Yves Winkin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Yves Winkin
Description de l'image Yves Winkin.jpg.

Naissance (70 ans)
Verviers (Belgique)
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Domaines Sciences de l'information et de la communication
Institutions Conservatoire national des arts et métiers
Institut français de l'Education ex-INRP
École normale supérieure de Lyon
École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (Lyon LSH)
Diplôme Université de Liège, Université de Pennsylvanie; Distinction: Doctorat Honoris Causa, Université du Québec, proposé par l'Université du Québec à Trois-Rivières

Yves Winkin est un universitaire belge. Il a contribué à introduire dans le monde francophone plusieurs courants d’idées des sciences humaines et sociales américaines qu’il a intégrés dans une « anthropologie de la communication » fondée sur une démarche ethnographique[1]. Professeur à l’Université de Liège, puis à l’École normale supérieure de Lyon et enfin au Conservatoire national des arts et métiers de Paris. Il a été directeur délégué à la culture scientifique et technique, directeur du musée des Arts et Métiers de janvier 2015 à janvier 2019. Il a reçu un doctorat honoris causa de l’Université du Québec à Trois-Rivières en 2022[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Yves Winkin a reçu une formation en philosophie (1972-1974) et en sciences de l’Information et de la Communication (1974-1976)[2]. Il a ensuite obtenu un Master of Arts in Communication à l’Annenberg School for Communication de l’Université de Pennsylvanie (1979)[3]. En février 1982, il a reçu le premier doctorat en Information et Arts de Diffusion de l’Université de Liège pour une thèse intitulée : La communication : de l’interaction à l’institution. Approche ethnographique d’une Maison internationale d’étudiants aux États-Unis.[2]

Carrière[modifier | modifier le code]

« Aspirant » (1976-1980), « chargé de recherches » (1980-1984), puis « chercheur permanent » (1984-1992) au Fonds National de la Recherche scientifique belge, il a ensuite occupé un poste de « chargé de cours » avant de devenir professeur à l’Université de Liège[4] où il a enseigné l’anthropologie de la communication, les relations interculturelles, la sociologie de la culture (1992-1999). Il a rejoint l’École normale supérieure de Lyon[2] en 1999 et le Conservatoire national des arts et métiers en 2014[5]. Entre 2008 et 2018, il a été professeur extraordinaire à l’Université de Liège avant devenir émérite[6].

Il a créé et dirigé l’unité de relations publiques du CHU de Liège (1985-1990) puis le « Laboratoire d’anthropologie de la communication » de l’Université de Liège (1991-1999)[7]. Il a créé et dirigé La Lettre du FNRS, la revue du Fonds national belge de la recherche scientifique (1995-1999)[2]. Il a enfin participé à la création du « Centre d’étude du livre contemporain » (CELIC) toujours à l’Université de Liège[8].

De 2006 à 2010, il a été directeur adjoint de l’École normale supérieure de Lyon chargé de la recherche et des relations internationales.[9] De janvier 2011 à septembre 2012, il a été directeur de l’Institut français de l’Éducation[10],[11], une composante de l’École Normale Supérieur de Lyon issue de l’Institut national de recherche pédagogique. À l’École Normale Supérieur de Lyon, il a créé une Équipe d’accueil, « Communication, Culture et Société »[12]. En sa qualité de « Zijiang Research Professor » à l’Université normale de la Chine de l’Est, il a créé en 2009 un laboratoire franco-chinois, le « Center for the Study of Urban Dynamics »[2].

Il a enseigné sur invitation dans différentes universités étrangères : à l’Université du Wisconsin-Parkside, à l’automne 1983 comme « Fulbright Scholar in Residence »[13] ; à l’Université du Québec à Montréal, en janvier 1984[14] ; à l’EHESS en avril 1984, octobre 1986, mai 1992 et octobre 1998 comme directeur d’études associé (invité par Pierre Bourdieu) [15],[16]; à l’Université de Californie à Berkeley, au printemps 1987, comme « Visiting Associate Professor » [14]; à l’Université Massey en Nouvelle-Zélande durant l’été 1989 [14]; à l’Université de Genève, de 1992 à 2006, comme professeur suppléant ; à l’Université fédérale de Rio de Janeiro, en avril-mai 1995 ; à l’Université de Pennsylvanie, durant l’année 1997-98 [14]; à l’Université fédérale de Campinas, en août et septembre 1998 [14]; au Colegio de Michoacán (Mexique), en mars 2006[14]. Dans le cadre d’accords entre institutions, il a donné des cours réguliers à l’Université de la Réunion, à l’Université d’Ouagadougou et à l’Université normale de la Chine de l’Est[14]. Durant le semestre d’automne 2012, il était Harron Chair en Communication à l’Université Villanova[17] ; durant le semestre de printemps 2013, il était professeur invité à l’Université chinoise de Hong Kong[18]. "Ses nombreux ouvrages sur la communication ont été traduits dans plusieurs langues et l’ont amené à travailler aux quatre coins de la planète."[1]

