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Raja Club Athletic

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Raja Club Athletic
Logo du
Généralités
Nom complet Raja Club Athletic
Surnoms RCA
Raja Mondial
Lkhadra
Les Aigles Verts
Raja du peuple
Diables Verts
Fondation
(68 ans, 8 mois et 3 jours)
Couleurs Vert et blanc
Stade Stade Mohammed-V
(45 891 places)
Siège Rue Omar El Khayam Beauséjour, BP 20000, Casablanca
Championnat actuel Botola Maroc Telecom
Président Drapeau : Maroc Saïd Hasbane
Entraîneur Drapeau : Espagne Juan Carlos Garrido
Joueur le plus capé Drapeau : Maroc Abdelmajid Dolmy (568)
Meilleur buteur Drapeau : Maroc Salaheddine Bassir (147)
Site web [1]
Palmarès principal
National[1] Championnat du Maroc (11)
Coupe du Trône (8)
International[1] Ligue des champions (3)
Coupe de la CAF (1)
Supercoupe de la CAF (1)
Coupe Afro-Asiatique (1)

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2017-2018 du Raja de Casablanca
0

Le Raja Club Athletic ou Raja de Casablanca (en arabe : نادي الرجاء الرياضي) est un club marocain de football fondé le à Casablanca.

Créé le 20 mars 1949 par des syndicats marocains, le Raja Club Athletic de Casablanca est un club marocain connu surtout pour sa section de football évoluant dans la Botola Maroc Telecom d’élite (GNF1). Il joue ses rencontres au Stade Mohammed-V. C'est l’équipe la plus populaire au Maroc, grâce à son jeu spectaculaire inspiré du style brésilien. Il fait partie des deux clubs, avec son rival le Wydad AC, à n'avoir jamais quitté le Championnat du Maroc depuis sa création en 1956.

Le Raja de Casablanca dont la mascotte est l’aigle, est le premier club arabe à atteindre la finale de la Coupe du monde des clubs en 2013, il est aussi le plus titré au niveau maghrébin en compétition africaine (reconnues par la FIFA). Il fait aussi partie des clubs les plus prestigieux du continent, en 1999, lors d'un classement établi par la fédération internationale de football association, le Raja est classé 10e club au monde. Selon un classement par la CAF regroupant les meilleurs clubs africains du XXe siècle, le Raja tomba à la 3e place en Afrique après Zamalek SC et Al Ahly SC, sachant que le Raja n'a été créé qu'au milieu de ce siècle.

Histoire

La genèse du Raja (1949-1956)

Le Raja de Casablanca est fondé le 20 mars 1949. Après plusieurs tentatives pour trouver un nom, un tirage au sort entre les dénominations Raja et Fath, permit au nom Raja, tiré trois fois de suite, d'être choisi. L'interdiction de confier la présidence à un Marocain est contournée en laissant le fauteuil, pour six mois, à Ben Abadji Hejji, musulman d'origine algérienne qui bénéficiait de ce fait de la nationalité française. Les autorités françaises, prises au dépourvu, sont ainsi contraintes d'accepter le fait. En 1949, le Raja, constitué exclusivement de joueurs marocains, entame sa première année en division d'honneur. Il accède à la seconde division à l'issue de sa première saison, puis atteint la première division en 1951 et devient la première équipe marocaine à intégrer la première division après des matchs de barrages. Depuis cette date, le club n'a plus quitté l'élite du football marocain. Le premier entraîneur du club est Kacem Kassimi et sous sa houlette, le Raja réussit la montée. À ses côtés, Boujemaa Kadri et Soufiane Eddaal se distinguent par un travail méthodique sur le plan administratif. Le duo survit à tous les soubresauts de l'histoire du club.

Les débuts après l'indépendance (1956-1973)

L'équipe du Raja de la saison 1959-60 en compagnie du Père Jégo.

Après l'indépendance du Maroc en 1955, la fédération royale marocaine de football est créée et remplace donc l'une des vingt-deux ligues de la Fédération française de football du temps du Protectorat français du Maroc qui était dénommée Ligue du Maroc de football[2]. Pour sa première saison la FRMF reçoit les affiliations de 310 clubs regroupant 6087 licenciés[3]. Le Raja Club Athletic participe donc au premier championnat national de première division et s'y classe dixième en évitant de peu la relégation[4]. L'année suivante (1957-1958), grâce à l'arrivée de Affani Mohamed Ben Lahcen dit Père Jégo, le club finit quatrième[5]. La saison suivante (1958-1959), le Raja se classe à nouveau quatrième[6].

Lors de la saison 1959-1960, une polémique a lieu en fin de saison après que la FRMF décide de faire jouer un tournoi triangulaire entre les trois premières équipes ex-æquo en termes de points du championnat alors que le Raja de Casablanca était en tête avec la meilleure différence de buts. Le Raja de Casablanca refuse de participer en signe de protestation et le tournoi est transformé en un match-barrage opposant le FAR de Rabat et le KAC de Kénitra. Kénitra remporte ce match et le titre tandis que le Raja de Casablanca est classé troisième[7].

Le Raja termine cinquième du championnat 1960-1961 et ne réussit pas à atteindre les quarts de finales en coupe du Trône de football[8]. La saison suivante (1961-1962), le club entame un parcours plutôt modeste en terminant septième du championnat et en ne dépassant pas les huitièmes de finale, tout comme lors de l'année précédente[9].

En 1962-1963, le club atteint la troisième place du championnat avec un point de retard sur le deuxième. Le Raja atteint également les quarts de finale pour la troisième fois de son histoire[10]. La saison suivante 1963-1964 était catastrophique puisque le club termine neuvième du championnat et subit une défaite sur le score de deux buts à zéro dans le cadre du classico face au FAR de Rabat[11].

En 1964-1965, si le club finit douzième et frôle de peu la relégation en seconde division, il se qualifie quand même à la finale de la coupe du Maroc pour la première fois de son histoire. Lors de la finale de la Coupe du Trône 1965 le Kawkab de Marrakech va faire face à un Raja Casablancais encore jeune, le jour du au Stade d'honneur à Casablanca. Match arbitré par Salih Mohamed Boukkili, il s'agit de la première finale pour le Raja, le KACM de Marrakech remporte le match sur le score de 3 buts à 1 et le seul but inscrit par le Raja était marqué par Bhaija. Il s'agissait du troisième sacre consécutif du Kawkab de Marrakech dans la compétition, et de la première défaite en finale du Raja. Durant cette saison, les verts ont battu le Wydad de Casablanca aux quarts de finale sur le score de deux buts à un[12].

