Mourèze

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Mourèze
Mourèze
Village de Mourèze.
Blason de Mourèze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Intercommunalité Communauté de communes du Clermontais
Maire
Mandat
Serge Didelet
2020-2026
Code postal 34800
Code commune 34175
Démographie
Gentilé Mourézois et Mouzéroises
Population
municipale
205 hab. (2019 en augmentation de 10,81 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 12″ nord, 3° 21′ 24″ est
Altitude 200 m
Min. 160 m
Max. 537 m
Superficie 13,44 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Clermont-l'Hérault
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Mourèze

Mourèze [mu.ʁɛ.zə] (en occitan, Morese [mu.'ɾe.ze]) est une commune française située dans le centre du département de l'Hérault en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Dourbie et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« le Salagou »), un espace protégé (le « cirque de Mourèze ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Mourèze est une commune rurale qui compte 205 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Ses habitants sont appelés les Mourèzois ou Mourèzoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cadastre napoléonien : tableau d'assemblage (1836).

Description[modifier | modifier le code]

Mourèze doit son nom au précelte murr signifiant butte rocheuse. Le village est effectivement dominé par un rocher aux parois verticales portant son château. Les rues étroites du bourg méritant un détour, ainsi que sa fontaine de marbre rouge et ses maisons aux escaliers extérieurs caractéristiques. Mais c'est le cirque de Mourèze qui a fait la célébrité du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Mourèze est limitrophe de sept autres communes.

Carte de la commune de Mourèze et de ses proches communes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 344 hectares ; son altitude varie de 160 à 537 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[2].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 14,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 914 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 7,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Octon », sur la commune d'Octon, mise en service en 1998[7]et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 14,9 °C et la hauteur de précipitations de 942,8 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Sete », sur la commune de Sète, mise en service en 1949 et à 36 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 15 °C pour la période 1971-2000[11], à 15,4 °C pour 1981-2010[12], puis à 15,8 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[14],[15].

Un espace protégé est présent sur la commune : le « cirque de Mourèze », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 203,1 ha[16].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : « le Salagou »[18], d'une superficie de 12 794 ha, effectuant la transition entre la plaine languedocienne et les premiers contreforts de la montagne Noire et du Larzac. Outre l'aigle de Bonelli, trois autres espèces d'oiseaux ont également été prises en compte dans la délimitation de la ZPS, l'Outarde canepetière, le Blongios nain et le Busard cendré[19].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 5] est recensée sur la commune[20] : le « chaos dolomitique de Mourèze » (725 ha), couvrant 3 communes du département[21] et trois ZNIEFF de type 2[Note 6],[20] :

  • le « bassin du Salagou » (8 089 ha), couvrant 12 communes du département[22] ;
  • le « massif de Mourèze et la plaine agricole et garrigues de Péret » (8 126 ha), couvrant 13 communes du département[23] ;
  • le « plateau de Carlencas-et-Levas » (6 239 ha), couvrant 11 communes du département[24].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mourèze est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[25],[I 1],[26]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (85,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (10,8 %), cultures permanentes (9,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %)[27].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a été connue sous les variantes : castro Morecino (999), castello de Murezes (vers 1059), castro, quod vocatur Moirenes (vers 1070), ecclesiam de Moreze (1162), castrum de Moresio (1247), ecclesiam S. Marie de Moresio (1252, 1325), de Moressio (1344), Moreze (1622), Moureze (1740).

Le nom dérive d'un radical pré-indo-européen *mŭrr (museau) + suffixe pré-indo-européen -esa, au sens de « monticule arrondi »[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[29],[30].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Lodève de la communauté de communes du Clermontais et du canton de Clermont-l'Hérault.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 En cours Serge Didelet PRG[31] Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[33].

En 2019, la commune comptait 205 habitants[Note 8], en augmentation de 10,81 % par rapport à 2013 (Hérault : +7,63 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
104118130157131139140136150
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
140141123117114109103112113
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10611510613412199989081
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
91817976100128163168183
2017 2019 - - - - - - -
197205-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique
Église Sainte-Marie de Mourèze

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 78 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 181 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 940 [I 4] (20 330  dans le département[I 5]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 6] 9,2 % 12,5 % 12,1 %
Département[I 7] 10,1 % 11,9 % 12 %
France entière[I 8] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 133 personnes, parmi lesquelles on compte 74,2 % d'actifs (62,1 % ayant un emploi et 12,1 % de chômeurs) et 25,8 % d'inactifs[Note 10],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département, alors qu'il était inférieur à celui du département en 2008.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 9]. Elle compte 39 emplois en 2018, contre 23 en 2013 et 30 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 83, soit un indicateur de concentration d'emploi de 47,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59 %[I 10].