Sujets de recherche[modifier | modifier le code]

L'anthropologie de la communication[modifier | modifier le code]

Yves Winkin est d'abord connu pour sa contribution aux théories de la communication[19] et pour son élaboration d'une anthropologie de la communication[20].  Dans La Nouvelle Communication, il propose une métaphore éclairante sur ces types de communication, dans le contraste entre l’ancienne communication « télégraphique » de la transmission des signaux entre émetteur et récepteur et la nouvelle communication « orchestrale ». L’ancienne communication, dite télégraphique, est celle qui suit le « paradigme de Laswell » : « qui dit quoi, par quel canal, à qui et avec quel effet ? » La « nouvelle communication », dite orchestrale, est celle où tous sont immergés dans la communication et chacun jouant sa partition, comme membre d’un orchestre, dans une symphonie du même ton ou dans un concerto de la lutte d’un instrument contre tous les instruments de l’orchestre. À la lumière de cette métaphore, la communication non-verbale (CNV) et la communication verbale jouent la partition des instruments à corde et des instruments à vent, les uns surlignant les autres et réciproquement, comme les gestes par rapport aux paroles dans une conversation.

Erving Goffman[modifier | modifier le code]

Yves Winkin se consacre depuis le début des années 1980 à reconstituer la trajectoire intellectuelle et sociale du sociologue américain Erving Goffman[21]. Il a séjourné dans tous les lieux qui ont compté dans la vie de Goffman, de sa ville natale aux campus des universités de Chicago, Berkeley et Pennsylvania. Il s’est rendu sur deux de ses trois grands terrains : l’île de Unst et l’hôpital St.Elizabeths à Washington ( les casinos de Las Vegas et de Reno où Goffman a réalisé son troisième grand terrain se sont avérés impossibles à identifier). Il s’est entretenu en tête à tête avec une centaine d’amis, de collègues, de connaissances de Goffman. Il en a résulté un livre en 1988 (Les Moments et leurs hommes), un livre avec Wendy Leeds-Hurwitz en 2013 (Erving Goffman: A Critical Introduction to Media and Communication Theory), ainsi que de nombreux articles. En 2022, pour célébrer le centenaire de la naissance de Goffman et le quarantenaire de sa mort, il publie D'Erving à Goffman. Une œuvre performée ?[22] Ses travaux sur Goffman sont très utilisés en Europe[23], aux États-Unis[24] et en Amérique latine[25].

L'enchantement[modifier | modifier le code]

Depuis le milieu des années 1990, Yves Winkin travaille à construire une « anthropologie de l’enchantement », tant sur le plan théorique que sur le plan empirique. Par enchantement, il entend l’emboîtement d’un dispositif et d’une disposition résultant en une « suspension volontaire de l’incrédulité », selon la formule du poète anglais William Coleridge (1817). Le « dispositif », c’est tout lieu qui accueille des participants qui viennent avec une certaine « disposition ». L’exemple le plus frappant, c’est encore Disney Land. D’un côté une énorme machinerie, gérée par des « ingénieurs de l’enchantement » ; de l’autre, des visiteurs, qui sont prêts à se laisser immerger, tout en se disant : « je sais bien, mais quand même », qui est une formulation de la dénégation proposée par le psychanalyste français Octave Mannoni[26]. Dans une sorte de collusion, les uns aident les autres à y croire, le temps de serrer la main à Mickey, de remonter du fond de la mine en hurlant—de vivre un moment hors du temps et de l’espace. Cette approche de l’enchantement s’est révélée opératoire dans des domaines aussi différents que les interactions avec les dauphins[27], la marche urbaine[28], le tourisme[29],[30] ou encore l’apprentissage de l’informatique par les enfants[31]. Un colloque a été organisé au Centre culturel international de Cerisy-la-salle en juillet 2021 pour comparer les terrains, les méthodes et les variations autour du concept[32].

