Ronald Laing

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Ronald Laing
Portrait de Ronald Laing

Ronald Laing

Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à GlasgowVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à Saint-TropezVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) Royaume-UniVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université de GlasgowVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession(s) Médecin militaire (d), psychiatre, médecin, auteur de non-fiction (d), militaire (en) et psychologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Ronald David Laing (7 octobre 1927, Ecosse– 23 août 1989, France) fait partie du mouvement antipsychiatrique au Royaume-Uni avec David Cooper et Aaron Esterson. Il écrit entre autres, avec Esterson, L'Équilibre mental, la folie et la famille. Il condamne la pratique de la psychiatrie sous ses formes institutionnelles et médicales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ronald David Laing est né à Govanhill, Glasgow (Écosse) en 1927, fils d'un ingénieur. A l'école il se fait remarqué pour son talent musical - ultérieurement il est devenu un associé du Royal College of Music - Malgré son intérêt en matière de littérature et de philosophie, il choisit de faire des études de médecine à l'université de Glasgow. Pendant ses études, il s'intéresse particulièrement à la psychanalyse et entretient une correspondance avec Karl Jaspers. Lorsque la guerre de Corée éclate, en 1951, Ronald Laing est réquisitionné par l'armée. Il quitte l'armée en 1953 pour le Gartnavel Royal Hospital à Glasgow. Il quitte Glasgow, et part se former à Londres de 1956 à 1964 à la Tavistock Clinic et à l’Institut de Psychanalyse. En 1965, il fonde avec David Cooper et Aaron Esterson la Philadelphia Association, la Arbours Association et la New School of Psychotherapy and Counselling. Il a écrit une quantité d'ouvrages sur des thèmes psychanalytiques et philosophiques. Il est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Sa vie privée fut mouvementée. Il souffre de dépression nerveuse et d'alcoolisme. Il eut 10 enfants avec quatre femmes. Il meurt d'une crise cardiaque pendant un jeu de tennis à Saint-Tropez en 1989.

Ronald Laing et l’antipsychiatrie[modifier | modifier le code]

Très souvent classé dans les dissidents de la psychiatrie, Ronald Laing a été considéré comme le pape de l'antipsychiatrie. Même si ce sobriquet lui a été attribué par son ami David Cooper, Ronald Laing a toujours été gêné par cette appellation; il cherchait une autre façon de concevoir la maladie mentale. Il la voyait plutôt comme une réaction à l'environnement et la psychiatrie traditionnelle comme s'adressant aux symptômes intra-personnels et interpersonnels par des mesures biologiques. La fondation et l'approche de la Philadelphia Association à Kingsley Hall avait pour but de créer un lieu d’accueil pour des patients dits schizophrènes et les accompagner par une sorte de psychanalyse pratique et engagée. Mary Barnes, une des patientes de l'époque, a décrit son expérience dans son ouvrage, Un voyage à travers la folie.

L’influence de l’existentialisme[modifier | modifier le code]

Ronald D. Laing a été influencé par Karl Marx, Maurice Merleau-Ponty et surtout par la pensée sartrienne. Sartre a d'ailleurs écrit la préface du livre Raison et violence rédigé par Laing en collaboration avec David Cooper.

Que reste-t-il de son œuvre ?[modifier | modifier le code]

Ronald D. Laing a remis en cause une part de ses travaux dans son livre Sagesse, déraison et folie, écrit autobiographique publié en 1985. Et La politique de la famille a influencé L'Anti-Œdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari en disant : « Je voudrais donner ici une idée du nœud dans lequel se trouvait bloqué un jeune homme de vingt-trois ans lorsque je l'ai vu pour la première fois. Je le présente comme un exemple de l'intériorisation d’une situation familiale impliquant plusieurs générations et conduisant encore à un diagnostic de schizophrénie. Bien entendu, je simplifierai énormément les choses. Ce jeune homme se fait de lui-même l'idée suivante: Côté droit, masculin; côté gauche, féminin. Le côté gauche est plus jeune que le côté droit. Les deux côtés ne se rejoignent pas. Détails fournis par la psychanalyse et d'autres sources : Sa mère lui a dit qu'il ressemblait à son père, son père lui a dit qu'il ressemblait à sa mère. Conséquemment, d'une part (ou, comme il disait, par son côté droit) il était homosexuel passif et d'autre part (son côté gauche) une lesbienne mâle. »[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Moi Divisé (1960)
  • Raison et violence (1960), écrit en collaboration avec David Cooper
  • Soi et les Autres (1961)
  • La Politique de l’expérience et l'oiseau de paradis (1967)
  • Nœuds (1969)
  • La Politique de la famille (1971)
  • L'équilibre mental, la folie et la famille (1971) écrit en collaboration avec A. Esterson
  • Les Faits de la vie : essai sur les émotions, les faits et les fantasmes (1977)
  • Est-ce que tu m’aimes ? (1978)
  • Conversations avec mes enfants (1978)
  • Rencontres avec Laing, par Richard Evans (1979)
  • Sonnets (1980)
  • Sagesse, déraison et folie : la fabrication d'un psychiatre (1985)
  • La Voix de l’expérience (1986)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La politique de la famille, Paris, éd. Stock, pp. 68-74