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Rahotep (IVe dynastie)

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Rahotep
Image illustrative de l’article Rahotep (IVe dynastie)
Statue de Rahotep - Musée égyptien du Caire
Nom en hiéroglyphe
r
a
Htp
t p
A1
Transcription Rˁ-ḥtp
Période Ancien Empire
Dynastie IVe dynastie
Fonction principale Prince d'Égypte et Grand des voyants
Famille
Grand-mère paternelle Mérésânkh Ire
Père Snéfrou
Conjoint Néfret
Enfant(s) ♂ Djedi
♂ Itou
♂ Néferkaou
♀ Méréret
♀ Nedjémib
♀ Sethtet
Fratrie ♂ Khoufou
♂ Néfermaât
♂ Kanefer
♂ Netjeraperef
♂ Ânkhkhâf
♂ Iynefer
♀ Hétep-Hérès
♀ Néfertkaou
♂ Âkaouka
♀ Oumtetka
♀ Néferetnésou (?)
♂ Ranefer (?)
♂ Nyhep (?)
♀ Bounéfer (?)
Sépulture
Nom no 6
Type mastaba
Emplacement Meïdoum
Date de découverte 1871
Découvreur Auguste Mariette

Rahotep (« Rê est satisfait ») est un prince, fils de Snéfrou, et grand prêtre d'Héliopolis, une des villes saintes de l'Égypte antique.

Attestation

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Rahotep n'est connu que par sa tombe, qu'il partage avec son épouse Néfret ; elle est située à Meïdoum, non loin de la pyramide de Snéfrou[1]. Les inscriptions retrouvées dans la tombe mentionnent les titres suivants :

  • « Fils du roi » (sȝ-nsw.t),
  • « Fils du roi de sa chair » (sȝ-nsw.t ny ẖ.t=f),
  • « Chef des équipes » (jmy-r jswt),
  • « Chef des porteurs » (jmy-r msṯtj.w),
  • « Chef de troupe » (jmy-r ms̆ˁ),
  • « Administrateur de la flotte » (ˁḏ-mr wḥˁw),
  • « Unique parmi les grands de fête » (wˁ wr(w) ḥb),
  • « Unique parmi les grands de boissons de fête » (wˁ wr(w) s̆pntjw),
  • « Grand des voyants » (wr mȝ),
  • « Grand des voyants d'Héliopolis » (wr mȝ Jwnw),
  • « Grand des Dix de Haute-Égypte » (wr mḏ s̆mˁw),
  • « Grand de la ville de Népet » (wr Npt),
  • « Maître du sceptre-amès » (mḏḥ ȝms),
  • « Chef de grand domaine enclos » (ḥḳȝ ḥw.t),
  • « Directeur de l'équipe de recrues » (ḫrp ˁpr nfr),
  • « Directeur des deux divisions du sanctuaire de Haute-Égypte » (ḫrp mr.wy pr-wr),
  • « Directeur khentet mertérou[note 1] » (ḫrp ḫntt mr(tr)w),
  • « Directeur des archers » (ḫrp tmȝtjw),
  • « Aîné de la chambre-iset » (smsw-jst).

Généalogie

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Rahotep était un fils du roi Snéfrou, fondateur de la IVe dynastie et d'une mère inconnue[3]. Certains pensaient également qu'il était plutôt le fils de Houni, le dernier roi de la IIIe dynastie du fait qu'ils pensaient également que la pyramide de Meïdoum était celle de ce roi, mais étant donné qu'il s'agit de celle de Snéfrou, cet argument est écarté[3]. La mère du prince est cependant inconnue.

Il est l'époux de Néfret avec qui il engendra trois fils, Djedi, Itou et Néferkaou, et trois filles, Méréret, Nedjémib et Sethtet[4], tous les six portant le titre de « connu(e) du roi » (rẖ(.t) nsw.t)[5].

