Araucaria

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Le genre Araucaria est l'un des trois genres de végétaux de la famille des Araucariacées. Le genre doit son nom à la région d'Araucanie (Arauco) au Chili dont sont originaires deux espèces du genre. L'araucaria est également appelé « pin du Chili ». Il existe depuis des millions d'années. Des restes fossilisés indiquent qu'au mésozoïque il était abondant dans l'hémisphère sud[1].

Ce sont des arbres voisins des pins aux feuilles en aiguilles ou en écailles triangulaires leur donnant un aspect tout à fait particulier. Autrefois très populaire comme arbre ornemental dans les jardins publics ou particuliers en Europe,il fut introduit en culture en Angleterre en 1864, mais il n'a guère prospéré en Europe.

Ses branches souples et composées de centaines d'écailles très pointues l'ont fait surnommer le « désespoir des singes »[2], ou « arbre à serpents »[2].

Distribution géographique[modifier | modifier le code]

Une branche d'araucaria.

C'est à l'époque du Gondwana que le genre Araucaria a atteint son maximum d'expansion, dans une zone comprise entre le 20e degré de latitude nord et le 60e degré de latitude sud ; les fossiles découverts en Inde, en Afrique, en Amérique et en Australie en témoignent[3].

L'aire de répartition des représentants actuels, beaucoup plus restreinte, se confine aux régions suivantes :

Cela porte à 20 le total des espèces actuelles présentes à travers le monde.

Écologie[modifier | modifier le code]

Ce sont des arbres à croissance lente. Rustiques, ils préfèrent les sols légers, non calcaires et drainants, plutôt réservés en Europe aux régions océaniques[4].

L'araucaria près de l'église de Caumont-l'Éventé, en Normandie.

Classification[modifier | modifier le code]

Section Araucaria[modifier | modifier le code]

Section Eutacta[modifier | modifier le code]

En Nouvelle-Calédonie[modifier | modifier le code]

Les araucarias se caractérisent, dans cette île, par une répartition géographique relique qui comprend les zones côtières, les formations climatiques de basse et de moyenne altitude et certains sommets au-dessus de 1 000 m.

Ce sont des espèces grégaires qui, cependant, ne forment jamais de massifs forestiers denses. Bien au contraire, elles fuient les espèces environnantes plus compétitives[3], en colonisant en populations clairsemées les pentes escarpées et ensoleillées des thalwegs et les crêtes sommitales.

Arbre ornemental des parcs et jardins[modifier | modifier le code]

L'araucaria, parmi d'autres arbres, a été notamment planté dans les parcs ou jardins privés comme symbole de réussite ; ainsi les marchands de vin originaires de Meymac (Corrèze) en ont orné les parcs de leurs maisons[5].

En ville, les vieux araucarias ont parfois une apparence étrange, en raison des nombreux rameaux développés en réaction à la pollution atmosphérique. Si un arbre abîmé ne produit plus suffisamment de nouvelles pousses pour remplacer les branches perdues, il faut déterminer si l'élagage en vaut la peine. Dans certains cas, il est préférable d'abattre un arbre endommagé.

Un araucaria peut atteindre 30 mètres après 30 ans[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tony Russell (trad. de l'anglais), Arbres du monde : reconnaître plus de 500 espèces d'arbres, Paris, Larousse, , 351 p. (ISBN 978-2-03-587199-2, notice BnF no FRBNF43906122).
  2. a et b Société Nationale d'Horticulture de France, « Araucaria ou «désespoir des singes» », sur lefigaro.fr, (consulté le 5 juin 2018).
  3. a et b André Aubréville, « Les forêts tropicales denses australiennes et leurs conifères », in Bois et forêts des tropiques, 1965.
  4. Philippe Riou-Nivert, Les Résineux. Connaissance et reconnaissance, Forêt privée française, (lire en ligne), p. 231.
  5. Voir l'onglet Sites remarquables (Arbres remarquables de Meymac) sur meymac.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]