Le Tâtre

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Le Tâtre
L'église du Tâtre
L'église du Tâtre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Baignes-Sainte-Radegonde
Intercommunalité Communauté de communes des 3B - Sud-Charente
Maire
Mandat
Bernard Desse
2008-2014
Code postal 16360
Code commune 16380
Démographie
Gentilé Tatriens
Population
municipale
375 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 46″ N 0° 12′ 16″ O / 45.3961, -0.2044 ()45° 23′ 46″ Nord 0° 12′ 16″ Ouest / 45.3961, -0.2044 ()  
Altitude Min. 73 m – Max. 143 m
Superficie 6,13 km2
Localisation

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Le Tâtre

Le Tâtre est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Le Tâtre est une commune du Sud Charente proche de la Charente-Maritime, située à 3 km au nord-est de Baignes et 40 km au sud-ouest d'Angoulême.

Le bourg du Tâtre est aussi à 9 km au sud-ouest de Barbezieux, 11 km au nord de Chevanceaux, 15 km au nord-ouest de Brossac, 19 km à l'est de Jonzac, 35 km au sud de Cognac et 69 km au nord-est de Bordeaux[1].

La commune est traversée dans sa partie est par la N 10 entre Angoulême et Bordeaux, qui passe à 2 km du bourg. Celui-ci est situé sur la D 14, route de Baignes à Reignac et Barbezieux. La D 58, route de Baignes à Condéon, limite la commune au sud et coupe la N 10[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Malgré sa petite taille, la commune comporte de nombreux hameaux : les Défends et Givrezac à l'ouest, chez Grelier plus près du bourg, les Chaussades à l'est en limite avec Reignac, les Poteries, les Bitauds, etc[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Tâtre
Montchaude Reignac
du Tâtre Condéon
Touvérac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune se compose d'argile blanche, de sable et de galets, dépôts du Tertiaire[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'une tête de vallée dirigée vers le nord-ouest, avec ses vallons affluents, creusant un bas plateau. Le point culminant de la commune est à une altitude de 143 m, situé en limite orientale au carrefour de la route de Condéon avec la route nationale 10. Le point le plus bas est à 73 m, situé en limite occidentale le long du Tâtre. Le bourg, blotti dans la vallée, est à 95 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Tâtre au pied du bourg, au printemps

La commune est traversée d'est en ouest par le Tâtre, ruisseau qui prend sa source à l'est. Le Tâtre est un affluent du Trèfle, lui-même affluent de la Seugne qui passe à Jonzac et sous-affluent de la Charente.

Le bourg est construit au confluent du Tâtre et d'un autre ruisseau qui prend sa source au nord-est, aux Poteries.

Dû à la nature imperméable du sol, de nombreux étangs parsèment la commune, et le Tâtre à la sortie de la commune n'est qu'à 0,5 km de l'étang de Saint-Maigrin en Charente-Maritime qu'il traverse[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune du Tâtre est dans la forêt de la Double saintongeaise, grande forêt de pins maritimes, ou landes, qui s'étend de la Dordogne à la Charente-Maritime, appelée aussi localement forêt de Chaux ou Petit Angoumois, et dans laquelle se trouve une grande partie du canton. Les vignes sont toutefois nombreuses.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes au Moyen Âge sont Trastum, Trasta[6].

Le nom de la commune est issu de l'hydronyme du ruisseau le Tâtre qui lui a donné son nom et qui, à l'origine, servait de délimitation territoriale.

La signification du nom du ruisseau serait liée directement à son lieu de source, cette dernière naissant sur les hauteurs d'un tertre[Informations douteuses]. En effet, selon certains auteurs, ce site d'origine gallo-romaine proviendrait d'une expression latine termitem limitis c'est-à-dire « une butte ou un monticule portant une borne marquant une limite de territoire »[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La chapelle templière Notre-Dame du Deffens a été détruite à la Révolution[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie du Tâtre
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2008 Claude Besson    
2008   Bernard Desse SE Adjoint administratif
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 375 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
612 602 613 725 718 666 696 693 668
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
659 620 564 577 602 570 536 520 503
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
557 478 412 379 359 367 337 322 322
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
301 313 290 329 314 314 319 359 375
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 12,5 %, 15 à 29 ans = 13,8 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 29 %) ;
  • 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 25,3 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Le Tâtre en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
3,1 
7,9 
75 à 89 ans
8,6 
21,1 
60 à 74 ans
13,6 
25,0 
45 à 59 ans
20,4 
19,7 
30 à 44 ans
21,6 
13,8 
15 à 29 ans
16,7 
12,5 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Le Tâtre et Touvérac, qui accueillent chacune une école élémentaire avec une classe. Le secteur du collège est Baignes[13].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Jean était l'ancienne chapelle commanderie de Templiers, dont les bâtiments communautaires ont aujourd'hui disparu. Elle date initialement des XIIe et XIIIe siècles. Elle fut voûtée au XIVe siècle ; les contreforts ont été construits au XVe siècle. Elle a été restaurée à la fin du XIXe siècle (reconstruction du clocher-arcade et de la façade)[14],[15]. On retrouve l'architecture templière à l'intérieur de l'église, avec le chevet qui a seul conservé ses proportions d'origine avec ses trois fenêtres romanes en lancette. L'édifice est inscrit aux monuments historiques depuis 1992[16].

Sa cloche datant de 1624 est classée monument historique au titre objet depuis 1944[17].

L'église contient aussi la statue de Notre-Dame du Deffend, qui est une Vierge à l'enfant en bois taillé et peint du XVIIe siècle, qui se trouvait conservée à la chapelle du Deffend (qui était aussi une ancienne commanderie de Templiers, détruite[18]) et qui faisait l'objet d'un pèlerinage annuel chaque 15 août[19]. Elle a été transportée au XIXe siècle dans l'église[15].

L'église Saint-Jean

Ancienne tuilerie[modifier | modifier le code]

Une ancienne tuilerie, chez Grellier, a été aménagée en aire de détente. On y voit en particulier un séchoir et un four à chaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Barbezieux », sur Infoterre,‎ 1979 (consulté le 30 novembre 2011)
  6. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Etienne de Baignes (Chartularium Beaniense), rédité par Paul-François Cholet, collection de la bibliothèque de Cambridge,‎ 2011, 383 p. (lire en ligne), p. 381
  7. Jean-Marie Cassagne et Stéphane Séguin, Origine des noms de villes et de villages de la Charente, éditions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 1999, p.279
  8. « Commanderie des Deffends », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  11. « Évolution et structure de la population à Le Tâtre en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  13. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 21 juillet 2012)
  14. « Église-commanderie Saint-Jean (notice) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. a et b Panneau explicatif à l'entrée
  16. « Église-commanderie Saint-Jean », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Cloche de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « Commanderie Saint-Jean », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Statue de Notre-Dame du Deffend », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. BNF Gallica

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]