Bléré

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Bléré
Bléré
Mairie de Bléré
Blason de Bléré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Bléré
Intercommunalité Bléré Val de Cher
Maire
Mandat
Lionel Chanteloup
2017-2020
Code postal 37150
Code commune 37027
Démographie
Gentilé Bléroises, Blérois
Population
municipale
5 312 hab. (2015 en augmentation de 1,9 % par rapport à 2010)
Densité 172 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 33″ nord, 0° 59′ 26″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 112 m
Superficie 30,8 km2
Localisation

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Bléré

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Bléré

Bléré (prononcé [ʙʟeʶe] ) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. La ville borde les rives du Cher et est dans l'arrondissement de Loches.

Géographie[modifier | modifier le code]

Alentours Culturels[modifier | modifier le code]

Bléré, au cœur du « Jardin de la France », se situe à 27 km de Tours, à 225 km au sud-ouest de Paris, et est proche des grands châteaux de la Loire. Elle est distante de :

La ville de Bléré se trouve dans la vallée du Cher et dans une région agricole et viticole plutôt boisée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bléré
Dierre La Croix En Touraine
Athée Sur Cher Bléré Civray de Touraine
Cigogné Sublaines Luzillé

Rivière[modifier | modifier le code]

Au nord de bléré, Le Cher Trace une frontière naturelle avec sa commune voisine La-Croix-En-Touraine.

Climat[modifier | modifier le code]

Voir Tours

Transports[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

L'autoroute A85 passe par le sud de la vile reliant les villes d'Angers et de Vierzon

L'autoroute A10 (ou E60) passe par la ville d'Auzouer-en-Touraine à 30,5 km de Bléré.

Connexions aux liaisons de transports en commun routiers et ferroviaires interurbains[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite de Bléré nous est connue par Grégoire de Tours, évêque de Tours à la fin du VIe siècle, sous le nom Briotreide, composé d'origine gauloise désignant le village au pied du pont. Ce nom, latinisé, évoluera et donnera finalement Blere dès le XIIIe siècle. La présence d'un pont signifie que Bléré était sur une voie de passage de première importance. Il s'agissait en fait d'une voie reliant initialement Amboise à Loches - deux des capitales gauloises des Turones - puis par la suite Poitiers à Amboise et enfin grand chemin royal de Paris vers l'Espagne.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

De nombreux témoignages archéologiques ont été retrouvés, notamment en ce qui concerne le néolithique. Un atelier de taille de silex a été découvert aux lieux-dits la Folie et Fontenay (à l'ouest de Bléré, en direction de Tours).

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Déjà village gaulois, la petite cité s'est développée dès cette époque. D'autres hameaux importants existaient sur les plateaux au sud de Bléré, et les vestiges d'un important village de l'âge de bronze à l'époque gallo-romaine ont été retrouvés sous le bois Gaulpied. Un aqueduc canalisant les eaux des Grandes Fontaines fut construit afin de les conduire jusqu'à la ville de Tours. En 1860, l'abbé Bourassé découvre l'existence, à Athée-sur-Cher, d'une voie romaine qui traverse le Cher à Bléré.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une première église est bâtie à Bléré par Saint Brice, un disciple de saint Martin, en 474. En 838, les Normands en route vers Tours qu'ils souhaitent assiéger brûlent et pillent Bléré ainsi qu'Amboise, avant d'être écrasés sur le site actuel du village de Saint-Martin-le-Beau ("le Beau" venant ici du latin "bellum" signifiant donc : Saint Martin le guerrier). L'église de Bléré est incendiée par les Normands.

Le seigneur de Bléré, Pierre Bérard, a fait consolider des fortifications de Bléré en 1449[1],[2], édifiées par l'un de ses prédécesseurs seigneur d'Amboise vraisemblablement à partir de 1118 par Hugue Ier d'Amboise[3]. Les murailles délimitaient le vieux bourg : à l'ouest par la rue des Déportés (anciennement rue des Fossés), à l'est par le cours du Vaugerin et au sud par le mail Victor-Hugo (ancien mail de la Carrière). Le pont faisait partie du dispositif de fortifications et comportait une tour forte à son entrée, côté La Croix appelée tour Bacane, et une tour forte en son milieu avec pont-levis, qui faisait également office de prison de la châtellenie. Le pont, ainsi que la rivière du Cher, étaient soumis à un droit de péage dont devaient s'acquitter les passants et bateliers sur les marchandises transportées, de prérogative seigneuriale. Cette tour fut transformée au XVIe ou XVIIe siècle en un moulin banal à deux meules. Au centre de la ville, se trouve l'église, dans l'axe de l'ancien pont (décalé par rapport à l'actuel) et la place Charles-Bidault, lieu d'un ancien marché très important dans la région. Sur cette place était bâtie la halle, où se tenaient le marché au blé, et à l'étage les audiences de la justice seigneuriale.

