Tsai Ing-wen

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Dans ce nom chinois, le nom de famille, Tsai, précède le nom personnel Ing-wen.
Tsai Ing-wen
蔡英文
Portrait officiel de Tsai Ing-wen en 2016.
Portrait officiel de Tsai Ing-wen en 2016.
Fonctions
Présidente de la République de Chine (Taïwan)
En fonction depuis le
(1 an, 5 mois et 29 jours)
Élection 16 janvier 2016
Vice-président Chen Chien-jen
Premier ministre Lin Chuan
William Lai
Prédécesseur Ma Ying-jeou
Vice-Première ministre de la République de Chine (Taïwan)

(1 an et 4 mois)
Premier ministre Su Tseng-chang
Prédécesseur Wu Rong-i
Successeur Chiou I-jen
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Fangshan, comté de Pingtung (Taïwan)
Nationalité taïwanaise
Parti politique Parti démocrate progressiste
Diplômé de université nationale de Taïwan
université Cornell
London School of Economics
Profession avocate

Tsai Ing-wen
Présidents de la République de Chine (Taïwan)

Tsai Ing-wen (蔡英文, pinyin : Cài Yīngwén, Wade-Giles : Ts'ai Ing-wen, taïwanais : Chhoà Eng-bûn), née le à Fangshan, est une avocate et femme d'État taïwanaise, membre du Parti démocrate progressiste (PDP). Elle est présidente de la République depuis le . Elle est la première femme à exercer cette fonction.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée en droit de l'université nationale de Taïwan, de l'université Cornell et de la London School of Economics[1]. Elle est spécialisée en droit du commerce et a participé aux négociations pour l'entrée de Taïwan à l'Organisation mondiale du commerce[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Tsai Ing-wen est ministre des Affaires continentales dans le gouvernement de Chen Shui-bian entre 2000 et 2004. Elle est d'abord indépendante mais proche du PDP, avant de rejoindre ce parti en 2004[1]. Elle est vice-Première ministre de 2006 jusqu'à la démission du cabinet de Su Tseng-chang en mai 2007[3].

En mai 2008, Tsai Ing-wen prend la direction du PDP. En 2009, à Kaohsiung, en présence de la maire Chen Chu, elle rencontre le 14e dalaï-lama en visite à Taïwan[4].

Candidate à l'élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Elle est candidate à l'élection présidentielle de janvier 2012 dans laquelle elle porte en avant des revendications sociales, mais la position indépendantiste du PDP vis-à-vis de la Chine continentale ne rencontre pas l'approbation des électeurs. Tsai réunit 45,6 % des voix contre 51,6 % au candidat du Kuomintang, Ma Ying-jeou[3].

À la suite de cette défaite, elle démissionne de la présidence du PDP où elle est remplacée par Kiku Chen. Elle retrouve la direction du PDP en mai 2014.

Candidate à l'élection présidentielle de 2016[modifier | modifier le code]

Tsai Ing-wen est de nouveau candidate à l'élection présidentielle de janvier 2016. Son co-listier est Chen Chien-jen, un épidémiologiste, vice-président de l'Academia sinica[5].

Elle fait campagne sur plusieurs thèmes[2] :

  • S'occuper du chômage des jeunes, encourager l'entrepreneuriat des jeunes, promouvoir le logement social, mener à bien la réforme des retraites, la mise en place d'un système de soins de longue durée ;
  • Augmenter la part des énergies renouvelables et arrêter la production d'électricité d'origine nucléaire d'ici dix ans ;
  • Elle soutient la déclaration de l'indépendance de Taïwan de la Chine populaire, mais modère sa position par rapport à 2012, où elle souhaitait déclarer l'indépendance unilatéralement, et souhaite maintenant un dialogue avec la Chine continentale ;
  • Mettre en place la loi sur le mariage des personnes de même sexe.

Tsai souhaite en outre signer des accords de libre-échange avec le Japon et l'accord de partenariat transpacifique[2].

Le , elle remporte l'élection avec plus de 56,12 % des voix face à Eric Chu et James Soong[6]. Elle devient la première femme élue présidente de la République dans son pays.

En décembre 2016, alors que Donald Trump vient d'être élu président des États-Unis, elle lui téléphone. Rompant avec plusieurs décennies de diplomatie américaine, suscitant l'ire de la Chine communiste (qui considère l'île de Taïwan comme partie de son territoire) et l'espoir des militants indépendantistes taïwanais, le nouveau chef de l'État accepte la conversation téléphonique. Cet appel conduit à des mesures de rétorsion de la part de Pékin contre Taïpeh[7].

Présidente de la République[modifier | modifier le code]

Le , elle prête serment et prend ses fonctions de présidente de la République.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Son nom personnel, 英文 (Ing-wen) se comprend en chinois comme « langue anglaise »[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Arnaud Vaulerin, « Tsai Ing-wen, la force tenace de Taiwan », liberation.fr, 17 janvier 2016.
  2. a, b et c (en) « Not trying to cause a big sensation », The Economist,
  3. a et b Victor Yu, « Taïwan : Tsai Ing-wen, la prochaine présidente ? », Asialyst, .
  4. « Tsai Ing-wen, la présidente du DPP, s’entretient avec le dalaï-lama à Kaohsiung », Taiwan Info, 2 septembre 2009
  5. (en) Chen Chi-fon, Chen Chi-chung et Lilian Wu, « Academia Sinica VP confirmed as running mate of Tsai Ing-wen », CNA et Focus Taiwan, .
  6. Arnaud Vaulerin, « Taïwan : Tsai Ing-wen, première femme présidente du monde chinois », Libération, (consulté le 17 janvier 2016).
  7. Cyrille Pluyette, « Taïwan déstabilisé par la discorde sino-américaine », Le Figaro, samedi 18 / dimanche 19 mars 2017, page 8.
  8. 英文 Ing-wen sur fr.wiktionary.org

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]