En 1965-1966, cette année-là, la rivalité entre le Wydad AC et Raja CA prend toute son ampleur puisque les deux équipes jouent alors le titre jusqu'à la fin. Le Wydad a un point d'avance sur le Raja, avant l'entame de la dernière journée qui doit l'opposer au FUS, finalement le Wac remporta le titre et le Raja est pour la première de son histoire vice-champion derrière son futur rival le Wydad de Casablanca avec un point de retard. Les derbys opposant le Raja au Wydad se soldent par deux matchs nuls[13].

Le Raja, durant la saison 1966-1967, termine troisième du championnat avec 65 points[14] puis, la saison suivante (1967-1968), se classe encore troisième du championnat. Au Stade d'honneur à Casablanca la finale de la Coupe du Trône se déroule le , entre le Racing de Casablanca et le Raja de Casablanca, on peut également considérer que cette rencontre en final est un des plus anciens derby car elle oppose deux club d'une même ville. Le Racing gagne ainsi cette compétition pour la toute première fois de son histoire et les Rajaouis toujours incapables de remporter leur première coupe, s'inclinent finalement sur le score de 1-0[15].

Trois coupes en une décennie (1973-1982)

La finale de la Coupe du Trône 1974 avait opposé les vainqueurs des demi-finales, le Raja qui avait battu le Wydad AC aux tirs au but, contre le Maghreb de Fès qui avait battu le Mouloudia. Au cours d'un match joué dans le Stade d'honneur à Casablanca le , le Raja remporte la coupe au détriment du MAS de Fès sur le score de 1-0 ce but était l'œuvre d'El Arabi face au gardien légendaire Hamid Hazzaz. Les Aigles Verts gagnent ainsi pour la toute première fois cette compétition et remportent également le premier titre de leur histoire.

Le , le Raja Club Athletic se déplace à la capitale où il rencontre le Difaâ d'El Jadida au Stade du FUS à Rabat lors de la finale de la coupe du Trône. Les Verts remportent le match contre le Difaâ d'El Jadida sur le score de 1-0 et gagne ainsi cette compétition pour la seconde fois de leurs histoire.

Premiers titres de champions d'Afrique et du Maroc (1982-1995)

En 1990-1991, le club finit neuvième et, en coupe du Trône, est éliminé en quart de finale face à KAC de Kénitra. La saison suivante, le Raja est second, à 8 points du Kawkab de Marrakech. Les verts sont finalistes de la coupe du Trône face à l'Olympique de Casablanca. Le Raja termine à nouveau second en 1992-1993 face au Wydad de Casablanca, son principal rival pour la suprématie du football casablancais. En coupe du Trône, le Raja est éliminé par le Kawkab de Marrakech.

En 1993-1994, le Raja se classe quatrième du championnat et, la saison suivante se classe huitième.

Le rouleau compresseur (1995-2006)

L'Équipe du Raja lors de la saison 1996.

Contrairement à ses deux plus sérieux concurrents qui ont beaucoup remporté les titres dans les années 1950-1970 puis début 1990 pour le WAC et les années 1960 et 1980 pour les FAR, les Rajaouis se révèlent depuis la fin de la décennie 1980. Ses supporters ont dû attendre près de quarante ans, le club ayant été fondé en 1949, et l'année 1988 pour voir leur club champion.

En 1996 le club a connu la fusion avec un autre club du pole de la capitale économique connu sous le nom de l'Olympique de casablanca (COC), le club qui fut tout puissant à l'époque, et qui a remporté plusieurs titres, cette opération fut un grand déclic, résultat de cette fusion : le club remporte, de 1996 à 2004, sept autres couronnes nationales. Entre 1996 et 2001, le Raja devient l'équipe à battre qui aligne six titres de champion, un exploit qu'aucune autre formation n'a jamais égalé. Cette période faste trouve son apogée en 1999 où le Raja s'impose comme la meilleure équipe africaine avec des victoires en Ligue des champions de la CAF, en Super-Coupe d'Afrique et en Coupe Afro-Asiatique.


Le club se une qualifie pour la Championnat du monde des clubs de la FIFA 2000, au Brésil. Le Raja en est éliminé au premier tour après trois défaites face aux Corinthians (0-2), Al Nasr (3-4) et le Real Madrid (2-3).

Le Raja remporte les éditions 1996, 2002 et 2005 de la coupe du Trône et, sur le plan international, le bilan s'enrichit de plusieurs autres trophées : la Ligue des champions est remportée en 1997 et 1999, la Coupe de la CAF en 2003, la Super-Coupe d'Afrique en 1999, la Coupe Afro-asiatique en 1999 et la Ligue des champions arabes en 2006.

Baisse de régime, mais présence continue sur la scène nationale (2006-2012)

Équipe du Raja saison 2008-2009.

En septembre 2006, le Raja connait une vague de départ de ses joueurs-clés. Il s'ensuit une saison catastrophique qui se solde par une onzième place au classement du championnat. Le Raja se retrouve en position difficile mais les jeunes promus lors de la saison suivante réussissent néanmoins à assurer une troisième place, loin des attentes du public.

Équipe du Raja saison 2010-2011.

Renforcé par quelques nouveaux et anciens joueurs, le Raja renoue avec le sacre national lors de la saison 2008-2009. La saison suivante, le Raja perd le titre lors de la dernière journée et est éliminé précocement en Ligue des Champions africaine.

La politique du président Ghalam est pointée du doigt et celui-ci démissionne au terme d'une saison médiocre.

À l'été 2010, le retour de l'ex-président Hanat est salué par les supporters, et, après un recrutement en masse de nouveaux joueurs, le Raja est sacré champion du Maroc pour la dixième fois et se qualifie pour les quarts de finale de la Ligue des Champions.

Lors de l'été 2011, l'entraîneur Mhamed Fakhir démissionne et provoque le départ de joueurs cadres de l'équipe. Si le Raja va très mal, il lutte quand même pour le titre avant de lâcher prise à la fin de saison et termine quatrième du championnat.

L'ère Boudrika (2012-2016)

Le Raja lors de la saison (2011-2012).

Après une large vague de protestation, le président Abdesalam Hanat démissionne de son poste et une assemblée générale est programmée en juin 2012. Mohamed Boudrika est alors élu président et promet un nouveau souffle tant au niveau administratif que sportif avec le recrutement d'un grand nombre de joueurs de haut niveau et le retour de l'ex-entraîneur rajaoui Mhamed Fakhir.