Les tablettes de voyage de Philippe-le-Bel indiquent que le roi a dormi à Bléré le 23 août 1301. Jeanne d'Arc serait passé par Bléré en 1429.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

La terre et châtellenie de Bléré appartiennent au XVIIe siècle à la famille de Faverolles, descendante des Bérard. Elle est acquise par adjudication sur Jacques de Faverolles en 1679 par Étienne Guillerault, avocat en Parlement. En 1736, Gabriel Taschereau de Baudry achète la terre de Bléré aux héritiers Guillerault de Bléré. Le domaine passe ensuite à son petit-fils Maximilien de Malon de Bercy, riche famille dans laquelle il reste jusqu'au XIXe siècle.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bléré était coupée par la ligne de démarcation : le centre ville était occupé tandis que des hameaux au sud se trouvaient en zone libre. Ainsi, des habitants de Bléré sont devenus des passeurs, aidant certaines personnes à passer en zone libre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bléré

Les armes de Bléré se blasonnent ainsi :

De gueules à trois boisseaux d'argent[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1945 Edmond Crespin[5] SFIO Employé de commerce
Conseiller général (1945-1949)
1945 1959 Léon Foussereau    
1959 1970 Jacques Reuillon    
1970 1977 Marcel Andrieu    
1977 juin 1995 Jacques Gentilleau    
juin 1995 mars 2014 Georges Fortier RPR puis UMP Médecin
Conseiller général (1979-2004)
mars 2014 juillet 2017[6] Daniel Labaronne DVG puis LREM Docteur en sciences économiques, universitaire et écrivain
Député (2017- )
juillet 2017 en cours Lionel Chanteloup[7] DVG Retraité

Le premier tour des élections municipales du 23 mars 2014 ont été annulées et la ville de Bléré placée sous tutelle provisoire de la préfecture d'Indre-et-Loire (3 anciens fonctionnaires préfectoraux font office de maire pour gérer les affaires courantes et organiser de nouvelles élections. Le maire sortant, Georges Fortier, lors du dépouillement du scrutin, invalide la totalité des bulletins de la liste arrivée à la seconde place, menée par Jean-Jacques Reuillon (divers droite), soit 878 bulletins déclarés nuls. Le motif invoqué est qu'un de ses colistiers était d'origine portugaise et que cela n'était pas mentionné sur le bulletin de vote. L'élection est finalement invalidée quand la totalité des nouveaux élus démissionnent à la veille du premier conseil municipal.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[8].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne [[Garrel]] (Allemagne) : le jumelage concerne tout le canton de Bléré ; le siège du comité du jumelage se trouve à Bléré.

Logo de la ville[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2015, la commune comptait 5 312 habitants[Note 1], en augmentation de 1,9 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1532 5192 4752 6632 9482 9783 4173 4933 676
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 4313 4773 5613 5103 6753 6883 5993 2723 269
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2883 3423 5333 1563 1603 0413 0703 2503 420
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 4503 8324 1134 0574 3884 5765 0245 2135 312
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bléré en 2007 en pourcentage[13].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,4 
90 ans ou +
4,2 
8,4 
75 à 89 ans
12,5 
14,7 
60 à 74 ans
14,2 
18,5 
45 à 59 ans
16,7 
22,3 
30 à 44 ans
20,6 
15,1 
15 à 29 ans
15,2 
19,5 
0 à 14 ans
16,6 
Pyramide des âges du département d'Indre-et-Loire en 2007 en pourcentage[14].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
6,8 
75 à 89 ans
9,8 
13,1 
60 à 74 ans
13,9 
20,7 
45 à 59 ans
20,1 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
19,6 
15 à 29 ans
19,1 
18,8 
0 à 14 ans
16,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bléré se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription d’Amboise. La commune compte 4 établissements scolaire : l'école maternelle publique Jeanne Lecourt, l'école élémentaire publique Balzac, l'école primaire privée Sainte-Jeanne d'Arc et le collège le Réflessoir.

La ville possède aussi une école de musique "Christian Pommar"

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Jehan de Seigne[modifier | modifier le code]

Chapelle de Seigne.

