Ruth Elkrief

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Ruth Elkrief
Image illustrative de l’article Ruth Elkrief

Naissance (58 ans)
Meknès (Maroc)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Journaliste
Années d'activité Depuis 1985
Bilan Médias
Pays France
Média Télévision
Fonction(s) principale(s) présentatrice (depuis 2005)
Télévision BFM TV

Ruth Elkrief, née le à Meknès (Maroc), est une journaliste française de télévision. Depuis , elle travaille sur la chaîne d'information en continu BFM TV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et origines[modifier | modifier le code]

Ruth Elkrief est née le [1] à Meknès (Maroc)[2]. Elle est la fille de Joseph Elkrief, directeur d'agence de vente d'automobiles, mort en 2009[3], et de Marie-Louise Rouach, professeur de français[4]. Chalom Messas, un de ses grands-oncles, a été grand rabbin du Maroc puis de Jérusalem[5]. Originaire du Maroc, la famille Elkrief s'installe en France à Saint-Cloud lorsque Ruth a 14 ans[6], en 1974[4].

Ruth Elkrief est mariée au chef d'entreprise Claude Czechowski, avec qui elle a deux filles[3].

Formation, Le Matin de Paris, LCI, TF1 et RTL[modifier | modifier le code]

Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1981, section Pol.Eco.Soc., elle y obtient aussi un DEA en études politiques en 1983)[7] et du Centre de formation des journalistes (promotion 1984)[1],[4], Ruth Elkrief acquiert une première expérience en presse écrite, au quotidien Le Matin de Paris[8], de 1985 à 1987. Elle est recrutée à TF1 en 1987 par Michèle Cotta, qu'elle considère comme sa « marraine de télévision »[4]. En 1990, elle devient la correspondante de la première chaîne à Washington, D.C. (où elle gagne en notoriété, couvrant la guerre du Golfe[4]), avant d’être nommée chef du service politique et de présenter le journal de 23 heures le week-end (1991-1992) réalisé par Richard Guillon et François Lopez. En 1994, elle participe à la création de la première chaîne d’information en continu LCI (filiale de TF1)[4], où elle présente Le grand Journal, aux côtés de David Pujadas, puis une interview quotidienne entre 19 h et 20 h. En , elle lance sur TF1 19h dimanche, une émission diffusée, comme son nom l’indique, chaque dimanche vers 19 h et qui propose des reportages et une interview d’une personnalité. Elle reprend ainsi la tranche de Public, présentée par Michel Field, qui n'était pas parvenu à faire oublier le Sept sur sept d’Anne Sinclair. Mais en , son magazine, un échec en termes d'audiences[4], est remplacé par Sept à huit de Laurence Ferrari et Thomas Hugues.

En 2001, elle rejoint RTL pour réaliser l'interview politique du matin (du lundi au vendredi à 7 h 50) puis coprésente entre 2003 et 2005 Le Grand Jury RTL-Le Monde-LCI.

BFM TV[modifier | modifier le code]

En , elle participe au lancement de la chaîne d’information en continu BFM TV[4]. Elle présente le tout premier journal le à 18 h en interviewant en direct Dominique Baudis, président du CSA. Elle présente ensuite du lundi au vendredi à 18 h et à 19 h deux journaux de 30 minutes chacun.

En mai 2006, Ruth Elkrief lance également la version 2 de la chaîne (nouveaux décors, nouvel habillage et suppression du tout-image en semaine) et anime la tranche de 18 h à 20 h du lundi au vendredi. De jusqu'à fin 2007, elle coprésente chaque jeudi, avec Hedwige Chevrillon de BFM, Le Duo BFM, la première émission commune à la radio d’informations économiques BFM et BFM TV (qui appartiennent toutes les deux au groupe NextRadioTV), dans laquelle les deux journalistes interviewent une personnalité politique.

À partir de , Ruth Elkrief anime simplement la case du 19 h - 20 h du lundi au vendredi (Nathalie Lévy reprenant le 18 h - 19 h) avec un magazine sur l'élection présidentielle française de 2007, Élysée 2007, où elle arbitre notamment un débat entre deux acteurs politiques. En , la case devient 19h Ruth Elkrief, un grand journal télévisé. De à , elle coprésente, avec Hedwige Chevrillon et Olivier Mazerolle, La Tribune BFM le dimanche de 18 h à 19 h.

À partir de , elle présente, en compagnie de Stéphanie de Muru et Gilane Barret pour les journaux, la nouvelle édition de la mi-journée Midi Ruth Elkrief, du lundi au vendredi de 12 h à 14 h.

