Sylvie Guillem

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Sylvie Guillem
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Sylvie Guillem et Russell Maliphant en 2010

Naissance (50 ans)
Paris en France
Activité principale Danseuse étoile
Style Danse classique, moderne, et contemporaine
Années d'activité Depuis 1981
Formation École de danse de l'Opéra national de Paris
Maîtres Gilbert Mayer
Rudolf Noureev
Récompenses Concours international de ballet de Varna - médaille d'or
Prix Nijinski
Distinctions honorifiques Commandeur (Commander) de l'ordre de l'Empire britannique (CBE)

Scènes principales

Opéra national de Paris
Royal Opera House à Covent Garden, Londres

Sylvie Guillem, née le à Paris, est une danseuse française. Elle est étoile du Ballet de l'Opéra national de Paris et du Royal Ballet de Londres.

Sylvie Guillem est considérée comme l'une des plus grandes danseuses classiques[1],[2],[3].

Elle est nommée étoile par Rudolf Noureev le 29 décembre 1984, à l'âge de 19 ans, à l'issue d'une représentation du Lac des cygnes[4]. La nomination d'une étoile aussi jeune est sans précédent dans l'histoire du ballet de l'Opéra de Paris.

Sur scène, d'après Pierre Lacotte, elle a une présence tout à fait exceptionnelle[3],[5], dotée d'une souplesse extraordinaire, combinée à une grande vigueur[6],[7].

Sa carrière de danseuse continue toujours[8], bien que Sylvie Guillem ait déclaré dans une interview en novembre 2014 qu'elle arrêtera sa carrière lorsqu'elle aura 50 ans[9].

En 2015, elle entame une tournée mondiale d'adieux qui doit se conclure le 20 décembre 2015 par une représentation de « Life in Progress » à Tokyo[10].

Les débuts[modifier | modifier le code]

Sylvie Guillem est formée à la gymnastique de compétition par sa mère jusqu'en 1976.

Cette année, à l'âge de onze ans, elle est présélectionnée dans l'équipe de France, appelée à préparer les jeux Olympiques de Moscou lors d'un stage à l'école de danse de l'Opéra de Paris[11].

Elle y découvre la danse. Claude Bessy, alors directrice de l'école, remarque immédiatement ses capacités exceptionnelles et son potentiel pour le ballet et lui offre une place dans la prestigieuse école. Sylvie Guillem entre à l'École de danse à 12 ans.

Dans le ballet de l'Opéra national de Paris[modifier | modifier le code]

Elle est engagée dans le corps de ballet en 1981 à l'âge de 16 ans. Deux ans plus tard, elle remporte la médaille d'or au Concours international de ballet de Varna en Bulgarie. Le 24 décembre 1984, Sylvie Guillem devient première danseuse pour une durée de seulement 5 jours puisqu'une nouvelle nomination suivra.

Sylvie Guillem est nommée, à seulement 19 ans, danseuse étoile par Rudolf Noureev le 29 décembre 1984 à l'issue de son interprétation du Lac des cygnes avec le double rôle d'Odette/Odile. Sylvie Guillem devient la plus jeune étoile du Ballet de l'Opéra de Paris que Noureev ait nommée lorsqu'il était à la tête du ballet de l'Opéra.

Une série de premiers rôles suivent cette nomination, parfois avec Rudolf Noureev lui-même comme partenaire.

Départ de Paris à Londres[modifier | modifier le code]

Elle quitte l'Opéra en 1989 pour se consacrer à une carrière internationale. Le départ de Sylvie Guillem de l'Opéra de Paris en 1989 fait scandale en France[12], l'affaire est même traitée à l'Assemblée nationale et Jack Lang, ministre de la culture de l'époque, est interpellé par des députés sur cette question.

Sylvie Guillem entre au Royal Ballet de Londres le 14 avril 1989, en tant qu'étoile invitée permanente[13]. Sa réputation est comparable à celle de Rudolf Noureev[3]. Mal comprise par certains, Sylvie Guillem a été considérée comme capricieuse, refusant de manger à la cantine de la compagnie[14] ou encore n'accordant l'exclusivité de ses photos ou interviews qu'à un certain nombre de journalistes ou de photographes.

Le directeur du Royal Ballet Anthony Dowell, un peu frustré au début de sa rencontre avec Sylvie Guillem, lui attribue le surnom de « Mademoiselle Non »[9],[15]. Anthony Dowell dit rétrospectivement [16]: « With Sylvie, there were never any limitations (Avec Sylvie, il n'y avait aucune limite) ». Sylvie Guillem a une vision artistique sans compromis[3].

Ses collaborations avec des chorégraphes tels que William Forsythe, Maurice Béjart, Mats Ek, et plus récemment Russell Maliphant, apportent une nouvelle direction à sa carrière[17]. Béjart lui permet de développer sa sensibilité envers la danse moderne. Ek et Maliphant[18] créent pour elle des solos et des duos permettant à ses capacités techniques hors du commun de s'exprimer dans le champ de la danse contemporaine.

En 2006, elle rejoint le Sadler's Wells Theatre à Londres. Sylvie Guillem collabore et danse avec Akram Khan dans Sacred Monsters que le chorégraphe britannique a écrit à sa demande. Elle présente en février 2009 Eonnagata une création avec Robert Lepage et Russell Maliphant[17].

