Saint-Paul-la-Roche

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Saint-Paul-la-Roche
Saint-Paul-la-Roche
Le bourg de Saint-Paul-la-Roche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Thiviers
Intercommunalité Communauté de communes Périgord-Limousin
Maire
Mandat
Didier Garnaudie
2014-2020
Code postal 24800
Code commune 24481
Démographie
Population
municipale
525 hab. (2015 en augmentation de 1,55 % par rapport à 2010)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 43″ nord, 0° 59′ 59″ est
Altitude Min. 165 m
Max. 342 m
Superficie 39,22 km2
Localisation

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Saint-Paul-la-Roche est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Partie intégrante du parc naturel régional Périgord-Limousin et localisée à l'extrême nord-est de la Dordogne, la commune de Saint-Paul-la-Roche est arrosée du nord au sud par la Rochille, à l'ouest par la Valouse et au sud par l'Isle, les deux dernières servant de limite naturelle à la commune sur plusieurs kilomètres.

L'altitude minimale, 165 mètres, se situe au sud-est, là où l'Isle quitte la commune pour s'écouler en limite de celles de Nantheuil et Sarrazac. Le point culminant, 342 mètres, se trouve deux kilomètres au nord-est du bourg de Saint-Paul-la-Roche.

Ce dernier est situé, en distances orthodromiques, sept kilomètres au sud-sud-est de La Coquille et neuf kilomètres au nord-est de Thiviers. Il est traversé par la route départementale 67.

La commune est également desservie au sud par la route départementale 78 qui longe l'Isle et au sud-ouest par l'axe Limoges-Périgueux, la route nationale 21.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le site de la Roche blanche en 2009.

Il y avait à Saint Paul deux géants qui se faisaient face, deux titans minéraux, l'un noir, un bloc de serpentine et l'autre blanc, un bloc de quartz. Les deux connurent hélas le même destin. Ils furent la proie des carriers et donc les victimes de la dynamite...

Dans les temps anciens, un sentier conduisait tout en haut de la Roche blanche ; elle était, dans l'esprit de la population, symbole de fertilité et ce, depuis longtemps sans doute.

Mais au XIXe siècle, ce quartz de toute beauté fut découvert puis utilisé par les porcelainiers puis, au XXe siècle par les industriels de l'optique et de l'électronique et même par la Nasa qui l'utilisa pour fabriquer divers éléments de ses capsules et navettes spatiales.

Exploité jusqu'en 1995, il ne reste plus aujourd'hui que quelques blocs épars, perdus dans les herbes folles attendant que quelqu'un se souvienne de leur splendeur d'antan...

Le quartz clivé[modifier | modifier le code]

Quartz clivé de Saint-Paul-la-Roche.

Le quartz de Saint-Paul-la-Roche avait deux propriétés exceptionnelles. Il était ultra-pur, d'une part, d'où l'intérêt de l'industrie, mais aussi clivable, c’est-à-dire qu'il se délitait en lames minces, de quelques millimètres d'épaisseur, un peu comme des ardoises.

Cette deuxième propriété fut l'objet d'une controverse dans son explication. Pour les uns, il s'agissait de la conséquence d'un impact météoritique géant suggérée par la proximité de l'impact de Rochechouart-Chassenon. Pour d'autres il s'agissait d'un mode de formation purement terrestre, mais rare.

Aujourd'hui, la controverse est éteinte et l'origine terrestre a été confirmée par Philippe Lambert[1] en 1974, et Claudia Trepmann[2] en 2006.

Il est vrai que les quartz « choqués » formés lors des impacts météoritiques présentent un « pseudo-clivage » microscopique, qui nécessite pour être distingué un grossissement de plusieurs centaines de fois, alors que le quartz de Saint-Paul-la-Roche montre son clivage à l'œil nu.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Paul-la-Roche
La Coquille Saint-Priest-les-Fougères
Chalais,
Saint-Jory-de-Chalais
Saint-Paul-la-Roche Jumilhac-le-Grand
Thiviers,
Nantheuil
Sarrazac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Paul-la-Roche fait référence à l'apôtre saint Paul[3]. « La Roche », tiré de l'occitan ròca, correspond souvent à un château établi sur un site élevé[4].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Pau la Ròcha[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux environs de 1140, Guy Flamenc de la Roche-Saint-Paul, seigneur du château de Bruzac (Saint Paul la Roche relevant de la seigneurie de Bruzac) fait don de terres et bois aux Templiers (venus en Périgord en 1138) qui édifient une commanderie, qui devient rapidement la plus importante de la région. Les seuls vestiges restants en sont la maison du commandeur de la commanderie, dite « Templars » et sa garçonnière[Quoi ?].

Guy IV (1113-1148) et Adhémar IV (1110-1148), co-vicomtes de Limoges qui disputaient le territoire à Guy Flamenc, viennent l'assiéger en 1143, avec l'aide de Boson II (1110-1443), vicomte de Turenne (beau-frère d'Adhémar IV). Lors du siège de la commanderie de Saint-Paul-la-Roche, Boson II est tué d'un coup de flèche[6]. Effrayés, les deux vicomtes s'empressent de lever le siège et quittent la contrée.

Le 13 octobre 1307, les Templiers de Saint-Paul-la-Roche et leur commandeur, Bernard de Villars (1271-1311) sont arrêtés par les soldats du sénéchal du Limousin, et emmenés à Limoges. Les hospitaliers reçoivent les biens templiers vers 1316, et sont rattachés à Condat[Lequel ?].

