Vladimir Fédorovski

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Vladimir Fédorovski
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Vladimir Fédorovski (Strasbourg, 2009).

Naissance (67 ans)
Moscou
Pays de résidence France
Profession
Activité principale
Formation
MGIMO (МГИМО) (URSS), doctorat d’État en Histoire.

Vladimir Fédorovski (russe : Владимир Федоровский) est un écrivain et ancien diplomate russe[1], né le à Moscou, d'origine ukrainienne, et aujourd'hui français.

Premières années[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un héros de la Seconde Guerre mondiale[2] et d'une mère spécialiste de la planification. À 14 ans, son rêve était de devenir écrivain et d'écrire ses livres à la terrasse des « Deux Magots » à Paris. Il a d'abord été élève à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou (MGIMO). Doué pour l'apprentissage des langues, il acquiert une parfaite connaissance des langues anglaise, française et arabe. Il est l'écrivain d'origine russe le plus édité en France[3].

Diplomate de la pérestroïka[modifier | modifier le code]

En 1972, il commence par travailler comme attaché à l'ambassade de l'Union soviétique en Mauritanie, et il sert d'interprète au Kremlin, en assistant Léonid Brejnev dans ses rencontres avec les dirigeants des pays arabes[4]. En 1977, il est nommé attaché culturel à Paris, fréquentant Dalí, Chagall, Aragon et leurs égéries. En 1985, il passe un doctorat d'État en histoire sur le rôle des cabinets dans l'histoire de la diplomatie française.

De retour à Moscou, il travaille au Ministère des Affaires étrangères comme chef de cabinet du vice-ministre Vladimir Petrovski (qui écrit les discours de Léonid Brejnev et du ministre Gromyko). Il se lie d'amitié avec Alexandre Iakovlev, éminence de Gorbatchev, et considéré comme l'inspirateur de la perestroïka en 1983. Fédorovski sera ensuite nommé conseiller diplomatique pendant la période de la glasnost pour laquelle il assure, de 1985 à 1990, la promotion de la perestroïka en France avec comme objectif de faire naître une nouvelle Russie, ouverte aux échanges et à la technologie et arrimée à l'Europe. Lassé par l'incohérence de Gorbatchev il quitte la carrière diplomatique en 1990 pour participer à la création d'un des premiers partis démocratiques russes, le Mouvement des réformes démocratiques. S'opposant à la ligne dure du Parti communiste de l'Union soviétique et du KGB, il est porte-parole du mouvement des réformes démocratiques pendant la résistance au putsch de Moscou d'août [1991]].

Alexandre Iakovlev, idéologue de la perestroïka, le présentait ainsi dans le Figaro du 26 avril 1996 : « Il fut un des premiers à rompre avec les habitudes de la caste diplomatique pour s'engager dans la démarche de la perestroïka. Depuis 1985 on se souvient de son visage à la télévision associé au vent de changement. Quand Gorbatchev fit marche en arrière, Fédorovski n'hésita pas à quitter la « carrière ». Je l'ai vu à l'œuvre, lorsqu’il fut porte-parole du mouvement des réformes démocratiques dans les jours fatidiques de la résistance au putsch communiste de Moscou en août 1991. »

Écrivain français[modifier | modifier le code]

En 1991, il a publié L'Histoire secrète d'un coup d'État, puis son roman Les Deux Sœurs (Lattès), suivi d'une série romanesque sur l'histoire russe en trois volumes (Le Roman de Saint-Pétersbourg, Le Roman du Kremlin et Le Roman de la Russie insolite) de 2003 à 2004. Fédorovski a pu écrire Le Roman du Kremlin après avoir eu accès aux archives inédites du Kremlin. À l'occasion du centenaire de la mort de Léon Tolstoï, il publie Le Roman de Tolstoï.

Il a dirigé par ailleurs la collection Le Roman des lieux magiques, une grande réussite éditoriale : une centaine d'ouvrages publiés. Il est aussi président d'honneur de la Fédération française des Salons du livre.

En 2015, il fait paraître La Volupté des neiges, s'appuyant sur des archives inédites, inaugurant un triptyque romanesque chez son nouvel éditeur Albin Michel. Son Roman de la perestroïka révèle les secrets de cette grande rupture de l'Histoire[5]. Il y consacra une grande série de chroniques sur France Info. Écrits en français, ses ouvrages sont devenus des succès internationaux et sont traduits dans vingt-huit pays[6].

Il est souvent consulté par la presse française pour ses connaissances concernant la politique et l'histoire russe, et ses ouvrages historiques s'adressent essentiellement à un grand public.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

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Devenu écrivain à succès, il a été fait officier des Arts et des Lettres et a obtenu la nationalité française en 1995. Membre de la Société des auteurs de Normandie, il a été élu à l'Académie de Caen, au siège du président Senghor pour sa contribution à la francophonie et a été distingué de plusieurs prix littéraires dont le prix d'histoire André Castelot, le prix Louis-Pauwels, le prix de l'Europe, etc. En mars 2012 il reçut le Grand prix du roman historique-Palatine pour Le Roman de Raspoutine.

