Louky Bersianik

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Louky Bersianik
Nom de naissance Lucille Durand
Naissance
Montréal
Décès (à 81 ans)
Montréal
Nationalité Canadienne
Profession
Formation

Louky Bersianik, pseudonyme de Lucile Durand (Montréal, [1] - Montréal, [2]) est une romancière, poète et essayiste québécoise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et enfance[modifier | modifier le code]

Son père est professeur à l'Ecole normale Jacques-Cartier.

Elle entre à huit ans au Couvent de Saint-Alexandre. Elle y passe six ans. Puis, elle intègre le collège Jésus-Marie pour faire ses études classiques y apprendre les belles-lettres, la réthorique et la philosophie.

Elle écrit son premier poème à neuf ans lors de la naissance de sa sœur Françoise.

Son féminisme vient de sa mère qui l'encourage à poursuivre ses études. Grand liseuse, elle s'inspire des textes de Simone de Beauvoir, Kate Millett et Marina Yaguello. Elle se sent insultée par la manière dont Freud percevait les femmes.

Etudes[modifier | modifier le code]

Elle détient une maîtrise en lettres françaises de l'Université de Montréal, un doctorat de la Sorbonne ainsi qu'un diplôme en médias électroniques du Centre d’études de radio et de télévision d'Issy-les-Moulineaux.

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle écrit pour Richard Séguin les paroles d'un disque, Trace et contraste, qui obtient en 1981 le « premier prix du disque » à Spa et le Prix de la meilleure chanson de l'année à Antibes, pour Chanson pour durer toujours. Elle écrit également des textes pour la radio, la télévision et le cinéma et collabore à plusieurs revues.

Elle a écrit beaucoup de poèmes, mais ne les a jamais publiés. Sur les quarante-six comtes pour enfants écrits, il y en a que quatre qui ont été publiés. Son premier roman L'Euguélionne, publié en 1976, est considéré comme le premier grand roman québécois d'inspiration féministe. Longtemps indisponible, il est réédité en 2012 aux Éditions Typo.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • (sous le nom de Lucile Durand), Le Cordonnier Pamphile mille-pattes (ill. Jean Letarte), Montréal, Centre de psychologie et de pédagogie, .
  • (sous le nom de Lucile Durand), Koumic, le petit esquimau (ill. Jean Letarte), Montréal, Centre de psychologie et de pédagogie, .
  • (sous le nom de Lucile Durand), La Montagne et l’escargot (ill. Jean Letarte), Montréal, Centre de psychologie et de pédagogie, .
  • (sous le nom de Lucile Durand), Togo, apprenti remorqueur (ill. Jean Letarte), Montréal, Centre de psychologie et de pédagogie, .
    Prix de la Province de Québec, 1966
  • L'Euguélionne : roman tryptique, Montréal, La Presse, .
    rééditions : Stanké, 1985
    Traduction anglaise : The Euguélionne : a triptych novel (trad. Gerry Denis, Alison Hewitt, Donna Murray, Martha O'Brien), Victoria / Toronto, Press Porcépic, .
  • La Page de garde (ill. Lucie Laporte), Saint-Jacques-le-Mineur, Éditions de la Maison, .
  • Le Pique-nique sur l'Acropole : cahiers d'Ancyl (ill. Jean Letarte), Montréal-Nord, VLB, .
    rééditions : Typo, 1992
  • Maternative : les Pré-Ancyl (ill. Jean Letarte), Montréal-Nord, VLB, .
  • Au fond des yeux : 25 Québécoises qui écrivent (photogr. Kèro), Montréal, Nouvelle Optique, .
  • Les Agénésies du vieux monde, Outremont, L'Intégrale, .
  • Au beau milieu de moi, photographies de Kèro, Nouvelle Optique, 1983 ;
  • Axes et eau, dessins de Francine Simonin, VLB, 1984 ;
  • Kerameikos, dessins de Graham Cantieni, Le Noroît, 1987 ;
  • La théorie, un dimanche, Remue-ménage, 1988 ;
  • La main tranchante du symbole : textes et essais féministes, Remue-ménage, 1990 ;
  • Permafrost, 1937-1938, Leméac, 1997 ;
  • L’archéologie du futur, préface de France Théorêt, Sisype, 2007.

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • 1966 : Prix de la Province de Québec, pour Togo apprenti-remorqueur
  • 1981 : Premier prix du disque, à Spa, pour les paroles d’un disque mises en musique et chantées par Richard Séguin, « Trace et contraste »,
  • 1981 : Prix de la meilleure chanson de l’année, à Antibes, pour « Chanson pour durer toujours »
  • 1997 : Prix du Gouverneur général

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Katia Stockman, « Bersianik, Louky », L'ÎLE : L'Infocentre littéraire des écrivains québécois,‎ (lire en ligne).
  2. « Louky Bersianik s’est éteinte à l’âge de 81 ans », sur Canoë, 4 décembre 2011 (page consultée le 5 décembre 2011).

Liens externes[modifier | modifier le code]