Le club entame sa préparation avant-saison en Tunisie et retourne ensuite au Maroc affronter l'équipe de l'Athletic Bilbao où 60 000 supporters ont hâte de voir le visage de leur équipe. Le raja bat les finalistes de la Ligue Europa et de la Copa del Rey sur le score de 3-1, puis le Raja perd à Tanger contre le FC Barcelone avec le plus grand score concédé dans l'histoire des verts 8-0[réf. nécessaire].

Le , le Raja remporte la Coupe du Trône de football face aux FAR de Rabat suite aux tirs au but.

Le , le Raja est champion du Maroc pour la 11e fois de son histoire, après avoir été en tête du championnat toute la saison.

Le 18 novembre 2013, le Raja se hisse en finale de la coupe du trône pour la deuxième année consécutive mais s'incline aux tirs aux buts face au DHJ d'El Jadida, malgré avoir été largement favori.

Du 11 au 21 décembre 2013, le Raja participe pour la deuxième fois de son histoire à la Coupe du monde des clubs de la FIFA[16]. L'équipe crée l'exploit et élimine consécutivement les champions d'OFC (Auckland City : 2/1), de CONCACAF (FC Monterrey : 2/1), puis du CONMEBOL (Atlético Mineiro : 3/1).

Elle décroche ainsi une qualification historique pour la finale de la compétition, stade encore jamais atteint auparavant par une équipe arabe. Elle s'incline en finale 2/0 contre le Bayern Munich mais sort la tête haute sous les applaudissements de son public mais aussi de la scène internationale qui salue cet exploit. Le Raja est ensuite accueilli en grande pompe à son arrivée à Casablanca et le roi Mohamed VI leur rend hommage lors d'une cérémonie au palais royal où il décorera l'ensemble de l'équipe. L'épopée du club dans cette compétition devient l'un des plus grands exploits dans l'Histoire du football marocain, africain et arabe.

Le Raja en pleine crise (2016-)

Après le départ du président Mohamed Boudrika à la fin de la saison 2015-2016, le nouveau président Said Hassbane déclare que le Raja est en pleine crise financière, il doit donc des solutions en apportant de nouveaux sponsors.

Dans une année difficile, les hommes de l'entraîneur M'hamed Fakhir finissent la saison à la 3e place sachant qu'il était près d'emporter le champion mais ils ont laché la première et la deuxième place au Wydad et le Difaâ d'El Jadida.

En juin 2017, les problèmes financiers s'aggravent et les supporters demandent au président de quitter le club et de démissionner dans une assemblée générale. Ce dernier refuse d'ouvrir la porte aux médias et de communiquer avec eux puis vire l'entraîneur à la fin de saison suite à des accusations de celui-ci où il dit qu'il n'y a pas des conditions de travail dans ce club.

Style de jeu

L'entraîneur José Romao

Le Père Jégo alors qu'il a inculqué au WAC un style européen (à l'anglaise), fait de rigueur et d'efficacité, basé sur la tactique et la physique autour d'un attaquant de pointe. En revanche, Cet entraîneur emblématique changera son fusil d'épaule avec le Raja. Plus que des titres, il avait offert aux Verts et à leur public quelque chose de plus précieux : le jeu Rajaoui. Il prend pour modèle le football sud-américain, qu'il a découvert lors de ses récents voyages. Le jeu rajaoui rappelle également le toque sud-américain, un jeu collectif fait de passes courtes et rapides des une-deux et de petits ponts. Un agréable football résolument tourné vers le spectacle, faisant la part belle aux qualités techniques du joueur marocain, plutôt qu'athlétiques ou tactiques d'où son surnom Raja lfraja (Le Raja du spectacle).

Le Raja se distinguait avec un style séduisant qui permet au Diables Verts d'humilier plusieurs adversaires du monde entier et dès le milieu du dix neuvième siècle, ils réussirent à attirer les supporters casablancais même si le club se contentait sur le spectacle sans victoire contrairement au rival le Wydad, le Raja avait remporté son premier titre en 1974 après 25 ans de sa création et fin des années 1980 était le signe de changement pour le Raja d’une équipe de spectacle à une équipe qui combine jusqu'à présent spectacle et victoire.

La popularité du club atteint rapidement le Maroc vers l'Afrique principalement les pays nord-africaine et arabe , puis le monde quand 40 000 supporters brésiliens tombent amoureux du style de l'équipe marocaine et crient Raja afin de la supporter contre le Real Madrid CF au Stade Morumbi à São Paulo lors du mondial des clubs en 2000 au Brésil. Ces prestations séduisent les clubs européens qui commence à transférer les joueurs talentueux de l'équipe. La vieille dame la Juventus de Turin avec l'entraîneur Marcello Lippi invitent les Aigles Verts afin de participer à un amical contre eux en Italie.

Formation du Raja de Casablanca lors de la finale du Mondial des Clubs

Actuellement, les supporters aiment surnommer leur équipe The Old School car le club garde les préceptes hérités de la période du Père Jégo, avec quelques améliorations surtout après la création de la Tiki-taka espagnole qui est jusqu'à présent adoptée par l'équipe casablancaise. Souvent, le Raja utilise la formation du 4-2-3-1 ou le 4-3-2-1 mais parfois quelques entraîneurs aiment ajouter leur touche en jouant un jeux plus offensif avec le 4-3-3, ou plus défensif avec 4-4-2.

Palmarès

Le Raja est un des clubs les plus titrés au Maroc au niveau national et c'est la deuxième équipe marocaine possédant le plus grand nombre de titres internationaux (8) derrière son plus grand rival Le Wydad (11) : Le club a disputé 23 finales de compétitions majeurs. Sur le continent africain, le Raja a été classé selon la FIFA à la 3e place des meilleurs clubs africains du XXe siècle.


En 2013, le Raja Casablanca, a perdu la finale de la Coupe du Monde des Clubs, face au FC Bayern Munich. Le Raja est le seule club arabe et le deuxième en Afrique qui a pu atteindre la finale de la Coupe du monde des clubs. Il s’agit la du seul et unique trophée manquant au palmarès du club.

Palmarès du Raja de Casablanca
Compétitions nationales Compétitions internationales Compétitions régionales
Compétitions actuelles

Championnat du Maroc (11)

Coupe du Trône (8)

Compétitions actuelles

Coupe du Monde des clubs

  • Finaliste : 2013.

Ligue des champions (3)

Supercoupe de la CAF (1)

Anciennes compétitions

Coupe de la CAF (1)

  • Vainqueur : 2003.

Coupe Afro-Asiatique (1)

  • Vainqueur : 1998.
Compétitions actuelles

Coupe de l'UAFA (1)

  • Vainqueur : 2006.
  • Finaliste : 1996.

