Corentin de Chatelperron

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Corentin de Chatelperron
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (34 ans)
VannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité

Corentin de Chatelperron, né à Vannes le , est un ingénieur français, aventurier, fondateur et président de l'association 1901 Gold of Bengal[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Corentin de Chatelperron grandit à Muzillac où son père est notaire. Il effectue sa scolarité au lycée Saint-François-Xavier de Vannes[2] puis ses études d'ingénieur à l'Institut catholique d'arts et métiers (ICAM) de Nantes, où il travaille trois ans pour des projets d'écotourisme et d'éolien[réf. nécessaire].

Début 2009, il rejoint le Bangladesh pour travailler dans un chantier naval moderne de production de bateaux en composite de fibre de verre, le chantier naval TaraTari[3]. Rapidement, Corentin a l'idée de remplacer la fibre de verre (un matériau polluant à produire, importé et cher) par de la fibre de jute, une ressource naturelle locale.

Pour démontrer le potentiel du jute et trouver des partenaires, Corentin construit le petit voilier Tara Tari, premier bateau à intégrer du jute (40 % composite en jute, 60 % composite en verre) et décide de rejoindre la France à son bord[4]. Ce périple de 6 mois en mer, plus tard baptisé « l'Aventure de Tara Tari »[2], permet à des partenaires de rejoindre Corentin pour lancer Gold of Bengal, un projet de recherche sur l'utilisation du jute en renfort pour matériaux composites[5].

Pendant trois ans, une équipe de huit jeunes diplômés travaille à temps complet au sein de l’association Watever au Bangladesh sur le développement de cette innovation (recherche, prototypage, transfert de technologie).

Cette recherche donne naissance en mars 2013 à un second prototype de bateau, le Gold of Bengal[6], 100 % composite en jute inauguré en février 2013 au Bangladesh[7]

Corentin partira naviguer sur les eaux du Golfe du Bengale durant 6 mois afin d'éprouver le premier bateau au monde réalisé à 100% à partir de composite renforcé de fibres naturelles. Cette expédition sera également l'occasion de tester l'autonomie grâce aux low-technologies. Des dispositifs permettant de répondre à des besoins de base de façon accessible, simple et écologique. Ces six mois d'aventure ont permis à Corentin de réfléchir au sens de l'innovation et fera naître un nouveau projet : le Low-tech Lab], un programme de recherche collaborative sur les low-tech[8].

Afin de promouvoir l'innovation low-tech, Corentin de Chatelperron, accompagné de Pierre-Alain Lévêque et Elaine le Floch, a repris la mer le 23 février 2016. À bord d'un catamaran de 45 pieds dénommé Nomade des Mers, ils iront pendant trois ans à la rencontre d'inventeurs ingénieux et d'innovations inspirantes. Le Nomade des Mers est un catamaran de plaisance ayant été réhabilité en version low-tech. Une serre hydroponique, un pédalier multifonctions, des éoliennes, un laboratoire mécanique et électronique, entre autres, ont été installés à bord pour offrir à l'équipage un endroit propice à l'innovation et permettre de tester, d'optimiser et valider les low-tech qu'ils découvriront. À son départ, le Nomade des Mers est skippé par Roland Jourdain et Gwénolé Gahinet. L'objectif de ce nouveau projet est d'offrir à tous un savoir open source sur les low-tech, tout en impliquant tout type d'acteur (particuliers étudiants, entreprises, associations, etc.).

Corentin de Chatelperron est également membre de la Société des explorateurs français ainsi que membre du conseil scientifique de l'école de design The Sustainable Design School.

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • « Gold of Bengal, un voilier 100 % jute », Voiles et Voiliers 2013.
  • « Corentin de Chatelperron, un pionnier Shamengo », Kaïa Production, Shamengo 2013.
  • « Je traverse les océans sur un bateau en fibre de jute », Kaïa Production, Shamengo 2013.
  • « Cap sur l'innovation », série documentaire 15x26', FL Concepts, ARTE 2017.

Publication[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix Avenir 2011 de l'Institut français de la mer[9].
  • Prix Bernard Moitessier 2011[10].
  • Mention spéciale du Prix de la Toison d'Or du livre d'aventure vécue 2011[11].
  • Prix Aventure du Crédit Agricole de Cosne-sur-Loire 2012.
  • Prix Pierre Loti 2012 [12].
  • Prix René-Caillié 2012[13].
  • Toison d'or du film d'aventure 2014 pour « Nomade des mers - Gold of Bengal »[14].
  • Prix Ushuaïa TV / Écrans de l'aventure de Dijon 2014 pour « Nomade des mers - Gold of Bengal »[14].
  • Prix des jeunes de la ville de Dijon 2014 pour « Nomade des mers - Gold of Bengal »[14].
  • VIMFF 2016 Film Award, Best Adventure Film pour « Nomade des mers - Gold of Bengal »[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Site officiel de Gold of Bengal.
  2. a et b Didier Arnaud, « A fond le rafiot », Libération,‎ (lire en ligne).
  3. « La transmission des savoirs dans la construction navale. Tara Tari, un chantier naval moderne pour le Bangladesh », sur Tendance bleue, .
  4. « Corentin de Chatelperron, Tara Tari », sur Bretagne Info nautisme, .
  5. Vanessa Dougnac, « Au Bangladesh, le rêve de jeunes ingénieurs français », Le Point,‎ (lire en ligne).
  6. (en) « Jute shows new prospect », Daily Star,‎ (lire en ligne).
  7. « Gold of Bengal : un voilier 100 % pur jute pour le Bangladesh », sur Voiles et Voiliers.com, .
  8. Site officiel.
  9. « Prix IFM », sur Institut français de ma mer.
  10. « http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=22348 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Agence Bretagne presse.
  11. « L’aventure de Tara Tari récompensée par un prix spécial », sur Actu Nautique, .
  12. « Corentin de Chatelperron a séduit le jury », Sud Ouest,‎ (lire en ligne).
  13. « Remise du prix René-Caillié au lauréat », La nouvelle République,‎ (lire en ligne).
  14. a, b et c « http://aventure.la-guilde.org/spip.php?article1830 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  15. (en) « 2016 VIMFF Film awards », sur VIMFF.