San Miniato

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San Miniato
Vue sur San Miniato
Vue sur San Miniato
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Tuscany.svg Toscane 
Province Pise 
Maire Vittorio Gabbanini
2009
Code postal 56028
Code ISTAT 050032
Code cadastral I046
Préfixe tel. 0571
Démographie
Gentilé Samminiatesi
Population 28 257 hab. (31-12-2010[1])
Densité 276 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 59″ N 10° 51′ 00″ E / 43.683, 10.8543° 40′ 59″ Nord 10° 51′ 00″ Est / 43.683, 10.85
Altitude Min. 140 m – Max. 140 m
Superficie 10 256 ha = 102,56 km2
Divers
Saint patron San Genesio
Fête patronale 25 août
Localisation

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Liens
Site web http://www.comune.san-miniato.pi.it/

San Miniato est une ville italienne de la province de Pise dans la région de Toscane (Italie). Elle se situe entre les fleuves Arno et Elsa.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le noyau historique de la ville s'étend sur trois collines qui bordent l'Arno, à 140 mètres au-dessus du niveau de la mer. San Miniato est un bon emplacement pour le contrôle des routes et des rivières de la région depuis l'Antiquité (découverte de poteries datées de l'âge de bronze) grâce à sa position en hauteur. Le centre-ville a changé au cours du temps pour se retrouver en bas de la colline, où se trouve actuellement le centre industriel moderne. Sur la colline a subsisté la partie ancienne du village, qui a été ainsi préservée. La ville concentre une activité liée au tourisme et à la culture de la vigne et des oliviers[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

On peut dire que les origines de San Miniato remontent à l'époque romaine et étrusque car on a retrouvé en 1998 des fragments de poteries et des outils en pierre dans une villa de Ponte Egola, un hameau de la commune de San Miniato, datant de cette époque. La découverte d'une nécropole (groupement de sépultures qui était séparé des lieux de cultes) étrusque. On y a retrouvé une présence importante d'artefacts, datant du Ier siècle av. J.-C. Non loin de San Miniato, à Montecalenne, a été retrouvée la tête d'un empereur avec des traces de mosaïques.

Vers la fin de l'Empire romain, la commune de San Miniato, à cette époque appelée Castello, est abandonnée. Les anciens habitants de San Miniato s'installent dans la ville de San Genesio, une petite commune située dans le nord de l'Italie, dans la région de Trentin-Haut-Adige.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Lombards établissent au VIIIe siècle une église dédiée au saint martyr Miniatus. Au Moyen Âge, le village est mentionné comme San Miniato al Tedesco (San Miniato de l'Allemand). L'empereur Othon Ier de Germanie fait construire en 962 un château pour abriter ses aumôniers impériaux. Des empereurs germaniques y séjournent.

Quelques centaines d'années plus tard, au XIIe siècle, la célèbre tour de Matilde est construite, tour qui est plus tard utilisée comme un clocher. 

En 1313, San Miniato perd plusieurs territoires conquis par Pise. En 1317, San Miniato se charge de récupérer ses territoires, suite à un traité de paix conclu avec les autres communautés de la Toscane. Cependant, en 1347, San Miniato est placé sous la domination directe de Florence, domination qui, vingt ans plus tard, n'est plus acceptée par San Miniato. Après quelques années de conflit, en 1370 - précisément le 31 décembre- San Miniato signe la paix avec Florence et adopte ainsi le calendrier florentin, afin de remplacer le pisan (calendrier de Pise). Suite à cette réconciliation, la ville décide de changer de nom et de s'appeler San Miniato de Fiorentino, pour ensuite se nommer simplement San Miniato, nom choisi en hommage à San Miniatus.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans les premières années du XIXe siècle, San Miniato perd son importance parce que la route entre Florence et Pise est devenue secondaire, à cause d'une épidémie de fièvre typhoïde qui frappe toute la Toscane.

En 1843, San Miniato rend hommage à Léopold II de Toscane, né le 3 octobre 1797 à Florence et mort le 28 janvier 1870 à Rome, avant-dernier Grand Duc de Toscane et dernier duc souverain, par une statue de marbre qui se trouve sur la place Bonaparte[3]. En 1847, la construction de la gare de San Miniato-Fucecchio, favorise le développement de la ville. En 1848, San Miniato a démontré sa fidélité au Grand-Duché de Toscane, qui est un État indépendant de 1569 à 1859, sous la dynastie des Médicis et des Habsbourg-Lorraine, au cours de la première guerre d'indépendance italienne.