Coupe nord-africaine des clubs champions (1)

  • Vainqueur : 2015.


Compétitions amicales

Par ailleurs, le Raja a remporté de nombreux tournois amicaux :

  • Tournoi de Abha (1)
  • Tournoi Arab Summer Cup (organisé en Suisse) (1)
  • Tournoi international de nyon (1)
  • Tournoi Feu Ahmed Ntifi (2)
  • Coupe Mohammed V

Distinctions du Club

- 2000 : Décoration Royale (Ouissams Royaux), du Raja Casablanca, suite à la prestation réalisée lors du Mondial des clubs 2000.

- 2013 : Décoration Royale (Ouissams Royaux), du Raja Casablanca, suite au titre de vice champion du monde (FIFA Club World Cup 2013).

Distinctions individuelles

Meilleurs joueurs Meilleurs buteurs Meilleurs gardiens
Ballon de bronze adidas (1)
Meilleur joueur en Ligue des champions africaine (1)
Meilleur sportif marocain de l'année (1)
Meilleur joueur du Championnat marocain (2)
Meilleur joueur espoir du Championnat marocain (2)
Meilleur joueur étranger au Championnat marocain (1)
Trophée Mars d'Or - Meilleur footballeur marocain (2)
Prix du Fair-Play de l'UNESCO (1)
Meilleurs buteurs de Coupe du monde des clubs de la FIFA (1)
Meilleur buteur de la Ligue des champions de la CAF (1)
Prix du Plus beau but de la Ligue des champions africaine (1)
Meilleur buteur de la Coupe de la CAF (1)
Meilleurs buteurs du championnat du Maroc (3)
Meilleur buteur de La Ligue des champions arabe (1)
Meilleur gardien de but de l'année au Monde (IFFHS)
Meilleur gardien de but en Ligue des champions africaine (3)
Meilleur gardien de but au Championnat marocain (4)

Statistiques

  • Nombre de participations en Coupe du monde des clubs : 2 fois
  • Nombre de participations en Champions Ligue de la CAF: 19 fois
  • Meilleur buteur en une saison en championnat est Moussa: 22 buts
  • Le premier joueur à avoir marquer un but pour le Raja en Championnat du Maroc est El Bhij.
  • Plus petit nombre de défaites en une saison : 1 défaite (1997)
  • L'équipe du Raja connaît sa plus large victoire à domicile lors d'un match de la Ligue des champions qui se termine sur le score de 10-1 contre Tourbillon FC le Champion du Tchade en 2011.
  • L'équipe du Raja reçoit sa plus grande défaite à l'extérieur en 1964 contre l'Association sportive des FAR sur un score de 5-0 et en 2012 contre le Berekum Chelsea FC sur un score de 5-0 .
  • L'équipe du Raja connaît sa plus large défaite à domicile lors d'un match qui se termine sur le score de 8-0, à Tanger, contre le FC Barcelone au mois de Ramadan en 2013.

Classements internationaux

  • Le Raja est le seul club marocain à avoir occupé une place au classement des meilleurs 10 clubs au monde établi par la Fédération internationale de football association (FIFA) en 2000. Suite à ses excellentes performances à la Coupe du monde des clubs 2000, le Raja pointe au 10e rang du classement, en tête des clubs africains. Il a par ailleurs été le champion d'Afrique cette année en remportant sa troisième Ligue des champions.
  • Le Raja a été classé 3e par la Confédération africaine de football dans le classement des meilleurs clubs africains de football du XXe siècle après Zamalek SC et Al Ahly SC l'équipe du XXe siécle en Afrique. Le Raja est le seul club marocain à arriver à ce rang sachant que son rival le WAC est tombé à la 8e place.
  • En 2017, un classement des meilleurs clubs africains de tous les temps a été établi par le site web français Les 10 meilleurs et il avait mis le Raja de Casablanca à la 6e place.

Record sportif

Direction

Présidents

Depuis sa création en 1949, le Raja Casablanca a été géré uniquement par des marocain sauf le premier président dans l'histoire du club Hadji Ben Abadji qui était algérien d'origine turque, au contraire de la plupart des clubs marocains à cette époque. Karim Hajjaj reste celui qui a été le plus longtemps président du club (7 ans de 1961 à 1968) et Abdellah Rhallam qui a présidé entre (1992 à 1998) puis (2007 à 2010). Le club a eu 18 présidents au cours de son histoire.

Entraîneurs

PERE JEGO : l’entraineur, l’homme, la légende!
PÈRE JÉGO : l’entraineur, l’homme, la légende décoré par le roi Mohammed V.

Plusieurs noms se sont succédé à la tête de la direction technique du club, jusqu'à présent leur nombre est 42 entraîneurs ( 13 marocains, 5 français, 4 roumanés, 3 algériens et portugais et espagnol, 2 brésiliens, 1 bulgare, hongrois, russe, bosnien, slovaque, belge, argentin, tunisien et néerlandais). Kacem Kassimi est le premier entraîneur du Raja. Alexandru Moldovan, José Romão et M'hamed Fakhir sont les seuls à avoir entraîner l'équipe trois fois, sachant que le Père Jégo a pu rester comme entraîneur la plus longue durée dans l'histoire du club qui est 13 ans entre 1955 et 1968 ce qui la fait rendre un des emblèmes du Raja. Sous la direction du bosnien Vahid Halilhodžić, le RCA décroche la Ligue des champions de la CAF en 1997. L'année suivante, ils remportent le championnat du Maroc en concédant une seule défaite.