La marche urbaine[modifier | modifier le code]

Le plus souvent en collaboration avec Sonia Lavadinho, Yves Winkin a proposé une série de textes programmatiques sur l’avenir de la marche urbaine dans des revues comme Urbanisme[33], des actes de colloque[34] ou dans un livre à destination des agences d’urbanisme[35]. Combinant ses intérêts pour les terrains urbains, ses recherches sur Goffman et ses élaborations de la notion d’enchantement, il a tenté d’offrir à des professionnels de la ville une vision à court et moyen termes de la marche comme mode de déplacement. Nombre des propositions énoncées par Lavadinho et Winkin dans les années 2010 sont aujourd’hui reprises dans des forums publics comme les Assises de la marche[36].

Les musées[modifier | modifier le code]

Dans Réinventer les musées ? paru en 2020 chez MkF éditions, Yves Winkin nous rappelle qu'en apparence tout va bien : il n’y a jamais eu autant de musées en France et jamais autant de monde dans les musées. Mais le succès de quelques grands musées ne cachent-ils une réalité plus complexe ? En France, une grande hétérogénéité de petits musées sont uniquement fréquentés par des groupes scolaires ou du troisième âge, des musées sans moyens dont l'animation ne repose que sur leurs collections. En repartant des résultats de la mission du Ministère de la Culture « Musées du XXIe siècle » qui offrait de multiples pistes d’action, Yves Winkin propose au lecteur de prolonger cette réflexion en l'enrichissant de son  expérience d’anthropologue de la communication et de directeur de musée[37],[38],[39]. Il participe notamment à remettre en lumière le modèle prometteur des écomusées[40].

Activités éditoriales[modifier | modifier le code]

À la suite de ses recherches historiques et sociologiques sur l’édition belge d’expression française, il a créé et dirigé des collections chez De Boeck (« L’Homme/l’Etranger »)[41], aux Éditions du Seuil (« Points-Sciences humaines ») et à La Découverte (« Repères-Série Communication »).

Entre 2014 et 2018, il a repris la co-direction de la revue Culture et Musées[42]. Il est par ailleurs membre du comité scientifique des Actes de la recherche en sciences sociales, d‘Éducation, Santé, Sociétés et d’Etnografia e ricerca qualitativa (Bologne)[43].

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • WINKIN (Yves), La nouvelle communication, Paris, Éditions du Seuil, 1981; 1989 (3e édition), 2000 (nouvelle édition, postface). Rééd. dans la collection "Points" (n° 136) ; traduit en espagnol (Barcelone, Kairos, 1984), en grec (Athènes, Ta Magia Tis, 1993) et en portugais (Campinas, Papirus Editora, 1998) ; en cours de traduction en basque (Bilbao, Txalaparta) (ISBN 978-2020427845).
  • DUBOIS (Philippe) et WINKIN (Yves), Pragmatique et discours. Actes du colloque "Langage et Ex Communication", Louvain, Cabay, 1982.
  • WINKIN (Yves), Erving Goffman. Les moments et leurs hommes, Paris, Éditions du Seuil & Éditions de Minuit, 1988. Traduit en espagnol (Madrid, Paidos, 1991), en portugais (Lisbonne, Relogio d'Agua, 1999) et en japonais (Tokyo, Serika-Shobo, 1999).
  • Yves Winkin et Ph. Dubois, Rhétoriques du corps, Bruxelles, De Boeck, .
  • WINKIN (Yves), Gregory Bateson. Premier état d'un héritage, Paris, Éditions du Seuil, 1988. Traduit en espagnol (Buenos Aires, Ediciones Nueva Vision, 1991).
  • WINKIN (Yves), Anthropologie de la communication. De la théorie au terrain, Bruxelles, Éditions De Boeck Université, 1996; traduction partielle en portugais (Campinas, Papirus Editora, 1999). Nouvelle édition entièrement refondue aux Éditions du Seuil, collection "Points", No 448, 332 pages, , (ISBN 978-2020402842).
  • Yves Winkin et Pascal Durand, Marché éditorial et démarches d'écrivains. Un état des lieux et des forces de l'édition littéraire en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Éditions du Ministère de la culture, .
  • Yves Winkin, La communication n'est pas une marchandise. Résister à l'agenda de Bologne, Bruxelles, Éditions Labor & Éditions Espace de libertés, (ISBN 978-2804018207, présentation en ligne);
  • DUBOIS (Jacques), DURAND (Pascal) et WINKIN (Yves), Le Symbolique et le Social. La réception internationale de Pierre Bourdieu. Actes du colloque de Cerisy, Liège, Editions de l’Université de Liège, 2005 ; (rééd. et mise à jour, Presses universitaires de Liège, coll. « Situations », 2015).
  • Yves Winkin, E. Barchechath et R. Magli, Comment l’informatique vient aux enfants. Pour une approche anthropologique des usages de l’ordinateur à l'école, Paris, Editions des Archives Contemporaines, .
  • Yves Winkin et Sonia Lavadinho, Vers une marche plaisir en ville: boîte à outils pour augmenter le bonheur de marcher, Lyon, Editions du CERTU (Centre d’Etudes sur les Réseaux, les Transports et l’Urbanisme), .
  • Yves Winkin et Wendy Leeds-Hurwitz, Erving Goffman: A critical introduction to media and communication theory., New York, Peter Lang, .
  • Yves Winkin, Réinventer les musées ?, MkF éditions,
    Suivi d’un dialogue sur le musée numérique avec Milad Doueihi.
  • LAVADINHO, Sonia; LEBRUN-CORDIER, Pascal; WINKIN, Yves (2022). La ville relationnelle. Geneva, Switzerland: Bfluid Publishing.

