Lycée Claude-Bernard

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Lycée Claude-Bernard
Image illustrative de l’article Lycée Claude-Bernard
Façade du lycée.
Généralités
Pays Drapeau de la France France
Académie Paris
Coordonnées 48° 50′ 31″ nord, 2° 15′ 19″ est
Adresse 1, avenue du Parc-des-Princes
75016 Paris
Site internet ac-paris.fr/serail/jcms/s2_544112
Cadre éducatif
Type Établissement public local d’enseignement (EPLE)
Proviseur Martine Ferry-Grand
Formation Lycée général et technologique (S, ES, L, STMG)
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
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Le lycée Claude-Bernard est un établissement public local d’enseignement français ouvert en 1938, regroupant un collège et un lycée. Il est situé 1, avenue du Parc-des-Princes à Paris, dans le 16e arrondissement et porte le nom du médecin français Claude Bernard (1813-1878).

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début des années 1930 est lancé un programme pour doter le sud du 16e arrondissement d'un nouveau lycée de garçons et d'un nouveau lycée de jeunes filles (le second est le lycée Jean-de-La-Fontaine). Le lycée Claude-Bernard est à l'origine conçu pour 1200 élèves et comporte 50 classes[1].

Construit en 1937 sur un terrain vaste et dégagé, le lycée voit cependant ses enseignements commencer dès l'année scolaire 1937-1938, alors que le chantier n'est pas terminé. L'établissement est officiellement inauguré le en présence du ministre de l'Éducation nationale Jean Zay ; il s'agit à l'origine d'un lycée de garçons orienté vers les lettres, les sciences et les arts[2].

Sous l'Occupation de Paris par les forces allemandes, entre le et le , le lycée est réquisitionné pour être transformé en caserne de troupes SS. Les soldats font leurs exercices militaires à proximité, au Parc des Princes. Ils construisent également un bunker dans les sous-sols du lycée, contenant une infirmerie ; ils servent depuis pour abriter les archives. Les élèves sont transférés au lycée Janson-de-Sailly et les logements des fonctionnaires et des agents du lycée sont utilisés par les Allemands, donnant lieu à des indemnisations à partir d'avril 1942 mais au prix de vols et de dégradations. Le lycée est repris par le personnel résistant, sous l'autorité d'Émile Moussat, professeur, le 24 août 1944, dès la fuite des Allemands, éteignant aussitôt l'incendie qu'ils avaient déclenché. Après la Libération de Paris, le lycée est occupé par des soldats américains de la 2e division blindée menée par Philippe Leclerc de Hauteclocque. Une plaque commémorative dans le hall du lycée rappelle la mémoire de huit élèves juifs déportés et une autre de 23 élèves et professeurs morts pour la France.

En est ouverte une annexe du lycée, le lycée pilote d'Enghien-les-Bains, qui deviendra le lycée Gustave-Monod et où enseigne notamment Lucie Aubrac[3].

Architecture[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le lycée est situé sur un terrain entouré par l'avenue du Parc-des-Princes, la rue Lecomte-Du-Nouÿ, le boulevard Murat et la rue de l'Arioste.

Ce site est desservi par la station de métro Porte de Saint-Cloud.

Architecture générale[modifier | modifier le code]

L'architecte est Gustave Umbdenstock. L'entrée principale (en fer forgée, réalisée par Maître Bouchard, membre de l'Institut) est située à l'angle de l'avenue du Parc-des-Princes et de la rue Lecomte-Du-Nouÿ. Elle ouvre sur un hall en rotonde (avec une décoration murale de Maître Ernest Denis, membre de l'Institut) qui permet d'accéder à la cour de récréation centrale (les bâtiments longent les rues alentour ; les couloirs de services donnant sur la rue et les classes donnant sur la cour intérieure, afin originellement que les élèves ne soient pas « distraits par les bruits de la rue ou les exercices sportifs qui donnent lieu à des manifestations spectaculaires sur le stade du Parc des Princes »), les quatre escaliers desservant le lycée ainsi que les services administratifs. Dans la cour, la porte donnant sur le hall est surmontée d'une pendule en fer forgée. On compte une bibliothèque, un amphithéâtre, deux préaux et deux gymnases. Les salles de classe se déploient sur quatre étages et des appartements de fonction se trouvent au cinquième[1].