Directeurs techniques

Effectif 2017-2018

Effectif du Raja de Casablanca de la saison 2017-2018
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[18] Nom Date de naissance Sélection[19] Club précédent Contrat
Gardiens
1 G Drapeau du Maroc Zniti, AnasAnas Zniti 28/10/1988 (29 ans) Maroc FAR de Rabat 2018
32 G Drapeau du Maroc Zaid, MohamedMohamed Zaid 22/06/1996 (21 ans) Maroc U23 0 Formé au club -
88 G Drapeau du Maroc Bouamira, MohamedMohamed Bouamira 21/08/1988 (29 ans) - CRA Al Hoceima 2017
12 G Drapeau du Maroc Chennouf, MohamedMohamed Chennouf
- 0 Formé au club
Défenseurs
5 D Drapeau du Maroc El Yamiq, JaouadJaouad El Yamiq 29/02/1992 (25 ans) Maroc OCK Khouribga 2020
6 D Drapeau du Maroc Taouss, MohamedMohamed Taouss 25/01/1987 (30 ans)
HUSA Agadir 2018
13 D Drapeau du Maroc Banoune, BadrBadr Banoune 30/09/1993 (24 ans) Maroc 0 Formé au club 2019
16 D Drapeau du Maroc Oulhaj, MohamedMohamed Oulhaj 06/01/1988 (29 ans) Maroc 0 Formé au club 2017
20 D Drapeau du Maroc Jbira, AbdeljalilAbdeljalil Jbira 14/03/1990 (27 ans) Maroc Kawkab de Marrakech 2018
21 D Drapeau du Maroc Kerrouchi, AdilAdil Kerrouchi 23/11/1982 (35 ans) Maroc Difaâ d'El Jadida 2016
25 D Drapeau du Maroc Boutayeb, OmarOmar Boutayeb 10/05/1994 (23 ans) Maroc U23 0 Formé au club 2018
55 D Drapeau du Maroc Achchakir, AbderrahimAbderrahim Achchakir 15/12/1986 (30 ans) Maroc AS FAR août 2019
3 D Drapeau du Maroc Toumi, HamzaHamza Toumi 15/12/1986 (30 ans)
0 Formé au club
Milieux de terrain
6 M Drapeau du Maroc Kaddioui, YoussefYoussef Kaddioui 28/09/1984 (33 ans) Maroc Al-Dhafra 2018
8 M Drapeau du Maroc Lahlali, ZakariaZakaria Lahlali 24/11/1990 (26 ans) Maroc U23 CR Al Hoceïma -
10 M Drapeau du Gabon Mbingui, SamsonSamson Mbingui 09/02/1992 (25 ans) Gabon NA Hussein Dey 2019
14 M Drapeau de la République démocratique du Congo Mabidi, LemaLema Mabidi 11/06/1993 (24 ans) RD Congo Club sfaxien 2019
96 M Drapeau du Maroc Sebbar, WalidWalid Sebbar 25/02/1996 (21 ans) Maroc U23 Kawkab de Marrakech 2019
99 M Drapeau du Maroc Erraki, IssamIssam Erraki Capitaine 01/05/1981 (36 ans) Maroc Emirates Club 2019
26 M Drapeau du Maroc Khaldane, MohamedMohamed Khaldane
0 Formé au club
18 M Drapeau du Maroc Hafidi, AbdelilahAbdelilah Hafidi 30/01/1992 (25 ans) Maroc 0 Formé au club 2019
Attaquants
7 A Drapeau du Maroc Hadraf, ZakariaZakaria Hadraf 18/06/1988 (29 ans) Maroc Difaâ d'El Jadida 2019
9 A Drapeau du Maroc Iajour, MouhcineMouhcine Iajour 14/06/1985 (32 ans) Maroc Al Khor SC 2019
11 A Drapeau du Maroc El Ouasli, ZouheirZouheir El Ouasli 11/08/1993 (24 ans) Maroc (locaux) TAS de Casablanca 2020
24 A Drapeau du Maroc Benhalib, MahmoudMahmoud Benhalib 23/03/1996 (21 ans) Maroc (locaux) 0 Formé au club -
93 A Drapeau du Maroc El Ouadi, AbdelkabirAbdelkabir El Ouadi 20/02/1993 (24 ans) Maroc (locaux) FAR de Rabat 2018
77 A Drapeau de la République centrafricaine Momi, HilaireHilaire Momi 16/03/1990 (27 ans) République centrafricaine RFC Seraing 2020
27 A Drapeau du Maroc Joulale, AyoubAyoub Joulale
0 Formé au club
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
  • Drapeau : Maroc Mohamed Adil Radi
Préparateur(s) physique(s)
Entraîneur(s) des gardiens
Médecin(s)
  • Drapeau : Maroc Abdellah Tayeb
  • Drapeau : Maroc Redouane Shayby

Légende

Consultez la documentation du modèle

Joueurs prêtés pour la saison 2016-2017

Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt Fin de prêt
- G Drapeau du Maroc Carbani, HoussameddineHoussameddine Carbani 29/01/1994 (23 ans)
Chabab Houara 2016
- M Drapeau du Maroc Arjoune, OmarOmar Arjoune 01/02/1996 (21 ans) Maroc U23 Youssoufia de Berrechid 2016
- M Drapeau du Maroc Boussedra, HamzaHamza Boussedra 28/05/1994 (23 ans) Maroc U17 Youssoufia de Berrechid 2016
- M Drapeau du Maroc El Ghaouta, AnouarAnouar El Ghaouta 01/07/1994 (23 ans)
Youssoufia de Berrechid 2016
- A Drapeau du Maroc Bouizi, NabilNabil Bouizi 03/02/1993 (24 ans)
Youssoufia de Berrechid 2016
- M Drapeau du Maroc Moujahid, HamzaHamza Moujahid
Youssoufia de Berrechid 2016
- M Drapeau du Maroc Faqhaoui, YassineYassine Faqhaoui 15/11/1996 (21 ans) Maroc U20 AS Salé 2016
- A Drapeau du Maroc Iajour, HamzaHamza Iajour 09/06/1995 (22 ans) Maroc U17 MAS de Fès

Finances

Saison Recettes
(en millions)
Dépenses
(en millions)
Source
2011/2012 45,4 50,0 [20]
2012/2013 51,3 56,2 [20]
2013/2014 132,4 85,5 [21]
2014/2015 83,0 62,1 [22]
2015/2016 100,2 120,0 [23]

Communication et partenaires

Organes de communication

Raja de Casablanca vs Mouloudia dOujda, November 02 2008-3.jpg

Le 23 octobre 2009, le premier numéro de la nouvelle formule de son support de presse bimensuel « Journal du Raja » est publié. Ce lancement a lieu dans le cadre d'une stratégie de création d'un pôle média offrant un maximum d'informations sur le club afin d'offrir un canal d'information et de communication privilégié avec son public.

Le communiqué officiel du Raja indique ainsi que le magazine « permettra également de distiller des informations de sources autorisées au public d'une part et aux journalistes sportifs d'apporter un œil critique et objectif sur la vie du club et les matchs de ses équipes, à travers des reportages, interviews, analyses technico-tactiques et images exclusives[24],[25]. »

Le Raja a reconfiguré son site internet pour le rendre plus convivial et plus proche des attentes de ses visiteurs. En 2012, le club inaugure sa propre chaîne de télévision Raja TV, qui diffuse des vidéos, des matchs et des séance d'entraînement exclusives de l'équipe ainsi que les conférences de presse et les coulisses des joueurs, aujourd'hui, elle est disponible sur YouTube. En 2016 Raja Radio a été lancé non public mais elle sera uniquement sur internet, son rôle est de donner les dernières informations des verts et blancs. Actuellement, une émission nommé Raja Café est diffusé en direct chaque lundi dans la Radio Mars et une autre émission était à la Radio MFM nommé La Voix du Raja. Le Raja possède aussi des pages officiels sur plusieurs réseaux sociaux comme sa page Facebook qui a atteint 3 millions de supporters.

