Charles-Victor Langlois

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Charles-Victor Langlois
Portrait de Charles-Victor Langlois
Biographie
Naissance
à Rouen
Décès
à Paris
Nationalité(s) Drapeau : France Français
Enfant(s) Philippe Langlois-Berthelot (d), Marc Langlois-Berthelot, Richard Langlois-Berthelot et Samuel Langlois-BerthelotVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation École des chartes
Titres directeur des Archives
membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
Profession(s) Historien et archivisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Travaux
  • Le Règne de Philippe III le Hardi (1887)
  • Introduction aux études historiques, en collaboration avec Charles Seignobos (1898)
  • Saint-Louis, Philippe le Bel, les derniers Capétiens directs (1911)
Approche histoire méthodique (histoire du Moyen Age)

Charles-Victor Langlois, né le à Rouen[1] et mort le à Paris, est un historien français, archiviste paléographe, professeur à la Sorbonne et à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. C'est un spécialiste du Moyen Âge et notamment des rencontres entre l'Occident et l'Orient.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles-Victor Langlois étudie à l’École des chartes où il devient archiviste paléographe en 1885[2] puis à l'École pratique des hautes études au sein de la IVe section. Il obtient une licence de lettres et une licence de droit, réussit l'agrégation d'histoire (dont il sort premier)[3] puis un doctorat d’histoire en 1887 à la Sorbonne. Il est professeur à Douai, puis à la Sorbonne. Il dédie sa thèse à ses maîtres : Lavisse, Tardiff et Meyer. Il coécrit avec Charles Seignobos, L'Introduction aux études historiques, en 1898, il est l'un des plus grands historiens de l'École méthodique. Historien spécialiste du Moyen Âge, il est directeur des Archives nationales de 1913 à 1929. Il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres le 16 novembre 1917 au fauteuil de Noël Valois et préside l'Académie en 1925.

En 1889, il avait épousé Camille Berthelot, fille du chimiste Marcellin Berthelot. Charles-Victor Langlois est protestant et ses enfants seront tous éduqués dans une stricte éducation calviniste. Ses enfants sont l'agronome et secrétaire général de la Banque de France Philippe Langlois-Berthelot ; le directeur de la Banque franco-chinoise pour le commerce et l'industrie, ingénieur et administrateur d'entreprises Marc Langlois-Berthelot ; le chercheur en électro-magnétique et directeur de la recherche de EDF, Richard Langlois-Berthelot ; l'ingénieur, administrateur et financier Samuel Langlois-Berthelot et Daniel Langlois-Berthelot (directeur chez Peugeot).

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1906, officier en 1919, puis commandeur en 1927[4].

Il donna généreusement à l’État français pour la préservation du patrimoine et particulièrement pour le patrimoine médiéval, allant jusqu'à acheter le château du Plessis-Macé, le rénover avec ses enfants qui en feront don à l'Etat en 1967.

Il est inhumé à Tourville-sur-Pont-Audemer[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

« Le Procès des Templiers. », La revue des deux mondes, vol. 103,‎ , p. 382 à 421 (lire en ligne)

Honneurs[modifier | modifier le code]

Un espace vert du 4e arrondissement de Paris a reçu le nom de square Charles-Victor-Langlois. Le pressoir du jardin des plantes de Rouen est dédié à Charles-Victor Langlois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au no 34 rue Ganterie.
  2. Base des thèses soutenues à l'École des chartes
  3. Merlin Alfred. Notice sur la vie et les travaux de M. Charles-Victor Langlois, membre de l'Académie. In: Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 93e année, N. 4, 1949. p. 394-409.
  4. « Notice no LH/1470/10 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. Le Journal de Rouen, 27 juin 1929

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]