Jean L'Helgouach

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Jean L'Helgouach (parfois orthographié L'Helgouac'h) est un archéologue et préhistorien français, né le à Meknès au Maroc, mort le à Nantes.

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

Ses études secondaires se déroulent à Rennes de 1943 à 1950, ainsi que ses études supérieures (licence en sciences naturelles en 1953). Entré comme stagiaire au Centre national de la recherche scientifique, il prépare sous la direction de Pierre-Roland Giot une thèse de doctorat sur Les sépultures mégalithiques en Armorique qu'il soutiendra après son service militaire effectué en Algérie (1958-1960). Sous la direction de Pierre-Roland Giot, il participe notamment aux fouilles des sites mégalithiques de Saint-Just, de Men-ar-Rumpet, de l'île Carn, de Barnenez, de l'île Guenioc[1].

Devenu directeur de recherche, il prend la direction de la circonscription des antiquités préhistoriques des Pays de la Loire (1969-1989) ce qui l’amènera à diriger de nombreux chantiers de fouilles archéologiques sur des sites mégalithiques en Bretagne et dans tout l’ouest de la France (Champ-Grosset, Crec'h Quillié, Prajou-Menhir, Gâvres, Larcuste, Dissignac, dolmens transeptés de Pornic, les Prises). De 1986 à 1994, il codirige l'équipe interinstitutionnelle chargée de l'importante opération de Locmariaquer. A cette occasion, il démontre des phénomènes de réemploi et d'iconoclasie dans la grande architecture mégalithique armoricaine, à travers une retentissante publication Les idoles qu'on abat… (1983)[1].

Enseignant de préhistoire à l’Université de Nantes jusqu'à sa retraite, il est le fondateur du Laboratoire de préhistoire armoricaine de cette université. Il collabore à de nombreux colloques (Congrès de la société préhistorique française à Rennes en 1989, colloque international sur le Néolithique de Vannes en 1990, colloque international sur l'art mégalithique de Nantes en 1995) et publications (membre fondateur de la Revue archéologique de l’Ouest). Il est aussi le créateur de l’Association de Recherches préhistoriques et protohistoriques des Pays de la Loire. Spécialiste de renommée mondiale, il est membre du Conseil supérieur de la recherche archéologique (1979-1984), de la Commission supérieure des Monuments historiques (1982-1985), du Conseil scientifique du Centre national de Préhistoire[1].

Auteur de plus de 160 publications scientifiques, concernant majoritairement le mégalithisme, ses recherches abordent aussi la transition du Néolithique vers l'Age du bronze dans l'ouest de la France, travaux qui se traduiront par sa collaboration avec les éditions Ouest-France aux ouvrages Préhistoire de la Bretagne et Protohistoire de la Bretagne. Parallèlement, il s'intéresse à des problématiques annexes comme le paléoenvironnement et la minéralogie (gîte de variscite de Pannecé)[1].

Musicien[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses activités scientifiques, Jean L'Helgouach, passionné par la musique bretonne et musicien, a été penn-soner de la Kevrenn de Rennes, avec laquelle il a participé à de nombreux enregistrements. Il a créé l'école de bombarde de Rennes en 1966. Jean L'Helgouach est l'auteur d'une marche funèbre pour bagad (1955), la marche "War zu an heol" (o sevel) - "Du côté où le soleil se lève", d'une suite "mégalithique" pour bombarde, trompette, cor, trombone et tuba (1976), d'une suite pour cornemuse et ensemble de violoncelles (1986) et d'une "évocation sonore de l'âge du bronze" pour lur, trombone et percussion (1988). Sa discographie est riche d'une quinzaine de références.

Décorations et postérité[modifier | modifier le code]

Il est titulaire de la Médaille commémorative d'Algérie et chevalier de l'Ordre national du Mérite (1988)[1]. Il est décoré de l'Ordre de l'Hermine en 1997 pour son dévouement à la cause bretonne, en reconnaissance de ses multiples apports à une région qu'il aimait d'une passion profonde bien que discrète et raisonnée.

Une place porte son nom dans la commune de Locmariaquer depuis le 9 juin 2007.

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1965, Les sépultures mégalithiques en Armoriques (Dolmens à couloir et allées couvertes), thèse de doctorat d'État, Université de Bretagne, Rennes (332 pages)
  • 1956 : École de bombarde
  • 1962 : La Bretagne, préhistoire et protohistoire en collaboration avec Pierre-Roland Giot et Jacques Briard
  • 1979 : Préhistoire de la Bretagne

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Le Roux 2000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Charles-Tanguy Le Roux, « Jean L'Helgouac'h (1933-2000) », Revue archéologique de l'ouest, vol. 17,‎ , p. 5-6 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]