Maia Sandu

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Maia Sandu
Illustration.
Maia Sandu en juin 2017.
Fonctions
Première ministre de Moldavie[n 1]
En fonction depuis le
(9 jours)
Président Igor Dodon
Gouvernement Sandu
Législature 10e
Coalition ACUM-PDSRM
Prédécesseur Pavel Filip
Ministre moldave de l'Éducation

(3 ans et 6 jours)
Premier ministre Vlad Filat
Iurie Leancă
Chiril Gaburici
Natalia Gherman (intérim)
Prédécesseur Mihail Șleahtițchi
Successeur Corina Fusu
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Risipeni (RSS moldave, URSS)
Nationalité Moldave
Parti politique PLD (2012-2015)
PAS (depuis 2015)
Diplômée de John F. Kennedy School of Government
Profession Économiste

Maia Sandu
Premiers ministres de Moldavie

Maia Sandu, née le à Risipeni, est une économiste et femme d'État moldave, Première ministre depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Maia Sandu a étudié l'économie et le droit entre 1989 et 1994 à l'Académie d'études économiques de Moldavie. De 1995 à 1998 elle a étudié les relations internationales à l'Académie d'Administration publique de Moldavie puis, de 2009 à 2010, à la Harvard Kennedy School of Government (États-Unis), où elle a obtenu un maîtrise en administration publique[1]. Entre 2010 et 2012, Maia Sandu a été conseillère au bureau exécutif de la Banque mondiale, à Washington pour les relations avec les pays de l'ancien bloc de l'Est.

Entrée en politique[modifier | modifier le code]

Du au elle est ministre de l'Éducation publique dans les gouvernements successifs de Vlad Filat, Iurie Leancă, Chiril Gaburici et Natalia Gherman.

Le , lors d'un symposium organisé par le Parti libéral-démocrate de Moldavie (PLDM), Maia Sandu et Natalia Gherman (alors Vice-première ministre et ministre des Affaires étrangères depuis le , et Premier ministre par intérim) déclarent adhérer aux principales orientations de ce parti[2] qui a toujours fait partie de coalitions pro-européennes et pro-roumaines (qui, après avoir été unionistes, sont devenues en très grande majorité indépendantistes, mais tentent toujours d'alléger la tutelle russe : on y trouve aussi le parti libéral PLM et le parti démocrate PDM).

Leur programme est de renforcer l'accord d'association avec l'UE, de privatiser l'économie par petits lots pour développer la classe moyenne afin d'intégrer le pays dans l'économie européenne, et de donner aux autochtones les mêmes droits culturels qu'aux minorités (selon la constitution actuelle, seules les minorités peuvent se considérer membres de nations dépassant les frontières de la République et définies par leurs langues, histoires et traditions propres, tandis que les moldaves autochtones, s'ils s'affirment membres de la nation roumaine, se placent dans la situation paradoxale d'être considérés comme allogènes dans leur propre pays, comme en témoignent les recensements). Aux différentes élections en Moldavie, environ les trois quarts des autochtones roumanophones (soit environ la moitié de l'électorat) votent pour ces partis.

Maia Sandu en 2015.

De leur côté, les non-roumanophones et un quart des roumanophones votent pour des partis pro-russes (principalement PCRM et PSRM) dont le programme est l'arrêt des privatisations et un référendum sur ce sujet[3],[4], l'adhésion de la Moldavie à l'union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan, la dénonciation de l'Accord d'association entre la Moldavie et l'Union européenne[5] et fédéralisation accrue de la République, revenant à reconnaître juridiquement la non-intégration de la Transnistrie et de la Gagaouzie dans la souveraineté de la Moldavie[6].

Chef de parti[modifier | modifier le code]

En mai 2016, Maia Sandu est ses partisans créent le Parti action et solidarité (PAS) dont elle devient présidente. Elle est ensuite candidate à l'élection présidentielle en octobre-novembre de la même année pour la coalition pro-européenne « Action et solidarité »[7] et recueille 38,4 % des suffrages à l'issue du premier tour, derrière le candidat pro-russe Igor Dodon qui obtient 47,9 % des suffrages. Au second tour, ce dernier s'impose par 52,11 % des voix.

Première ministre[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives du , le PAS se présente avec la Plateforme vérité et dignité (DA) dans l'alliance Acum (« maintenant ») qui termine à la troisième place en obtenant 26,84 % des voix et 26 sièges de députés. Après plus de trois mois de tractations infructueuses pour constituer un nouveau cabinet, un accord est passé le 8 juin suivant entre le PSRM et ACUM pour former un nouveau gouvernement avec Maia Sandu comme Première ministre[8]. Le lendemain cependant, la Cour constitutionnelle conteste le processus et suspend le président Igor Dodon de ses fonctions pour les transférer au Premier ministre sortant Pavel Filip[9]. Ce dernier annonce alors la dissolution du Parlement et de nouvelles élections pour le 6 septembre suivant[10]. Le 11 juin, le président Dodon annule la dissolution du Parlement[11]. Le 14 juin, Filip annonce la démission du gouvernement mais continue de réclamer des législatives anticipées[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Contestée par Pavel Filip, dans le cadre de la crise constitutionnelle moldave de 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]