Une entrée de service se trouve à l'angle de la rue Lecomte-Du-Nouÿ et du boulevard Murat et une autre, plus petite, sur la rue de l'Arioste[1].

L'ossature du bâtiment est en béton armé. Le revêtement du rez-de-chaussée est en pierre de Saint-Maximin avec socle en Bagneux, celui des étages en pierre des Sept-Monts et briques roses et celui de la cour en pierre de la Boulaye. Le toit, avec des étages partiels et deux tourelles, est couvert d'ardoise. Il y a également une couverture terrasse pour le surplus[1].

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Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2016, le lycée se classe 96e sur 110 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 1738e au niveau national[4]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[5].

Initiatives pédagogiques et technologiques[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

En 1975, dans un objectif avant-gardiste d'initiation à l'informatique des élèves et enseignants intéressés, le lycée Claude-Bernard, à Paris, a intégré l'opération ministérielle dite « Expérience des 58 lycées »[6] : utilisation de logiciels, et enseignement de la programmation en langage LSE[7], en club informatique de lycée[8], pour 58 établissements de l'enseignement secondaire[9]. À cet effet, dans une première phase, quelques professeurs de l'établissement, enseignants de diverses matières, furent préalablement formés de manière lourde à la programmation informatique. Puis, dans une seconde phase, l'établissement fut doté d'un ensemble informatique en temps partagé comportant : un mini-ordinateur français CII Mitra 15[10] avec disque dur, un lecteur de disquettes 8 pouces, plusieurs terminaux écrans claviers Sintra TTE, un Teletype ASR-33 et le langage LSE implémenté ; tout ceci ayant permis de mettre en œuvre sur le terrain cette démarche novatrice, avec du matériel informatique ultra-moderne pour l'époque.

Enseignements dispensés[modifier | modifier le code]

Population scolaire[modifier | modifier le code]

L'établissement compte environ 1300 élèves, de la 6e aux classes préparatoires[2].

Direction du lycée[modifier | modifier le code]

  • - date inconnue : Camille Perrin
  • Jusque 2016 : Daniel Villevet
  • 2016-2018 : Catherine Manciaux
  • Depuis 2018 : Martine Ferry-Grand

Personnalités liées au lycées[modifier | modifier le code]

Anciens professeurs[modifier | modifier le code]

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Jean Favier, La Construction moderne, n°15 et 16, 5 et 12 février 1939.
  2. a et b « Présentation de l'établissement », ac-paris.fr, consulté le 16 avril 2016.
  3. « Les premières années du lycée d'Enghien »
  4. Classement départemental et national du lycée
  5. Méthodologie du classement national des lycées français
  6. Jacques Baudé, « L’expérience des « 58 lycées » », sur Société Informatique de France, (consulté le 1er juillet 2018)
  7. Jacques Baudé, « Le système LSE », sur societe-informatique-de-france.fr, (consulté le 23 janvier 2021)
  8. « Témoignage d'un ancien élève sur l'ambiance d'un club informatique « 58 lycées » des années 1975 », sur epi.asso.fr, (consulté le 23 janvier 2021)
  9. « Liste des 58 lycées », sur Association Enseignement Public & Informatique, (consulté le 1er juillet 2018)
  10. Association pour un conservatoire de l'informatique et de la télématique, « Collection ACONIT, les mini-ordinateurs français Télémécanique T1600 et CII Mitra 15 », sur db.aconit.org (consulté le 27 janvier 2021)
  11. Philippe Bouvard, « Au palmarès de mes lycées », rubrique « Le bloc-notes », in Le Figaro Magazine, semaine du 5 avril 2019, p. 138.
  12. a b et c François Gibault, Libera Me, tome 2, Gallimard, 2015.
  13. « Michel Field », franceinter.fr, consulté le 22 mai 2017.
  14. Lydwine Helly, Vladimir Volkoff, , 409 p. (ISBN 978-2-8251-3630-0, lire en ligne), p. 70.

Lien externe[modifier | modifier le code]