Articles et chapitres de livre[modifier | modifier le code]

  • Yves Winkin, « Entretien avec Erving Goffman », Actes de la recherche en sciences sociales, no 54 («Le savoir-voir»),‎ , p. 85-87 (lire en ligne).
  • Yves Winkin, « La Fondation Macy et l'interdisciplinarité », Actes de la recherche en sciences sociales, no 54 (« Le savoir-voir »),‎ , p. 87-90 (lire en ligne).
  • Yves Winkin, « Travail ethnographique et objectivation », Actes de la recherche en sciences sociales, no 55 (« Les philosophes et la politique »),‎ , p. 41-45 (lire en ligne).
  • Yves Winkin, « Éducation et ethnographie de la communication », Actes de la recherche en sciences sociales, nos 52-53 (« Le travail politique »),‎ , p. 115-116 (lire en ligne).
  • Yves Winkin, « Éléments pour une histoire sociale des sciences sociales américaines : une chronique », Actes de la recherche en sciences sociales, nos 52-53 (« Le travail politique »),‎ , p. 108-110 (lire en ligne).
  • Yves Winkin, « Croyance populaire et discours savant : "langage du corps" et "communication non verbale" », Actes de la recherche en sciences sociales, no 60 (« Images "populaires" »),‎ , p. 75-78 (lire en ligne).
  • Yves Winkin, « Goffman à Baltasound », Politix, no 1, nº3-4 (été-automne),‎ , p. 66-70 (lire en ligne).
  • Yves Winkin, « Goffman et les femmes », Actes de la recherche en sciences sociales, no 83 («Masculin/féminin-1»),‎ , p. 57-61 (lire en ligne).
  • Yves Winkin, « Éléments pour un procès de la P.N.L. », MédiAnalyses, no 7,‎ , p. 43-50 (lire en ligne).
  • Yves Winkin, « De l'ingratitude des jeunes. Notes sur le clientélisme universitaire belge », Terrain, no 21,‎ (lire en ligne).
  • WINKIN (Yves), « Ray Birdwhistell (1918-1994). Penser la communication autrement ». Recherches en communication, 5, 1996.
  • WINKIN (Yves), « Sur les traces de Gregory Bateson et Margaret Mead. Essai de reconstitution d'une chaîne mimétique à partir de Balinese Character ». Hermès, 22, 1998.
  • MAGLI (Rosella) et WINKIN (Yves), «Sortir de l'utopie de la communication. Une approche ethnographique des NTIC». Recherches en communication, 12, 1999.
  • WINKIN (Yves), et DURANC (Pascal), « De Plantin à Deman. Pour une histoire des pratiques d'édition en Belgique ». Textyles, 15, 1999, p. 46-68
  • WINKIN (Yves), et DURANC (Pascal), « Des éditeurs sans édition. Genèse et structure de l’espace éditorial en Belgique francophone ». Actes de la recherche en sciences sociales, 130, 1999, p. 48-65.
  • WINKIN (Yves), « Propositions pour une anthropologie de l’enchantement », dans RASSE (Paul), MIDOL (Nancy) et TRIKI (Fathi), dir., Unité-Diversité. Les identités culturelles dans le jeu de la mondialisation, Paris, L’Harmattan, 2001, p. 169-179.
  • WINKIN (Yves),. « La disposition photographique de Pierre Bourdieu », Colloque de Cerisy sur « La réception internationale de l’œuvre de P. Bourdieu », 2001.
  • WINKIN (Yves), « L'architecture comme support de la mémoire sociale. Le cas d'une institution résidentielle à finalité communautaire ». Recherches en communication, 18, 2002.
  • WINKIN (Yves), « De quelques origines américaines des Sciences de la communication ». Hermèsn 38, 2004, p. 103-110.
  • LAVADINHO (Sonia) et WINKIN (Yves), « Quand les piétons saisissent la ville. Éléments pour une anthropologie de la marche appliquée à l’aménagement urbain ». Air de Paris, exposition, Centre Pompidou, 2006.
  • FROISSART (Pascal) et WINKIN (Yves),« L’approche rituelle de la communication. Hommage à James Carey », Médiamorphoses, 19 (« Rumeurs, contes et faux-semblants », sous la dir. de FROISSART (Pascal), 2007, p. 37-43.
  • WINKIN (Yves), L’esprit de Bologne : « "Si les universités ne s'adaptent pas, on se passera d'elles" », dans SCHULTHEIS (Franz), ROTA ESCODA (Marta) et COUSIN (Paul-Frantz), dir., Le cauchemar de Humboldt. Les réformes de l'enseignement supérieur européen, Éditions Raisons d'Agir, 2008, p. 199-203.
