Panzani

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Panzani
logo de Panzani
Logo actuel de Panzani[1]

Création 1950
Dates clés 27 juin 1961 : immatriculation de la société actuelle
Fondateurs Jean Panzani
Slogan Des pâtes oui, mais des Panzani
Siège social Lyon
Drapeau de France France
Direction Xavier RIESCHER
Actionnaires Ebro FoodsVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Fabrication de pâtes alimentaires

APE 1073Z

Produits Pâtes sèches, pâtes fraiches, pâtes micro-ondes, sauces, semoule, riz
Société mère Ebro Foods
Filiales Lustucru Sélection, Taureau Ailé
Effectif 738 en 2018 (effectif moyen annuel)
SIREN 961 503 422
Site web panzani.fr ravioli-panzani.fr

Fonds propres 458 195 000 € fin 2018
Chiffre d'affaires 576 291 000 € en 2018
Résultat net 34 044 000 € en 2018

Panzani est un fabricant de pâtes alimentaires d'origine française. La société a été créée en 1950 par Jean Panzani et appartient depuis 2005 au groupe agroalimentaire espagnol Ebro Foods.

Historique[modifier | modifier le code]

Les années 1940[modifier | modifier le code]

À peine démobilisé à la suite de la débâcle, Jean Panzani, expert-comptable d'origine italienne naturalisé depuis 1929, retourne dans sa famille à Niort, des Italiens tenant une boutique de pâtes et de produits venant de la Péninsule.

En , Jean Panzani se lance dans la fabrication de pâtes fraîches artisanales dans le grenier de la maison de ses beaux-parents à Niort, rue Baugier[2]. Il commence alors à vendre ses premiers kilos de pâtes fraîches, faites à la main. À la fin de la guerre, la demande explose : Jean Panzani rachète une usine de chaussures à Parthenay dans les Deux-Sèvres en 1946 et la reconvertit en fabrique de pâtes sèches sous la marque Francine qui vend ses produits dans des sachets en papier. Ensuite, avec la fin des cartes alimentaires, premier fabricant doté d'une presse en continu, Jean Panzani produit 30 tonnes par jour[3],[4].

Les années 1950[modifier | modifier le code]

L'année 1949 voit la suppression des cartes alimentaires et le retour au marché libre, et par voie de conséquence des marques qui symbolisaient trop le rationnement. La décision est donc prise d'abandonner la marque Francine au profit de la marque Pasta Panzani. Afin de se démarquer de la forte concurrence (au début des années 1950, on dénombre en France près de 400 fabricants), Jean Panzani décide en 1950 de vendre ses pâtes dans un emballage de 500 g en sachet transparent en cellophane[5][réf. souhaitée]. C'est une véritable nouveauté car jusqu'à présent, les pâtes étaient vendues en boîte carton ou métallique de 250 g. Ce nouveau type d'emballage semble séduire les consommateurs. Dès 1952, il lance les sauces tomate en boîte, orientant la consommation des pâtes à potage vers des pâtes à plat[5],[3].

C'est aussi le début de la publicité. En partant du principe que « ce qui se voit se vend » Jean Panzani lance sa première campagne de réclame de grande ampleur, et multiplie les partenariats (sponsoring). Une des publicités emblématiques de cette époque a été décrite par Roland Barthes[6].

Les années 1960[modifier | modifier le code]

Avec le lancement en France de la grande distribution (le premier hypermarché ouvre en 1963[7]), Jean Panzani, alors président du syndicat des fabricants de pâtes, incite sa profession à se structurer. C'est l'époque des premières fusions[réf. nécessaire]. Ainsi, Panzani fusionne avec La Lune en 1960, puis avec l'entreprise marseillaise Regia-Scaramelli en 1964. Le groupe, renommé Régia-Panzani, devient no 1 des pâtes en France avec une production de 90 000 tonnes[réf. nécessaire]. Son siège social est basé à Lyon. Avec le rachat de Regia-Scaramelli, Panzani intègre la Semoulerie de Saint-Just à Marseille et devient semoulier, ce qui lui permet de maîtriser entièrement la filière et la qualité[3].

