Musée égyptologique de Turin

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Musée égyptologique de Turin
Museo Egizio e Galleria sabauda, Torino.jpg
Façade du musée égyptologique de Turin
Informations générales
Type
Musée national (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Ouverture
Visiteurs par an
510 952Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Collections
Collections
Nombre d'objets
6500 exposées
Bâtiment
Protection
Bien culturel en Italie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Via Accademia delle Scienze
Coordonnées
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Red pog.svg

Le Musée égyptologique de Turin ou Musée des antiquités égyptiennes de Turin (Fondazione museo delle antichità egizie di Torino) possède l'une des plus grandes collections égyptologiques du monde. Il expose 6 500 œuvres et 26 500 œuvres sont en réserve. C'est le premier musée italien à avoir été partiellement privatisé en décembre 2005 dans le cadre de la création d'une fondation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte interactive de musée égyptologique de Turin

Le musée fut fondé en 1824 par Charles-Félix de Savoie, qui a acquis la collection Drovetti, résultant des fouilles de Bernardino Drovetti, consul de France en Égypte. Ses collections furent considérablement développées par les fouilles de l'archéologue et égyptologue italien Ernesto Schiaparelli, qui en fut nommé directeur le , et le resta jusqu'à sa mort en 1928.

Jean-François Champollion a étudié les documents du Musée de Turin lors de ses recherches sur les hiéroglyphes.

Après rénovations et agrandissements, le 1er avril 2015, le musée, entièrement rénové, avec une extension de 60 000 m², a été rouvert avec une surface plus que doublée, une salle d'exposition et des espaces didactiques. Le musée est divisé en quatre étages (trois niveaux au-dessus du sol et un sous-sol) avec une visite chronologique. Certains de ces travaux d'agrandissement ont été réalisés grâce au jeu de loto , basé sur les dispositions de la loi 662/96[1].

Le rez-de-chaussée et le sous-sol du musée ont été réaménagés et présentent une muséographie moderne, alors que le 1er étage offre encore un charme un peu désuet.

La visite commence au rez-de-chaussée, par deux nouvelles salles consacrées à l'époque préhistorique et à l'Ancien Empire. On poursuit le parcours par le salon souterrain qui abrite les objets découverts dans les sites provinciaux d'Assiout, Gebelein et Qau el-Kebir, remontant pour la plupart à la Première Période intermédiaire et au Moyen Empire.

En remontant au rez-de-chaussée, on découvre le temple d'Ellesiya, construit par Thoutmôsis III en Nubie, avant de rentrer dans les deux grandes salles renfermant les statues monumentales du musée, dont vingt-et-une représentant la déesse Sekhmet.

À l'étage, la présentation est plus thématique, avec des salles dédiées aux pratiques funéraires, à l'écriture, à la vie quotidienne ou aux divinités. Les périodes gréco-romaine et copte sont traitées à la fin du parcours.

Collections[modifier | modifier le code]

Tombe de Khâ et Merit (TT8)[modifier | modifier le code]

Temple d'Ellesiya [modifier | modifier le code]

Le temple d'Ellesiya, reconstitué, a été reçu de l'Égypte pour la contribution de l'Italie à la sauvegarde des monuments nubiens.

Ce temple rupestre, construit par Thoutmosis III, était situé près du site de Qasr Ibrim, en Nubie. Il était dédié aux divinités Amon, Horus et Satis.

Table isiaque[modifier | modifier le code]

La Mensa isiaca, ou Table isiaque fut découverte lors du sac de Rome de 1527 et acquise par le cardinal Bembo. Sur la table de cuivre sont représentés les mystères d'Isis et les divinités égyptiennes avec leurs attributs distinctifs. La Table isiaque est probablement d'origine romaine.

Papyrus [modifier | modifier le code]

Parmi les papyrus, collectés par Bernardino Drovetti et étudiés par Champollion, figurent le canon royal de Turin, le papyrus judiciaire de Turin, le papyrus érotique de Turin et le papyrus minier de Turin.

Statues et bas-reliefs[modifier | modifier le code]

Objets divers[modifier | modifier le code]

Objet Description Origine et datation

Ostrakon ballerina.jpg

Ostrakon avec une danseuse

Tesson de poterie figurant une ballerine en position acrobatique.

Calcaire.

Collection Drovetti

Deir el-Medineh

Nouvel Empire

XIXe ou XXe dynastie

Entre -1291 et -1076.

01 statuette legno torino museo egizio.jpg Maquette d'une boulangerie

Scène montrant les diverses phases de la fabrication du pain.

Bois.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eleni Vassilika, Les Chefs-d'œuvre du Museo Egizio de Turin, Florence, Scala - Fondazione Museo delle Antichita Egizie di Torino, , 127 p. (ISBN 978-88-8117-951-0)
  • Wolfgang Kosack, Schenute von Atripe De judicio finale. Papyruskodex 63000.IV im Museo Egizio di Torino. Einleitung, Textbearbeitung und Übersetzung herausgegeben von Wolfgang Kosack, Berlin, 2013, Verlag Brunner Christoph, (ISBN 978-3-9524018-5-9)
  • Wolfgang Kosack, Basilios "De archangelo Michael": sahidice Pseudo - Euhodios "De resurrectione": sahidice Pseudo - Euhodios "De dormitione Mariae virginis": sahidice & bohairice : < Papyruskodex Turin, Mus. Egizio Cat. 63000 XI. > nebst Varianten und Fragmente. In Parallelzeilen ediert, kommentiert und übersetzt von Wolfgang Kosack. Verlag Christoph Brunner, Berlin, 2014, (ISBN 978-3-906206-02-8).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]