  • LAVADINHO (Sonia) et WINKIN (Yves), « Comment ‘ludifier ‘ nos villes ?» Urbanisme, N°366, May-June 2009, pp. 82-86.
  • LAVADINHO (Sonia) et WINKIN (Yves),« Les modes actifs », Les Plateformes de débats de l’ADEUS, N° 1, 2009, pp. 1-11.
  • WINKIN (Yves), « Goffman’s Greenings », dans JACOBSEN (Michael Hviid), dir., The Contemporary Goffman, New York, Routledge, 2010, p. 51-63.
  • WINKIN (Yves), « Faire comme si. Les universités françaises dans la revue Challenges », dans CATELLANI (Andrea), LIBAERT (Thierry), et PIERLOT (Jean-Marie), dir., Contredire l’entreprise, Louvain, Presses universitaires de Louvain, 2010, p. 43-48.
  • WINKIN (Yves), « Relire pas à pas aujourd’hui », dans THOMAS (Rachel), dir., Marcher en ville, Paris, Editions des Archives Contemporaines, 2011, p. 16-26.
  • WINKIN (Yves), « La marche comme mode de transport », Silence, March, N°388, 2011, p. 10-11.
  • WINKIN (Yves), «Sortir des ambiguïtés du documentarisme/An end to documentary ambiguity», dans Le spectacle et le quotidian/The spectacle and the everyday. Biennale de Lyon 2009, Lyon, Le Presses du Réel, 2011, p. 56-69.
  • WINKIN (Yves) et SMITH (Greg), « Lloyd Warner, premier mentor d’Erving Goffman », dans CEFAI (Daniel) et PERREAU (Laurent), dir., Erving Goffman et l’ordre de l’interaction, Amiens, Editions du CURAPP, 2012, p. 79-107.
  • WINKIN (Yves), « Goffman, Erving (1922-1982) », dans LEVY (Jacques) et LUSSAULT (Michel), dir., Dictionnaire de la Géographie et de l’Espace des sociétés, Paris, Belin, 2013, p. 451-452.
  • WINKIN (Yves) et SMITH (Greg), « Working the Chicago interstices. Warner and Goffman’s intellectual formation», dans LOW (Jacqueline) et BOWDEN (Gary), dir., The Chicago School diaspora. Epistemology and substance, Montreal, McGill-Queen’s University Press, 2013, p. 126-149.
  • WINKIN (Yves), « Le dialogue de l'anthropologue avec lui-même: l'autoethnographie », dans LONDEI (Danielle) et SANTONE (Laura), dir., Entre linguistique et anthropologie. Observations de terrain, modèles d’analyse et expériences d’écriture, Bern, Peter Lang, 2013, p. 107-118.
  • WINKIN (Yves), « Erving Goffman, documentariste de papier. Entretien avec Laetitia Mikles », CinémAction, N°147, 2013, p. 126-131.
  • WINKIN (Yves), « Les multiples mondes de Howard Becker », dans BENGHOZI (Pierre-Jean) et PARIS (Thomas), dir., Howard Becker et les mondes de l’art. Colloque de Cerisy, Paris, Editions de l’Ecole Polytechnique, 2013, p. 139-142.
  • WINKIN (Yves), « Published, but perished anyway : que dire aux jeunes chercheurs ? » dans DUFAYS (Jean-Louis) et SERVAIS (Paul), dir., Publier en sciences humaines. Quels enjeux, quelles modalités, quels supports, quelle diffusion ?, Louvain-la-Neuve, Academia, 2013, p. 107-122.
  • WINKIN (Yves), « Marche urbaine et ethnorationalités ordinaires », in PANZARU (Ioan) et POPESCU-JOURDY (Dana), dir. publ., Nouvelles approches de la rationalité. Défis contemporains des sciences humaines et sociales, Bucarest et Lyon, Editions universitaires de Bucarest/Presses universitaires de Lyon, 2014, p. 219-227.
  • WINKIN (Yves), « La notion de faulty person est-elle défectueuse ? », in DARGERE (Christophe) et HEAS (Stéphane), dir. publ., La chute des masques. De la construction à la révélation du stigmate, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2015, p. 49-59.
  • LALLEMENT (Emmanuelle) et WINKIN (Yves), « Quand l’anthropologie des mondes contemporains remonte le moral de l’anthropologie de la communication » Revue de communication sociale et publique, 13, 2015, p. 100-115.
  • WINKIN (Yves), « Gregory Bateson. Une vie qui fascine », postface à l’ouvrage de LAMBRETTE (Gregory), Bateson, la sagesse systémique, Bruxelles, Satas, 2015, p. 171-174.
