Rue Jean-de-La-Fontaine (Paris)

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16e arrt
Rue Jean-de-La-Fontaine
Immeuble d'Henri Sauvage, 65, rue Jean-de-la-Fontaine.
Immeuble d'Henri Sauvage, 65, rue Jean-de-la-Fontaine.
Situation
Arrondissement 16e
Quartier Auteuil
Début Rue de l'Assomption
Fin Rue d'Auteuil
Morphologie
Longueur 962 m
Largeur 20 m
Historique
Dénomination 2 octobre 1865
Géocodification
Ville de Paris 5168
DGI 5249

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Jean-de-La-Fontaine
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La rue Jean-de-La-Fontaine est une voie du 16e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue Jean-de-La-Fontaine débute au niveau des rues de Boulainvilliers et de l'Assomption, dans le prolongement de la rue Raynouard et finit rue d'Auteuil.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La rue rend hommage à Jean de La Fontaine (1621-1695), poète français qui habita l'ancien village d'Auteuil traversé par cette voie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Précédemment, elle s'est appelée « rue La Fontaine » (par décret du 2 octobre 1865), et antérieurement « rue de la Tuilerie » dans la partie A et rue de la Fontaine (anciennement dénommée « route départementale RD 29 ») dans le surplus. Ces voies sont indiquées sur le plan de Roussel (1730).

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Monuments classés[1] :

Autres immeubles et hôtels particuliers d'Hector Guimard :

  • au no 60 : l'hôtel Mezzara, construit en 1910-1911 pour un industriel du textile, abrite des pensionnaires d'une école privée et est ouvert au public hors des périodes scolaires ;
  • des nos 17 à 21 : un ensemble immobilier du même Hector Guimard.

Autres lieux[2] :

  • au no 11 se trouve le conservatoire municipal du 16e arrondissement (conservatoire Francis-Poulenc), construit en 1987 par l'architecte Roger Taillibert ;
  • au no 40 : l'espace Louis-Roussel à l'intérieur de la fondation d'Auteuil expose l'histoire de cette fondation depuis ses origines en 1868 ;
  • au no 41 bis : école élémentaire d'application ;
  • le no 57 fut l'habitation de Juliette Drouet qui y résida de 1833 à sa mort ;
  • le no 61 fut habité par Émile Duboc ;
  • au no 65 : le Studio Building, immeuble d’ateliers d’artistes réalisé en style Art déco par l’architecte Henri Sauvage, en 1926-1927, avec un habillage en céramique de l'entreprise Gentil & Bourdet sur toute la hauteur des façades et des ateliers donnant sur de grands bow-windows en hauteur. L'édifice est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques. Le prince Félix Youssoupoff et son épouse la grande-duchesse Irina Alexandrovna de Russie y vivent au début des années 1940 ;
  • aux nos 85-87 : immeuble construit par l'architecte Ernest Herscher en 1905, avec des détails influencés de l'Art nouveau. Remarquables façades sur rue et sur cour. L'architecte a utilisé des consoles métalliques pour soutenir la loggia du dernier étage suivant un modèle proche de celui utilisé par son camarade d'atelier, Henri Sauvage, pour la villa Majorelle de Nancy (1898). Une abondante faune et végétation en pierre sculptée complète la décoration de la façade : des mésanges, un escargot et un lézard se promènent entre les feuillages entourant le portail d'entrée, tandis que les allèges des baies, les consoles des balcons et des bow-windows regorgent de campanules. « Les façades en briques roses de la cour intérieure révèlent une invention que l'on rencontre rarement dans ces lieux visibles des seuls résidents ; la composition est toute en vigueur, encadrée par les fenêtres triples disposées en escalier qui suggèrent la fonction de circulation verticale dévolue aux angles[3]. » ;
  • au no 96 naquit Marcel Proust.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]