Lagorce (Ardèche)

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Lagorce
Lagorce (Ardèche)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Vallon-Pont-d'Arc
Intercommunalité Communauté de communes des Gorges de l'Ardèche
Maire
Mandat
Hervé Ozil
2014-2020
Code postal 07150
Code commune 07126
Démographie
Population
municipale
1 142 hab. (2015 en augmentation de 13,97 % par rapport à 2010)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 55″ nord, 4° 25′ 05″ est
Altitude Min. 96 m
Max. 700 m
Superficie 69,49 km2
Localisation

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Lagorce est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lagorce

Lagorce est la commune à la plus vaste superficie du département de l'Ardèche et s'étend sur près de 7 000 hectares. La région profite d'un ensoleillement important dû à son climat méditerranéen — la mer Méditerranée ne se trouve qu'à 130 kilomètres — avec une végétation de type méditerranéenne où s'épanouissent pins, garrigue et chênes verts. Le terrain est de nature calcaire et caillouteux, ce qui est propice à la présence de grottes et d'avens. Le relief est accidenté, ce qui donne un environnement propice à la randonnée pédestre et cycliste. Le point culminant de la commune, à 700 mètres d'altitude, se trouve sur le versant ouest de la Dent-de-Rez (719 m), à la limite avec Gras.

La commune de Lagorce est traversée par l'Ibie dont la vallée se trouve deux kilomètres à l'est du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lagorce est limitrophe de neuf communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Saint-Maurice-d'Ardèche
Balazuc
Rochecolombe Saint-Maurice-d'Ibie Rose des vents
Pradons N Gras
O    Lagorce    E
S
Ruoms Vallon-Pont-d'Arc Saint-Remèze

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de "Lagorce" nous vient du nom gaulois Gortia qui signifie "haie d'épines" ou "buisson épineux". Le nom a évolué au cours du temps : Lagorsa XIIe siècle, Gorza (1247), Gorça (1275), La Gorce (1464).

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles dans la vallée de l'Ibie ont révélé la présence de l'homme 40 000 ans avant notre ère.

Liste des Seigneurs de La Gorce de 1238 à 1848 :

Place forte protestante, le roi Louis XIII et le Cardinal Richelieu se rendant à Alès, en juin 1629, s'arrêtèrent et donnèrent l'ordre de prendre la ville et de raser le château de La Gorce.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  octobre 1881 Siffroy Deleuze   Notaire
octobre 1881 mai 1908 Léopold Mazellier Républicain Propriétaire
mai 1908 décembre 1919 Julien de Miquely Libéral  
décembre 1919 1935 Alphonse Leydier Républicain Cultivateur
mai 1945 mars 1983 Auguste Chapelle PCF Agriculteur
Président du comité de défense des petits viticulteurs
mars 1983 juin 1995 Marcel Donson PCF Cordonnier
juin 1995 mars 2001 André Peschier PCF  
mars 2001 mars 2008 Jean-François Egon PS Paysagiste
mars 2008 En cours
(au 24 avril 2014)
Hervé Ozil[2] EELV[3] Éditeur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 1 142 habitants[Note 1], en augmentation de 13,97 % par rapport à 2010 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2101 0791 2481 1521 5251 8051 8452 0041 927
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9021 7191 7221 5981 5011 4441 4521 3901 379
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3081 2911 1671 044948839733693632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
559488507602706700881908934
2013 2015 - - - - - - -
1 1201 142-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de La Gorce[modifier | modifier le code]

Ce château est aujourd'hui en ruine. Il était une place forte protestante. Son existence est signalée dans un document de 1300. Il fut détruit en 1629 sur ordre du roi de France Louis XIII. Plusieurs autres places fortes connaitront le même sort dans la région, comme le château des templiers qui se dressait au-dessus des Sallèles et dont il ne reste aujourd'hui qu'un morceau de mur. Le seul château protestant qui demeure "intact" est le château des Roure à Labastide-de-Virac (15 km au sud de Lagorce), dont le seigneur préféra se convertir au catholicisme plutôt que de sacrifier son château.

Juin 1629 : Louis XIII et Richelieu se rendant à Alès, s'arrêtèrent à Lagorce, le seigneur de Lagorce préfèrera se soumettre (plusieurs places fortes protestantes feront de même). Le pasteur de Chanal (en poste à Lagorce), se rendit au-devant de Louis XIII afin de lui demander d'épargner le temple, ce qu'il accorda. Le temple fut tout de même détruit plus tard.

La région a pendant de nombreuses années été marquée par les guerres de religions. Dans la vallée de l'Ibie, près de la digue, il existe une grotte aménagée, appelée la "Grotte Habitée", qui a servi de refuge aux protestants lors de la prise de la place forte de Lagorce.