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la diplomatie française, Académie diplomatique, 1985
  • Histoire secrète d’un coup d’État, avec Ulysse Gosset, Lattès, 1991, 302 pages.
  • Les Égéries russes, avec Gonzague Saint Bris, Lattès, 1994, 336 pages.
  • Les Égéries romantiques, Lattès, 1995, 374 pages.
  • Le Département du diable, Plon, 1996, 276 pages.
  • Les Deux Sœurs ou l’Art d'aimer, Lattès, 1997, 232 pages. 2004 (prix des Romancières)
  • Le Triangle russe, Plon, 1999, 216 pages.
  • Les Tsarines, les femmes qui ont fait la Russie, éditions du Rocher 2000, 242 pages.
  • De Raspoutine à Poutine, les hommes de l’ombre, Editions Perrin livre de poche, 2001, 224 pages. (prix d'Étretat)
  • Le Retour de la Russie, avec Michel Gurfinkiel, Odile Jacob, 2001, 340 pages.
  • L’Histoire secrète des Ballets russes, Éditions du Rocher, 2002, 228 pages. (prix des écrivains francophones d'Amérique)
  • La Guerre froide, Mémorial de Caen, 2002
  • Les Tsarines, Éditions du Rocher, 2002
  • La Fin de l’URSS, Mémorial de Caen, 2002
  • Le Roman de Saint-Pétersbourg, Éditions du Rocher, 2003, 272 pages. (prix de l'Europe)
  • Le Roman du Kremlin, Éditions du Rocher-Mémorial de Caen, 2004, 252 pages. (prix Louis Pauwels)
  • Diaghilev et Monaco, Éditions du Rocher, 2004
  • Le Roman de la Russie insolite : du Transsibérien à la Volga, Éditions du Rocher 2004, 264 pages.
  • Paris - Saint-Pétersbourg : la grande histoire d'amour, Presses de la Renaissance, 2005, 288 pages.
  • Le Roman de l'Orient Express, Éditions du Rocher, 2006, 218 pages. (prix d'histoire André-Castelot)
  • Le Fantôme de Staline, Éditions du Rocher, 2007, 288 pages.
  • Les Romans des rencontres magiques, Editions du Rocher 2007, 288 pages.
  • Les Amours de La Grande Catherine, Éditions Alphée. Jean-Paul Bertrand, 2008, 283 pages.
  • Le Roman de l’âme slave, Éditions du Rocher, 2009, 274 pages.
  • Napoléon et Alexandre, Éditions Alphée, 2009, 286 pages.
  • Les Romans de la Russie éternelle, Éditions du Rocher, 2009
  • Le Roman de Tolstoï, Éditions du Rocher, 2010, 252 pages.
  • Le Roman de l’espionnage, Éditions du Rocher, 2011, 268 pages.
  • Le Roman de Raspoutine, Éditions du Rocher, 2011, 226 pages. (Grand prix Palatine du roman historique)
  • Le Roman du siècle rouge (avec Alexandre Adler), Éditions du Rocher, 2012, 224 pages.
  • L’islamisme va-t-il gagner : le roman du siècle vert (avec Alexandre Adler) éditions du Rocher, 2012
  • La Magie de Saint-Pétersbourg, Éditions du Rocher, 2012, 128 pages.
  • Le Roman des Tsars, Éditions du Rocher, 2013, 288 pages.
  • Le Roman de la perestroïka, Éditions du Rocher, 2013, 264 pages.
  • Le Roman des espionnes, Éditions du Rocher, 2014, 224 pages.
  • Poutine, l’itinéraire secret, Éditions du Rocher, 2014, 232 pages.
  • La Magie de Moscou, Éditions du Rocher, 2014, 154 pages.
  • La Volupté des neiges, Éditions Albin Michel, 30 avril 2015, 290 pages.
  • Dictionnaire amoureux de Saint-Pétersbourg, Plon, 2016, 800 pages.
  • Poutine de A à Z (avec la collaboration de Patrice de Méritens), Stock, 2017, 288 pages.
  • Tout ce que je n'ai jamais dit, Flammarion, octobre 2017.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Vernet, « Vladimir Fédorovski, de Moscou à Paris », Le Monde, le 3 septembre 2003
  • Isabelle Saint-Bris, Vladimir Fédorovski : secrets et confidences, Le Rocher, 2008, 228 pages. (ISBN 9782268064338)
  • Vladimir Fédorovski, « La chute du Mur n'était pas inévitable », Le Spectacle du Monde, un entretien recueilli par Gérard Olivier, pages 34–37, novembre 2009

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Vladimir Fédorovski dans l'intimité de Tolstoï », sur www.lepoint.fr (consulté le 5 août 2010).
  2. Vladimir Fédorovski Le Roman de l'âme slave, Entretien, WebTVCulture.
  3. Le Figaro, le 10 mars 2012 ainsi que Le Monde, le 3 septembre 2003.
  4. Témoignage d'Alexis Chvedov, directeur du département d'Afrique du ministère des Affaires étrangères (MAE) de l'URSS et d'Alexandre Adler dans le livre d'Isabelle Saint Bris.
  5. Raspoutine, le moine de l'apocalypse, Éric Branca, Valeurs actuelles, 15 décembre 2011.
  6. « Vladimir Fédorovski », sur www.livredepoche.com (consulté le 5 août 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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