Ferdinand II de Médicis

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Ferdinand II de Médicis
Titre
Grand-duc de Toscane
Prédécesseur Cosme II de Médicis
Successeur Cosme III de Médicis
Biographie
Dynastie Famille de Médicis
Date de naissance
Lieu de naissance Florence
Date de décès
Lieu de décès Florence
Père Cosme II de Médicis
Mère Marie-Madeleine d'Autriche
Enfants Cosme III de Médicis
Héritier Cosme III de Médicis

Signature de Ferdinand II de Médicis

Ferdinand II de Médicis
Grands-ducs de Toscane

Ferdinand II de Médicis (1610 à Florence-1670 à Florence) est un grand-duc de Toscane, le fils de Cosme II de Médicis et de Marie-Madeleine d'Autriche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et accession au pouvoir[modifier | modifier le code]

Il devint orphelin à seulement dix ans et demeura pour sept ans encore sous la tutelle de sa mère Marie-Madeleine d'Autriche et de sa grand-mère, Christine de Lorraine. La Toscane, était alors un pays pauvre. Ferdinand, dont l'intelligence était limitée mais généreux et cultivé, essaya de relever les finances du grand-duché en plaçant ses nombreux frères à ses côtés au gouvernement, le valeureux Mathias, le cardinal Jean Charles et le prince Léopold, véritable génie et mécène de la famille, l'homme à qui Florence doit une grande partie des tableaux et dessins conservés dans les galeries du palais Pitti et du musée des Offices, mais aussi en lançant plusieurs initiatives et de recherches dans le domaine de l'agronomie. Malgré cela, il ne parvint jamais à sortir le pays de la spirale peste-famine (durant ces années, ces deux fléaux firent 9 000 victimes rien qu'à Florence, sans compter les habitants de la campagne).

Ferdinand, grand-duc[modifier | modifier le code]

Il n'eut pas plus de succès en politique. Ayant perdu le duché d'Urbino, auquel il pouvait aspirer en tant que mari de la dernière héritière de la famille Della Rovere, Vittoria, épousée en 1637, il échouera également dans sa tentative de construire une Ligue entre les états italiens (1635) afin de se soustraire aux hégémonies alternées des Français et Espagnols. Ferdinand n'avait pas le caractère de son arrière-grand-père Cosme Ier, et le savait très bien, C'est pour cette raison qu'il préféra agrandir son domaine en le payant lui-même. En 1649, il déboursa la somme considérable de 50 000 écus afin d'acquérir de l'Espagne la ville de Pontremoli et d'acheter au comte Mario Sforza le comté de Santa Fiora.

Ferdinand, le mécène[modifier | modifier le code]

La chose qui l'intéressait le plus et qui lui donna le plus de satisfaction était la science. Élève de Galilée, puis de ses disciples Torricelli et Viviani, il fonda l'Académie d'Expérimentation des Médicis en 1642, puis protégea l'Accademia del Cimento créée par son frère Léopold (1657), première société scientifique européenne au caractère expérimental (la devise étant « essayer et réessayer »). Dans ce domaine, c'est lui qui perfectionna l'invention du thermomètre et celle de thermoscope, encouragea la chimie dans les jardins Botaniques de Pise. Enfin, passionné de botanique et de météorologie, il chercha une application pratique dans l'agriculture des nouvelles connaissances techniques. Sa faiblesse politique l'empêchera de sauver Galilée du Saint-Office, bien qu'il essayât par tous les moyens de le défendre.

En 1626, il offrit à sa mère pour le Nouvel an, deux œuvres de Bartolomeo Manfredi, Les Joueurs de cartes et Le Concert. Anciennement au musée des Offices, elles ont été détruites lors de l'attentat de mai 1993. Il avait également dans ses collections, le Portrait d'une dame, par Antoine van Dyck, carton préparatoire à La Dame d'or, aujourd'hui à Gênes[1].

Giovanni da San Giovanni, peintre de la cour grand-ducale, a exécuté de nombreuses fresques des cortile de villas toscanes comme la villa il Pozzino (1619), la villa Il Casale, la villa La Quiete (1632), à la villa Corsini a Mezzomonte d'Impruneta, ou des dessins préparatoires pour des fresques exécutées par Volterrano représentant les Ancêtres des Médicis pour la cour intérieure de la villa Medicea La Petraia. Il décore également les appartements du rez-de-chaussée du palais Pitti, aujourd'hui, musée de l'Argenterie entre 1635 et 1636. Après sa mort prématurée c'est son ami Francesco Furini qui participe à l'achèvement de la décoration de 1639 à 1642[2] avec deux grandes lunettes représentant l’Académie platonicienne de Careggi et l’Allégorie de la mort de Laurent le Magnifique[3].

En 1637, le duc sollicite également Pierre de Cortone de passage à Florence, pour décorer la salle du poêle au palais Pitti avec les Les Quatre Âges de l'homme. Cette œuvre ne sera achevée que trois plus tard lors d'un deuxième séjour du peintre à Florence. À cette occasion, Cortone décora également quelques pièces du premier étage, et de 1641 à 1647 il peignit les salles dites de Vénus, Jupiter et Mars. Il commença celle d'Apollon qui fut terminée par son élève Ciro Ferri[4].

La peintre de natures mortes, Giovanna Garzoni, travailla à la cour grand-ducale de 1642 à 1651[5], et continua à peindre pour Ferdinand, même après son installation définitive à Rome en 1650. Entre 1650 et 1670, elle exécuta pour lui, vingt tableautins représentant des natures mortes destinés à la villa di Poggio Imperiale. Deux sont aujourd'hui au palais Pitti[6].

Un membre de la famille du cardinal Guido Bentivoglio, lui a offert en 1653, un portrait du cardinal réalisé par van Dyck en 1623. Saisi par l'armée napoléonienne en 1799, il a été restitué en 1815[7].

Le cardinal Guido Bentivoglio, 1623
Antoine van Dyck
Galerie Palatine, palais Pitti, Florence

Ferdinand avait aussi dans ses collections une fresque plus tardive de Volterrano, l'Amour endormi (1665-1670) conservée dans la galerie Palatine[8]

Succession[modifier | modifier le code]

Ferdinand II et Victoire auront, outre deux fils morts en bas âge, Cosme III de Médicis (1642-1723), qui succèdera à son père, et François-Marie (1660-1711). Ce dernier, marié à Éléonore-Louise de Gonzague Guastalla, mourra sans enfants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Éditions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 333 ; 523
  2. Riccardo Spinelli, « Biographies », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Éditions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 646
  3. (it) Giuseppe Cantelli & Francesco Furini, Disegni di Francesco Furini: e del suo ambiente, Florence, Olschki, 1972. (OCLC 2045642)
  4. Elena Fumagalli, « Biographies », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Éditions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 641
  5. Elena Fumagalli, « Biographies », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Éditions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 646
  6. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Éditions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 476
  7. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 524
  8. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Éditions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 413

Voir aussi[modifier | modifier le code]