Équipementiers

Adidas Logo.svg

En 2008, le Raja signe avec la société d'équipements sportifs Lotto un contrat de quatre ans qui va être renouveler d'un ans avant d'être remplacer par City Sport. En 2013 et après un accord avec la société de City Sport qui est un client d'Adidas, cette dernière est devenu l'équipementier du club.

Logo Legea.png

Depuis le mois de , la société italienne Legea est l'équipementier officiel du club et le Raja est la seule équipe au Maroc qui propose la conception de ses maillots.

Sponsors et partenariats

Vers le début des années 1990, le Raja a engagé un partenariat avec son premier sponsor grâce aux efforts du président Aouzal, et c'est avant même la réforme sportive de la Fédération marocaine, il s’agissait d’un prélude au professionnalisme avant l’heure donc le Raja fut le premier club marocain à avoir un sponsor dans son maillot.

En 2001, le Raja signe un contrat avec la société de management sportif française Transatlas Management Sportif (TSM) ce qui a rendu le Raja parmi les premiers clubs en Afrique à avoir une commission de marketing et de publicité. Le Raja Club Athletic est le club le plus demandé en matière de sponsor et de publicité que ce soit sur les maillots des joueurs ou sur les panneaux lors des matchs officiels.

Si le budget du club est conséquent et parmi les plus élevés au Maroc, c'est en partie grâce aux sponsors ; le Raja compte en effet près 40 partenaires[Quand ?] ; c'est le plus grand nombre de son histoire.

Le passage en société

À la suite de la réforme du Championnat marocain pro, tous les clubs doivent passer professionnels à travers des sociétés. Selon la fédération royale marocaine de football, le Raja et le FUS de Rabat sont les plus conforme a adopté le projet.

Identités et symboles

Mascotte

Eagle .jpg

L'aigle quant à lui, dans une période marquée par la colonisation du pays et par la résistance, représentait pour les fondateurs le rapace fort, prestigieux et combatif[26]. Il s'impose naturellement comme l'un des emblèmes et la mascotte du club pendant de nombreuses années.

Étoiles ☆

De nombreux clubs de football dans le monde arborent des étoiles sur leur maillot, et le RCA ne fait pas exception à la règle. Les maillots du Raja comportent quatre étoiles dorées. Chacune de ses étoiles représente une de ses victoires en compétition africaine ou nationale. Les trois premières (en bas du logo) symbolisent ses trois coupes en Ligue des Champions de la CAF, de 1989,1997 et 1999 ; la quatrième (c'est la plus grande en haut du logo) quant à elle, a été ajouté en 2011 suite à la dixième victoires en Botola Pro.

Couleurs et maillot

La couleur verte a été choisie par les fondateurs du club car elle symbolise l'espoir et la croissance[27]. Le vert est également considéré comme la couleur traditionnelle de l'islam. En plus de cela, le vert est une des couleurs du drapeau marocain.

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Maillot du club.

Fondation

À travers sa Fondation créée en 2014, le Raja mène des actions d'intérêt général dédiées aux enfants et aux jeunes pour les accompagner vers la réussite, leur faire découvrir le sport et ses valeurs et enfin participer à la réalisation de leurs rêves en soutenant d'autres associations. Le Raja est le parrain de l'association de SOS Villages d'enfants (fondé en 1949) au Maroc.

Infrastructures

Stade Mohammed V

Article détaillé : Stade Mohammed V.

Le stade Mohammed V (en Arabe : مركب محمد الخامس) fait partie d'un grand complexe sportif qui renferme en plus du stade, une salle omnisports de 12 000 places, une piscine olympique couverte, un centre média de 650 m2, une salle de conférence, une salle de réunions, un centre de soins et un centre de lutte anti-dopage.Il est situé au cœur de la ville de Casablanca, précisément au quartier chic du plein centre ville Maârif à 25 km de l'aéroport international, et à 5 km de la gare ferroviaire Casa-Voyageurs.

Il connaissait toujours la plus forte affluence au Maroc. Il fut inauguré le , sous le nom de stade Marcel Cerdan, d'une capacité d'alors 30 000 places. Quelques mois plus tard, il prend le nom de stade d'Honneur. Vers la fin des années 1970, dans le but de préparer les jeux méditerranéens de 1983 à Casablanca, le stade est fermé pour une grande rénovation marquée par l'augmentation de sa capacité, l'installation de panneaux électroniques. Il rouvre en 1983 sous le nom de stade Mohammed V et a une capacité de 80 000 à 90 000 places sans sièges.

Le Stade en 2008

En 2000, dans le but de la candidature du Maroc à l'organisation de la Coupe du monde de football, le stade connait une nouvelle rénovation, des sièges de couleurs verte et rouge sont installés sur les tribunes latérales limitant sa capacité à 67 000 places assises sans compter les virages Sud (Magana) et Nord qui ne disposent d'aucun siège. En 2007, le stade fut doté d'une pelouse semi-artificielle aux normes internationales, les sièges des tribunes officielles et latérales ont été renouvelés, ainsi que les blocs sanitaires et la piste d'athlétisme.

Fin mars 2016, le stade connait une nouvelle rénovation en ajoutant deux écrans géants, des sièges entourant le stade de couleurs bleu, jaune et gris avec l'écriture du nom Casablanca en français et en arabe en plus de caméras de surveillance et plusieurs installations afin d'améliorer l'accès des supporters au stade et le rendre conforme aux normes de la FIFA et plus sécurisé. Depuis cette rénovation, le stade qui disposait d'une capacité de 80 000 se voit limité à 47 000 places. Au virage Sud ou « Magana » dit l'horloge en Dialecte Marocain, s'installent les principaux groupes de supporters du Raja de Casablanca.

Seul quelques stades en Afrique évoquent mythes et fantasmes à la simple évocation de leurs noms. Parmi ceux-ci figure incontestablement le Stade Mohammed-V, à Casablanca. Surnommé Le temple du football casablancais, il a accueilli les plus grands joueurs du monde, et fut le théâtre d'évènements importants dans l’histoire du ballon rond en Afrique.

La partie Sud du Complexe Mohammed V est entièrement occupée par les supporters du club sous ordres du capo (ou Chef) Ziko Skwadra. On différencie trois secteurs de cette zone du stade.