Elle se trouve dans le jardin public, près du monument aux morts, qui a remplacé l'ancien cimetière de Bléré. De ce cimetière subsiste cette chapelle funéraire exceptionnelle, classé monument historique dès 1875. Elle fut édifiée en 1526 par Jehan de Seigne à la mémoire de son père, Guillaume de Seigne, trésorier général de l'artillerie du roi, seigneur de la Lande.

Le Grand Logis[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un manoir qui était la maison seigneuriale de Bléré et le siège de la châtellenie. C'est Pierre Bérard, chevalier, maître d’hôtel du roi, seigneur châtelain de Bléré, La Croix, Civray et Chissay, qui fit construire le « Grand Logis » vers 1446, à la suite de l'acquisition de la terre de Bléré. Autrefois dénommé château de Bléré, il était initialement plus grand, avec dépendances, colombiers, jardins et portail monumental d'entrée. Délaissé par les seigneurs de Bléré à la fin du XVIIe siècle, d'importants travaux de réhabilitation avaient été entrepris dès 1781 par Maximilien de Malon de Bercy, marquis de Bercy et seigneur de Bléré. Sa mort à peine quelques mois après a arrêté ses projets pour Bléré. D'importantes modifications ont eu lieu aux XIXe et au XXe siècle. La commune a acquis ce lieu en 1950 et a entrepris la destruction de l'ensemble des dépendances et d'une aile en 1960 afin de les remplacer par les cours et bâtiments de l'école publique.

Église Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

Église Saint-Christophe.

Elle se compose de deux édifices distincts : l'église Saint-Christophe (XIe – XIIe siècle) et la chapelle Sainte-Agnès, réunis par une construction du XVe siècle. Elle fut bâtie sur l'emplacement d'une église beaucoup plus ancienne. Des chapelles lui ont été annexées : la chapelle Saint-Jean au XVe siècle sur l'initiative de Gonzalve d'Ars, gouverneur de Bléré, la chapelle Fortier au XVIe siècle où repose Florimond Fortier, seigneur de Resnay, et surtout la chapelle seigneuriale vers 1464, bâtie pour recevoir le tombeau de Pierre Bérard et sa femme Jeanne Chérité et qui abrite une pietà sculptée par Louis Borie.

Logis de Boisramé[modifier | modifier le code]

Ce logis date du XVIe siècle et fut édifié sur l'emplacement d'un manoir fortifié par Guillaume de Seigne, trésorier de l'artillerie royale, vers 1524. Il appartient ensuite à son fils Jehan de Seigne. Au XVIIe siècle, il était la propriété de la famille Sallier, seigneurs d'Athée puis de Lauconnière, puis celle de la famille Daen au XVIIIe siècle, seigneurs d'Athée au XVIIIe siècle. En 1770, il passa dans le patrimoine de la lignée Lefèbvre.

La Coursicauderie[modifier | modifier le code]

Également connu sous le nom d'hôtel Lemaître, ce château était la demeure d'Auguste Lemaître et Françoise Gaberot, une riche famille de Bléré ; ils le firent édifier en 1841 par l’architecte parisien A. Panost. Cette propriété, entourée de hauts murs et dotée d'un parc, fut acquise en 1982 par la commune de Bléré, qui après quelques aménagements en a fait le siège de sa mairie.

Château de Fontenay[modifier | modifier le code]

Le lieu et hébergement de Fontenay était la propriété au XVIIe siècle de la famille de Boisgauthier, puis de celle des Dubois de Montmoreau et de Georges Guill. Cette propriété était initialement liée à celle de la seigneurie de l'Arpentil (Herpenty) toute proche. Ces propriétés furent acquises par Gabriel Taschereau de Baudry en 1730 des mains de M. Greffier, receveur général des finances de Poitiers, et réunies au domaine du château de Bléré. Le château avait été bâti au XVIe siècle, mais il fut très endommagé par l'incendie que les Prussiens déclenchèrent en représailles en 1871. Auguste Bucquet son propriétaire d'alors engagea sa reconstruction.

Château de Fossembault[modifier | modifier le code]

Demeure bâtie en 1832 sur l'emplacement d'un manoir du XVIe siècle qui était la demeure de la famille de la Bretonnière. Au XVIIe siècle, elle était celle de la famille Nau, puis celle d'Étienne Guillerault père, avocat en Parlement, anobli par Louis XIV et au début du XVIIIe siècle habité par ses arrière-petits neveux Étienne et Simon Fremy, héritiers seigneurs de Bléré. Également acquis des mains des Fremy par Gabriel Taschereau de Baudry en 1736 et réuni au domaine du château de Bléré.

Manoir de Beauregard[modifier | modifier le code]

Gentilhommière du XVIIe siècle, propriété de la famille Haren du XVIe au XIXe siècle.

