Viktor Frankl

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Viktor Frankl
Viktor Frankl2.jpg
Viktor Frankl en 1965.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
Vienne (Autriche)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Ancien cimetière juif de Vienne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Viktor Emil FranklVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Gabriel LionVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Tilly Grosser (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Influencé par
Lieux de détention
Distinctions
Œuvres principales
Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie, The Unconscious God (d), The Doctor and the Soul (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Grave of Viktor Frankl 02.jpg
Vue de la sépulture.

Viktor Emil Frankl, né le à Vienne et mort le à Vienne, est un professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie. Il est le créateur d'une nouvelle thérapie, qu'il baptise logothérapie (à ne pas confondre avec la logicothérapie, fondée par Romain Iborra), qui prend en compte le besoin de « sens » et la dimension spirituelle de la personne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès l’âge de quinze ans, il correspond avec Sigmund Freud. En 1921, il donne sa première conférence sur le thème : « À propos du sens de la vie » et devient membre actif des jeunes travailleurs socialistes.

En 1925, étudiant en médecine, il rencontre personnellement Freud tout en se rapprochant du cercle d’influence d’Alfred Adler. L’année suivante, il est exclu de l’association de psychologie individuelle en raison de ses divergences avec Adler.

De 1933 à 1936, il dirige le « pavillon des femmes suicidaires » de l’hôpital psychiatrique de Vienne.

Quand les nazis prennent le pouvoir en Autriche, il sabote les ordres reçus, au risque de sa vie, afin de ne pas euthanasier les malades mentaux.

En 1942, sa famille et lui-même sont déportés dans le camp de concentration de Theresienstadt. Puis, le il est envoyé à Auschwitz. Il observe avec étonnement que les plus robustes, qui étaient le plus dans l’action, étaient les premiers à mourir tandis que ceux qui paraissaient les plus faibles résistaient beaucoup plus longtemps : « Face à l'absurde, les plus fragiles avaient développé une vie intérieure qui leur laissait une place pour garder l'espoir et questionner le sens. »[1]. Ses parents y ont trouvé la mort, alors que son épouse est morte au camp de Bergen-Belsen. Il ne l'apprendra qu'après sa libération, survenue le . C'est la vie dans les conditions inhumaines des camps de concentration qui l'a poussé vers sa théorie du sens de la vie (la logothérapie).

Pendant 25 ans, il sera le directeur de la polyclinique neurologique de Vienne.

En 1948, il obtient son doctorat de philosophie sur le sujet : « Le Dieu inconscient ». En 1955, il devient professeur à l’université de Vienne. En 1970, à San Diego en Californie, le premier institut de logothérapie au monde est fondé. On trouve aujourd’hui des centres et des associations de logothérapie dans trente pays. Ses livres sont traduits dans 32 langues.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dossier « La maladie a-t-elle un sens ? : De la culpabilité à la responsabilité », Enquêtes de santé, août-septembre 2010, numéro 2, page 23.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Dieu inconscient, réédité dans la version revue et augmentée, traduction de G. Ferracci, révision scientifique et notes de Georges-Elia Sarfati, Paris, InterEditions, 2012
  • Ce qui ne figure pas dans mes livres, traduction, notes et postface de Georges-Elia Sarfati, Paris, InterEditions, 2014.
  • Le sens de ma vie. Autobiographie, trad.fr., notes et Postface par Georges-Elia Sarfati, Paris, Dunod, col. «Echo», 2019 (réédition en format de poche de Ce qui ne figure pas dans mes livres, 2014)
  • Le thérapeute et le soin de l’âme. Introduction à l’analyse existentielle et à la logothérapie, trad.fr., introduction et notes par Georges-Elia Sarfati, Paris, InterEditions, 2019.

Article[modifier | modifier le code]

  • Rolf Kühn, « La pensée de Victor Frankl et notre temps », Le Portique, no 18 « Heidegger. La pensée à l'heure de la mondialisation »,‎ (lire en ligne)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]