  • WINKIN (Yves), « La nouvelle communication. 35 ans plus tard », dans LUCKERHOFF (Jason), dir. publ., Médias et société : la perspective de la communication sociale, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2016, p. VII-XVII.
  • WINKIN (Yves), «Les vieux qui marchent (encore). Auto-ethnographie prospective », dans CARDONNET-DARMAILLACQ (Sabine), dir.publ., Le Génie de la marche. Poétique, savoirs et politiques des corps mobiles, Paris, Hermann, 2016, p. 389-394.
  • WINKIN (Yves), « Comment laisser ouvert le futur passé ? », préface de l’ouvrage dirigé par BALLE (Catherine), CHAMBAUD (Serge), CUENCA (Catherine), HALLEUX (Robert), et THOULOUZE (Daniel), Patrimoine contemporain des sciences et des techniques, Paris, La Documentation française, 2016, p. 7-8.
  • BOON (Tim), KNEEBONE (Roger), HEERING (Peter), STAUBEMANN (Klaus), et WINKIN (Yves), « A symposium on histories of use and tacit skills », Science Museum Group Journal, Issue 08, 2017, .
  • WINKIN (Yves), « Brûlures fertiles. Traces mnésiques et travail ethnographique », in GALINON-MELENEC (Béatrice), dir. publ., L’Homme-trace. Des traces du corps au corps-trace, Paris, CNRS Editions, 2017, p. 184-197.
  • WINKIN (Yves), « Goffman Erving (1922-1982) », in CUTANI (Afranio Mendes), NOGUEIRA (Maria Alice), HEY (Ana Paula), et CARDOSSO DE MEDEIROS (Cristina Carta), dir. publ., Vocabulário Bourdieu, Belo Horizonte, Autêntica Editora, 2017, p. 205-207.
  • WINKIN (Yves), « Interaccionismo simbolico. En clase con Erving Goffman », in DUCOING (Patricia), dir. publ., La investigacion en education. Eistemologias y metodologias, Mexico, Plaza y Valdes editores, 2017, p. 379-392.
  • WINKIN (Yves), « L’or et le plomb, quarante ans après », postface à l’ouvrage de DURAND (Pascal) et HABRAND (Tanguy), Histoire de l’édition en Belgique, XVe – XXIe siècle, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2018, p. 517-521.
  • WINKIN (Yves), « Les matériauthèques sont-elles des musées ? dans BOULEZ (Virginie), dir., Les Dossiers de l’AWaP, N°28 « Matériauthèques du Patrimoine bâti », 2019, p. 96-103.
  • WINKIN (Yves), « Faire sortir les musées français de leurs cadres », Mondes Sociaux, mis en ligne le , 2020.
  • WINKIN (Yves) et JACOBI (Daniel), « La fête entre rite et manifestation officielle publique » La Lettre de l’OCIM, N°197, septembre-octobre, 2021, p. 24-27.
  • WINKIN (Yves), « Aliéner pour mieux créer », La Lettre de l’OCIM, N°196, juillet-août, 2021, p. 22-25.
  • WINKIN (Yves), « Comme un alignement des planètes », postface au livre de BAHI (Aghi), Il n’y a pas de crocodile à Cocody. Anthropologie de la communication musicale en Côte d’Ivoire, Langaa Research and Publishing, Mankon, Bamenda, Cameroun, 2021.
  • POULOT (Dominique) et WINKIN (Yves), « Passé et avenir des cabinets de curiosités », en ligne :  http://patstec.fr/PSETT_WEB/FR/CURIOSITES.htm, 2021.
  • WINKIN (Yves), « L’ethnomusée. Un musée dont les acteurs sont des enfants », dans BLANC (Christophe) et BERNARD (François-Xavier), dir. publ., Enfants conférenciers. Une expérience éducative, sociale et culturelle, Paris, Dunod, 2021, p. 263-268. 
  • WINKIN (Yves), « Caitlin DeSilvey. 2017. Curated Decay: Heritage Beyond Saving », Culture & Musées, N°37, 2021, p. 254-256. http://journals.openedition.org/culturemusees/6023
  • WINKIN (Yves), « Collections patrimoniales. Trois propositions pour un horizon à deux cents ans », Culture & Musées, N°37, 2021, p.  230-235.
  • WINKIN YVES, The Cradle: Introduction to the mediastudies.press edition, dans Erving Goffman, Communication conduct in an island community. media studies.press, 2022, pp. x-xxii. |url=https://www.mediastudies.press/communication-conduct-in-an-island-community