Relief provenant de la tombe de Rahotep à Méïdoum - Musée du Louvre

Rahotep et son épouse furent inhumés dans le mastaba no 6, situé dans le champ des mastabas nord de Meïdoum. La tombe a été mise au jour par Auguste Mariette en 1871[6], et les recherches détaillées la concernant ont été décrites par Flinders Petrie en 1892[7].

Ce site funéraire se trouve au nord de la première pyramide de son beau-père, Snéfrou. Le mastaba comprend deux chapelles et chambres funéraires distinctes. Rahotep fut inhumé dans la chambre A et son épouse Néfret dans la chambre B. L'édifice est entièrement construit en briques et atteint aujourd'hui une hauteur d'environ 6,6 m, après la disparition de la majeure partie de sa couche supérieure de remplissage. À l'origine, le plan présentait une structure symétrique de 52 m de long sur 33 m de large, dotée d'un puits central, de deux fausses-portes sur la façade est et d'un second puits situé presque à l'arrière de la porte nord. À l'intérieur, dans l'angle sud-ouest le plus reculé, on observe une séparation au sein de la maçonnerie de briques ; ce détail ne semble guère avoir de signification architecturale, car il se situe trop près de la chambre funéraire. L'édifice fut par la suite agrandi vers le sud et l'ouest, et une vaste extension fut ajoutée au nord, désignée sous le nom d'« annexe ». Les décors muraux de la tombe étaient très dégradés, et seuls des relevés partiels ont pu être identifiés et présentés par Petrie[7].

Dans la chapelle de Rajotep, le défunt est retrousenté devant une table d'offrandes, avec ses six enfants représentés sous lui[8]. Néfret est également représentée à deux reprises dans la chapelle cultuelle décorée de son époux, où elle se tient, légèrement plus petite, derrière lui[9],[10]. La chapelle de Néfret comportait une niche ornée de reliefs, dont des fragments sont aujourd'hui conservés dans diverses collections. Au centre de la niche figurent Rahotep et Néfret devant une table d'offrandes. En dessous d'eux se trouvent leurs six enfants. De part et d'autre de la niche, la partie supérieure présente une liste d'offrandes, tandis que la partie inférieure représente des domaines personnifiés apportant des offrandes[11],[12].

Statues de Rahotep et Néfret

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La découverte la plus célèbre réalisée par les ouvriers de Mariette est celle de la statue de Rahotep et de celle de son épouse Nofret, aujourd'hui exposée au Musée égyptien du Caire (inv. CG 3-4[13]). Rahotep est surtout connu pour sa statue funéraire grandeur nature, remarquablement bien conservée, découverte aux côtés de celle de son épouse dans leur tombeau commun lors des fouilles menées par Auguste Mariette en 1871. La statue de Rahotep mesure 121 cm de haut, tandis que celle de son épouse est plus grande d'un centimètre. Les deux personnages sont représentés assis sur des chaises blanches, dont les dossiers portent leurs noms et titres inscrits en caractères noirs. Ces inscriptions le désignent comme « Grand des voyants à Héliopolis » (avec le titre additionnel : « Unique à Héliopolis, ville de Rê, le Plus Grand des Voyants ») ainsi que « Directeur des expéditions et superviseur des travaux ».

Notes et références

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  1. ↑ Il s'agit d'un titre lié à la direction de personnel lié au palais[2].

Références

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  1. ↑ Porter et Moss 1968, p. 90-92.
  2. ↑ Baud 2005, p. 279.
  3. 1 2 Baud 2005, p. 512.
  4. ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 56-61.
  5. ↑ Petrie 1892, Pl. XIII et XV.
  6. ↑ Mariette et Maspero 1885, p. 478.
  7. 1 2 Petrie 1892, p. 15.
  8. ↑ Petrie 1892, Pl. XIII.
  9. ↑ Petrie 1892, Pl. IX-X.
  10. ↑ Porter et Moss 1968, p. 91.
  11. ↑ Petrie 1892, Pl. XV.
  12. ↑ Porter et Moss 1968, p. 92.
  13. ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 60.

Bibliographie

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Liens externes

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