Mourèze

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Mourèze
Mourèze
Village de Mourèze.
Blason de Mourèze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Clermont-l'Hérault
Intercommunalité Communauté de communes du Clermontais
Maire
Mandat
Serge Didelet
2014-2020
Code postal 34800
Code commune 34175
Démographie
Gentilé Mourézois et Mouzéroises
Population
municipale
192 hab. (2016 en augmentation de 7,26 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 12″ nord, 3° 21′ 24″ est
Altitude 200 m
Min. 160 m
Max. 537 m
Superficie 13,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte administrative de l'Hérault
City locator 14.svg
Mourèze

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Mourèze

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mourèze

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mourèze

Mourèze est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Mourèze doit son nom au précelte murr signifiant butte rocheuse. Le village est effectivement dominé par un rocher aux parois verticales portant son château. Les rues étroites du bourg méritant un détour, ainsi que sa fontaine de marbre rouge et ses maisons aux escaliers extérieurs caractéristiques. Mais c'est le cirque de Mourèze qui a fait la célébrité du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mourèze
Octon Liausson Clermont-l'Hérault
Salasc Mourèze Villeneuvette
Valmascle Cabrières

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 En cours Serge Didelet PRG[1] Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2016, la commune comptait 192 habitants[Note 1], en augmentation de 7,26 % par rapport à 2011 (Hérault : +6,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
104118130157131139140136150
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
140141123117114109103112113
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10611510613412199989081
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
91817976100128163168183
2016 - - - - - - - -
192--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cirque de Mourèze.
  • Le village est surtout connu à cause du site original qui l'environne. Il s'agit d'un cirque dolomitique où l'érosion a façonné un paysage ruiniforme. Le cirque de Mourèze a autrefois abrité les hommes de la préhistoire (plusieurs oppida et cavernes), puis accueilli les charbonniers et les bergers. Aujourd'hui, l'absence de troupeau laisse la végétation recouvrir le site, surtout fréquenté par les promeneurs qui viennent se perdre dans le labyrinthe naturel de ses rochers aux formes étranges.
  • Le parc des Courtinals est implanté dans un ancien type d'habitat préhistorique, occupé dès le néolithique moyen jusque vers 450 av. J.-C. (âge du bronze). Il est dominé par une barrière de rochers au pied desquels des abris naturels ont dévoilé des silex et des céramiques. Le sentier permet, en le parcourant, de découvrir plusieurs emplacements de cabanes de l'âge du fer et d'atteindre un belvédère d'où l'on peut admirer une vue générale du cirque.

Géologie[modifier | modifier le code]

Site de mourèze[modifier | modifier le code]

Le site de Mourèze est formé de dolomite grise (grès dolomitiques). Ces dolomites datent du jurassique moyen (du bajocien 170 ma jusqu'au callovien 163 ma)[6]. Ce sont des dépôts calcaires, qui se sont déposés dans une mer chaude, peu profonde, ou bien dans une lagune. Lors d'une période au climat stable. Plus à l'est l'on trouvera aussi des plates formes récifales[7].

note : Lorsque le climat est stable comme ce fut le cas au jurassique moyen (biostasie), sous le couvert végétal, les pluies lessivent les minéraux (A,Na,K,Mg,Si), et les entraînent dans les rivières, et les fleuves, les eaux de fait y sont claires (limpides). Et elles formeront dans les lagunes ou des hauts font des dolomites (MgCa)2 CO3. Les dolomites sont le signe de l’existence à cette époque d'un climat stable, et d'une mer chaude peu profonde. 10 [8]

Contexte général au jurassique[modifier | modifier le code]

Paléogéographie[modifier | modifier le code]

au jurassique, ce qui sera plus tard la France vie une transgression marin (montée des mers). La géographie ressemble à groupe d'archipels. Seul quelques massifs comme les Cévennes, le massif central, le massif armoricain ou Ardenne-rhénan émergent, et forment des archipels d’îles (ce sont les restes de la chaîne hercynienne, déjà bien érodée). Le reste du territoire est couverts par une mer peu profonde et chaude. Cette transgression marine durera tout le jurassique (cette transgression marin a commencée au trias, et ce continuera au crétacé).

Plus généralement, au jurassique la Laurasie se scinde en deux, l’Amérique du nord se sépare de l’Europe, et du Gondwana. Le Gondwana se sépare lui aussi de la Laurasie. L’océan atlantique nord se forme en même temps que la Thétis commence à se fermer[7].

