Marie-Madeleine d'Autriche (1589-1631)

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Marie Madeleine d'Autriche
Maria Maddalena of Austria as a widow by Sustermans.jpg

Giusto Sustermans, Marie Madeleine d'Autriche veuve et régente (vers 1621).

Titres de noblesse
Archiduchesse
Grand-duc
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 42 ans)
PassauVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Famille
Père
Mère
Fratrie
Gregoria Maximiliana d'Autriche (en)
Maria Christina d'Autriche (en)
Léopold V d'Autriche-Tyrol
Charles d'Autriche-Styrie
Ferdinand II du Saint-Empire
Constance d'Autriche
Marguerite d'Autriche-Styrie
Anne d'Autriche
Catherine Renata d'Autriche (en)
Eleanor d'Autriche (en)
Maximilian Ernest d'Autriche (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Ferdinand II de Médicis
François de Médicis (en)
Anna de' Medici (en)
Léopold de Médicis
Mattias de' Medici
Giancarlo de' Medici
Marguerite de Médicis
Marie-Christine de Médicis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion

Marie Madeleine d’Autriche (Graz, Passau, ) est l'épouse de Cosme II de Médicis et grande-duchesse de Toscane.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tiberio Titi, Portrait de Marie Madeleine d’Autriche (vers 1610), galerie des Offices.
Gasparo Mola (it), Médaille de Marie Madeleine d’Autriche (1618).

Dernière des quinze enfants de Charles II d'Autriche-Styrie, archiduc d'Autriche et de Marie-Anne de Bavière, son mariage avec le grand-duc de Toscane eut lieu le 19 octobre 1608 à Padoue.

Après la mort de son mari en 1621 à l'âge de 30 ans, elle se dédia avec sa belle-mère Christine de Lorraine à l'éducation de ses huit enfants, en particulier de son fils, futur grand-duc Ferdinand II de Médicis. Selon les dispositions testamentaires de Cosme II, leur fils Ferdinand est placé sous la tutelle de Marie-Madeleine et de sa belle-mère Christine, épaulées par un conseil formé de quatre conseillers.

Son fils lui offrit en 1626, pour le Nouvel an, deux œuvres de Bartolomeo Manfredi, Les Joueurs de cartes et Le Concert. Anciennement au musée des Offices, elles ont été détruites lors de l'attentat de mai 1993[1],[2].

Marie-Madeleine est considérée comme bigotte et dispendieuse[3]. Ses dons excessifs aux couvents et monastères avaient des conséquences catastrophiques sur les finances de l’État. De plus, tandis que Marie-Madeleine régnait dans un esprit pro-autrichien, sa corégente Christine de Lorraine pratiquait une politique amicale envers la France. Après la victoire du camp catholique dans la bataille de la Montagne-Blanche, à laquelle ont pris part des troupes toscanes, elle fait apposer sur la façade de la Villa di Poggio Imperiale des écusson des Habsbourg, et fait peindre à l'intérieur des cycles de fresques du peintre Matteo Rosselli symbolisant la victoire de la « piété autrichienne » sur les « hérétiques et rebelles ».

Elle eut en héritage le gouvernement de la ville de San Miniato jusqu'à sa mort et elle s'employa à la faire devenir diocèse. Dans grande piété, elle fut proche de sa belle-fille Vittoria della Rovere.

Elle commanda au peintre Rutilio Manetti pour la salle des audiences de la Villa di Poggio Imperiale le tableau Sophonisbe et Massinissa (1623-1625), aujourd'hui conservé au musée des Offices dans le corridor de Vasari[4].

La grande-duchesse meurt à 42 ans, après une visite à son frère Léopold à Innsbruck sur le chemin du retour à Passau, en Allemagne. Elle est enterrée dans la Basilique San Lorenzo de Florence. Son fils était au pouvoir depuis un an.

Blason de Marie Madeleine d'Autriche en grande-duchesse de Toscane.

Descendance[modifier | modifier le code]

De son mariage avec Cosme II de Médicis sont nés huit enfants :

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Musée des Offices, Histoire
  2. Mina Gregori, Le musée des Offices et le Palais Pitti : La peinture à Florence, Éd. Place des Victoires, , 685 p. (ISBN 2-84459-006-3, SUDOC 046924620), p. 333
  3. Anne-Marie Bonnet et Barbara Maria Schellewald, Frauen in der Frühen Neuzeit: Lebensentwürfe in Kunst und Literatur, Böhlau Verlag Köln Weimar, (ISBN 978-3412103040), p. 235.
  4. Gregori 2000, p. 394.