Grand Musée égyptien

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Grand Musée égyptien
Grand Egyptian Museum 2019-11-07j.jpg
Informations générales
Surface
22 000 m2
Site web
Collections
Collections
Nombre d'objets
130 000 pièces prévues
Bâtiment
Architecte
Heneghan Peng (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Commune
Adresse
plateau de Gizeh
Coordonnées

Le Grand Musée égyptien (en arabe égyptien المتحف المصري الكبير, al-Matḥaf al-Miṣrī al-Kabīr) est un musée en cours de construction situé près des pyramides de Gizeh en Égypte

L'étude du projet d'un « Grand Musée égyptien »[1] s'est terminée le . Pour concevoir ce nouveau musée archéologique, un concours international placé sous le patronage de l'UNESCO a été lancé. L'appel d'offres lancé par l'Égypte pour sa construction a été remporté par le cabinet d'architecture Heneghan-Peng en , et la scénographie a été remportée par le bureau d'exposition et d'architecture Atelier Brückner en  ; le coût prévu est de 550 millions de dollars.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le projet du musée naît dans les années 1990, inspiré par le ministre de la Culture Farouk Hosni (vexé par une réflexion d'un expert qui décrivait le Musée égyptien du Caire comme un vieil entrepôt), le responsable des Antiquités égyptiennes Zahi Hawass et la Première dame Suzanne Moubarak[2]. Un décret présidentiel officialise le projet en 1992. Un concours d'architecture placé sous l'égide de l'UNESCO amène 1 557 propositions venues de 83 pays. L'Américain d'origine chinoise Shih-Fu Peng remporte l'attribution. La première pierre est posée le . Cependant, le chantier rencontre des difficultés techniques et bureaucratiques, ce qui l'allonge. La révolution de 2011 et l'augmentation des violences font fuir les touristes, ce qui vide les caisses publiques, seules à financer la construction. De huit cents millions de dollars, le coût du chantier est passé à 1,1 milliard. Le Japon a néanmoins consenti un prêt de 765 millions de dollars[3].

Le , BESIX et Orascom Construction Industries (OCI) du groupe Orascom, commencent la réalisation, en association, de la phase III du Grand Musée égyptien. Les travaux ont débuté en pour se terminer en [4]. Cette phase comprend des galeries d’exposition, un centre de conservation ainsi qu’un centre commercial et des restaurants. Le contrat s’élève à US $810 million (+/- EUR 635 millions).[réf. nécessaire]

En , le ministre de l'« Égypte Antique », Mohammed Ibrahim Ali[5], a confirmé la finalisation des travaux du nouveau musée dont l'inauguration est prévue pour . Le ministre espère ainsi remonter l'attrait touristique du pays, actuellement au plus bas[6]. Le projet aura coûté cinq milliards de livres égyptiennes, sachant que le gouvernement japonais a financé une grande partie du projet sous forme de prêt devant être remboursé dans les dix ans de l’inauguration.

Du 4 au , le Conseil international des Musées (ICOM) a rencontré Mohamed Sameh Amr, délégué permanent de l’Égypte auprès de l’UNESCO, Mamdouh Mohamed Gad el-Damaty, ministre des Antiquités de l’Égypte et Tarek Sayed Tawfik, directeur du GEM, pour offrir son assistance aux musées et aux professionnels des musées égyptiens. La directrice générale de l’ICOM, Anne-Catherine Robert-Hauglustaine a également confirmé la participation de l’ICOM dans l’organisation d’un colloque international portant sur le traitement des restes humains, qui se tiendrait au GEM, en 2015.

En , seulement deux parties du musée sont achevées : le bâtiment administratif et celui qui protège les cinq réserves et les dix-sept laboratoires[3].

En , selon Tarek Tawfik, directeur du Grand Musée égyptien, l'ouverture totale est attendue pour 2020[7].

Architecture et collections[modifier | modifier le code]

Ce musée, qui s’étendra sur cinquante hectares est situé à moins de trois kilomètres des pyramides de Gizeh ; afin de ne pas détruire l'harmonie du plateau, il est construit cinquante mètres en contrebas. Il a la forme d'une flèche de cinq cents mètres de long avec la pointe orientée vers les pyramides ; les parois sont en albâtre avec des motifs triangulaires évoquant les pyramides ; en transparence, une animation lumineuse permettra de faire changer leur couleur de jour comme de nuit.

L'édifice disposera d'un auditorium de mille places, d'un cinéma équipé en IMAX 3D, d'une médiathèque/bibliothèque, d'un centre de recherche et d'un institut scientifique. Les chercheurs disposent d'ores et déjà d'un centre de conservation ultramoderne, équipé de cinq laboratoires. Les bâtiments de la conservation, d'une superficie de 22 000 m2, sont terminés et reliés au musée par une galerie à trente mètres sous terre, avec une capacité de stockage de 100 000 objets divers, et a commencé à accueillir les objets dès 2010.

Pour résoudre le problème des antiquités entassées dans les dépôts, ce musée devrait comporter près de 130 000 pièces provenant de plusieurs musées, du musée égyptien, de son dépôt[8] et des dépôts de différents sites archéologiques.

Ces objets seront présentés selon cinq thèmes : « Terre d'Égypte », « Parenté et monarchie », « L'Homme, la société et le travail », « Religion et culture », « Scribe et savoir ». Parmi les pièces les plus importantes qui seront exposées, il est prévu d’y transférer la totalité de la collection, unique au monde, du tombeau de Toutânkhamon, dont les éléments commenceront leur déménagement dès 2010 afin d'être nettoyés, traités et étudiés par les conservateurs de ce nouveau musée.

Il est également prévu que ce grand musée accueille les momies royales et le trésor découvert dans les tombes royales de Tanis.

Déjà, le colosse de Ramsès II, longtemps exposé sur la place de la gare du Caire est désormais transféré vers le Grand Musée[9].

On pourra également y voir, à travers des effets visuels, les pièces égyptiennes les plus importantes qui se trouvent dans des musées étrangers, comme le buste de Néfertiti, actuellement à l'Ägyptisches Museum de Berlin, ou la pierre de Rosette qui se trouve au British Museum de Londres.

À priori, l'actuel musée de la place Tahrir sera consacré uniquement à l’historique de l’art égyptien et son évolution au fil des siècles, l’histoire de l’archéologie, et l’histoire du musée lui-même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Y. Mansour, Le projet du Grand Musée égyptien
  2. Olivier Michel, « Au cœur du futur palais de pharaon », Le Figaro Magazine, semaine du 8 janvier 2016, p. 44-53.
  3. a et b Anne-Cécile Beaudoin, Paris Match, semaine du 15 au 21 juin 2017, p. 72-79.
  4. Grand Musée du Caire : un projet pharaonique mené par le belge Besix.
  5. Le Dr. Mohamed Ibrahim Ali était le ministre des Antiquités au sein du gouvernement de Kamal al-Ganzouri et de son successeur Hicham Qandil ; professeur d'Antiquités égyptiennes à la Faculté des Lettres de l'université de 'Ayn Shams (Le Caire), il est l'un des experts au sein du Comité de construction du Grand Musée égyptien.
  6. Commentaire sur easyvoyage.com.
  7. « Grand Egyptian Museum pushes full opening to 2020 », sur www.theartnewspaper.com (consulté le 10 mai 2020)
  8. Ali Radwan, Trésors de collections inconnues
  9. Le voyage de Ramsès II.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]