Béthines

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Béthines
Béthines
Église Saint-Pierre de Béthines
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Yves Jeanneau
2014-2020
Code postal 86310
Code commune 86025
Démographie
Gentilé Béthinois
Population
municipale
474 hab. (2016 en diminution de 1,25 % par rapport à 2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 52″ nord, 0° 58′ 36″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 146 m
Superficie 37,02 km2
Localisation

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Béthines est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Béthinois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à une altitude moyenne de 115 mètres. Béthines est entouré par les communes de Villemort, Haims et Concremiers. La grande ville la plus proche, Châtellerault, est distante de 45 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les villes voisines du bourg sont : Ingrandes, Villemort, Concremiers, Haims et Journet.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Béthines présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose [2] :

  • de groies profondes, dans le cas présent, qui sont des terres du Sud-Ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite . Elles couvrent 54 % du territoire communal et se trouvent dans les plaines,
  • de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse)(pour 22 %), d'argile à silex peu profonde (pour 18 %) et de terres fortes (pour 5 %) sur les plateaux du Seuil du Poitou.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Salleron sur une longueur de 9 km où il y eut autrefois jusqu'à 7 moulins.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches de Béthines se trouvent à Montmorillon (16,44 km), Lathus-Saint-Rémy (23,32 km) et à Lussac-les-Châteaux (25,27 km).

Histoire[modifier | modifier le code]

Béthines accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution[3].

En 1793, le nom de la commune est Bethines puis Berthine en 1801.

En 1943, le maire Adrien André est révoqué par Vichy car il s’opposait à ce que le portrait du maréchal Pétain soit accroché dans la mairie[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Béthines est rattachée à la communauté de communes du Montmorillonnais .

Béthines est dans le canton No 25 de Saint-Savin, dans la 3e circonscription du département Vienne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1933 1965 Adrien André Rad. ind. député sénateur
révoqué par le régime de Vichy
1965 1983 Pierre Guillemain    
1983 1986 Jean Guillemain    
1986 1995 Claude Perrin    
1995 2001 René David    
mars 2001[5] En cours Yves Jeanneau    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2016, la commune comptait 474 habitants[Note 1], en diminution de 1,25 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1101 3671 1271 4431 2461 3121 2301 2861 320
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2781 2481 2481 1881 1701 1651 1591 2031 158
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1101 1331 118943956954976888902
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
900758647616541512490486480
2016 - - - - - - - -
474--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 13 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 493 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (12 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 481.

La diminution de 5 % de la population de la commune de 1999 à 2006 s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

La répartition par sexe de la population est, selon l'Insee, la suivante:

  • en 1999 : 49,3 % d'hommes et 50,7 % de femmes.
  • en 2007 : 49,4 % d'hommes et 50,6 % de femmes.

Selon l'Insee, en 2007 :

  • Le nombre de célibataires était de : 33,7 % dans la population,
  • Les couples mariés représentaient 47,8 % de la population,
  • Les divorcés représentaient 4,6 % de la population,
  • Le nombre de veuves et veufs était de 13,9 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'économie locale se caractérise par la culture et la production animale.

Les AOC du territoire sont les beurres de Charente-Poitou, des Charentes et des Deux-Sèvres.

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 33 exploitations agricoles en 2010 contre 39 en 2000[10].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 3 539 hectares en 2000 à 3 346 hectares en 2010. 46 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 29 % pour les oléagineux (colza pour les 3/4 et 1/4 pour le tournesol) , 13 % pour le fourrage et 5 % reste en herbes. En 2010,un hectare (2 en 2000) est consacré à la vigne[10].

13 exploitations en 2010 (contre 12 en 2000) abritent un élevage de bovins (784 têtes en 2010 contre 655 têtes en 2000). 3 exploitations en 2010 (contre 5 en 2000) abritent un élevage de chèvres (976 têtes en 2010 contre 452 têtes en 2000). L'élevage d'ovins a connu une baisse importante : 1 192 têtes en 2000 répartis sur 13 fermes contre 869 têtes en 2010 répartis sur 8 fermes[10]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[11]. L'élevage de la volaille est peu importante : 189 têtes en 2010 contre 251 têtes en 2000 sur un nombre presque identique de fermes : 12 en 2010 contre 13 en 2000[10].

Artisanat[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouve une entreprise de fabrication et de restauration d'orgues, "Béthines les orgues".

Activité[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 71,1 % en 2007 et 66,3 % en 1999.

