Vittoria della Rovere

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Vittoria della Rovere
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Vittoria della Rovere, grande-duchesse de Toscane.

Titre

Grande-duchesse consort de Toscane

16371670
(33 ans)

Prédécesseur Marie-Madeleine d'Autriche
Successeur Marguerite-Louise d'Orléans
Biographie
Titulature Grande-duchesse consort de Toscane
Naissance
Pesaro
Décès ou (à 72 ans)
Pise
Père Frédéric Ubaldo della Rovere
Mère Claude de Médicis
Conjoint Ferdinand II de Médicis
Enfants Cosme III Red crown.png
Francesco Maria de Médicis
Religion Catholicisme romain

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Vittoria della Rovere (née le à Pesaro (Duché d'Urbin) et morte le 5[1] ou [2] à Pise, (Grand-duché de Toscane) est un membre et la dernière représentante de la Maison Della Rovere qui régna sur le duché d'Urbin. Elle fut par mariage grande-duchesse de Toscane de 1633 à 1670. Vittoria est l'épouse de Ferdinand II de Médicis, avec qui elle a deux enfants : Cosme III de Médicis et François-Marie de Médicis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Enfant unique de Frédéric Ubaldo della Rovere, duc d'Urbino et de Claude de Médicis, Vittoria est la dernière descendante de la famille Della Rovere qui donna de nombreux ducs d'Urbino. Elle est ainsi la petite-fille de François Marie II della Rovere et de Livia della Rovere. Sa mère est Claude de Médicis, fille de Ferdinand Ier de Médicis et de Christine de Lorraine.

Vittoria reçut une éducation catholique approfondie.

Mariage[modifier | modifier le code]

Ferdinand et Vittoria, peints par Justus Sustermans.

Vittoria est fiancée à son cousin Ferdinand en 1623 et l'épouse en 1634[réf. nécessaire]. Sa mère épouse en secondes noces en 1626 l'archiduc Léopold V d'Autriche-Tyrol. Elle lui donnera cinq enfants dont la cadette sera impératrice.

Héritage des Della Rovere[modifier | modifier le code]

Le père de Vittoria, Frédéric Ubaldo della Rovere meurt en 1623, et François Marie II della Rovere récupère le trône d'Urbin qu'il lui avait donné quelques années auparavant. Lorsqu'il meurt à son tour en 1631, Vittoria est donc l'héritière potentielle du duché d'Urbino. Sous la pression du pape Urbain VIII, le duché est finalement annexé aux états pontificaux. La famille Médicis reçoit tout de même la collection d'œuvres d'art de la famille Della Rovere, aujourd'hui déposée à la galerie des Offices et au palais Pitti à Florence.

Disputes conjugales[modifier | modifier le code]

Après avoir mis au monde deux enfants qui moururent jeunes, des disputes éclatent entre Ferdinand et Vittoria à propos de l'éducation de leur fils Cosme né en 1642 : Ferdinand souhaite qu'il reçoive une éducation moderne et laïque, alors que Vittoria défend une éducation catholique stricte. C'est finalement Vittoria qui l'emporte.

D'une réconciliation temporaire, naît un autre enfant, François-Marie, en 1660. Il sera destiné à l'Eglise et nommé cardinal.

Le mariage de Ferdinand et Vittoria n'est pas heureux et ils vivent séparés de nombreuses années. Devenue âgée, Vittoria passe de longs séjours au couvent de Montalve et dans la villa di Poggio Imperiale. Elle meurt à Pise en 1694.

Proche de sa belle-mère, l'archiduchesse Marie-Madeleine d'Autriche, aussi pieuse qu'elle, Vittoria s'entendra assez mal avec sa belle-fille Marguerite-Louise d'Orléans, nièce du roi Louis XIII de France qui a épousé son fils en 1661. Ce mariage brillant avec une "petite-fille de France", ne sera pas plus réussi que le sien. Marguerite-Louise est en effet une jeune fille frivole et pleine de vie qui s'entend très mal avec son mari austère et pieux jusqu'à la bigoterie. Le couple se séparera en 1675 après avoir eu trois enfants et Marguerite-Louise retournera en France où son cousin germain Louis XIV la relèguera près de Paris à l'Abbaye de Montmartre qui accueille les dames veuves ou séparées. .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « RISM », sur opac.rism.info (consulté le )
  2. « Person Page », sur www.thepeerage.com (consulté le )
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Vittoria della Rovere » (voir la liste des auteurs).