Le Belvédère[modifier | modifier le code]

Le Belvédère : Une copie du château de Bagatelle réalisée pour Henry Marcel

Très jolie demeure bâtie en 1832 pour Henry Marcel, c'est une réplique du château de Bagatelle. Elle incarne ce que l'on nomme les "folies", demeures extravagantes bâties pour la grande bourgeoisie, avant tout des résidences secondaires. Cette demeure, sise au 24 rue des Déportés, classée aux Monuments Historiques, est actuellement (mai 2014) une maison d'hôtes.

Manoir de Boispateau[modifier | modifier le code]

Ancienne maison seigneuriale du XVIe siècle, propriété de la famille de Seigne au XVIe siècle, dont ils en avaient obtenu érection en fief par concession accordée par l'abbaye de Saint-Julien.

Manoir de Crespières[modifier | modifier le code]

Demeure reconstruite au XIXe siècle sur le lieu d'une maison seigneuriale du XVe siècle dont il reste le colombier, intégré à la construction actuelle, ainsi que deux tourelles d'enceinte. Cette terre seigneuriale était la propriété d'Antoine des Dues, sieur de Crespières, en 1600 et fut vendue à Jacques de Faverolles, chevalier, seigneur de Bléré en 1653 dont ses descendants restèrent propriétaires jusqu'au XVIIIe siècle.

Moulin des Aigremonts[modifier | modifier le code]

Moulin cavier des Aigremonts

Le moulin des Aigremonts est situé en bordure de la route de Loches. Il est de type moulin cavier. Construit en 1848 par M. Bergeault, il devient propriété de la commune de Bléré en février 2003. Le moulin des Aigremonts a retrouvé son allure grâce à la pose des ailes en décembre 2006. Il est aujourd'hui possible de le visiter sur demande.

Tombe de Nelly Chaumier par Hector Guimard[modifier | modifier le code]

Jusqu'en novembre 2008, on connaissait par quelques documents conservés au Musée d'Orsay l'existence d'une tombe réalisée par Hector Guimard, représentant majeur de l'Art nouveau en France, que l'on connaît notamment pour les entourages des entrées du métro parisien. Celle-ci a été redécouverte par un correspondant du Cercle Guimard à l'entrée du cimetière de Bléré. Hector Guimard a réalisé plusieurs tombes mais ne faisait aucune publicité sur cet aspect de son travail qu'il jugeait probablement secondaire. Quoique dépouillée, la tombe est de style Art nouveau et comporte l'épitaphe « Ici repose Nelly Chaumier (1839-1897) ».

La tombe de Nelly Chaumier par Hector Guimard, située au cimetière de Bléré.

L'écluse et le barrage à aiguilles[modifier | modifier le code]

Le Cher a été canalisé au XIXe siècle. L'écluse de Bléré est située à proximité d'un barrage à aiguilles. À proximité de l'écluse, on notera le double logement de l'éclusier et du barragiste (destiné à les accueillir avec leurs familles). Les façades indiquent le niveau des eaux lors des précédentes inondations (notamment celle de 1856, la plus importante à ce jour).