La garnison protestante de Lagorce en 1626 était composée du capitaine De Vals, d'un lieutenant, de deux sergents, de deux caporaux et 45 soldats.

Le temple[modifier | modifier le code]

Il fut l'un des premiers construits dans la région, le premier pasteur fut nommé en 1573. Lors de la prise du château, le pasteur De Chanal se rendit auprès du roi Louis XIII et lui demanda d'épargner le temple ce qu'il lui accorda. Le temple sera quand même victime des guerres de religions et sera reconstruit au début du XIXe siècle (il sera l'un des premiers reconstruits en Ardèche). Il fut le temple d'Ardèche qui resta le plus longtemps debout et sera le premier reconstruit (1818 à 1821).

L'orgue fut acheté en 1848 et construit par un facteur d'orgue alsacien.

Notre-Dame d'Adjude[modifier | modifier le code]

Elle demeure un mystère, elle règne sur les bois du même nom. Elle se trouve sur l'itinéraire d'un sentier botanique. C'est une chapelle mariale, construite en hommage à la Vierge Marie. L'emplacement actuel n'est pas celui qui devait être retenu initialement, car selon une légende, les ouvriers qui participaient à sa construction auraient retrouvé leurs outils à l'emplacement actuel et ont fini par poursuivre sa construction à cet endroit. La chapelle actuelle reposerait sur les fondations d'une autre chapelle plus ancienne et sur laquelle nous n'avons malheureusement aucune information. La date annoncée initialement est la date qui apparaît au-dessus de la porte d'entrée. "Adjude" siginifie "Aide" en patois. Chaque année, pour le 15 août, une messe est célébrée en hommage à la Vierge, une procession est organisée à cette occasion. Il est possible d'apercevoir une partie de la chapelle du village et elle est facilement repérable grâce au cèdre qui a poussé à côté d'elle.

Le sentier botanique[modifier | modifier le code]

Son accès est balisé à partir du village et son véritable point de départ se situe dans la vallée de Salastre au pied des bois d'Adjude qu'il traverse. Il s'agit en fait d'un circuit qui passe par Notre-Dame d'Adjude. Il est composé de plusieurs tablettes qui informent promeneur sur le nom des plantes et arbres qu'il rencontre (les noms sont écrits en français, latin, patois, allemand et anglais). La balade dure entre 1 h et 1 h 30 et est accessible à tous. Ce sentier regroupe une grande partie des espèces végétales que l'on rencontre dans la région.

L'église[modifier | modifier le code]

Elle a été construite sur la base d'une autre église plus ancienne, sa construction remonte au XIXe siècle, son clocher particulier en "chapeau d'évêque" est dû au fait que les travaux furent trop longs et pour en finir les responsables du chantier ont décidé d'abréger les travaux en procédant ainsi. La construction a été autorisée en 1862 pour se terminer en 1887.

Le beffroi[modifier | modifier le code]

Il domine la place de la Dîme. Sa construction remonte à 1240, un cadran solaire y a été installé ainsi que le blason du premier seigneur de Lagorce. Sa cloche sonne désormais toutes les heures. Il est l'une des portes d'entrée du château.

Le beffroi de Lagorce

La place de la Dîme[modifier | modifier le code]

Pour y accéder, il faut partir du monument aux morts, à proximité de la mairie et remonter la ruelle. Cette place doit son nom aux deux cuves en pierre (aussi appelées "setiers") encastrées dans un vieux mur. Elles servaient au paiement de la dîme par les paysans du Moyen Âge.

La cascade de la Sompe[modifier | modifier le code]

La Sompe est un affluent de la rivière Salastre, la cascade de la Sompe se trouve au nord de la commune au lieu-dit la Beaume. Arrivé à un petit pont qui enjambe la rivière suivre un petit chemin avant d'arriver à un cirque (la chute se trouve au centre de ce cirque). Le promeneur devra se montrer prudent car le terrain est assez accidenté. Cette chute d'eau est également appelée le Trou du Diable. La cascade se décompose en deux parties distinctes (avec un bassin au centre). À noter que la cascade est le plus souvent à sec l'été.

Cascade de La Sompe

Économie[modifier | modifier le code]

  • Viticulture en Côtes du Vivarais.
  • "Ma Magnanerie" est un élevage de vers à soie qui accueille les visiteurs et présente des panneaux d'exposition, des documents sur l'histoire de la soie en Ardèche et de nombreux objets relatifs à l'élevage des vers à soie et à la fabrication de la soie.
  • Tourisme vert
  • Siège de l'entreprise Melvita

Événements[modifier | modifier le code]

Festival au mois de juin de l'Association Pas d'Panique, qui présente le festival Art des Corps : événements interdisciplinaires et festifs autour des arts vivants, des arts plastiques et de la performance.

Fête votive[Laquelle ?]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]