Sur ces 83 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 28 travaillent dans la commune, soit 34 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 89 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

26 établissements[Note 11] sont implantés à Mourèze au [I 13]. Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 42,3 % du nombre total d'établissements de la commune (11 sur les 26 entreprises implantées à Mourèze), contre 28 % au niveau départemental[I 14].

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 15 10 8 6
SAU[Note 12] (ha) 108 105 53 37

La commune est dans le « Soubergues », une petite région agricole occupant le nord-est du département de l'Hérault[36]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la viticulture[Carte 3]. Six exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 14] (15 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 37 ha[38],[Carte 4],[Carte 5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Marie de Mourèze. L'édifice est référencé dans la base Mérimée et à l'Inventaire général Région Occitanie[39].
  • Le village est surtout connu à cause du site original qui l'environne. Il s'agit d'un cirque dolomitique où l'érosion a façonné un paysage ruiniforme. Le cirque de Mourèze a autrefois abrité les hommes de la préhistoire (plusieurs oppida et cavernes), puis accueilli les charbonniers et les bergers. Aujourd'hui, l'absence de troupeau laisse la végétation recouvrir le site, surtout fréquenté par les promeneurs qui viennent se perdre dans le labyrinthe naturel de ses rochers aux formes étranges.
  • Le parc des Courtinals est implanté dans un ancien type d'habitat préhistorique, occupé dès le néolithique moyen jusque vers 450 av. J.-C. (âge du bronze). Il est dominé par une barrière de rochers au pied desquels des abris naturels ont dévoilé des silex et des céramiques. Le sentier permet, en le parcourant, de découvrir plusieurs emplacements de cabanes de l'âge du fer et d'atteindre un belvédère d'où l'on peut admirer une vue générale du cirque.

Géologie[modifier | modifier le code]

Site de Mourèze[modifier | modifier le code]

Le site de Mourèze est formé de dolomite grise (grès dolomitiques). Ces dolomites datent du jurassique moyen (du bajocien 170 ma jusqu'au callovien 163 ma)[40]. Ce sont des dépôts calcaires, qui se sont déposés dans une mer chaude, peu profonde, ou bien dans une lagune. Lors d'une période au climat stable. Plus à l'est l'on trouvera aussi des plates formes récifales[41].

Lorsque le climat est stable comme ce fut le cas au Jurassique moyen (biostasie), sous le couvert végétal, les pluies lessivent les minéraux (A,Na,K,Mg,Si), et les entraînent dans les rivières, et les fleuves, les eaux de fait y sont claires (limpides). Elles formeront ensuite, dans les lagunes ou les hauts-fonds, des dolomies (MgCa)2 CO3. Les dolomies sont le signe de l’existence à cette époque d'un climat stable, et d'une mer chaude peu profonde[42].

Contexte général au Jurassique[modifier | modifier le code]

Paléogéographie[modifier | modifier le code]

au Jurassique, ce qui sera plus tard la France vie une transgression marin (montée des mers). La géographie ressemble à groupe d'archipels. Seul quelques massifs comme les Cévennes, le massif central, le massif armoricain ou Ardenne-rhénan émergent, et forment des archipels d’îles (ce sont les restes de la chaîne hercynienne, déjà bien érodée). Le reste du territoire est couverts par une mer peu profonde et chaude. Cette transgression marine durera tout le jurassique (cette transgression marin a commencé au trias, et continuera au crétacé).

Plus généralement, au Jurassique la Laurasie se scinde en deux, l’Amérique du nord se sépare de l’Europe, et du Gondwana. Le Gondwana se sépare lui aussi de la Laurasie. L’océan atlantique nord se forme en même temps que la Thétis commence à se fermer[41].

Paléoclimat[modifier | modifier le code]

Le climat ainsi que la latitude de ce qui sera plus tard la France, sont tropicaux. Les températures moyennes sont de 16 C° (soit + 3 degrés de plus que la période actuelle)[43].