Les années 1970[modifier | modifier le code]

En 1973, Panzani est racheté par Gervais Danone, déjà propriétaire de Milliat Frères et de PetitJean. Les deux sociétés sont alors fusionnées en une seule entité, nommée Panzani Milliat Frères. En 1973, la Sapal (Société anonyme des produits Alimentaires), entreprise issue de la fusion, en 1970, de Garbit et de la société Bretagne-Provence, est rachetée par Panzani[8]. Quelques mois plus tard, Gervais Danone fusionne avec BSN et devient BSN-Gervais Danone. Le groupe Panzani, ses usines et ses entrepôts sont alors fortement remaniés et modernisés.

En 1975, Panzani lance sa campagne publicitaire Don Patillo avec André Aubert (s'inspirant du personnage de Don Camillo) et son célèbre « des pâtes, des pâtes, oui mais des Panzani ! », la campagne s'arrêtant en 1997[9].

Les années 1980[modifier | modifier le code]

Après le tournant des années 1970 et son lot de fusions, les années 1980 marquent plutôt les progrès techniques de l'entreprise, notamment par l'introduction du séchage à très haute température en 1986.[réf. nécessaire] : plats cuisinés (raviolis), ou sauces (Spaghetto).[réf. nécessaire]

Les années 1990[modifier | modifier le code]

BSN-Gervais Danone, qui est devenu Danone, rapproche en 1994 son activité alimentaire hors produits laitiers avec celle du groupe Saint-Louis (marques William Saurin, Marie et Royal Champignon) au sein d'une filiale commune, nommée Panzalim, dont Panzani et Garbit font partie[10]. Mais à la suite du décès du PDG de Saint-Louis, Bernard Dumon, en 1995, Saint-Louis se désengage de la filiale commune l'année suivante. Danone hérite alors de toutes les marques de la coentreprise, excepté Royal Champignon, et fusionne Panzani, William Saurin, Garbit et PetitJean en une seule entité. Panzani connaît à cette époque une baisse de part de marché, reculant de sept points en cinq ans[11].

En 1997, Danone, qui souhaite alors se concentrer sur ses marchés de base, revend ses actifs non prioritaires. Panzani-William Saurin est ainsi cédé au fonds d'investissement Paribas Affaires industrielles (PAI partners)[12].

Les années 2000[modifier | modifier le code]

En 2001, PAI Partners revend William Saurin, Garbit et PetitJean au groupe Financière Turenne Lafayette (FTL)[13], appartenant à Monique Piffaut, mais conserve Panzani. En 2002, Panzani acquiert les activités riz, produits frais et couscous de Lustucru et nomme la marque Lustucru Sélection.

La même année, Panzani inaugure Via Gio, un concept de fast-food de pâtes dont le premier restaurant ouvre à Lyon[14].

En 2005, le groupe espagnol Ebro Puleva (premier groupe agroalimentaire espagnol et no 1 européen des pâtes et du riz) rachète l'ensemble et constitue une branche pâtes avec notamment Birkel en Allemagne et New World Pasta aux États-Unis. Le groupe est no 2 mondial des pâtes. La même année, il lance la gamme « Panzani Express », recettes de pâtes natures, cuisinées ou farcies qui se réchauffent directement dans leur sachet au micro-ondes[15].

En 2009, Panzani lance sa nouvelle saga publicitaire, cinq films publicitaires conçus par l'agence Asap et signés Christophe Baraties, reprenant une célèbre chanson interprétée par Fernandel, Félicie aussi, transformée en Panzani aussi[16].

Les années 2010[modifier | modifier le code]

En 2013, une fraude à la viande de cheval se retrouve dans les raviolis Panzani fabriqués par William Saurin[17].

Les marques du groupe[modifier | modifier le code]

La première d'entre elles est la marque Panzani, sur les pâtes sèches, les sauces, les bases culinaires et la semoule. D'après le baromètre annuel[réf. nécessaire], Panzani est toujours parmi les dix marques préférées des Français. En 1999, en hommage à son créateur, la marque Giovanni Panzani est lancée sur un segment premium des pâtes sèches. Les ravioli Panzani, eux, sont fabriqués par William Saurin sous licence[18].

