RFA One

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RFA One
lanceur spatial
Vue d'artiste du lanceur RFA One.
Vue d'artiste du lanceur RFA One.
Données générales
Pays d’origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Constructeur RFA
Premier vol prévu en 2022
Statut En développement
Lancements (échecs) 0
Hauteur 30 m
Étage(s) 2
Base(s) de lancement à définir
Charge utile
Orbite basse 300 kg
Orbite héliosynchrone 200 kg (700 km)

RFA One est un micro-lanceur spatial en cours de développement par la société bavaroise Rocket Factory Augsburg (RFA)[1]. Il est destiné à transporter de petits et très petits satellites sur des orbites basses et des orbites héliosynchrones. Un premier vol opérationnel a été annoncé pour 2022[2].

Création de RFA[modifier | modifier le code]

Rocket Factory Augsburg a été fondée en 2018[3]. L'investisseur stratégique est le géant de l'aérospatiale bavarois OHB [4], l'investisseur financier est Apollo Capital Partners GmbH basé à Munich[5], dont Hans Steiniger (directeur général de MT Aerospace (de)[6]) est Managing Partner[7]. Rocket Factory Augsburg a son siège à Augsbourg[8]. En juillet 2020, Rocket Factory Augsburg comptait environ 70 employés[9].

Financement des micro-lanceurs par l'agence spatiale allemande[modifier | modifier le code]

L'agence spatiale allemande DLR décide en juillet 2020 de financer à hauteur de 0,5 million d'euros trois sociétés allemandes développant des micro-lanceurs. Celles-ci devront réaliser deux vols entre 2022 et 2023 pour bénéficier des 25 millions d'euros que la DLR compte investir au final dans ces sociétés. La DLR compte sélectionner un gagnant en 2021 et un deuxième gagnant en 2022. Trois entreprises ont été sélectionnées : RFA qui développe la fusée RFA One, HyImpulse Technologies, une société résultant d'un essaimage de l'institut de propulsion spatiale de la DLR, qui développe un lanceur utilisant une propulsion hybride capable de placer 500 kilogrammes en orbite basse et Isar Aerospace qui développe le lanceur Spectrum capable de placer une tonne en orbite basse. Les trois lanceurs doivent utiliser les installations scandinaves d'Andoya et d'Esrange pour la mise au point de leurs lanceurs mais le site de lancement des vols orbitaux reste à définir[10].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Le lanceur se présente comme une fusée classique à décollage vertical, composée de deux étages et offrant une capacité d’emport de charge utile allant jusqu'à 200 kg pour des orbites héliosynchrones de 700 km[11]. La fusée mesure environ 30 mètres de long[4].

Le premier étage est propulsé par 9 moteurs-fusée, devant fournir l’équivalent de 500 000 cv (367 750 kW) pour une poussée de 100 kN[12]. Les ergols employés sont un mélange d’hydrocarbures et d’oxygène liquide[4]. Le moteur fonctionne sur le principe de combustion étagée, ce qui en fait l'un des moteurs de fusée les plus efficaces. Cette technologie de moteur n'a encore jamais été développée en Europe. Les composants du moteur sont fabriqués par Rocket Factory Augsburg et s’appuie sur des techniques de fabrication additives par impression 3D[12], notamment en ce qui concerne les corps des turbopompes, les chambres de combustion et les injecteurs[13].

Historique du développement[modifier | modifier le code]

La turbopompe a été développée en interne par Rocket Factory Augsburg elle-même. Les réservoirs de l'étage supérieur du lanceur RFA One ont été construits et testés avec succès.

Lancements prévus[modifier | modifier le code]

Le premier vol commercial de RFA One a été annoncé pour 2022[2]. Actuellement, la compagnie poursuit une démarche de sélection d’un site de lancement approprié, notamment un site de lancement en mer du Nord[14] ainsi que Santa Maria, une île de l’archipel des Açores au Portugal[4] sont actuellement en cours de discussion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Tim Janssen, Trägerrakete aus Augsburg, Neubrandenburg, Iniplu 200, , p. 22-25
  2. a et b (de) « Wie das Bremer Raumfahrtunternehmen OHB ganz Europa eroberte - buten un binnen », sur www.butenunbinnen.de (consulté le 26 août 2020)
  3. « Handelsregisterauszug von Rocket-Factory-Augsburg-GmbH aus Augsburg (HRB 32731) », sur www.online-handelsregister.de (consulté le 26 août 2020)
  4. a b c et d (de) Dieter Sürig, « Die Senkrechtstarter aus Augsburg », sur Süddeutsche.de (consulté le 26 août 2020)
  5. « Portfolio - Apollo Capital Partners », sur www.apollopartners.de (consulté le 26 août 2020)
  6. « Vorstand & Aufsichtsrat - MT Aerospace », sur www.mt-aerospace.de (consulté le 26 août 2020)
  7. « Profile - Apollo Capital Partners », sur www.apollopartners.de (consulté le 26 août 2020)
  8. (de) Bundesministerium für Wirtschaft und Energie, « Drei Raketen-Start-ups starten in die 2. Runde des deutschen Wettbewerbs für Mikrolauncher », sur www.bmwi.de (consulté le 26 août 2020)
  9. (de) « griephan Kiosk », sur bc.pressmatrix.com (consulté le 26 août 2020)
  10. (es) Daniel Marin, « Los nuevos microlanzadores orbitales alemanes que despegarán desde el norte de Europa », sur Eureka,
  11. (en-US) « Meet RFA's Micro Launcher for small satellites - Rocket Factory Augsburg » (consulté le 26 août 2020)
  12. a et b (de) « Rennen um das Weltall: Neuer Trend in der Raumfahrt: Die Billigrakete vom Fließband », sur www.handelsblatt.com (consulté le 26 août 2020)
  13. (de) Philip Kaleta, « 3 Startups aus Deutschland wollen das Weltall erobern - mit ähnlichen Methoden wie Elon Musks SpaceX », sur Business Insider, (consulté le 26 août 2020)
  14. (de) Stefan Lakeband, « Deutscher Weltraumbahnhof: Pläne für Raketenstarts in der Nordsee », sur WESER-KURIER (consulté le 26 août 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]