Napoléon Bonaparte visite deux fois San Miniato. La première fois, pour obtenir le certificat de noblesse de sa famille parce qu'il a un aïeul paternel. En effet, il a de lointaines origines à San Miniato. Le certificat lui a été nécessaire pour pouvoir accéder à l'académie militaire française. La deuxième fois qu'il y est allé, c'est au cours de la campagne d'Italie pour rencontrer le dernier de la famille Philippe Bonaparte. En 1860, San Miniato donne sa contribution à la guerre d'Indépendance, elle est devenue une partie du royaume de Sardaigne.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, pour la ville, la Seconde Guerre mondiale représente l'une des pages les plus obscures et dramatiques. Les bombardements sur le chemin de fer de Florence-Pise ont fait beaucoup de dégâts et de morts à San Miniato. L'occupation allemande après le a été marquée par un événement célèbre et triste, le massacre du Dôme de San Miniato. La ville est bombardée dans la matinée par l'artillerie américaine. La rosace de la cathédrale a explosé à l'intérieur de l'allée de droite. 55 personnes ont été tuées, une centaine blessée, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Dans les années qui suivent, un doute plane sur l’origine de l’obus. Il semble maintenant  que l'obus était américain, et non pas allemand comme on le pensait alors. Une plaque dans la nef droite de la cathédrale est placée en mémoire de ce massacre. Les frères Paolo et Vittorio Taviani, tous deux nés à San Miniato, s’inspirent de cet événement pour la réalisation en 1954 d'un film documentaire, San Miniato en juillet 44, et en 1982 pour leur film le plus célèbre, La Nuit de San Lorenzo, tourné en partie dans la ville et la campagne alentour. Les nazis en retraite sont également responsables de la destruction le de la tour Rocca, tour en briques rouges, dernier vestige du château, construit au XIIIe siècle par Frédéric II de Hohenstaufen[4],[5].

Monuments[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cathédrale de San Miniato.

C'est l'édifice le plus important de la ville, le principal lieu de culte catholique, construit au XIIIe siècle. Il a été édifié sur une ancienne construction datant de 700 ans ap. J.-C. En 1195 elle est citée dans un des discours du pape Célestin III, où il rappelle la dépendance à la paroisse San Genesio. En 1248 le bourg de San Miniato est détruit. Après cela, Santa Maria acquiert ses fonts baptismaux et le titre de San Genesio. L'édifice a aussi été restructuré, la façade décorée de céramiques. 


Églises[modifier | modifier le code]

  • Église Santi Stefano et Michele
  • Église Santissima Annunziata 
  • Église Santa Caterina 
  • Église San Pietro à Balconevisi

Dans les villages et hameaux

  • Paroisse San Giovanni Battista, à Cigoli
  • Paroisse San Giovanni Battista, à Corazzano
  • Église San Donato, à Isola
  • Église San Pietro alle Fonti, à La Scala
  • Église Santi Regolo et Lucia, à La Serra
  • Église San Germano, à Moriolo
  • Église Sacro Cuore, à Ponte a Egola
  • Église Santi Filippo e Giacomo, à Ponte a Elsa
  • Église San Michele Arcangelo, à Roffia
  • Église San Quintino, à San Donato
  • Église Santi Martino e Stefano, à San Miniato Basso
  • Église San Bartolomeo Apostolo, à Stibbio
  • Église Santa Lucia, à Calenzano
  • Église Santi Ippolito e Cassiano, à Marzana
  • Église San Michele Arcangelo, à Montorzo
  • Église San Lorenzo Martire, à Nocicchio
  • Église Santissimo Crocifisso
  • Église San Domenico (Santi Jacopo e Lucia)
  • Église San Francesco
  • Église San Paolo (Monastero delle Clarisse)
  • Église San Regolo, à Bucciano
  • Église Nostra Signora di Fatima e Santa Eurosia, à Corazzano
  • Église Santa Lucia, à Cusignano
  • Église Santissimo Salvatore, à La Scala
  • Église San Giorgio Martire, à Canneto
  • Église Santa Lucia, à Montebicchieri
  • Église de Notre Seigneur Jésus Christ, à San Miniato Basso

Chapelles[modifier | modifier le code]

  • Chapelle San Genesio
  • Chapelle Madonna di Loreto (il Loretino)
  • Chapelle l'Assunta e di San Giovanni Battista (cappella del palazzo Vescovile)
  • Oratoire Santi Sebastiano e Rocco
  • Oratoire Santa Maria al Fortino
  • Oratoire Sant'Jacopo in Sant'Albino, à Molino d'Egola
  • Oratoire San Matteo, à Moriolo
  • Oratoire San Lazzaro, à Ponte a Elsa

