John Broadus Watson

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John Broadus Watson
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Biographie
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New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
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James Rowland Angell (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

John Broadus Watson (1878-1958) est un psychologue américain, fondateur du béhaviorisme. Voulant faire de la psychologie une science objective, il défend l'idée que celle-ci doit se cantonner à l'étude rigoureuse des comportements (behavior en anglais américain) observables tels qu'ils se produisent en réponse à un stimulus défini en excluant tout recours à l'introspection. Watson accorde ainsi une place centrale aux phénomènes d'apprentissage et notamment d'association stimulus-réponse, dans le droit fil des travaux de Pavlov. Convaincu par l'intérêt de l'approche behavioriste pour les applications de la psychologie, Watson porte ses recherches sur l'étude du comportement animal, la publicité et l'éducation des enfants, notamment à travers l'expérience très controversée dite « du petit Albert » (du nom donné à l'enfant sur lequel il testa les théories béhavioristes).

Influence de Thorndike[modifier | modifier le code]

John B. Watson fut également très intéressé par les travaux de Edward Thorndike, notamment les deux lois de l’apprentissage par essai-erreur : la loi de l’exercice, et la loi de l’effet. La loi de l’exercice suppose que le comportement devient de plus en plus automatique si la réponse est stable. La loi de l’effet suppose que si l’effet du comportement apporte du plaisir, celui-ci sera renforcé. Watson ne gardait que l'aspect technique, et a supprimé tout aspect humanisant ou émotionnel, tel que « le chat ressent du plaisir à faire ceci ». Rejeter l'aspect humanisant a son importance, puisque le courant comportementaliste (béhaviorisme) qu'il aura lancé suppose que tous les comportements peuvent être expliqués sans impliquer la conscience. Il disait par ailleurs de la pensée, dans son célèbre livre La psychologie telle qu'un behavioriste la voit, qu'elle n'est « qu’un langage silencieux, et ce langage silencieux n’est qu’un mouvement des langues et de la corde vocale ».

L'expérience du petit Albert[modifier | modifier le code]

L'expérience du petit Albert.

Son expérience la plus célèbre et la plus controversée fut l'expérience dite « du petit Albert » qu'il mit au point avec son assistante Rosalie Rayner (laquelle deviendra sa femme). L'expérience avait pour but de conditionner un bébé de sorte qu'il ait peur d'un rat blanc, qu'il ne craignait pas du tout au préalable. Pour ce faire, il a repris la théorie du conditionnement simple de Ivan Pavlov, issue d'études sur les animaux. La méthode était la suivante : Watson présente le rat au petit Albert, et à chaque fois qu'il le touche, l'expert produit un son violent qui effraie l'enfant en frappant une barre métallique avec un marteau. Au bout de quelques répétitions, le petit Albert finit par manifester de la peur en voyant le rat. Il a associé le rat au bruit effrayant. Les expérimentateurs ont constaté également que le conditionnement s'était généralisé à d'autres objets ou animaux (lapin, chien…). Albert avait développé une peur de ce qui se rapprochait du rat (fourrure, autre animal…). Watson a ainsi pu prouver que le conditionnement simple, qui n'était observé que chez les animaux, pouvait également s'appliquer aux humains. Watson n'a pas pu tenter de déconditionner le petit Albert comme il en avait l'intention, car l'enfant fut retiré par sa mère avant la fin de l'expérience.

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