Paléoclimat[modifier | modifier le code]

Le climat ainsi que la latitude de ce qui sera plus tard la France, sont tropicaux. Les températures moyennes sont de 16 C° (soit + 3 degrés de plus que la période actuelle)[9].

Faune marine[modifier | modifier le code]

La faune marine du jurassique du sud de la France est composée de :

Lamellibranches : Tancredia, Gervillia, Cardinia

Gastéropodes : Procerithium

Ainsi que des Crinoïdes, Ammonites, et Bélemnites

Molosteens : poissons osseux

Avec l'extension des mers en Languedoc au secondaire, les reptiles marins (apparu au Trias) sont très nombreux. Même s'il n'existe pas de grosses concentrations fossilifères, des fossiles sont régulièrement trouvés dans les dépôts du jurassique inférieur.

Des ichtyosaures reptiles marins de 7 à 8 mètres (des fossiles ont été trouvés à Saint-Georges de luzencon, le clapier, Tournemire près de Millau).

Des Plésiosaures de 10 à 15 mètres (des fossiles ont été trouvés à Rivière sur Tarn, Tournemire près de Millau).

Plésiosaures
Ammonites
Bélemnite
ichtyosaures

Flore terrestre[modifier | modifier le code]

Conifères : Brachyphyllum, Araucaria

Cycadales (gymnospermes) : Cycas, Fougères à graines, zamites.

Araucaria
cyatheales (fougères arborescentes)
Cycas
Conifères

Au jurassiques les araucarias peuplaient les zones côtières, les lagunes, ou ils formaient des massifs forestiers peu denses. Plus à l’intérieur des terres à basses et moyennes altitudes, les araucarias côtoyaient des forets de cycas. Et dans les zones plus humides les cycas côtoyaient les fougères arborescentes (cyatheales).

La flore jurassique du Languedoc, est typique de zones, au climat tropical, chaud et humide.

Faune terrestre[modifier | modifier le code]

Les fossiles de reptiles sont absents du jurassique moyen, et très rare au jurassique supérieur et au crétacé inférieur. Ceci est compensé en partie par de nombreuses traces qui permettent de constater la diversité des dinosaures, et ceux déjà au début du Trias, en particulier l’augmentation de la taille dans certaines lignées de bipèdes carnivores. Bien que nous ne possédions aucun ossement, des comparaisons peuvent être faites grâces aux empreintes Ichoespèces (espèce animale connu seulement d’après ses traces)[10].

Des ossements de du crétacé inférieur du Gard montrent la persistance des Carnosaures dans le Languedoc. Seuls les grands sauropodes n'ont pas laissé de trace en Languedoc.

Carnosaurus : théropode saurischien carnivore de 3 mètres (traces fossiles trouvés à Pryre, près de Millau).

Coelophysis : théropode saurischien carnivore de 3 mètres (traces fossiles trouvés à st Laurent de Trêve, campieu, près de Millau).

Dilophosaurus : théropode saurischien carnivore de 6 mètres (traces fossiles trouvés à st Laurent de Trêve, campieu, près de Millau).

Ornithominus : théropode saurischien de 10 mètres (traces fossiles trouvés à Pryre, près de Millau).

Telcosauridus : Crocodilien primitif de 1,5 mètres (traces fossiles trouvés à Pryre, près de Millau).

Dilophosaurus
Carnosaure
Ornithomimus
Coelophysis

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mourèze Blason D'or à un bouton de lys tigé et feuillé de 6 pièces de gueules.
Détails
Aimablement transmis par Jean-Paul Fernon d'après un dessin de Gaston Combarnous.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

site non officiel de moureze: www.cirquedemoureze.fr[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.lemonde.fr/languedoc-roussillon-midi-pyrenees/herault,34/moureze,34175/
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. « Le jurassique », sur http://histoiredutemps.free, (consulté en octobre 2018)
  7. a et b « Érosion karstique ruiniforme dans des calcaires dolomitiques : Cirque de Mourèze (Hérault) », sur http://planet-terre.ens-lyon.fr, (consulté en septembre 2018)
  8. « L'Europe à l'ère secondaire », sur http://geologie.mnhn.fr (consulté en octobre 2018)
  9. (en) « Paleomap Project », sur http://www.scotese.com (consulté en octobre 2018)
  10. Jean-Claude Bousquet et Monique Vianey-Liaud, Dinosaure et reptiles du Languedoc, Les presses du Languedoc, , 198 p. (ISBN 2-85998-243-4), page 49 à 88