Abbayes, couvents, sanctuaires[modifier | modifier le code]

  • Abbaye Santa Gonda, à Catena
  • Sanctuaire Madre dei Bambini, à Cigoli[6]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Bâtiments communaux[modifier | modifier le code]

  • Palais Bonaparte
  • Palais Formichini
  • Palais Grifoni
  • Palais Roffia
  • Palais del Seminario
  • Palais Vescovile
  • Palais dei Vicari imperiali

Théâtres[modifier | modifier le code]

  • Auditorium de San Martino
  • Théâtre de Quaranthana

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

  • Rocca di Federico II

Site archéologique[modifier | modifier le code]

  • San Genesio

Culture[modifier | modifier le code]

L'office du tourisme se trouve sur la piazza del Popolo.

La petite cité possède un important patrimoine artistique sous l'appellation de "Sistema Museale San Miniato" qui regroupe des petits musées tels que Rocca, Museo Archeologico, Oratorio del Loretino, Museo Diocesano. Les musées de San Miniato forment un ensemble de 8 lieux culturels, que l’on peut visiter grâce à des billets cumulés.

Une tour de briques rouges, appelée Rocca Federiciana, est le dernier vestige d'un château élevé par l'empereur Frédéric II.

Économie[modifier | modifier le code]

Après la Seconde guerre mondiale, la reconstruction de la ville a été lente et laborieuse. En 1958, un grand nombre d'industries de cuir sont créées, jusque dans les villages de Ponte a Elsa et San Miniato Basso. Même si ces villages sont agricoles, ils se sont développés avec de petites entreprises et des fabrications artisanales. San Miniato Basso s’est développée grâce à la présence de la gare de San Miniato, sur la ligne Florence-Pise-Livourne.

Aujourd'hui,San Miniato est l'un des centres les plus importants de la partie basse du Valdarno, son économie provient essentiellement du tourisme, de l'industrie du cuir et de l'industrie du bronze (Cassadi Risparmio di San Miniato). La ville est en constante expansion démographique grâce au développement des villages placés sur la route de Tosco Romagnola et grâce aux flux migratoires en provenance de pays extérieurs à l'Union Européenne. Grâce aux zones plates de San Miniato, de nouveaux logements et de nouvelles entreprises commerciales et manufacturières sont construits.

La truffe blanche a été fêtée la première fois à San Miniato le 26 octobre 1969, place du Dôme. Au fur et à mesure des années, le festival s'est de plus en plus agrandi, pour devenir aujourd'hui une exposition de niveau international. Cette fête s'appelle la Mostra Mercato Nazionale del Tartufo Bianco. San Miniato détient le record de la plus grosse truffe blanche jamais ramassée, elle pesait 2,520 kg. La production de truffe blanche de San Miniato est estimée à environ 100 quintaux, un cinquième de la production nationale[7].

Société[modifier | modifier le code]

Population depuis le 1er janvier 2014[8]

Hommes Femmes Total
13.704 14.368 28.072
Statut civil Célibataire Marié(e) Divorcé(e) Veuf(ve) Total
Nb d'habitants de San Miniato 11 057 14 283 539   2 193 28 072

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
14 juin 2004 juin 2009 Angelo Frosini Partito Democratico  
8 juin 2009 en cours Vittorio Gabbanini Partito Democratico  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Balconevisi, Borghigiana, Bucciano, Canneto, Casastrada, Catena, Cigoli, Corazzano, Cusignano, Genovini, Isola, Molino d'Egola, Palagio, Ponte a Egola, Ponte a Elsa, Roffia, San Donato, San Miniato Basso, San Miniato Stazione, San Quintino, San Romano, Scala, La Serra, Stibbio, Volpaio

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Castelfiorentino, Castelfranco di Sotto, Cerreto Guidi, Empoli, Fucecchio, Montaione, Montopoli in Val d'Arno, Palaia, Santa Croce sull'Arno

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. (it) « San Miniato: Clima e Dati Geografici » (consulté le 15 avril 2015)
  3. (it) « Leopòldo II granduca di Toscana », sur http://www.treccani.it (consulté le 15 avril 2015)
  4. (it) « San Miniato », sur wikipedia.it (consulté le 15 avril 2015)
  5. (it) « Storia di San Miniato », sur wikipedia.it (consulté le 15 avril 2015)
  6. (it) « Diocesi di San Miniato » (consulté le 15 avril 2015)
  7. (it) « Il tartufo bianco », sur sanminiatopromozione.it (consulté le 15 avril 2015)
  8. (it) « Istat - Statistiche » (consulté le 3 avril 2015)