De 2010 à 2013, Sylvie Guillem interprète au Sadler's Wells Theatre « Sylvie Guillem – 6,000 miles away », un spectacle créé pour elle par Mats Ek et William Forsythe[19]. Dans le spectacle, Nicolas Le Riche est son partenaire.

Les adieux à la scène avec une tournée mondiale[modifier | modifier le code]

En novembre 2014, Sylvie Guillem annonce dans une interview qu'elle met fin à sa carrière de danseuse en 2015, année durant laquelle elle fête son 50e anniversaire[9].

Elle entame une tournée d'adieux, qui la conduit notamment à Athènes, Moscou, Londres, Gênes, Barcelone, Sydney, Paris, Pékin, Shanghai, New-York et au Japon[20],[21].

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Sylvie Guillem a remporté de multiples distinctions tout au long de sa carrière, elle a foulé les planches des plus grands théâtres, dont le Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg et l'American Ballet Theater de New York.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • « Sylvie Guillem au travail », documentaire de 52 minutes réalisé en 1988 par André S. Labarthe.
  • « Guillem », documentaire de 52 minutes réalisé pour Arte en 2000 par Françoise Ha Van Kern.
  • « Marguerite et Armand », film réalisé en 2003 par Françoise Ha Van Kern.
  • « Guillem on the Edge », film réalisé en 2009 par Françoise Ha Van Kern.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Agenda danse – Juin 2015: Danse contemporaine Life in progress de Sylvie Guillem, annonce par Amélie Bertrand du 31 mai 2015: «... les plus grands chorégraphes de notre époque interprétés par l'une des plus grandes danseuses. »
  2. (en) Sylvie Guillem – Life in Progress, annonce sur le site de l'Edinburgh International Festival.
  3. a, b, c et d Sylvie Guillem - Force Of Nature, documentaire diffusé le 9 octobre 2013 dans l'émission magazine w:en:The Culture Show sur BBC Two.
  4. Sylvie Guillem (1965- ) 2. L'envol d'une étoile, dans Encyclopædia Universalis par Bernadette BONIS, Jean-Claude DIÉNIS, Agnès IZRINE.
  5. Pierre Lacotte sur Sylvie Guillem: "She has a presence, a very great presence".
  6. Portrait de Sylvie Guillem du 25 novembre 1995, 2 min 27 s, sur le site de l'Institut national de l'audiovisuel (Ina).
  7. Sylvie Guillem a élu Russell Maliphant, critique de Rosita Boisseau du 28 décembre 2006 dans le Monde.
  8. (en) Sylvie Guillem: Life in Progress review – a final farewell from a startling talent, article par Judith Mackrell du 28 mai 2015 dans The Guardian.
  9. a, b et c (en) Sylvie Guillem interview: "A lot of people hate me. Bon. You can’t please everybody", article par Ismene Brown du 15 novembre 2014 dans « The Spectator ».
  10. (en)Sylvie Guillem: A Star Ballerina Takes Her Final Bows Around the World, article de Roslyn Sulcas du 28 mai 2015 dans le New York Times.
  11. Sylvie Guillem (1965- ) dans Encyclopædia Universalis par Bernadette BONIS, Jean-Claude DIÉNIS, Agnès IZRINE.
  12. Sylvie Guilhem n'admettait pas que le contrat qui la lie à l'Opéra de Paris lui interdise de se produire à l'étranger alors que d'autres ballets comme celui de Covent Garden l'autorisent et permettent ainsi une meilleure rémunération de leurs étoiles
  13. (en) Sylvie Guillem, profil dans l'Encyclopædia Britannica.
  14. Sylvie Guillem : "J'aurais aimé danser avec Michael Jackson", résumée de l'émission « Tout et son contraire » par Philippe Vandel du 15 mars 2012 sur le site de France Info.
  15. L'auteur du surnom « Mademoiselle Non » pourrait avoir été également le chorégraphe britannique Kenneth MacMillan, voir l'interview de Sylvie Guillem par Sarah Crompton du 3 juillet 2011 dans The Telegraph: "It was here that she gained the nickname Mademoiselle Non, and in some ways her time with the company seems to have been defined by an argument with MacMillan that was accidentally broadcast over the opera house speakers for all to hear."
  16. Ce passage du documentaire indique que, en ce qui concerne Sylvie Guillem, Anthony Dowell se retrouvait au premier rang et qu'il était le directeur du Royal Ballet le plus heureux de tous les temps.
  17. a et b Sylvie Guillem faite Chevalier par Philippe Noisette dans Les Échos du 24 décembre 2010.
  18. Sylvie Guillem a élu Russell Maliphant par Rosita Boisseau dans Le Monde du 29 décembre 2006.
  19. Sylvie Guillem interview: raising the barre, interview par Sarah Crompton du 3 juillet 2011 dans The Telegraph de Londres.
  20. (en) Sylvie Guillem — Life in Progress, annonce sur le site du Sadler's Wells Theatre.
  21. Sonia Delesalle-Stolper, « Sylvie Guillem, une étoile aînée », Libération,‎ (lire en ligne)
  22. La Légion d'honneur du Nouvel An dans Le Figaro du 1er janvier 2009
  23. (it) Sylvie Guillem Leone d’oro alla carriera sur le site de la Biennale de Venise le 12 mai 2012.
  24. Décret du 13 novembre 2014 portant promotion et nomination