  • La Tribune Officielle, en partie consacrée aux responsables et adhérents du club.
  • La Tribune latérale, couverte de sièges bleus et de tribune.
  • Le Virage Sud, partie couverte de sièges grise et marquée par la présence d'un tableau d'affichage mythique nommé Magana (l'horloge) et l'écriture du nom Casablanca (en arabe) en sièges jaunes.
  • Les Gradins, couverts de sièges grises, marqué par l'écriture du nom Casablanca en sièges jaunes et dépourvus de tribune.

Centres sportifs

Le Raja dispose de plusieurs centres sportifs que sont les complexe sportif Raja-Oasis, Stade Tessema et le Stade Roches Noires et le Stade Kahrama. Le Complexe sportif Raja-Oasis est le centre sportif d’entraînement du Raja. Il abrite le centre de formation du club qui comprend notamment trois terrains de football, une salle de musculation, un internat pour le centre de formation et un restaurant collectif[28].

Académie de football

En 2013, après l'exploit du Raja en coupe du monde des clubs, une idée émerge qui est la construction d'une académie de football à la lisière de Casablanca. Le centre de la performance y sera installé et regroupera le centre de formation et de préformation des équipes de football. Actuellement, elle est en cours de construction.

Culture populaire

Depuis sa naissance en 1949, le Raja réussit à attirer beaucoup de supporters casablancais qui ont apprécié le style de jeu qui caractérise le Raja jusqu'à présent, un style spectaculaire basé sur des passes courtes et rapides (Tiki-taka) et de petits ponts semblable au jeu brésilien, malgré la forte concurrence avec le Wydad AC qui emportait les titres alors que le Raja se contentait sur le spectacle sans victoire.

Fin des années 1980 était le signe de changement pour le Raja d’une équipe de spectacle à une équipe qui combine spectacle et victoire et elle est nommée l'équipe du peuple. Cette évolution des choses ne passait pas inaperçue chez les supporters, qui dès le début des années 1990 commençaient à réagir et on pouvait voir les premiers regroupements derrière les buts sous l’horloge du stade d'honneur la fameuse Magana « le premier virage au Maroc », un virage qui a connu et qui connaît toujours les plus fervents des supporters Rajaouis. Les formes d’organisation paraissaient…

Le stade.

Depuis le début de l’histoire de la Magana, nombreux maîtres ont marqué ce virage apportant toujours un souffle d’espoir pour les millions de Rajaouis, puisant leur amour dans l’histoire du club, c’est sur les mains de ces maîtres que les premiers « Green Boys » ont compris ce qu'est soutenir en créant le premier groupe supporters Ultras au Maroc en 2005.

Le Raja est traditionnellement considéré comme le club du peuple, alors que le Wydad est historiquement plus proche de la bourgeoisie, il se trouvent partout dans la région du Grand Casablanca et plus généralement au Maroc et aussi à l'étranger, on considère souvent que les supporters Rajaouis de Casablanca proviennent en majorité du quartier populaire de Derb Sultan ainsi que d'autres quartiers périphériques, de ce fait le club est très soutenu par les tranches populaires de la ville. À l'opposé, le « fief » des supporters Wydadis est Bourgogne , l'ancienne Médina (M'dina Qdima), et un grand nombre des sympathisants Wydadis appartiennent à la classe moyenne.

Groupes de supporters

Article détaillé : Supporters du Raja de Casablanca.
Tifosis de la Curva Sud Casablanca

Si le Raja est surnommé mondial, ses supporters sont parmi les meilleurs au niveau international. En 2013, selon un classement établi par un site de football, les supporters du Raja de Casablanca sont parmi les 10 meilleurs publics au monde en arrivant à la 4e position. En 2014, la Curva Sud éblouit le monde, en occupant la 1re place en Afrique et la 3e au niveau mondial dans un classement annuel établi par UltrasWorld.

il y'a notamment plusieurs Ultras, groupes de supporters et associations de supporters qui encourage ce club populaire:

  • Ultras Green-Boys 05 ( Les hommes-verts)
  • Ultras Eagles 06
  • Ultras Green Gladiators 07 (dissous)
  • Ultras-Freedom 06 (dissous)
  • Groupe supporters Derb Sultan 49/07
  • Groupe la Banda Maganista
  • Groupe Supporters Solo-Raja.
  • Association Verde passion
  • Association Nid-Vert.
  • Association Rajaoui sans frontière
  • Association Galata Verde.
  • Association Raja du peuple.


Les groupes Ultras actifs du club sont :

Nom Abréviation Date de création Emplacement au stade
  • Ultras Green Boys
  • Ultras Eagles
  • UGB05
  • UE06
  • 2005
  • 2006
Curva Sud également appelée Magana .

Rivalités

Derby local

Article détaillé : Derby de Casablanca.
Les tifos avant le début du derby

Derby Casablancais : Raja - Wydad

Wydad Casablanca vs Raja de Casablanca, November 16 2008-10.jpg

Casablanca est la ville du Maroc où le football est le plus pratiqué avec un grand nombre de clubs évoluant en deuxième division sans compter les deux clubs légendaires de la ville : le Raja et le Wydad qui ceux-ci sont en première division depuis longtemps. La rivalité la plus forte dans cette ville est celle opposant le Raja de Casablanca au Wydad de Casablanca ou plus de 80000 spectateurs font à chaque fois part. Le derby de Casablanca est notamment l'un des meilleurs du monde.

Le derby de Casablanca, surnommé aussi le séisme de Casablanca, fait partie des derby légendaire d'Afrique, il nourrit une très ancienne et profonde rivalité entre le Raja CA et le Wydad AC. Cette rivalité trouve son origine dans les premières années après l'indépendance. Le Père Jégo est un personnage clé pour comprendre la rivalité casablancaise, puisqu'il était un des fondateurs du Wydad et son premier entraîneur. Après avoir passé des années exemplaires comme entraîneur du WAC avec lequel il gagna quatre titres de la ligue du Maroc, trois titres de champion d'Afrique du Nord et une coupe d'Afrique du Nord, après son retour d'un voyage de Taroudant quelques tensions commencèrent à surgir entre le Père Jégo et le comité dirigeant, et se retrouve pousser de quitter les rouges en 1952. En 1955, il frappe à la porte de la maison d'en face et rejoint le Raja de Casablanca, l'autre club de la capitale économique, fondé six années plus tôt en 1949, et il jura qu'il fera du Raja le rival éternel du Wydad, en y instaurant une manière de jeu plus élégante inspirée du système de jeu latino-américain, à la différence du WAC qui avait un jeu plutôt d'inspiration européenne et anglaise. Pour le Père Jégo cette rencontre deviendra plus tard une occasion pour se venger et lors du premier derby en 1956, malgré la domination du Wydad à cette époque, Il annonça que le Raja s'imposerait pour leur première confrontation... et les verts l'emportèrent (1:0).

