Néfermaât (vizir de Snéfrou)

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Néfermaât
Nom en hiéroglyphe
nfr I9
D21
U2
Aa11
D36
X1 Z5
Transcription Nfr-Mȝˁ.t
Famille
Père Snéfrou
Mère Hétep-Hérès Ire
Conjoint Itet
Enfant(s) Quinze garçons :
- Hémiounou
- Isou
- Téta
- Itisen
- Khentimeresh
- Inkaef
- Serfka
- Ouehemka
- Chepseska
- Kachent
- Ânkhercheretef
- Ânkherfenedjef
- Bouneb
- Chepsesneb
- Nebkhenet
Trois filles :
- Djefatsen
- Isesou
- Pageti
Fratrie Khoufou (Khéops)
Néfertkaou
Ka-Néfer
Ânkhaf
Sépulture
Nom tombe M16
Type mastaba
Emplacement Meïdoum
Date de découverte 1871-1872
Découvreur Auguste Mariette
Fouilles 1892 : William Matthew Flinders Petrie
1900 : Petrie, Gerald Avery Wainwright et Mackay

Le prince Néfermaât est fils du pharaon Snéfrou (IVe dynastie) dont il fut le vizir (Tâty en ancien égyptien).

Son nom signifie littéralement « beauté/perfection de la justice (Maât) ».

Chef des travaux de la construction de la pyramide de Snéfrou, on lui prête l'invention de la technique d'incrustation des pâtes colorées :

« Ainsi, dit-il dans sa tombe, il a fait ses dieux dans une écriture indélébile. »

Fonctions[modifier | modifier le code]

Il porte les titres[1] de :

  • « Vizir » (TAjtj sAb TAtj),
  • « Prêtre de Bastet » (Hm nTr bAst.t),
  • « Prêtre de la ceinture sacrée » (Hm nTr Ssmt.t),
  • « Directeur de toutes les fonctions divines » (xrp jA.t nb.t nTr.t),
  • « Noble héréditaire, le prince héritier » (jry pa.t HAty a),
  • « Gardien de Nekhen » (jry nxn),
  • « Porteur du sceau du roi de Basse-Égypte » (xtmw bity),
  • « Fils aîné du roi » (sA nsw smsw),
  • « Prêtre-sem de Min » (smA mnw),
  • « Grand des cinq de la maison de Thot » (wr djw (m) pr DHwty),
  • « Porte-parole de tout Boutite[2] » (r(A) pnb),
  • « Chef de tous les travaux du roi » (jmy r(A) kA.t nb.t (nt) nsw).

Sépulture[modifier | modifier le code]

Il est enterré avec son épouse dans la nécropole de Meïdoum où fit représenter dans son tombeau pas moins de quarante-cinq domaines lui appartenant. Les célèbres Oies de Meïdoum faisaient partie d'une scène de capture d'oiseaux au filet, dans le mastaba qu'il partageait avec Itet.

Ses enfants ne sont connus que par des représentations dans sa tombe[3] ; les garçons Hemiounou, Isou, Téta, Khentimeresh et les filles Djefatsen et Isesou y sont dépeints comme des adultes, tandis que Itisen, Inkaef, Serfka, Ouehemka, Chepseska, Kachent, Ânkhercheretef, Ânkherfenedjef, Bouneb, Chepsesneb et Nebkhenet ainsi que la fille Pageti sont présentés comme des enfants.

Le musée du Louvre détient une stèle fragmentaire[4] de la fausse porte du mastaba de Néfermaât à Meïdoum. Les incrustations en pâtes colorées ont disparu rendant sa lecture parfois difficile, mais on y trouve les titres et épithètes de Néfermaât. Ce sont majoritairement des titres viziraux se rapportant à sa fonction[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans l'ordre inscrit sur sa stèle fausse porte, déchiffrés par Michel Baud
  2. Les gens de Bouto
  3. Néfermaât et Itet
  4. Stèle fragmentaire du Louvre (B 78)
  5. Michel Baud, p. 490

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Baud, « Famille royale et pouvoir sous l’Ancien Empire égyptien », BdE 126, IFAO, vol. 2, no 117,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]