Masha Gessen

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Masha Gessen
Image illustrative de l'article Masha Gessen
Masha Gessen en 2011.

Nom de naissance Maria Alexandrovna Gessen
Naissance (50 ans)
Moscou, Drapeau de l'URSS Union soviétique
Nationalité russe et américaine
Profession journaliste, écrivaine
Autres activités militante des droits des minorités sexuelles
Site internet Polit.ru
Médias
Presse écrite The New Republic, New Statesman, Slate , Granta, Vanity Fair, Novoe Vremya, Itogui, Bolchoï Gorod, Znamya, The New York Times, International Herald Tribune, U.S. News & World Report, Vokroug Sveta, Gala, Snob
Radio Svoboda

Maria Alexandrovna Gessen (en russe : Мари́я Алекса́ндровна Ге́ссен), connue sous le nom de Masha Gessen, née le à Moscou, est journaliste et écrivaine de nationalité russo-américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et enfance[modifier | modifier le code]

Masha Gessen est née dans une famille juive à Moscou le . En 1981, elle a immigré aux États-Unis avec ses parents et son frère Keith d'Union soviétique. Son père, Alexandre Borisovitch, est entrepreneur. Sa mère, Elena Samouilovna Minkina, est traductrice et critique littéraire. Sa grand-mère du côté paternel, Ester, est traductrice tout comme sa grand-mère du côté maternel, Rosalia[1].

Elle est mère de deux enfants de nationalité américaine : Vova, son fils adoptif, et Iolka, sa fille biologique. Elle s’est officiellement mariée aux États-Unis avec Svena Generalova, citoyenne russe. Elle défend activement les droits des minorités sexuelles. Cette année, elle a milité contre la loi qui réprime la propagande de l'homosexualité en direction des mineurs par des amendes pouvant atteindre 25 000 euros. Elle milite également contre la situation politique en Russie. Elle a lancé en décembre de l’année passée l’initiative masterskaïa protestnykh deïstvi (littéralement, « atelier des actions de protestation ») qui rassemble chaque semaine de jeunes militants dans un café du centre de Moscou, où ils sont libres de discuter et d’échanger leurs avis sur la situation actuelle. Ils ont défilé à plusieurs reprises dans les rues de Moscou en 2011-2012.

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle a entamé sa carrière de journaliste indépendante aux États-Unis et elle l’a prolongée à Moscou où elle vit désormais de manière permanente. Cette femme à la double nationalité alimente tant la presse russe qu’américaine. Elle a contribué aux journaux américains The New Republic, New Statesman, Granta, Slate et Vanity Fair, ainsi qu’aux journaux russes Novoïé Vrémia, Itogui, Bolchoï Gorod et Znamya.

Elle travaille actuellement pour le The New York Times et International Herald Tribune.

De 2000 à 2001, elle a dirigé l’hebdomadaire américain U.S. News & World Report.

De 2002 à 2003, elle était à la tête du site d’information Polit.ru.

De 2004 à 2005, elle a occupé le poste de vice rédactrice en chef de Bolchoï Gorod.

De 2007 à 2008, elle a été la rédactrice en chef du magazine Gala et de 2008 à 2011 de Snob.

En 2012, elle a été licenciée du poste de rédactrice en chef du magazine Vokroug sveta (littéralement, autour du monde), le plus vieux magazine de Russie, pour avoir refusé de couvrir le vol de Vladimir Poutine avec des grues de Sibérie[2]. Le , elle s’est vue proposer son ancien siège par le président en personne, mais elle a décliné son offre.

Le , elle a été nommée au poste de directrice du service russe de Radio Free Europe/Radio Liberty[3]. Peu de temps après sa nomination, plus de 40 membres des équipes sont licenciés et la radio perd sa licence de diffusion russe causant une controverse[4].

Livres[modifier | modifier le code]

En 2009, elle publie Perfect Rigor: A Genius and the Mathematical Breakthrough of the Century (traduit en France Dans la tête d'un génie, 2013) consacré au mathématicien russe Grigori Perelman.

Elle publie le livre The Man Without a Face: The Unlikely Rise of Vladimir Putin (2012) peu avant les élections présidentielles prévues en mars et qui a suscité un battage médiatique. Elle y présente une biographie sans précédent de Vladimir Poutine. On y découvre des révélations étonnantes fondées sur des témoignages, des sources et des documents inédits.

Elle s’est aussi essayée à la traduction du russe à l’anglais.

Ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

originaux en anglais[modifier | modifier le code]

  • Rights of Lesbians and Gay Men in the Russian Republic (1993)
  • Half a Revolution: Contemporary Fiction by Russian Women, Cleis Press, 1995, ISBN 978-1-57344-006-6 (éditrice)
  • Dead Again: The Russian Intelligentsia After Communism (1997)
  • Ester and Ruzya: How My Grandmothers Survived Hitler’s War and Stalin’s Peace (2004)
  • Blood Matters: From Inherited Illness to Designer Babies, How the World and I Found Ourselves in the Future of the Gene (2008)
  • Perfect Rigor: A Genius and the Mathematical Breakthrough of the Century (2009)
  • The Man Without a Face: The Unlikely Rise of Vladimir Putin (2012)
  • Words Will Break Cement: The Passion of Pussy Riot, Riverhead, (ISBN 978-1-59463-219-8).
  • Gay Propaganda: Russian Love Stories, OR Books, 2014, ISBN 978-1-939293-35-0. (co-éditrice)
  • The Brothers: The Road to an American Tragedy, Riverhead Books, 2015, (ISBN 978-1594632648)
  • Where the Jews Aren't: The Sad and Absurd Story of Birobidzhan, Russia's Jewish Autonomous Region (Jewish Encounters Series). Schocken, 2016 (ISBN 978-0-80524-246-1).

traductions en français[modifier | modifier le code]

  • Poutine : L'homme sans visage [« The Man Without a Face: The Unlikely Rise of Vladimir Putin »], Fayard, , 336 p. (ISBN 978-2213668567)
  • Dans la tête d'un génie [« Perfect Rigor: A Genius and the Mathematical Breakthrough of the Century »], Globe, , 276 p. (ISBN 978-2211211833)
  • Pussy Riot [« Words Will Break Cement: The Passion of Pussy Riot »], Globe, , 310 p. (ISBN 978-2211220057)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ester and Ruzya: How My Grandmothers Survived Hitler’s War and Stalin’s Peace », sur Arlindo Correia's Home Page, (consulté le 24 novembre 2015)
  2. « Flying Putin, Fired Editor », sur The New York Times, (consulté le 24 novembre 2015)
  3. « Radio Liberty Hires Gessen », sur The Moscow Times, (consulté le 24 novembre 2015)
  4. « How to Save Radio Liberty », sur The Heritage Foundation, (consulté le 24 novembre 2015)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]