Benoît Puga

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Benoît Puga
Benoît Puga octobre 2019.jpg
Le général Benoît Puga en 2019.
Fonction
Grand chancelier de la Légion d'honneur
depuis le
Biographie
Naissance
Nationalité
Allégeance
Formation
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Autres informations
Arme
Grade militaire
Général d'armée (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Grade
Commandement
Distinctions

Benoît Puga, né le à Saint-Mandé, est un général d'armée français. Il était le chef de l'état-major particulier du président de la République (CEMP) de mars 2010 à juillet 2016, nommé par le président Sarkozy et maintenu, puis prolongé à deux reprises par François Hollande. Il est grand chancelier de la Légion d'honneur depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Benoit Puga est un des fils du lieutenant-colonel Hubert Puga[1], également saint-cyrien puis officier de cavalerie qui finira sa carrière comme chef de corps du 27e régiment de dragons qu'il avait engagé dans le putsch d'Alger en 1961[2].

Benoît Puga a un frère, Denis Puga, vicaire à la paroisse Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris.

Formation[modifier | modifier le code]

Après deux années de corniche au Prytanée national militaire[3], il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr comme élève-officier en septembre 1973, promotion Maréchal de Turenne (1973-1975).

À l'issue de sa scolarité, il choisit l'infanterie et rejoint l'École de l'infanterie à Montpellier.

Citations
« Ce que j’ai appris là-bas m’a servi toute ma carrière, dit avec le recul le général Puga, aujourd’hui l’un des officiers français les plus décorés. Kolwezi rappelle que la guerre est avant tout une affaire humaine: la cohésion du 2e REP, où tout le monde se connaît, l’entraînement poussé, le professionnalisme et la confiance de chacun dans les autres, ont été des facteurs déterminants[4]. »
  • Général Benoît Puga: « Le risque fait partie intégrante d’une opération »
Le général d’armée Benoît Puga a participé à presque toutes les interventions de l’armée française au cours des quarante dernières années. Sa connaissance des opérations contemporaines, françaises et étrangères est à la fois tactique, stratégique et politique ; elle comprend le point de vue des combattants qui les exécutent, celui des états-majors où elles sont planifiées et dirigées, et enfin celui des centres de pouvoir politique, où elles sont décidées[5].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Après deux années en qualité de chef de section sur chars AMX-13-SS 11, avec le grade de lieutenant, au sein du 1er groupe de chasseurs de Reims, et un séjour au sein d'une unité d'hélicoptères de reconnaissance, il rejoint le 2e régiment étranger de parachutistes à Calvi en avril 1978. Avec ce régiment, il effectue de nombreuses opérations extérieures. Il participe notamment au sauvetage de Kolwezi « Opération Bonite », en mai 1978, et intervient au Gabon en 1979, à Djibouti en 1980 et 1981, au Liban en 1982, en République centrafricaine en 1983, et enfin au Tchad (opération Manta) en 1984.

Entre et , il est successivement officier de quart au centre opérationnel de l'armée de terre, chargé de mission au sein du groupe d'études stratégiques du SGDN, stagiaire à l'École supérieure de guerre, puis au Cours supérieur interarmées.

En , il prend le commandement d'un bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion capitaine Hamacek (89-92)[6], puis retourne en 1992 à l'état-major de l'armée de terre où il travaille à la réorganisation du commandement opérationnel et à la rédaction du Livre Blanc sur la défense.

En 1994, il est détaché en ex-Yougoslavie comme assistant militaire du général Bertrand de La Presle, puis comme conseiller militaire de Carl Bildt.

En , il est désigné pour commander le 2e régiment étranger de parachutistes avec lequel il participe notamment aux opérations Almandin[7] en République centrafricaine et Pélican au Congo.

À partir de 1998, il est successivement professeur au Collège interarmées de défense, à nouveau conseiller militaire de Carl Bildt, auditeur de l'IHEDN et du CHEM, adjoint de l'amiral chef du Centre opérationnel interarmées (COIA), et chef du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO).

En 2004, il est nommé général commandant les opérations spéciales (GCOS).

En 2007, il est nommé sous-chef opérations au sein de l'état-major des armées.

Au conseil des ministres du , il est nommé directeur du Renseignement militaire et prend ses fonctions le .

Le , il est nommé chef d'état-major particulier du président de la République Nicolas Sarkozy en remplacement de l'amiral Édouard Guillaud, nommé chef d'état-major des armées[8]. Il est maintenu à ce poste à deux reprises par François Hollande[9],[10]. Il est mis fin à ses fonctions à compter du 6 juillet 2016[11]. L'amiral Bernard Rogel, chef d'état-major de la Marine, lui succède. Il est considéré par ses pairs comme l'officier général ayant battu le record de longévité (six ans) au sein de l'Etat-Major Particulier de la Présidence de la République[12].

Par décret daté du , il est nommé grand chancelier de la Légion d'honneur, succédant au général Jean-Louis Georgelin le suivant[13].

En , il participe à la réunion du Groupe Bilderberg[14]

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GC ribbon.svg Ordre national du Merite GC ribbon.svg Croix de la Valeur Militaire ribbon.svg
Croix du Combattant (1930 France) ribbon.svg Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg Medaille de la Defense Nationale Bronze ribbon.svg
Medaille de Reconnaissance de la Nation (d'Afrique du Nord) ribbon-2.png Medaille commemorative Francaise ribbon.svg UNPROFOR Medal bar.gif
NATO Medal Yugoslavia ribbon bar.svg Ordre de la reconnaissance centrafricaine - commandeur.jpg SEN Order of the Lion - Commander BAR.png

Intitulés[15][modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décès du Lcl Hubert Puga »
  2. In Le Point du 7 février 2013, p. 44.
  3. Voir l'annuaire de l'AAAEPNM (Association amicale des anciens élèves du Prytanée national militaire).
  4. Adrien Jaulmes, « Commandos de légende: le 19 mai 1978, les paras de la Légion sautent sur Kolwezi », sur Le Figaro, (consulté le 21 juin 2019).
  5. Adrien Jaulmes, « Général Benoît Puga: « Le risque fait partie intégrante d’une opération » », sur Le Figaro, (consulté le 29 juin 2019).
  6. « Site de la promotion Capitaine Hamacek »
  7. Opex / Almandin 2 RCA 18 mai au 02 juin 1996.
  8. Arrêté du 5 mars 2010 portant nomination et cessation de fonctions à la présidence de la République.
  9. Arrêté du 16 janvier 2014 portant maintien dans la 1re section d'un officier général de l'armée de terre.
  10. Décret du 20 février 2015 portant replacement dans la 1re section d'un officier général.
  11. Arrêté du 1er juillet 2016 portant cessation de fonctions à la présidence de la République - M. PUGA (Benoît).
  12. « Enquête sur Benoît Puga, le général des présidents français »
  13. Décret du 23 août 2016 portant nomination du grand chancelier de la Légion d'honneur - M. le général d'armée PUGA (Benoît)
  14. (nl) « Participants | Bilderberg Meetings », sur www.bilderbergmeetings.org (consulté le 31 mai 2017)
  15. « Biographie du général d’armée Benoît PUGA, Grand chancelier de la Légion d’honneur », sur www.legiondhonneur.fr
  16. Décret du 3 août 2016