La marque Lustucru Sélection sur ses marchés frais et riz appartient à Panzani depuis 2002[réf. nécessaire].

La marque Taureau Ailé appartient également à Panzani[19]. Né en 1970 en Camargue[20], Taureau Ailé s'est vite imposé sur le marché du riz[réf. nécessaire]. En 1989, la marque fait découvrir aux consommateurs français les riz naturellement parfumés Basmati et Thaï.[réf. nécessaire][non neutre]

Enfin, sur le marché du couscous (de la graine), les marques Ferrero et Regia appartiennent au groupe[21].

Les marchés[modifier | modifier le code]

Panzani a la spécificité d'être leader en France sur l'ensemble de ses marchés (source : panel distributeur Nielsen 2008).[source insuffisante]

  • Les pâtes sèches : leader avec 36 % de parts de marché, devant Barilla et Lustucru,
  • Les sauces et bases culinaires : leader avec 35 % de parts de marché devant Buitoni, Barilla et Heinz,
  • Le riz : leader avec 32,7 % de parts de marché devant Uncle Ben's,
  • Les produits frais (pâtes, sauces, quenelles) : leader avec 33,6 % de parts de marché devant Rana,
  • La semoule : leader avec 41,4 % de parts de marché,
  • Le couscous : leader avec 33,9 % de parts de marché

Organisation[modifier | modifier le code]

Il y a deux usines de production de pâtes sèches Panzani se trouvant à Marseille et Nanterre, trois usines Lustucru Frais à Saint-Genis-Laval, à Lorette et Communay et une usine Ferico à Vitrolles. Les sauces et le riz ne sont pas produits directement par Panzani mais en sous-traitance. Il existe trois semouleries : Gennevilliers, Littoral et Saint-Just (Marseille).

Export[modifier | modifier le code]

L'activité de la société est orientée vers la grande distribution, le Food Service mais aussi l’export. La marque est présente dans plus de cinquante pays. En cinq ans[évasif], elle est devenue leader en République tchèque et no 2 en Belgique.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 1950, il est en forme de marmite verte sur un feu rouge avec Pasta Panzani en lettres blanches. En 1999, le logo est modernisé — « Un logo, une histoire », sur panzani.fr.
  2. Michel Bernier, Le XXe siècle en Deux-Sèvres, Geste, , p. 180
  3. a b et c Daniel Cauzard, Jean Perret et Yves Ronin, Le livre des marques, Du May, , 191 p. (ISBN 978-2-84102-000-3), p. 136
  4. « https://www.lanouvellerepublique.fr/parthenay/l-explosion-d-apres-guerre », sur lanouvellerepublique.fr (consulté le 9 septembre 2020)
  5. a et b L'histoire de Panzani
  6. Roland Barthes, « Rhétorique de l'image », in: Communication, no 4, 1964, pp. 41-42
  7. « Il y a 50 ans, le premier hypermarché de France », sur CNEWS (consulté le 9 septembre 2020)
  8. Lesieur sur le site de Prodimarques
  9. « "Don Patillo" de la pub Panzani est mort », sur Metronews,
  10. Saint Louis fragilisé par la mort de Dumon, sur liberation.fr
  11. David Dauba, interview du DG de Panzani Xavier Riescher, émission À vos marques sur BFM Business Radio, 6 juillet 2013, 25 min 30 s.
  12. William Saurin, sur Web Libre
  13. CCA reprend en main William Saurin
  14. « Panzani revisite le fast-food », sur Stratégies,
  15. Les Express 1 min 30 s
  16. « Panzani lance sa nouvelle saga publicitaire avec Asap », sur Stratégies,
  17. Yves Puget, « De la viande de cheval dans les raviolis Panzani fabriqués par William Saurin », sur LSA,
  18. http://www.ravioli-panzani.fr/la-saga/ Histoire de Panzani
  19. « Nos marques », sur http://www.groupe-panzani.fr, (consulté le 15 décembre 2017)
  20. « Riz Taureau Ailé découvrez la marque et sa passion pour le riz », sur Taureau Ailé - Site Officiel (consulté le 2 avril 2020)
  21. « Nos marques », sur http://www.groupe-panzani.fr, (consulté le 14 décembre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]