Alexeï Apoukhtine

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Alexis N. Apoukhtine

Alexis Nikolaïevitch Apoukhtine (en russe : Алексей Николаевич Апухтин) est un nouvelliste, un romancier et un poète russe[1] né le à Bolkhov, gouvernement d'Orel (Russie) et décédé le à Saint-Pétersbourg, (Russie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une pauvre famille noble, il passa son enfance dans le domaine familial de son père près du village de Pavlodar. En 1852, il débuta des études de droit à Saint-Pétersbourg pendant lesquelles il se lia d'amitié avec Piotr Ilitch Tchaïkovski. Le frère du compositeur, Modeste, écrivit à quel point leur humeur et leurs goûts étaient convergents tout au long de cette relation platonique. Pendant cette même période Apoukhtine rencontra Ivan Tourgueniev et Afanassi Fet. Parallèlement à ses études, il commença à écrire de la poésie et son premier poème Épaminondas, dédié à l'amiral Vladimir Kornilov fut publié dans une revue en 1854 alors qu'il n'avait que 14 ans. En 1859, il termina ses études et sortit de l'école récompensé avec la médaille d'or.

Il entra dans "la vie active" en travaillant au ministère de la Justice tout en continuant à écrire de petits poèmes lyriques qui furent publiés dans la revue Le Contemporain n°9 sous le titre Esquisses villageoises. Elles reflètent l'humeur de la société civile et on y sent l'influence de Nicolas Nekrassov.

Après 1862, éloigné de l'activité littéraire, désirant rester en dehors des luttes politiques, hors de toute chapelle littéraire ou politique, il revint dans sa province natale à Orlov. En 1863-1864, il fut investi de missions spéciales dans le gouvernement d'Orel où, en 1865, il donna deux conférences publiques sur la vie et l'œuvre d'Alexandre Pouchkine qui furent un évènement dans la vie culturelle de la ville. La même année il revint à Saint-Pétersbourg où il fut employé au ministère de l'intérieur. Pendant 20 ans il ne publia rien. En 1884 des poèmes furent imprimés mais c'est en 1886 qu'apparut à Saint-Pétersbourg le premier recueil. Beaucoup de ses textes furent mis en musique par Tchaïkovski, par Sergueï Rachmaninov, etc... et après sa mort ont été publiés Les archives de la comtesse D. écrit en 1890, Le journal de Pavlic Dolsky écrit en 1891 et Entre la vie et la mort écrit en 1892.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Si le jour brille, poème mis en musique par Tchaïkovsky
  • Il m'aimait tant,poème attribué à Apoukhtine mis en musique; 4e mélodie de Tchaïkovsky en 1875
  • Nuits de délire, poème mis en musique ; 6e mélodie de Tchaïkovsky en 1886
  • La veille de l'opération 1888
  • Les archives de la comtesse D. 1890
  • Le journal de Pavlic Dolsky 1891
  • Entre la vie et la mort 1892
  • Oh, ne sois pas triste, poème mis en musique; Douze romances opus 14 de Rachmaninov en 1896
  • Le destin, poème mis en musique; Douze romances opus 21 de Rachmaninov en avril 1902
  • Extrait de Musset adapté par Apoukhtine; Douze romances opus 21 de Rachmaninov en avril 1902

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dans ses pauvres haillons traduit par Charles Dobzynski et O, nuits sans sommeil, O nuits insensées traduit par Eugène Guillevic dans l'anthologie bilingue de La poésie russe réunie et publiée sous la direction d'Elsa Triolet chez Seghers en 1965.
  • Les archives de la comtesse D, Entre la mort et la vie, Le journal de Pavlic Dolsky, tous trois traduits par J. Wladimir Bienstock réunis dans La vie ambiguë ; Paris 1903.
  • Les archives de la comtesse D, Entre la vie et la mort, Le journal de Pavlik Dolsky, tous trois traduits par G. G. ; imprimerie Chassaing 1932.
  • Le journal de Pavlik Dolski, Entre la vie et la mort, tous deux traduits par J. Wladimir Bienstock; Petite bibliothèque ombres. Éditeur Ombres ; Toulouse 1997.
  • Entre la mort et la vie ; Les Belles Lettres 1992.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?article421

Liens externes[modifier | modifier le code]