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Pages personnelles[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean-François Hinse, « Un doctorat honoris causa pour trois hommes d’exception », sur Université du Québec à Trois-Rivières, (consulté le )
  2. a b c d et e (en) Joint Research Institute for Science and Society, « Yves Winkin: Curriculum Vitae November 2010 », sur Joint Research Institute for Science and Society, (consulté le )
  3. (en) University of Pennsylvania, « Commencement program May 1980 » [PDF], sur University of Pennsylvania Archives, (consulté le )
  4. Université de Liège, « WINKIN Yves », sur Université de Liège (consulté le )
  5. Conservatoire National des Arts et Métiers, « L’abbé Grégoire et la transmission des savoirs: tradition et modernité », sur Conservatoire National des Arts et Métiers, (consulté le )
  6. Université de Liège, « Yves Winkin », sur Université de Liège (consulté le )
  7. Jean-Luc Maurin, « [critique du livre de] Anthropologie de la communication De la théorie au terrain, de Yves Winkin. », Communication et Organisation,‎ , p. 1-2 (lire en ligne [PDF])
  8. Centre d’Étude du Livre Contemporain, « Historique », sur Le Centre d’Étude du Livre Contemporain, Université de Liège, (consulté le )
  9. Fédération internationale des Ceméa, « L’institut Français de l’education [IFE] [Ex-INRP, Institut National de Recherches Pédagogiques] créé lundi 18 Avril 2011. », sur Fédération internationale des Ceméa, (consulté le )
  10. ENS de Lyon, « Agenda de l'ENS de Lyon », sur ENS de Lyon, (consulté le )
  11. Olivier Rey, « L’Institut français de l’Éducation est créé », sur Hypotheses, (consulté le )
  12. ENS de Lyon, « Communication, Culture et Société (UMR 8562) », sur ENS de Lyon, (consulté le )
  13. (en) Wendy Leeds-Hurwitz, Internationalizing the communication curriculum in an age of globalization, New York, P. K. Turner, S. Bardhan, T. Q. Holden & E. M. Mutua, , 11 p. (ISBN 9781032400884), « The value of a Fulbright: Internationalizing education one person at a time », p. 196
  14. a b c d e f et g (en) Center for Intercultural Dialogue, « Yves Winkin Profile », sur Center for Intercultural Dialogue, (consulté le ).
  15. Yves Winkin, « Hommage à: Pierre Bourdieu (1930-2002). Fragments d'un portrait. », Hermes, vol. 32-33,‎ , p. 575-579
  16. Yves Winkin, Rencontres avec Pierre Bourdieu, Bellecombe-en-Bauges, Editions du Croquant, (ISBN 2914968132), « Bourdieu entraîneur », p. 265-269
  17. Emmanuelle Lallement and Yves Winkin, « Entretiens: Quand l’anthropologie des mondes contemporains remonte le moral de l’anthropologie de la communication », Communiquer, vol. 13,‎ , p. 107-122 (lire en ligne [PDF])
  18. (en) Center for Chinese Media and Comparative Communication Research, Chinese University of Hong Kong, « Events 2012-13 », sur Center for Chinese Media and Comparative Communication Research, Chinese University of Hong Kong, (consulté le )
  19. Yves Winkin, « Communication », sur Encyclopédie Universalis (consulté le )
  20. Voir l'ouvrage Anthropologie de la communication (ISBN 978-2020402842)
  21. La Grande table par Caroline Broué, « Qui était Erving Goffman ? », sur France Culture, (consulté le )
