Benoît Puga

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Officier général francais 5 etoiles.svg Benoît Puga
Le général d'armée Benoît Puga
Le général d'armée Benoît Puga

Naissance (64 ans)
Saint-Mandé, Seine (France)
Origine Drapeau de la France France
Arme Armée de terre
Grade Général d'armée
Années de service 1973-2016
Commandement 2e régiment étranger de parachutistes
Commandement des opérations spéciales
Direction du Renseignement militaire
Distinctions Grand chancelier de la Légion d'honneur
Grand officier de l'ordre national du Mérite
Croix de la Valeur militaire avec huit citations
Autres fonctions Grand chancelier de la Légion d'honneur (depuis 2016)

Benoît Puga, né le à Saint-Mandé, est un général d'armée français. Il était le chef de l'état-major particulier du président de la République (CEMP) de mars 2010 à juillet 2016, nommé par le président Sarkozy et maintenu, puis prolongé à deux reprises par François Hollande. Il est grand chancelier de la Légion d'honneur depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Benoit Puga est élevé dans une famille de militaires : son père, officier de cavalerie, finit sa carrière comme lieutenant-colonel commandant le 27e régiment de dragons qu'il engage dans le putsch d'Alger en 1961[1]. Après deux années de corniche au Prytanée national militaire[2], il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr comme élève-officier en septembre 1973, promotion Maréchal de Turenne (1973-1975). À l'issue de sa scolarité, il choisit l'infanterie et rejoint l'École d'application de l'infanterie à Montpellier.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Après deux années en qualité de chef de section sur chars AMX-13-SS 11, avec le grade de lieutenant, au sein du 1er groupe de chasseurs de Reims, et un séjour au sein d'une unité d'hélicoptères de reconnaissance, il rejoint le 2e régiment étranger de parachutistes à Calvi en avril 1978. Avec ce régiment, il effectue de nombreuses opérations extérieures. Il participe notamment au sauvetage de Kolwezi en mai 1978, et intervient au Gabon en 1979, à Djibouti en 1980 et 1981, au Liban en 1982, en République centrafricaine en 1983, et enfin au Tchad (opération Manta) en 1984.

Entre août 1984 et juin 1989, il est successivement officier de quart au centre opérationnel de l'armée de terre, chargé de mission au sein du groupe d'études stratégiques du SGDN, stagiaire à l'École supérieure de guerre, puis au Cours supérieur interarmées.

En 1989, il prend le commandement d'un bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion capitaine Hamacek (mort pour la France), puis retourne en 1992 à l'état-major de l'armée de terre où il travaille à la réorganisation du commandement opérationnel et à la rédaction du Livre Blanc sur la défense.

En 1994, il est détaché en ex-Yougoslavie comme assistant militaire du général Bertrand de La Presle, puis comme conseiller militaire de Carl Bildt.

En août 1996, il est désigné pour commander le 2e régiment étranger de parachutistes avec lequel il participe notamment aux opérations Almandin en République centrafricaine et Pélican au Congo.

À partir de 1998, il est successivement professeur au Collège interarmées de défense, à nouveau conseiller militaire de Carl Bildt, auditeur de l'IHEDN et du CHEM, adjoint de l'amiral chef du Centre opérationnel interarmées (COIA), et chef du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO).

En 2004, il est nommé général commandant les opérations spéciales (GCOS).

En 2007, il est nommé sous-chef opérations au sein de l'état-major des armées.

Au conseil des ministres du 2 juillet 2008, il est nommé directeur du Renseignement militaire et prend ses fonctions le 1er septembre 2008.

Le 5 mars 2010, il est nommé chef d'état-major particulier du président de la République Nicolas Sarkozy en remplacement de l'amiral Édouard Guillaud, nommé chef d'état-major des armées[3]. Il est maintenu à ce poste à deux reprises par François Hollande[4],[5]. Il est mis fin à ses fonctions à compter du 6 juillet 2016[6]. L'amiral Bernard Rogel, chef d'état-major de la Marine, lui succède.

Par décret daté du 23 août 2016, il est nommé grand chancelier de la Légion d'honneur, succédant au général Jean-Louis Georgelin le suivant[7].

En juin 2017, il participe à la réunion du Groupe Bilderberg[8]

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GC ribbon.svg Ordre national du Merite GC ribbon.svg
Silver star
Silver star
Silver star
Gold star
Gold star
Gold star
Gold star
Croix du Combattant (1930 France) ribbon.svg Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg Medaille de la Defense Nationale Bronze ribbon.svg
Medaille de Reconnaissance de la Nation (d'Afrique du Nord) ribbon-2.png Medaille commemorative Francaise ribbon.svg UNPROFOR Medal bar.gif
NATO Medal Yugoslavia ribbon bar.svg Ordre de la reconnaissance centrafricaine - commandeur.jpg SEN Order of the Lion - Commander BAR.png

Intitulés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. In Le Point du 7 février 2013, p. 44.
  2. Voir l'annuaire de l'AAAEPNM (Association amicale des anciens élèves du Prytanée national militaire).
  3. Arrêté du 5 mars 2010 portant nomination et cessation de fonctions à la présidence de la République.
  4. Arrêté du 16 janvier 2014.
  5. Décret du 20 février 2015.
  6. Décret du 06 juillet 2016
  7. Décret du 23 août 2016
  8. (nl) « Participants | Bilderberg Meetings », sur www.bilderbergmeetings.org (consulté le 31 mai 2017)
  9. Décret du 3 août 2016