Faune marine[modifier | modifier le code]

La faune marine du jurassique du sud de la France est composée de :

Lamellibranches : Tancredia, Gervillia, Cardinia

Gastéropodes : Procerithium

Ainsi que des Crinoïdes, Ammonites, et Bélemnites

Molosteens : poissons osseux

Avec l'extension des mers en Languedoc au secondaire, les reptiles marins (apparu au Trias) sont très nombreux. Même s'il n'existe pas de grosses concentrations fossilifères, des fossiles sont régulièrement trouvés dans les dépôts du jurassique inférieur.

Des ichtyosaures reptiles marins de 7 à 8 mètres (des fossiles ont été trouvés à Saint-Georges de luzencon, le clapier, Tournemire près de Millau).

Des Plésiosaures de 10 à 15 mètres (des fossiles ont été trouvés à Rivière sur Tarn, Tournemire près de Millau).

Plésiosaures
Ammonites
Bélemnite
ichtyosaures

Flore terrestre[modifier | modifier le code]

Conifères : Brachyphyllum, Araucaria

Cycadales (gymnospermes) : Cycas, Fougères à graines, zamites.

Araucaria
cyatheales (fougères arborescentes)
Cycas
Conifères

Au Jurassique, les araucarias peuplaient les zones côtières, les lagunes, ou ils formaient des massifs forestiers peu denses. Plus à l’intérieur des terres à basses et moyennes altitudes, les araucarias côtoyaient des forets de cycas. Et dans les zones plus humides les cycas côtoyaient les fougères arborescentes (cyatheales).

La flore jurassique du Languedoc, est typique de zones, au climat tropical, chaud et humide.

Faune terrestre[modifier | modifier le code]

Les fossiles de reptiles sont absents du Jurassique moyen, et très rare au Jurassique supérieur et au Crétacé inférieur. Ceci est compensé en partie par de nombreuses traces qui permettent de constater la diversité des dinosaures, et ceux déjà au début du Trias, en particulier l’augmentation de la taille dans certaines lignées de bipèdes carnivores. Bien que nous ne possédions aucun ossement, des comparaisons peuvent être faites grâce aux empreintes Ichoespèces (espèce animale connue seulement d’après ses traces)[44].

Des ossements du Crétacé inférieur du Gard montrent la persistance des Carnosaures dans le Languedoc. Seuls les grands sauropodes n'ont pas laissé de trace en Languedoc.

Carnosaurus : théropode saurischien carnivore de 3 mètres (traces fossiles trouvés à Pryre, près de Millau).

Coelophysis : théropode saurischien carnivore de 3 mètres (traces fossiles trouvés à Saint-Laurent-de-Trêve, Campieu, près de Millau).

Dilophosaurus : théropode saurischien carnivore de 6 mètres (traces fossiles trouvés à Saint-Laurent-de-Trêve, Campieu, près de Millau).

Ornithominus : théropode saurischien de 10 mètres (traces fossiles trouvés à Pryre, près de Millau).

Telcosauridus : Crocodilien primitif de 1,5 mètre (traces fossiles trouvés à Pryre, près de Millau).

Dilophosaurus
Carnosaure
Ornithomimus
Coelophysis

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mourèze Blason
D'or à un bouton de lys tigé et feuillé de 6 pièces de gueules.
Détails
Aimablement transmis par Jean-Paul Fernon d'après un dessin de Gaston Combarnous.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaston Combarnous, « Mourèze et nos aïeux les noms gaulois », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, no 28,‎ , p. 14-17
  • Gaston Combarnous, « Mourèze ou les pierres qui parlent », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 41-42,‎ , p. 74-77
  • Andrew Croft, Les libérations d'août 1944 : Gard - Hérault, Saint-Guilhem-le-Désert, Arts et traditions rurales, , 103-137 p., « De Mourèze à Montpellier (août 1944) »
  • Renée , « Mourèze », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 104-105-106,‎ , p. 74-77
  • Renée , « Mourèze : les chemins », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 101-102-103,‎ , p. 45-48
  • Renée , « Mourèze pendant la période révolutionnaire », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 78-79-80,‎ , p. 33-52
  • Renée , « Mourèze : vente des biens nationaux », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 86-87-88,‎ , p. 49-54
  • Paul Tarand, « Mourèze », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 133-134-135,‎ , p. 50-66

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[17].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  9. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  11. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  12. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  13. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[37].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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