Le taux de chômage en 2007 était de 7,8 % et, en 1999, il était de 6,9 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 37,2 % de la population en 2007 et 31,9 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une croix de 9,80 m datant de l'époque de la Restauration , avec les outils de la passion du Christ[12] travail réalisé par le compagnonnage[13]. Le socle de cette croix, en pierre, date probablement du XVIIe car une croix existait, en effet, sur la place avant la Révolution. Elle a fait place alors à un tilleul : l'arbre de la liberté. En 1822, l'abbé Jean Poulet rétablit celle-ci en souvenir de la mission qu'il avait fait donner[14],[15]. Elle fut bénie par M. Maury, curé doyen de Saint-Savin. L'arbre ne disparut du côté de la croix qu'en 1947. Le bois de la croix a du être remplacé plusieurs fois : dès 1842 et la dernière fois fut en 1958. La tempête de 1999 a arraché l'échelle et l'éponge
    La croix de Béthines.
    . Depuis le XVIIe siècle, des croix de mission sont édifiées à l'occasion de missions populaires dans les villages et les bourgs. Les plantations de ces croix deviennent fréquentes à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, notamment à partir de 1905, en réaction à la laïcisation de la société.
  • L'église Saint-Pierre-ès-Liens, date de la première moitié du Xe siècle, époque des prêtres Dodon et Israël où Bétines est alors vicus. Elle aurait été fondée par saint Martial. En 1184, elle fait partie de l'abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe qui nomme le curé de Béthines.

Elle est inscrite comme Monument Historique depuis 1937 pour son clocher octogonal en pierre, datant du XIIe siècle[16]. À l'intérieur de l'église se trouve une vierge à l'enfant, don d'Elisabeth Bichier des Ages, fondatrice des Filles de La Croix[17].

L'église de Béthines en avril 2012.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Deux espaces naturels de la commune bénéficient de protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats-faune-flore. Ces espaces représentent 2 % de la surface communale et il s'agit de la vallée de l'Anglin et de celle du Salleron.
  • Le lieu-dit le Paradis est classé comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [18] et couvre 1 % de la surface communale.

La vallée du Salleron[modifier | modifier le code]

La vallée du Salleron est un site classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [18]. Le site intègre une grande partie du cours de la rivière qui est un affluent de l’Anglin ainsi que ses affluents. Le Salleron est une petite rivière d’eaux vives avec une forte dénivellation depuis ses sources jusqu’à la confluence avec l’Anglin. Ses eaux sont de bonne qualité et bien oxygénées. Son lit est riche en sédiments grossiers (sables et graviers). Son bassin versant est à dominante forestière et bocagère et il est encore peu touché par l’intensification agricole.

L’intérêt biologique du site, qui justifie son classement et sa protection, réside dans la présence importante de la Lamproie de Planer qui est un poisson menacé de disparition dans toute l’Europe. La Lamproie de Planer exige des eaux de très bonne qualité et des sédiments à granulométrie moyenne à grossière pour vivre et se reproduire.

De nos jours, les principales menaces sur cet environnement fragile sont: un ralentissement anormal du courant qui modifierait le tri mécanique des sédiments, ou une pollution chimique (toxiques, métaux lourds) ou organique (eutrophisation par surcharge des eaux en nutriments provoquant une pullulation d’algues et une réduction de l’oxygène dissous). La création d’étangs destinés à la pêche le long du cours du Salleron constitue un risque important du aux vidanges des étangs. Elles pourraient, en effet, transférer des maladies aux lamproies, provoquer un réchauffement des eaux du Salleron et introduire des espèces piscicoles exotiques. De même, la transformation des prairies naturelles du bassin versant en cultures céréalières intensives pourrait avoir d’importantes répercussions sur la balance trophique et sédimentaire des eaux (apport d’engrais et de produits phytosanitaires), voire, en cas d’irrigation, sur les débits en période d’étiage.

La présence d’une petite population de Cistude d’Europe, une espèce de tortue, est un autre facteur important justifiant la protection du site. Cette tortue aquatique connaît, en effet, un déclin alarmant dans toute l’Europe de l’Ouest. Elle est victime de la disparition des zones humides ou de leur fragmentation, de la dégradation de la qualité des eaux et de l’introduction d’espèces exotiques comme la Tortue de Floride, les écrevisses américaines, ou le ragondin.

Musée et site remarquable à proximité[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 195
  4. Jean-Henri Calmon et Jean-Clément Martin (dir.), Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, La Crèche, Geste éditions, coll. « 30 questions », (ISBN 2-910919-98-6), p. 63, p. 25
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  12. La croix de mission de Béthines
  13. http://www.villagesdefrance.free.fr/dept/page86_paysmontmorillonnais.htm
  14. http://www.carte-france.info/ville-86310-bethines/
  15. http://www.saintsavin.com/patrimoine_bethines_croix.php
  16. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-bethines.html
  17. http://www.saintsavin.com/patrimoine_bethines_eglise.php
  18. a et b Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  19. http://www.tourisme-vienne.com/eglises-et-abbayes/saint-savin/332/abbatiale-de-saint-savin-sur-gartempe-saint-savin