L'écluse et le barrage à aiguilles

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Racault (1881-1956). Né à Bléré, où il est enterré, il fonda en 1932 la Fédération des Œuvres laïques d'Indre-et-Loire.
  • Jean-Lambert Tallien (1767-1820). Révolutionnaire français, proche de Marat puis de Danton, il est l'un des responsables de la chute de Robespierre en 1794. Il a passé une partie de sa jeunesse à Bléré alors que son père maître d’hôtel du marquis Malon de Bercy qui lui donne une éducation soignée.
  • Auguste Lemaitre. maire de Bléré de 1840 à 1847. Il fait construire le château de la Courcicauderie, actuel hôtel de ville de Bléré.
  • Octave Linet (1870-1962). Né à Bléré, Octave Linet a entamé une carrière de peintre, de restaurateur et de collection d'art. En 1888, il expose à la Société des Beaux-Arts puis au Salon d'Automne, il fréquente les artistes Suzanne Valadon, Max Jacob, Raoul Dufy. Il a offert au musée des Beaux-Arts de Tours une série de 38 œuvres du XIVe au XVIe siècle, tous issus des Primitifs italiens.
  • Dominique Dunois, née Marguerite Lemesle (1888-1969). Écrivaine, prix Fémina 1928 pour son roman Georgette Garou. Née à Paris, elle a fait ses études à Tours puis a vécu à Bléré aux côtés de sa mère et son frère, le docteur René Lemesle (1874-1951). Une partie de ses romans ont pour cadre le village de Bléré et ses environs, en particulier Georgette Garou.
  • Paul Delanoue (1908-1983). Né à Sonzay (37), instituteur, il enseigna à Ballan puis à Dierre, membre du parti communiste à partir de 1926. En 1935, il fut délégué du Syndicat Unitaire de l’Enseignement et de divers syndicats ouvriers de Tours au congrès d’Issy-les-Moulineaux de la CGTU et à la séance commune de la Mutualité réunissant délégués CGT et CGTU. Il fut élu Secrétaire du comité de Front populaire du canton de Bléré qui s’affilia en 1938, après Munich, au mouvement Amsterdam Pleyel. EN 1938, il anime un Comité d'entente socialiste-communiste de Bléré. De 1944 à 1946, il fut rédacteur en chef de La Vie ouvrière.
  • Charles Bidault (1851-1917). Homme politique français né à Bléré.Maire de Bléré en 1880. Sénateur d'Indre-et-Loire de 1897 à 1917. Minotier, il s'est surtout intéressé aux questions agricoles au Parlement alors qu'il appartient au groupe de la gauche démocratique.
  • Henri Lemaître (1894-1935). Aviateur né à Bléré dans la demeure familiale (l'actuelle mairie). Il est un descendant d'Auguste Lemaitre, maire de Bléré de 1840 à 1847. As de l'aviation durant la Première Guerre mondiale, il a effectué 120 missions de bombardement. Pionnier de l'Aéropostale, il relie Toulouse à Casablanca en 1919. En 1922, il entame une carrière de pilote d'essai chez Bréguet. En 1925, sur un Breguet 19 à moteur Renault de 450 ch, il bat le record du monde de distance sans escale, d’Étampes à Villa Cisneros soit 3 166 kilomètres` en ligne droite. En 1927, il part pour la Bolivie où il devient conseiller technique chargé de mettre en place l'aviation bolivienne.
Henri Lemaitre
  • Caroline Loisset née Caroline Loyo (*1816-† 1892 ou 1895 ) Voltigeuse équestre notamment au cirque Loisset dit le Cirque de Paris sis au 23 de la rue Grofthur à Stockholmes qui eut peut-être pour éminent guichetier en 1877 : Arthur Rimbaud. Épouse du directeur du cirque, François Loisset né en 1821, elle liquida l’établissement à sa mort en 1879 et se retira à Bléré où elle mourut dans la gêne et l’oubli.
  • Maurice Guillemot. Aviateur français. Il avait tenté, en 1919, de faire la liaison entre Paris et Dakar à bord d'un Farman. Originaire de Paris, il est décédé à Bléré. En 1958, il avait acquis la résidence Le Belvédère à Bléré.
  • François Bertrand (1824-1849). Militaire français, avec le grade de sergent, il s'illustre entre 1847 et 1849 dans une série d'affaires de nécrophilie. En 1847, son régiment stationne à Tours et le sergent Bertrand est envoyé en garnison à Bléré où il commet ses premiers actes nécrophiles au cimetière de la ville. Il est arrêté à Paris, après avoir violé plusieurs sépultures au cimetière Montparnasse.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carré de Busserolles (Dr.), Dictionnaire d'Indre-et-Loire, Tours, 1879
  • Berbier (M. et Mme), Bléré au cours des siècles, Tours, imprimerie centrale de Touraine, 1979.
  • Gautier (M. et Mme), Bléré des origines à nos jours, Tours, Arrault et Cie, 1914

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Série H.513 (Archives Départementales d'Indre-et-Loire)
  2. Charles LOIZEAU DE GRANDMAISON, ARCHIVES ECCLÉSIASTIQUES ANTÉRIEURES À 1790 Inventaire sommaire de la série H CLERGÉ RÉGULIER H 1 – 987, Tours, , 358 p., p. 201
  3. (fr + et + la) Louis Halphen et René Poupardin, Les chroniques des contes d'Anjou et des seigneurs d'Ambroise, Paris, Picard, , 434 p., p. 113
  4. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  5. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article21088
  6. Élu député de la deuxième circonscription d'Indre-et-Loire, il démissionne afin de respecter la loi sur le non cumul des mandats.
  7. Lionel Chanteloup, élu maire de la ville https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/lionel-chanteloup-elu-maire-de-la-ville
  8. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. « Evolution et structure de la population à Bléré en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population d'Indre-et-Loire en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, E 123, minutes des notaires de Bléré
  • Archives départementales du Val-de-Marne, fonds d'archives Malon de Bercy, cote : 46 J.