Wydad Casablanca vs Raja de Casablanca, November 16 2008-03.jpg

Le derby marocain est aussi connu pour son score (5-1) au mois du Ramadan de l'hégire en faveur des verts contre le Wydad en quart de finale de la Coupe du Trône saison 1996/97. Cette rencontre est restée dans les mémoires en raison de son score élevé, cinq buts à un en faveur du Raja, score qui reste à ce jour le plus élevé entre les deux clubs. De nos jours, les supporters du Raja aiment se souvenir du résultat de ce match, pour rappeler à leurs ennemis-supporters du Wydad, la supériorité et le prestige de leur équipe. Et parmi les meilleurs souvenirs du public rajaoui la victoire humiliante sous le score de (3-0) au mois de Chaabane de l'hégire en 1996 et après vingt ans au même mois en 2016.

En termes de série d'invincibilité en deby casablancais, le Raja a réalisé une performance de onze matchs sans défaites entre 1973 et 1978, la meilleure série pour le Wydad étant de huit matchs entre 1968 et 1972. Le derby casablancais exprime implicitement une rivalité sociale, puisque le Wydad est considéré comme un club des classes aisées, tandis que le Raja exprime la voix du Peuple d'où son surnom « Vox Populi ».

Classique Marocain : Raja - FAR

RCA vs FAR-3-18 février 2012.jpg

Match Classique opposant le Raja aux FAR de Rabat. Il est considéré comme l'un des grands matchs de la Botola après le Derby, certains moments il réussit même à dépasser ce dernier. La rivalité entre le Raja et les FAR ne manque pas d'histoire, puisqu'il y avait une rivalité dans les années 1960, après la controverse de la Botola de 1959-60, où la Fédération marocaine (Frmf) a décidé de ne pas accorder le titre au Raja qui était classé ex-aequo avec les FAR et le KAC, mais qui les dépassait en termes de Goal Average. la rivalité continue avec des matchs spectaculaires que ce soit à Rabat ou à Casablanca dans les années qui viennent.

Dans les années 1980, Les deux équipes étaient à leur summum où les FAR étaient sacrés champions d'Afrique en 1985 et le Raja en 1989, et ils ont pu divertir les Marocains avec des rencontres de haut niveau.

Après une baisse de rivalité dans les années 1990 due à la supériorité du Raja qui va connaître son âge d'or, c'est dans les années 2000, exactement en 2005 que la rivalité Raja-FAR a pris un nouveau souffle et a regagné son intensité, lorsque les FAR ont arraché le titre après une Botola marathonienne après avoir battu le Raja 2-0 au Stade Mohammed V dans la dernière journée du championnat. Ce match constituera un tournant dans l'histoire de la rivalité où elle va prendre une dimension plus intense, où les hooligans des deux équipes vont aussi contribuer à l'aggravation des tensions entre les deux grands clubs.

En 2013 une saison similaire à celle de 2005, mais, cette foie, va aboutir à la consécration du Raja comme champion du Maroc et champion de la coupe du trône, et les FAR vice champions des deux compétitions, en plus qu'aucun club n'a pu gagner le classique marocain, ce qui traduit l'importance de cette rivalité historique.

Rivalité Raja - MAS

C'est une rencontre qui oppose le Raja au MAS de Fès. Le Raja et le MAS sont deux clubs phares avec le WAC et les FAR, et leurs matchs sont toujours intéressants à voir. Cette rivalité est moins intense que les deux premières, néanmoins, n'empêche qu'elle est une des plus anciennes rivalité au Royaume, mais c'est la grande amitié historique entre le WAC et le MAS qui a fait naître cette rivalité, surtout après l'affaire qui a créé une polémique au Maroc en 1975, celle du car du Mas qui n'est pas venu de Fès pour jouer contre le Wydad afin que ces derniers gagnent le match et ne soient pas relégué à la deuxième division.

Clubs amis

Clubs rivaux

Notes et références

Notes

Références

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. « Fédération Royale Marocaine de Football », Storyfoot.com (consulté le 14 avril 2012)
  3. « Le football au Maroc », Storyfoot.com (consulté le 14 avril 2012)
  4. José Batalha, « Morocco 1956/57 », rsssf.com (consulté le 14 avril 2012)
  5. José Batalha, « Morocco 1957/58 », rsssf.com (consulté le 14 avril 2012)
  6. José Batalha, « Morocco 1958/59 », rsssf.com (consulté le 14 avril 2012)
  7. José Batalha, « Morocco 1959/60 », rsssf.com (consulté le 14 avril 2012)
  8. José Batalha, « Morocco 1960/61 », rsssf.com (consulté le 14 avril 2012)
  9. José Batalha, « Morocco 1961/62 », rsssf.com (consulté le 14 avril 2012)
  10. José Batalha, « Morocco 1962/63 », rsssf.com (consulté le 14 avril 2012)
  11. José Batalha, « Morocco 1963/64 », rsssf.com (consulté le 14 avril 2012)
  12. José Batalha, « Morocco 1964/65 », rsssf.com (consulté le 14 avril 2012)
  13. José Batalha, « Morocco 1965/66 », rsssf.com (consulté le 14 avril 2012)
  14. José Batalha, « Morocco 1966/67 », rsssf.com (consulté le 8 mai 2012)
  15. José Batalha, « Morocco 1967/68 », rsssf.com (consulté le 8 mai 2012)
  16. |url=http://fr.fifa.com/clubworldcup/index.html |site=fifa.com |titre=Site officiel de la Coupe du monde des clubs de la FIFA |consulté le=25 novembre 2014
  17. Mohammed Hamza Hachlaf, « Said Hasbane succède à Boudrika à la tête du Raja », sur telquel.ma, (consulté le 1er août 2016)
  18. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  19. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  20. a et b Rapport annuel 2013
  21. Un excédent record de 46,71 millions de DH
  22. WAC vs RCA : Le derby économique
  23. Raja, le club vert aux finances dans le rouge
  24. Lancement du Journal du Raja
  25. Organe de presse du Raja
  26. Symbolisme de l'aigle
  27. Le vert, symbole de l'espoir et la croissance
  28. Centre de formation du Raja de Casablanca

Liens externes

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