Lucie Cousturier

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Lucie Cousturier
Self portrait (1905-10) - Lucie Cousturier.jpg

Lucie Cousturier (autoportrait, entre 1905 et 1910).

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 48 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Lucie BrûVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Peintre, écrivaine, essayisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Maîtres
Domiciles
Mouvement
Néo-impressionnisme (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Lucie Cousturier née Lucie Brû à Paris, le 19 décembre 1876, et morte à Paris, le , est une artiste-peintre et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lucie Brû naît dans une famille aisée qui possédait une manufacture de poupées à Paris, Les Poupées Brû (du nom de son père Léon Casimir Brû)[1]. Dès 14 ans, elle s'intéresse à la peinture. Elle est l’élève des artistes néo-impressionnistes, Paul Signac et Henri-Edmond Cross. Elle peindra dans un style proche de ces peintres et consacrera à leur œuvre des études. Elle se marie avec Edmond Cousturier, peintre et critique d'art, en 1900. Elle fait partie du courant des néo-impressionnistes et expose au Salon des artistes indépendants en 1901, puis de 1906 à 1913 dans des expositions personnelles régulières à Paris. Elle peint des œuvres au « pointillisme modéré » dont elle sait aussi s’affranchir[2].

Durant la Première Guerre mondiale, elle va vivre à Fréjus dans une maison achetée en 1913, « Les Parasols », à côté de laquelle se sont installés des campements de tirailleurs sénégalais qui y séjournent avant leur montée au front. Elle visite les campements et décide d'améliorer l'apprentissage de la langue française des soldats. Elle organise dans ce but des cours d'alphabétisation à son domicile, ce sera le thème d'un récit Des inconnus chez moi qu'elle publie en 1920.La Compagnie la Poursuite adapte cette œuvre à la scène en 2014, au moment de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale.

En 1921 et 1922, elle effectue un voyage en Afrique-Occidentale française dont elle ramène de nombreuses toiles et trois nouveaux livres qui racontent ce périple. Lucie Cousturier fait figure de précurseur sur ce sujet, avant d’autres intellectuels français engagés comme André Gide (Voyage au Congo, 1927 et Retour du Tchad, 1928) ou Michel Leiris (L'Afrique fantôme, 1934). Revenue en France, elle écrit dans Le Paria, « journal des prolétariats noirs et jaunes »[3], et consacre la fin de sa vie au combat pour l’émancipation des peuples de couleur.

Commencée par son père sans doute sur le conseil de sa fille, la collection Bru-Cousturier dont hérite Lucie Cousturier, comptait des pièces importantes du mouvement néo-impressionniste, dont la célèbre toile de Georges Seurat, Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte, achetée à la famille Seurat en 1900 pour 800 francs. La toile est vendue en 1924 aux collectionneurs de Chicago, Frederic Clay et Helen Birch Bartlett[4], puis donnée à l'Institut d'art de Chicago deux ans plus tard, avec une clause interdisant tout prêt extérieur, à l'exception d'une unique fois, ce qui aura lieu à New York en 1958 pour une rétrospective Seurat organisée par les directeurs de l'Institut d'art et du Museum of Modern Art, Daniel Catton Rich et René d'Harnoncourt.

Œuvres picturales[modifier | modifier le code]

La plus grande partie des toiles de Lucie Cousturier sont dans des collections privées.

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • Des inconnus chez moi, 1920
  • La forêt du Haut-Niger, 1923
  • Mes inconnus chez eux, mon amie Fatou, citadine[5], Paris, F. Rieder et Cie, éditeurs, 1925
  • Mon ami Soumaré, laptot, 1925

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Little (dir.), Lucie Cousturier, les tirailleurs sénégalais et la question coloniale, Paris, L'Harmattan, 2009. Actes du colloque tenu à Fréjus (ISBN 9782296073487) [lire en ligne]
  • Adèle de Lanfranchi, Lucie Cousturier, 1876-1925, Paris, auto-édité, 2008
Bibliographie de l'artiste

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie dans Lucie Cousturier, les tirailleurs sénégalais et la question coloniale, Paris, L'Harmattan, 2009
  2. Éléments biographiques sur le site RFI
  3. En 1921 naît, en marge du parti communiste, un pôle plus radical, l'Union intercoloniale, petite association dépendante du PCF (qui) fonde en avril 1922 le journal Le Paria, un mensuel où s’expriment côte à côte Indochinois, Maghrébins, Antillais, Africains et Malgaches (Site Hommes et immigrations
  4. Institut d'art, notice de l'œuvre
  5. Commentaires sur le livre sur le site Femmes écrivains et littérature africaine

Liens externes[modifier | modifier le code]