Jean-Pierre Raffin

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Jean-Pierre Raffin
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Jean-Pierre Raffin, né le à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est une personnalité française de la protection de l'environnement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Léon Raffin (1906-1996), peintre-fresquiste et de Simone Pézieux-Nozal (1906-1993), graveuse sur bois et peintre[1]. Il est l'arrière petit-fils de Léon Nozal (1847-1914) et de Marguerite Chanu (1852-1939), principaux mécènes de l'architecte Art nouveau français, Hector Guimard[2].

Universitaire[modifier | modifier le code]

Licencié ès sciences naturelles, il est docteur de 3e cycle en histologie et cytologie comparées et docteur d'État ès sciences naturelles. Avant sa retraite en 2002, il occupa différentes fonctions à la faculté des sciences de Paris puis à l'université Paris VII-Denis-Diderot.

Il débute comme enseignant chercheur en 1963 comme moniteur de travaux pratiques de zoologie (invertébrés et vertébrés) il créa l'enseignement de l'écologie en 1970 avec François Ramade. Il devient ensuite maître-assistant en écologie à partir de 1973 puis maître de conférences en écologie dès 1985. Depuis 1984, il est cofondateur et coresponsable de la filière Connaissance, Gestion et Aménagement des Espaces Naturels et humanisés (CGEN) puis du département, du DESU et du DESS "Espace et milieux" de l'université Paris VII-Denis-Diderot (de 1996 à 1997) et enfin responsable du DESS "Espace et milieux" (de 2000 à 2002).

Militant écologiste[modifier | modifier le code]

Engagé dans la défense du parc national de la Vanoise, il s'engage à France Nature Environnement, dont il sera président et dont il est maintenant président d'honneur. Il est à l'origine du choix du logo du hérisson[3].

Il a occupé de nombreuses fonctions dans des instances en rapport avec l'environnement. Il a été membre du Conseil national de protection de la nature et de son comité permanent (de 1977 à 1989), membre puis responsable du Groupe Ours (entre 1983 et 1990), puis membre du Haut Comité à l'Environnement (de 1982 à 1986), président de sa commission "Environnement et équilibre des espèces et des milieux, membre des Conseils d'administration du parc national des Écrins (de 1978 à 1989 puis de 1995 à 1997) et du Parc national des Pyrénées (de 1989 à 1995). Ensuite, il est membre puis président (de 2002 à 2006) du Conseil scientifique du Parc national des Écrins, Président du Collège des Pts de Conseils scientifiques de Parcs nationaux (en 2005 et 2006), membre de l'UICN/SSC Bear Specialist Group (de 1991 à 2002).

Catholique[3], il est membre de la Commission "Sauvegarde et gérance de la création" de Pax Christi depuis 1991, devenue Antenne "Paix, environnement & modes de vie " Pax Christi – Commission sociale des évêques de France en 2002, vice-président de cette antenne depuis 2002, membre du comité de sélection Eole 2005 (de 1996 à 1997), membre du cabinet du Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement (de 1997 à 1999), membre du Conseil Environnement d'EDF (depuis 1998), membre de la Commission du génie biomoléculaire (de 2000 à 2002), et enfin Président de l'Observatoire des marées noires (de 2000 à 2002).

Il est l'auteur de 15 ouvrages dans le domaine de l'histochimie et de la neuroembryologie expérimentale et 73 dans le domaine de la connaissance et de la gestion du patrimoine naturel et a été nommé chevalier puis officier de l'ordre national du Mérite (en 1983 et 1996) puis chevalier et officier de l'ordre de la Légion d'honneur (en 1987 et 2000).

Député européen[modifier | modifier le code]

Candidat sur la liste des Verts aux élections européennes de 1989, il est député européen du au , en remplacement de députés démissionnaires. Il est membre de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection des consommateurs[4]. Il choisit de ne pas briguer de second mandat[3].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Il soutient le mouvement Nouvelle Donne depuis sa création fin 2013[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Conférence-débat de Jean-Pierre Raffin : Protéger la nature ? Depuis quand ? », sur Association des Amis du site de Montessus (consulté le )
  2. Bruno Montamat et Jean-Pierre Raffin, « Les Nozal, mécènes d'Hector Guimard », revue Histoire de l'art,‎ (lire en ligne [http://blog.apahau.org/wp-content/uploads/2021/12/HA88_Varia_Montamat.pdf%5D)
  3. a b et c Jean-Pierre Raffin : le militantisme durable, La Lettre du hérisson n° 234, France Nature Environnement
  4. « Jean-Pierre Raffin », sur la base de données des députés au Parlement européen
  5. « "Soutenir celles et ceux qui s'engagent pour une Europe de l’espérance" - Nouvelle Donne », sur Nouvelle Donne, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]