La commanderie des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem est mentionnée en 1373 (Præceptoria de Rupe S. Pauli)[3], quelques années avant la première apparition du nom du village en 1382 sous la forme Sanctus Paulus de Rupe[4].

La commanderie souffre lors des guerres de religion. Elle est dévastée par les calvinistes qui incendient les bâtiments. Les biens des hospitaliers sont vendus à la Révolution[7].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Saint Paul.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Paul-la-Roche a, dès 1790, été rattachée au canton de Jumilhac qui dépendait du district d'Excideuil. En 1800, les districts sont supprimés. Le canton est alors rattaché à l'arrondissement de Nontron[8].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Saint-Paul-la-Roche rejoint la communauté de communes du Pays de Jumilhac-le-Grand. Celle-ci est renommée le en communauté de communes des Marches du Périg'Or Limousin Thiviers-Jumilhac[9] puis en octobre 2017 en communauté de communes Périgord-Limousin[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1983 1995 Georges Cheval   Retraité
1995 2001 André Michel Habon    
mars 2001 mars 2008 Jean-Michel Gendraud    
mars 2008 mars 2014 Jean-Antoine Bordas[Note 1] SE Cadre retraité
avril 2014[11] en cours Didier Garnaudie    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Huit des neuf communes de l'ancienne communauté de communes du Pays de Jumilhac-le-Grand, dont Saint-Paul-la-Roche, sont jumelées avec la municipalité allemande de Romrod depuis 2012, La Coquille l'étant depuis 1990[12].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2015, la commune comptait 525 habitants[Note 2], en augmentation de 1,55 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3181 4361 2441 6921 7611 6461 6861 6461 665
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6801 5801 6461 4441 4471 5381 7661 8001 818
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8151 8141 7831 6191 5311 3571 2401 1351 001
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
872794616591555551524520527
2015 - - - - - - - -
525--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque été, l'association « Les Arts à Saint-Paul » organise sur huit jours une exposition d'œuvres artistiques (13e édition en 2018)[17].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[18], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 208 personnes, soit 39,5 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-sept) est resté stable par rapport à 2007 et le taux de chômage de cette population active s'établit à 13,0 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 72 établissements[19], dont vingt-neuf dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, vingt-deux au niveau des commerces, transports ou services, onze dans la construction, huit dans l'industrie, et deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale[20].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans l'industrie, parmi les entreprises ayant leur siège social en Dordogne, la société AES (traitement et élimination des déchets non dangereux), implantée à Saint-Paul-la-Roche, se classe 38e avec 7 265 k€, en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2012-2013[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château du Chalard (ruines du), XIe, XIIe et XVe siècles. Détruit pendant la guerre de Cent Ans
  • Château de Montardy, XIVe, XVIIIe et XIXe siècles
  • Château de la Valade, XVIIIe et XIXe siècles, ancienne propriété de la famille Chapelle de Jumilhac[22] puis des Dubut de Saint Paul
  • « Templars » ou la maison templière, XIIe et XVIe siècles, seul vestige de l'une des plus importantes commanderies en Périgord, achetée en 2004 par des Anglais et maintenant restaurée[23]
  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul
  • Site de la Roche blanche

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé en fonctions. Source : Jacques Guine, Le maire est décédé, Sud Ouest édition Périgueux du 15 mars 2014, p. 22.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. P. Lambert, Thèse de doctorat de 3e cycle en pétrographie : La structure d'impact de météorite géante de Rochechouart, soutenue le 28 juin 1974 à l'université Paris-Sud, centre d'Orsay, sous la présidence de R. Brousse, examinateur : J. Mercier, invités : Z. Johan, F. Kraut, E. Raguin
  2. Trepmann, C. A., Quartz Microstructures in Rocks From the Rochechouart Impact Structure, France - High Stress Deformation and Subsequent Annealing, American Geophysical Union (2006)
  3. a et b Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 228-229.
  4. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 358
  5. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 3 avril 2014.
  6. Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France ou recueil général des généalogies, volume 14, page 186
  7. André Goineaud-Bérard, Templiers et Hospitaliers en Périgord, Éditions Pilote 24, 2002
  8. « Notice communale de Saint-Paul-la-Roche », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 6 juillet 2012)
  9. [PDF] « Arrêté no 2016/095 portant modification des statuts de la communauté de communes du Pays de Jumilhac-le-Grand », Préfecture de la Dordogne, 14 décembre 2016, p. 165-169.
  10. [PDF] « Arrêté no 24-2017-10-23-002 portant modification des statuts de la communauté de communes des Marches du PériG'or Limousin, Thiviers-Jumilhac », Préfecture de la Dordogne, octobre 2017, p. 170-172.
  11. À Saint-Paul-la-Roche, Sud Ouest édition Périgueux du 15 avril 2014, p. 20.
  12. Philippe Pagès, Bientôt les 25 ans du comité de jumelage], sur Sud Ouest du 30 octobre 2014, p. 19.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. Michèle Syriex, « 300 œuvres à découvrir avec Les Arts à Saint-Paul », Sud Ouest, édition Périgueux, 30 juillet 2018, p. 20.
  18. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 3 décembre 2015.
  19. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 3 décembre 2015).
  20. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 3 décembre 2015.
  21. « Industrie : les 50 premières », Sud Ouest éco édition Dordogne, 13 novembre 2014, p. 24.
  22. Bibliothèque nationale de France - Carré d'Hozier 168.FR.303097.
  23. (en) Templars