souffrir,
    • peurs excessives des insectes, des animaux ou des microbes des foules, des gens, de parler en public, d’être trahi, de se tromper, d'être abandonné, rejeté, exploité, manipulé, d’échouer, de perdre quelque chose, etc.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ellis, A. (1957), « Rational psychotherapy and individual psychology », Journal of Individual Psychology, 13, 38-44.
  2. « Lucien Auger Ph.D. » (consulté le 14 novembre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]