Nicolae Timofti

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Nicolae Timofti
Illustration.
Nicolae Timofti, en 2014.
Fonctions
Président de la république de Moldavie

(4 ans et 9 mois)
Élection
Premier ministre Vlad Filat
Iurie Leancă
Chiril Gaburici
Natalia Gherman (intérim)
Valeriu Streleț
Gheorghe Brega (intérim)
Pavel Filip
Prédécesseur Marian Lupu (intérim)
Vladimir Voronin
Successeur Igor Dodon
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Ciutulești (RSS moldave)
Nationalité moldave
Parti politique Indépendant
Diplômé de Université d'État de Moldavie
Profession Juge
Résidence Palais présidentiel (Chișinău)

Nicolae Timofti
Présidents de la république de Moldavie

Nicolae Timofti, né le à Ciutulești, en République socialiste soviétique moldave, est un juge et homme d'État moldave, président de la république de Moldavie de 2012 à 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie privée[modifier | modifier le code]

Lors du pacte Hitler-Staline, qui donne la Bessarabie à l'URSS, son grand-père, Tudor Timofti, est déporté en 1940 avec sa famille dans les mines du Donbass, parce qu'il faisait partie des moldaves parlant mal le russe, donc suspects. N'étant pas anticommuniste et n'ayant pas eu d'activité politique à l'époque de la monarchie roumaine, il est autorisé à rentrer en RSS moldave en 1946, pas dans son village natal de Gotești (raion de Cantemir), mais à Ciutulești (raion de Florești), avec sa famille dont son fils Vasile Timofti, agriculteur kolkhosien, qui y épouse Elena Bujac originaire du village de Ciobalaccia (raion de Cantemir). Le 6 juillet 1949, le MVD (police politique soviétique) se "souvient" de Tudor Timofti qui est à nouveau déporté avec son épouse et ses quatre enfants en Sibérie, dans l'oblast de l'Amour, où il meurt în 1953. Lors de la déstalinisation, la famille Timofti emménage à Florești en République socialiste soviétique moldave. Elena et Vasile Timofti y élèvent cinq enfants dont Nicolae qui, après ses études, devient en 1964 fonctionnaire de la voirie du raion de Florești, et en 1967 des Eaux et Forêts. Puis Nicolae Timofti étudie le droit à l'université d'État de Moldavie (1967-1972). Pendant son service militaire dans l'Armée rouge (1972-1974), il et envoyé en Allemagne de l'Est et passe lieutenant-major.

Son épouse, Margareta Timofti, est cadre conservatrice à la Bibliothèque nationale pour la jeunesse Ion Creangă de Chișinău. Le couple a trois enfants : Alexis (né en 1977), qui a étudié le droit et est devenu avocat, Nicolae (né en 1980), commentateur sportif sur Prime TV et Ștefan (né en 1989), footballeur professionnel dans le club Olhionia[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1974-1976, Nicolae Timofti fut consultant au ministère de la justice de la République socialiste soviétique moldave. Le 11 avril 1976 il est nommé juge du secteur Frunze de Chișinău. Il rejoint le 10 avril 1980 la Cour suprême. En cette qualité., il fait partie en 1987, des juges du dissident Gheorghe David[2]. En juin 1990 il est élu vice-président du Conseil supérieur de la magistrature, représentant le collège des juges. En 1996, lors de la réforme du système juridique, il est nommé président de la Cour d'appel de Chișinău et assure cette fonction jusqu'en 2001.

Élection à la présidence de la République[modifier | modifier le code]

Président de l'Association des juges moldaves, depuis 1996, ainsi que président du Conseil supérieur de la magistrature[3], il est élu président de la République le par 62 voix, soit une de plus que la majorité requise au Parlement[4].

Son élection intervient après trois ans de crise politique, alors que l'Alliance pour l'intégration européenne dispose d'une majorité absolue au Parlement depuis la défaite des communistes aux élections de juillet 2009. Toutefois, l'élection du président nécessite une majorité des trois-cinquième, dont la coalition ne disposait pas. Un référendum a lieu en septembre 2010 pour élire le président au suffrage universel, mais le taux de participation n'atteint pas la barre des 33 % pour qu'il soit validé. Les élections de 2010 ne changent pas la donne et l'élection d'un président issu de la coalition échoue plusieurs fois. Ainsi, l'élection de Nicolae Timofti est un compromis et est rendue possible par la défection de trois députés du Parti des communistes qui ont rejoint la coalition.

Le Parti des communistes conteste immédiatement cette désignation au motif que le Parlement aurait dû être dissous faute d'avoir procédé à l'élection d'un président dans le délai imparti[5]. Le 19 mars, la Cour constitutionnelle confirme la légalité de l'élection de Timofti[6] qui entre en fonction et prête serment le 23 du même mois.

Président de la République[modifier | modifier le code]

En politique extérieure, Nicolae Timofti a pour objectifs l'intégration de son pays à l'Union européenne, de nouer un rapprochement avec la Roumanie et d'obtenir le retrait des troupes russes de Transnistrie. Il n'est pas favorable à l'intégration politique de son pays dans l'Union économique eurasiatique comme le souhaite Moscou. En réaction, les autorités russes ont nommé Dmitri Rogozine, politicien russe célèbre pour son ultranationalisme, au poste de représentant spécial du président russe pour la Transnistrie[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]