En septembre 2010, après deux saisons à la mi-journée, Ruth Elkrief retrouve la tranche de 19 h à 20 h du lundi au jeudi, pour une émission de débats à nouveau intitulée 19h Ruth Elkrief. Le Figaro note qu'elle a fait de cette tranche horaire stratégique « l'un des lieux incontournables du débat politique et intellectuel » de la télévision française[4]. Elle a également présenté Vendredi Ruth Elkrief de 2016 à 2018, le vendredi de 19 h à 20 h (rediffusée le même jour de 21 h à 22 h) sur BFM TV.

Elle est envoyée à Molenbeek-Saint-Jean pour l'arrestation de Salah Abdeslam, le 18 mars 2016, ou encore à Londres, lors des résultats du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, le 23 juin de la même année[4].

« Ménages »[modifier | modifier le code]

Ruth Elkrief a également loué ses services à des entreprises privées pour animer des évènements promotionnels, ce que, dans le jargon journalistique, on appelle faire des « ménages »[9].

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Le , elle anime avec Laurence Ferrari, le second débat de la primaire présidentielle des Républicains, opposant les sept candidats, diffusé sur BFM TV et I-Télé[10]. Le , elle anime avec Laurence Ferrari et Laurent Neumann, le second débat de la primaire présidentielle de la Belle Alliance Populaire, opposant les sept candidats, diffusé sur BFM TV et I-Télé[11].

Le , elle anime, avec Laurence Ferrari, un débat opposant les onze candidats à l'élection présidentielle, diffusé sur BFM TV et CNews ainsi que sur RMC, Dailymotion[12] et YouTube. C'est la première fois dans une élection présidentielle en France qu'un débat télévisé rassemble l'ensemble des candidats.

Son traitement de l'affaire Fillon suscite de nombreuses réactions. Notamment, elle demande à Louis-Marie Horeau, directeur du Canard enchainé s'il a « l’intention de feuilletonner longtemps ce poison lent qui influe sur l’élection ? »[13],[14]. Elle indique également être « solidaire » de Penelope Fillon : « au sens où elle n'a pas demandé à se retrouver au milieu de cette tempête et elle est assez bouleversée ». Elle indique ensuite regretter ce terme[15].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

En , elle a été nommée au grade de chevalier de la Légion d'honneur[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ruth Elkrief », sur Acrimed.org (consulté le 5 janvier 2009).
  2. « Ruth Elkrief », sur Planetleaders.fr.
  3. a et b « Ruth Elkrief : elle a perdu son papa... », sur purepeople.com, .
  4. a b c d e f g h i et j Alyette Debray-Mauduy, « Ruth Elkrief, pionnière de l'info en continu », sur Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », 14 et 15 janvier 2017, p. 37.
  5. Ruth Elkrief: biographie, Gala.
  6. Tribune Juive, 7 janvier 1993.
  7. Alumni Sciences Po, « l'Association des Sciences-Po - Fiche profil », sur www.sciences-po.asso.fr (consulté le 20 février 2018).
  8. « Remise des insignes de chevalier dans l’Ordre national de la légion d’honneur à Ruth Elkrief ».
  9. [1]
  10. « Primaire de la droite : les contours du deuxième débat se précisent », sur tempsreel.nouvelobs.com/, Le Nouvel Observateur, (consulté le 2 novembre 2016).
  11. « Dates, chaînes… le programme des débats télé de la primaire à gauche », sur www.marianne.net, Marianne, (consulté le 6 janvier 2017).
  12. « Ruth Elkrief (BFMTV) et Laurence Ferrari (CNews) animeront le débat pour la présidentielle du 4 avril », sur www.offremedia.com, .
  13. « Qui est vraiment Ruth Elkrief, l'éditorialiste de BFM sous le feu des critiques ? », sur www.lesinrocks.com, .
  14. « Penelope Gate : “La pire accusatrice dans cette affaire, c’est Mme Fillon elle-même”, Louis-Marie Horeau », sur www.bfmtv.com, .
  15. « "Solidarité" avec Penelope Fillon : Elkrief regrette. », sur www.arretsurimages.net, .
  16. « Aux yeux de tous de Cédric Jimenez, Arnaud Duprey - (2012) - Film - Thriller » (consulté le 26 mai 2018)
  17. « Décret du 11 juillet 2008 », sur Journal officiel de la République française, .