  22. Yves Winkin, D'Erving à Goffman. Une oeuvre performée ?, Paris, MkF, (ISBN 979-1092305890)
  23. Loic Wacquant, « « L’ »habitus » de Goffman. A propos de « Les Moments et leurs hommes » », Cahiers Internationaux de Sociologie, LXXXV,‎ , p. 365-370
  24. Bennetta Jules-Rosette, « Review of Les Moments et leurs hommes », Contemporary Sociology, 19-1,‎ , p. 109-110
  25. traduit en portugais dans E. Gastaldo, « Erving Goffman : what is a life ? The uneasy making of an intellectual biography. », Desbravador do Cotidiano, Porto Alegre, Tomo Editorial,‎ , p. 13-36
  26. Octave Mannoni, « Je sais bien, mais quand même », Paris, Clefs pour l’Imaginaire ou l’Autre Scène - Editions du Seuil, , p. 9-33
  27. Arnaud Halloy et Véronique Servais, « Enchanting gods and dolphins. A cross-cultural analysis of uncanny encounters », Ethos, 42-4,‎ , p. 479-504
  28. Sonia Lavadinho et Yves Winkin, « Enchantment Engineering and Pedestrian Empowerment: The Geneva Case », in Tim Ingold & Jo Lee Vergunst, eds., Ways of Walking. Ethnography and Practice on Foot, Aldershot, Ashgate,‎ , p. 155-167
  29. Bertrand Réau et Franck Poupeau, « L’enchantement du monde touristique », Actes de la recherche en sciences sociales, N°170,‎ , p. 4-13
  30. Kotsi, Filareti, La communication enchantée. Une anthropologie réflexive du tourisme religieux autour du Mont Athos (Grèce), Ecole normale supérieure de Lyon, thèse de doctorat en sciences de l’information et de la communication,
  31. E. Barchechath, R. Magli, Y. Winkin, Comment l’informatique vient aux enfants. Pour une approche anthropologique des usages de l’ordinateur à l'école, Paris, Editions des Archives Contemporaines,
  32. Rachel Brahy, Jean-Paul Thibaud, Nicolas Tixier, Nathalie Zaccaï-Reyniers, « L’enchantement qui revient », Colloque du CCIC, 6 au 13 juillet 2021.
  33. Sonia Lavadinho, Yves Winkin, « Du marcheur urbain », Urbanisme N° 359,‎ , p. 44-49
  34. Yves Winkin, « Les vieux qui marchent (encore). Auto-ethnographie prospective », in Sabine Chardonnet-Darmaillacq, dir.publ., Le Génie de la marche. Poétique, savoirs et politiques des corps mobiles, Paris, Hermann, 2016, p. 389-394.
  35. Sonia Lavadinho et Yves Winkin,  Vers une marche plaisir en ville: boîte à outils pour augmenter le bonheur de marcher, Lyon,  Editions du CERTU (Centre d’Études sur les Réseaux, les Transports et l’Urbanisme), 2012.
  36. Premières assises de la Marche en Ville, Marseille, 17 septembre 2021.
  37. Le Temps du débat par Emmanuel Laurentin, « Faut-il en finir avec les grandes expositions ? », sur France Culture, (consulté le )
  38. Yves Winkin, « Faire sortir les musées français de leurs cadres », sur Mondes Sociaux, (consulté le )
  39. Florence Andreacola, « Réinventer les musées ? », sur Open Edition Journal (consulté le )
  40. Les musées du XXIe siècle seront des écomusées, « Diacritik », sur Diacritik, (consulté le )
  41. Bibliowall, « Détail d'une Collection: L'homme, l'étranger », sur Bibliowall, (consulté le )
  42. Fréderic Gimello-Mesplomb, Yves Winkin et Marie-Christine Bordeaux, « Passage de témoin », Culture & Musées, vol. 24,‎ , p. 9 (lire en ligne)
  43. Etnografia e ricerca qualitativa (journal), « Etnografia e ricerca qualitativa », sur il Mulino, (consulté le )