Hôtel Guimard

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Hôtel Guimard
Hotel Guimard.JPG
Présentation
Destination initiale
Maison d'habitation
Destination actuelle
Maison d'habitation
Style
Architecte
Construction
Propriétaires
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Commune
Paris 16e arr.
Adresse
Coordonnées
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris
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L'hôtel Guimard situé au 122 avenue Mozart à Paris est un hôtel particulier construit par l'architecte Hector Guimard, le représentant majeur de l'Art nouveau en France.

Historique[modifier | modifier le code]

Quand il épouse le 17 février 1909 Adeline Oppenheim, une artiste peintre fille d'un riche banquier américain, Hector Guimard décide d'entreprendre la construction d'un hôtel particulier afin d'y établir son domicile, ainsi que l'atelier de sa femme et ses bureaux d'architecte. La demande de permis de construire est datée du 14 juin 1909. Le couple y vécut de 1913 à 1930.

Chambre d'Adeline Oppenheim, épouse d'Hector Guimard[1].

En 1948, six ans après le décès de son mari, Madame Guimard décide de faire don de l'hôtel particulier, de son mobilier, conçu spécialement par son mari dans le plus pur style Art nouveau, ainsi que des archives de son mari à l'État français, afin d'en faire un musée. L'État refuse le don. Une partie du mobilier est cependant acceptée par trois musées français, dont le Petit Palais. Le reste est vendu aux enchères et principalement acheté par des collectionneurs américains. L'immeuble est découpé en appartements et vendu.

Bien qu'inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, le bâtiment est en mauvais état et nécessiterait des travaux de réfection importants car certaines balustrades sont rouillées et la signature de Guimard est devenue illisible. Seul l'encadrement sculpté de la porte d’entrée a fait l’objet d’une restauration partielle en 2006.

Description[modifier | modifier le code]

L'immeuble, en pierre et brique, comprend trois étages. La parcelle, triangulaire et étroite à la limite de l’inconstructible, pousse Guimard à innover : rendus inutiles à l’intérieur de l’édifice, les murs porteurs sont limités aux murs externes. Cela permet à l’architecte d’instaurer à l’intérieur un véritable « plan libre », différent à chaque niveau et culminant au premier étage avec une salle à manger de forme ovoïde qui impose des meubles uniques, se déduisant de la forme des murs.

La présence d’un escalier étant jugée trop encombrante, Guimard choisit de desservir les étages par un ascenseur tapissé de miroirs, aujourd'hui disparu. Son agence d’architecte est installée au rez-de-chaussée. Au premier étage il dispose deux pièces de réception de plan ovale – la salle à manger et le grand salon –, au deuxième une seule chambre et au troisième étage l'atelier de sa femme ainsi qu'une chambre d'ami. Trois chambres de domestiques sont installées sous les combles.

Étant son propre commanditaire et sûr de l’appui financier de sa femme, l’architecte fait de l’intérieur de son hôtel un des espaces les plus aboutis du style Guimard : moulures, vitraux, meubles, objets, tissus, etc., sont de sa main et concourent au principe d’harmonie stylistique cher à l’Art nouveau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre reconstituée au Musée des beaux-arts de Lyon et dont le musée Cooper–Hewitt, Smithsonian Design Museum de New York conserve une photographie d'époque.